Le printemps revient, Aemarielle aussi

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Bonjour tout le monde.

Nous sommes en mars, les arbres sont en fleurs, le printemps revient à grands pas – il est d’ailleurs arrivé en avance à Strasbourg – et, en ce qui me concerne, je le vis comme une renaissance.

Si vous êtes abonné.e à mon blog, vous avez pu constater que je n’ai rien publié depuis plusieurs semaines. Manque d’idées, manque d’envie, rien à raconter etc. Pour être tout à fait sincère, j’ai songé à tout arrêter, à disparaître au fond de mon lit et ne plus en sortir. Ce sentiment de vide me poursuit depuis de longs mois, mais je n’ai accepté de le regarder en face que récemment, lorsque la souffrance est devenue trop lourde à supporter. Un matin, il m’a été impossible de me rendre au travail.

J’ai admis que j’étais malade

J’ai finalement accepté de parler à mon médecin, ce que je refusais de faire en dépit des avertissements de mon mari et d’une de mes collègues parce que bon : « Je vais lui dire quoi ? Je n’ai rien. » Après tout, perdre le sommeil, toute envie de sortir, de voir ses amis, de lire, de bouger, rêver de son travail nuit après nuit, angoisser, ne plus prendre soin de soi, chercher du réconfort dans la nourriture, ce ne sont pas des symptômes, n’est-ce pas ? Et puis s’arrêter, ça signifie abandonner son travail, laisser la charge à ses collègues ; déserter, quoi. Impossible !

« Vous savez que vous avez de nombreux symptômes d’une dépression ? », a résumé le médecin quand j’ai vidé mon sac. Oui, en fait, je le savais, mais j’enfouissais cette pensée sous une épaisse chape de plomb. À l’instant où il a prononcé le mot, j’ai ressenti une profonde gratitude. La raison qui me dissuadait d’aller le voir depuis si longtemps, c’était la peur de m’entendre dire que ce n’était rien, qu’il fallait se donner un coup de pied aux fesses. À mon grand soulagement, ce ne fut pas le cas.

J’accepte de me donner du temps

Je ne guérirai pas en un claquement de doigts. Pour l’heure, je me repose, je me focalise sur les activités qui me font du bien: écrire, dessiner entre autre. Je réfléchis à la direction que je veux donner à ma vie, à l’importance de me respecter, moi et mes valeurs, dans ma route professionnelle.

Et je blogue à nouveau, doucement. J’ai hésité à vous raconter cette histoire parce que jusqu’à présent, j’attachais de l’importance à la « positivitude » dans ma communication. Aujourd’hui, je me rends compte que la sincérité m’importe davantage qu’être pêchue, productive et positive à tout prix, alors qu’à l’intérieur, je m’atrophie. Donc, me revoilà. J’ai une nouvelle raison de bloguer : partager cette tranche de ma vie avec celleux qui jugeront utile de la lire pour leur propre situation, échanger si vous en éprouvez le besoin, vous offrir un havre de paix dans l’océan du Net ; papoter autour de l’art comme thérapie, créer, dessiner, écrire.

Etape 1 : ravalement de façade

Si vous connaissez déjà mon blog, vous aurez peut-être remarqué quelques changements. En effet, quoi de mieux pour se motiver qu’un grand ménage et un coup de frais ? Le blog fait peau neuve, il renaît dans des couleurs douces et des teintes pastel. J’ai aussi modifié légèrement son nom : la plume d’Aemarielle devient Aemarielle, tout court. J’ai également modifié mon avatar en peignant une jolie demoiselle elfe à l’aquarelle.

Aemarielle en mode printemps !

Certaines catégories ont disparu, d’autres ont changé de nom. Bafouilles et gribouillis sont priés d’aller voir ailleurs, je ne « bafouille » pas, j’écris ; je ne « gribouille » pas, je peins. La voie de la guérison passe par une plus grande estime de moi-même.

Je m’amuse en ce moment avec les plugins WordPress, je cherche comment vous offrir un contenu plus joli, plus propre et comment mettre en avant mes illustrations pour créer un chouette atelier d’artiste en ligne. Ne soyez pas étonné.e si dans les prochains temps, le blog évolue encore.

