Démons japonais | Live avec les Éditions Luciférines

par | Mai 6, 2020 | Vivre de son art | 0 commentaires

Pendant le confinement, les Éditions Luciférines organisent des live vidéo pour parler de leurs recueils de nouvelles. Barbara Cordier, éditrice et responsable des publications, rassemble autour d’elle 4 auteurs pour parler de leurs textes et de leur travail littéraire. Après les Nuits de Bretagne, ils attaquent les Démons Japonais.

Et cette fois, j’ai été conviée en ma qualité d’illustratrice pour deux des yokai utilisés dans les nouvelles. Pour mémoire, j’ai illustré l’Ohaguro-Bettari (pour la nouvelle La malédiction du peintre d’Annabelle Blangier) et l’Aoandon, pour le récit de Morgane Scheinmeer.

C’est la première fois que je suis invitée à parler de mon travail de façon professionnelle en live, tel que cela aurait pu se passer dans le cadre d’un salon, s’ils n’avaient malheureusement pas tous été annulés pour cause de COVID-19. Autant te dire que j’étais très heureuse de pouvoir participer et très anxieuse aussi ! Même si la prise de parole en public ne me tétanise pas, ce n’est jamais évident de savoir comment on va aborder l’exercice.

En fin de compte, tout s’est très bien déroulé, si l’on excepte le fait que Facebook, où devait initialement avoir lieu le live, nous a lâchés au moment de se connecter. Un petit moment de stress dont on se serait volontiers passés ! 🙂

Je partage le lien du live pour que tu puisses le regarder si le coeur t’en dit ! 

L’Ohaguro-Bettari

Nouvelle liée : La malédiction du peintre, par Annabelle Blangier

L’Ohaguro-Bettari fait partie des yokai féminins vengeurs. Des légendes disent qu’elle se serait suicidée parce qu’elle ne trouvait pas de mari et qu’elle s’en prendrait aux jeunes hommes la nuit en se promenant drapée dans un kimono de mariage. Son visage couvert d’un voile ne laisse apparaître que son sourire aux dents noircies et pointues. Elle aime révéler son absence de visage pour terroriser ses victimes.

J’ai fait le lien entre cet esprit amer et le rituel de l’Ohaguro, une pratique cosmétique très ancienne qui imposait aux jeunes femmes de se noircir les dents à l’aide d’une mixture immonde mêlant sumac et vinaigre de riz, entre autres joyeusetés. C’était un signe esthétique pour indiquer qu’une jeune fille avait trouvé un fiancé et qu’il n’était plus nécessaire de la courtiser. Pour l’Ohaguro-Bettari, ne pas pouvoir se marier devait représenter une humiliation suprême.

Ohaguro-Bettari - Yokaï pour les éditions Luciférines

L’Aoandon

Nouvelle liée : Dernière partie, par Morgane Scheinmeer 

Plus qu’un démon vengeur animé par une rancoeur du passé, l’Aoandon est un esprit chargé de punir. Elle est intrinsèquement liée à un jeu de société japonais, le Hyakumonogatori Kaidanka (si tu le répètes 3 fois de suite, tu gagnes au loto!). Le principe : des jeunes gens se rassemblaient dans une pièce où ils allumaient 100 bougies, qu’ils plaçaient dans des lanternes bleues. Chacun racontait une histoire d' »horreur », puis passaient dans la pièce adjacente, plongée dans le noir, pour se regarder dans un miroir et prouver son courage. Puis, le conteur revenait et soufflait sa bougie. On prétendait que souffler la centième invoquait l’Aoandon (Lanterne bleue) qui venait châtier les impudents.

Aoandon dessin original Aemarielle

Si tu aimes les contes horrifiques, tu peux te procurer les ouvrages des Éditions Luciférines sur leur site. En ce moment, les Démons japonais sont en promo et tu reçois une carte postale de L’Ohaguro-Bettari en cadeau ! Je dis ça, je dis rien !

Marie-Gaëlle

Marie-Gaëlle

Artiste et écrivaine

Marie-Gaëlle | artiste au service des fans de fantasy/fantastique | écrit des histoires | artpreneure et sorcière créative

En savoir plus

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Pin It on Pinterest

Share This

Partage si tu as aimé

Fais-en profiter tes ami.e.s !