Valadonne | un excellent roman de fantasy au féminin

par | Juin 25, 2021 | Cultiver sa créativité | 2 commentaires

Aujourd’hui, je t’emmène découvrir Valadonne, un roman de fantasy comme je les aime : puissant, introspectif et dérangeant.

J’hésite toujours à parler de mes lectures sur le blog parce que je ne suis pas une chroniqueuse ni une bookstagrammeuse. Mais j’ai envie de faire des exceptions pour certains d’entre eux, notamment ceux qui parlent des femmes d’une façon intéressante. Après tout, mon crédo ce sont les femmes de la fantasy alors bon…

Valadonne m’a attirée pour plusieurs raisons :

  • Je connaissais son autrice grâce à CoCyclics où nous écrivions toutes les deux,
  • J’essaye de lire des autrices et auteurs de SFF francophones plus régulièrement
  • Je m’intéresse au travail des auteurs auto édités
  • Le sujet correspondait à ce que je recherche dans mes lectures
  • C’est de la fantasy et je kiffe la fantasy

Avec une couverture aussi alléchante signée Amaryan, je ne pouvais pas résister et j’ai commandé le livre.

Couverture  du roman Valadonne par Amaryan

Cette couverture est magnifique !

Je dois dire qu’en le recevant, j’ai pris peur : il est… dense. C’est un gros pavé, je ne vais pas mentir. Mais ça ne m’a pas empêchée de le déguster, j’ai juste accepté que ce serait long.

Valadonne | résumé en 4ème de couverture

Suite à une guerre perdue par les siens, Aniélis, enfant issue des clans matriarcaux valadons, doit apprendre à vivre dans la culture misogyne des vainqueurs. Elle refuse de se soumettre et rend les coups jusqu’à devenir une icône, crainte par certains, adulée par d’autres. Tout doit plier devant sa haine, y compris Joffrey, l’homme qu’elle aime alors qu’il appartient à l’ennemi, et Sibille, la petite soeur à la loyauté vacillante. Qu’y aura-t-il au bout du chemin ?

Valadonne | De la fantasy plus subtile que bourrine

Si tu cherches un roman feel good plein de bons sentiments, attention. Valadonne n’est pas à mettre entre toutes les mains. C’est un roman adulte, avec des passages très durs. Je n’ai eu aucun mal à les lire parce qu’ils sont parfaitement justifiés, mais ils n’étaient clairement pas édulcorés.

De même si tu es inconditionnelle du combo prophéties-dragons-batailles, tu ne trouveras pas ton compte avec Valadonne. Le roman nous emmène explorer l’esprit des personnages, leur parcours, leurs peurs, leurs motivations. Il se passe beaucoup de choses dans ce roman, mais Marie Tétart n’a pas besoin de combats titanesques pour nous embarquer dans l’histoire de son héroïne. Elle n’a même pas besoin de magie.

Aniélis se charge de tout.

Une (anti)héroïne taillée dans du roc, mais pas incassable

Aniélis nourrit une profonde rancœur. Contre ceux qui lui ont pris sa famille, l’ont emmenée loin de son peuple, ont voulu la façonner à leur image. Cette rancœur est son moteur, son armure, sa faiblesse. Ses actions vont loin, la dépassent souvent, mais elle s’accroche à ses souvenirs pour justifier ses choix, même les moins justifiables.

J’ai passé une bonne partie du roman à m’énerver après elle, après sa dureté, son attitude vis à vis de ses proches. Mais c’est Aniélis, on ne peut pas la raisonner.
Et quand on voit le monde dans lequel elle évolue, au fond on la comprend. En face d’elle se dresse un monde d’hommes, un monde où elle n’a que peu, voire aucune valeur. Pour une enfant éduquée au sein d’un peuple matriarcal, le choc est trop violent pour le supporter.

Des personnages secondaires creusés en profondeur

Aniélis n’évolue pas seule, elle rencontre beaucoup de monde durant son périple. Et chacun des personnages créés par l’autrice donne envie d’en savoir plus. Ils sont tous très bien campés, ne sont pas des faire-valoir pour l’héroïne. Le monde lui-même est très bien décrit. On a le sentiment d’être immergé dans un décor tangible, très bien construit.

Et franchement, j’ai eu de la peine pour l’entourage d’Aniélis ! Faut se la coltiner quand même, l’icône ! Je n’éprouve qu’admiration pour Sibille, la petite Valadonne au tempérament plus doux et pourtant bien plus solide que son aînée.

Un portrait d’Aniélis telle que je l’imagine

Rares sont les livres qui m’inspirent un fanart. Valadonne en fait partie. Après ma lecture, j’avais une idée d’Aniélis très claire dans mon esprit et surtout, j’avais besoin de la faire sortir de ma tête.

Alors j’en ai fait un portrait à l’aquarelle. Saisir son expression n’était pas facile. Je ne voulais pas qu’elle soit une jolie fille douce. Aniélis n’est pas très âgée, mais elle est marquée par la vie, farouche et vénère. Je voulais que le feu se reflète dans ses yeux.

Tu pourrais vouloir lire aussi : Les brigades du Steam, mon retour de lecture

J’ai envoyé l’illustration à Marie Tétart pour qu’elle puisse l’avoir sous les yeux pendant qu’elle écrit d’autres formidables romans. Je sais que recevoir un fanart issu de son travail est un moment très spécial pour un.e auteur.ice. En tant qu’écrivaine moi-même, je me suis toujours demandée si des gens auraient envie de dessiner mes personnages et comment ils les visualiseraient. Peut-être seraient-ils très éloignés de ma propre idée. Peut-être pas. En tout cas, j’aurais trouvé ça génial.

Pour découvrir la plume délicieuse de Marie Tétart sur son site web. Tu y trouveras des nouvelles, des extraits de romans et des chroniques littéraires.

Pour te procurer le roman.

NB: Offrir une œuvre d’art provoque toujours beaucoup d’émotions. Si tu cherches une belle idée cadeau, je t’invite à regarder dans ma boutique en ligne pour trouver de quoi ravir un.e proche.
Tu peux aussi me contacter si tu as un projet précis à concrétiser : je crée des illustrations personnalisées sur commande.

Et toi, lis-tu de la fantasy ? Quelle lecture t’a filé une claque dernièrement ?

Marie-Gaëlle

Marie-Gaëlle

Artiste indépendante - Illustratrice

Je personnalise les murs des fans de fantasy grâce à mes aquarelles peuplées de déesses, de fées et de sorcières.

Soutiens mon travail sur Patreon

En savoir plus

2 Commentaires

  1. Nathalie Bagadey

    Oh, quel superbe fan art, et j’ai adoré lire l’article, aussi !
    De mon côté, je confirme que j’ai été très émue et très fière des fan arts que tu m’as offerts et je les montre souvent en salon.

    Réponse
    • Aemarielle

      Awww, tu réveilles des souvenirs avec notre Schnippy <3 <3

      Réponse

Trackbacks/Pingbacks

  1. Aniélis, une Héroïne de Roman Forte | Marie Tétart Auteur - […] Comme le dit Aemarielle sur son blog, « Faut se la coltiner quand même, l’icône ! » ! […]

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Pin It on Pinterest

Share This

Partage si tu as aimé

Fais-en profiter tes ami.e.s !