À propos

Photo du stand d'Aemarielle à la Foire aux Livres et Vieux Papiers de Fontenoy-la-Joûte

Devenir artiste n’a pas toujours été ma vocation.

Je fais partie des gens qui ont remisé leur passion au placard pour se concentrer sur le confort d’un emploi stable et qui, la quarantaine arrivée, se demandent si ça en valait vraiment la peine.

Pourtant, ça partait plutôt bien : de très bons résultats en arts plastiques au collège, un prof qui te suggère de prendre la filière art au lycée. On pense Beaux-Arts pour l’après, je me vois bien devenir artiste, même si j’ai déjà dans le crâne l’angoisse de la sécurité financière qui gesticule.

Soudain, c’est le drame…

Et boum ! Déménagement dans une ville inconnue, absence du père pendant 2 ans pour le boulot, et une dépression plus tard, les cours d’histoire de l’art me rebutent, je sèche systématiquement. Je préfère faire du jeu de rôle toute la journée dans un café avec mon chéri qui sèche aussi allègrement ses leçons de biochimie. Redoublement et réorientation vers l’anglais renforcé, qui me guide tout droit vers la fac d’anglais (monumentale erreur !) et me fait oublier toute vocation artistique.

 Tels Roméo et Juliette, chéri et moi sommes punis et sous étroite surveillance. Plus de jeu de rôle chez Paul, il faut cravacher pour le Bac.

Oh ! Je dessine toujours, mais j’ai totalement occulté la possibilité de devenir artiste professionnelle. Je me mets en tête que c’est un hobby, rien de plus. Et une fois mon BTS en poche (oui, la fac d’anglais, j’ai fui dès la deuxième année ! Un cauchemar…) et un CDI dans la foulée, mon hobby perd du terrain.

Le soir, après 8 h de bureau, je suis incapable de faire autre chose que roupiller dans le canapé. Je ne lis plus, je ne dessine que le week-end, je vis pleinement le vélo, boulot, dodo. Un jour, je découvre le monde du mmorpg (ça se prononce meuporg d’après les infos ^^) et je bascule dans l’addiction. Pendant des années, je fais comme si j’allais bien, jusqu’en 2013 où j’expérimente ma première alerte au burnout.

Il faut croire que le jeu vidéo n’est plus un pansement suffisant pour cacher les difficultés du boulot et mes frustrations artistiques. Du jour au lendemain, je désinstalle tout. À la maison pendant 2 mois, j’écris Le Cycle du Dieu Noir (1 million de signes en 2 mois !), je découvre des communautés d’écrivains et d’artistes sur les réseaux sociaux. Je me souviens. Mon enfant Artiste se réveille et pique une crise pour que je m’occupe d’elle.

Devenir Artiste, moi ?

L’idée me titille, mais il faudra des années m’assumer et oser franchir le cap. Et encore, j’ai bien une page Facebook et un compte Instagram, mais je ne vends rien. Je ne l’envisage pas sérieusement.

C’est le coup de pied bienveillant aux fesses d’une amie écrivaine qui me pousse à m’inscrire officiellement en tant qu’artiste professionnelle pour enfin vendre mes dessins et assumer l’envie de placer l’art au cœur de ma carrière.

40 ans et au moins 20 passés à tergiverser. Mais tu vois, il n’est jamais trop tard pour se lancer. Et toi, tu en es où ? 

Fun facts

  • Artiste et blogueuse autodidacte
  • Aime passionnément les chats
  • INFJ du côté lumineux de la Force
  • Infiniment patiente
  • Infiniment boulet
  • A horreur du shopping
  • Possède plus de carnets que de paires de chaussures
  • Mariée à son premier chéri
  • Est nulle en Photoshop
  • Adore les cannelés
  • Procrastinatrice affirmée
  • Bullet journaliste décomplexée
  • Rôliste à ses heures perdues
  • Mémoire d’éléphant
  • Aime écrire et dessiner des personnages féminins
  • Voue un culte à La révolte des nonnes de Régine Deforges
  • Physionomiste

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