Etape 2 : de quoi parlerons-nous ?

On va se calmer sur les routines, les compteurs de mots, la productivité pour revenir à la créativité pure et les différentes manières dont je l’exprime. Les coulisses de ma série littéraire fantasy, des illustrations en cours, des idées et conseils pour trouver sa raison d’être. On va s’amuser, ce sera chouette ! Qu’en dites-vous, vous en êtes ?

Merci infiniment pour votre visite. Je suis Aemarielle, artiste strasbourgeoise distillatrice de nectar de fantasy. Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le partager sur les réseaux sociaux. Et si vous le souhaitez, vous pouvez vous abonner à mon blog pour être prévenu.e de la parution des prochains articles.

Ma routine d’écriture

Ou comment ancrer une habitude au quotidien

Si je reviens sur 2018, une de mes plus grandes sources de frustration aura été l’écriture. J’ai très peu écrit l’an dernier. Vraiment peu. Je pouvais très bien écrire une grosse quantité de mots un jour, puis ne plus ouvrir mon fichier des mois durant. Recommencer. Échouer à nouveau. Et encore, et encore.

Identifier le problème

Avec le recul, je comprends un peu mieux la source de ce blocage. Je n’ai jamais pris le temps de décider de mes priorités en matière d’écriture. Je voulais continuer le Cycle du Dieu Noir, mais en même temps démarrer un nouveau projet; écrire des nouvelles; le tout en débutant une formation à distance. Mon cerveau a dit stop.

Tout était désorganisé, chaotique et bien au-dessus de mes capacités. Fatalement, la procrastination m’a vaincue.

Mettre son cerveau en pause

J’ai passé le dernier trimestre à lire. Principalement des livres sur l’écriture, comme The Right to Write, de Julia Cameron ou The War of Art, de Steven Pressfield. J’ai aussi dévoré La méthode Bullet Journal, de Ryder Caroll.

L’idée était de remettre un peu d’ordre dans mes objectifs. J’aime écrire, mais j’avais perdu de vue mon pourquoi. Pourquoi, en plus de mon boulot à temps plein, et de ma formation, je voudrais trouver de la place pour l’écriture ? Et comment ?

Sachant que la course à l’édition ne m’enthousiasme pas particulièrement, mais que j’écris pour partager mes histoires avec un public, Wattpad est actuellement mon moteur. Si je n’écris pas régulièrement, je n’aurai rien à partager (Bon, mon audience est très réduite pour le moment, mais c’est une motivation tout de même) et je serai malheureuse. Surtout, Wattpad m’aidera à voir si mon récit vaut le coup d’être auto-édité ou non, ou si je me bouge pour trouver une maison à mon bébé, ou encore si je l’enferme à tout jamais dans un placard et passe à autre chose.

Définir le bon moment

Clairement, si je n’écris pas le matin avant le travail, c’est mort. Au réveil, je suis fraîche et motivée; le soir, je suis une loque tout juste bonne à somnoler devant la télé. Donc, il me faut du temps le matin. Mais pas trop de temps, pour ne pas transformer ma plage d’écriture en corvée.

Déterminer l’objectif

Je me suis fixée un but que certain.e.s qualifieraient de peu ambitieux: 300 mots chaque jour. Certes, c’est un petit objectif. Mais il est quantifiable, réaliste et réalisable. Et surtout, il est quotidien, week-end compris. Tous les matins, je consacre une vingtaine de minutes à rédiger mes 300 mots, que je dépasse régulièrement. Car oui, le dépasser, c’est autorisé, bien sûr. Mais je peux aussi m’y limiter les jours où ça ne va pas, et j’ai tout de même accompli quelque chose.

Et sinon, t’écris quoi ?

300 mots par jour, c’est bien, mais si je ne sais pas sur quoi je travaille, ça ne sert à rien. En janvier, j’ai noté dans mon bullet journal que je rédigeais l’arc d’un personnage du Cycle du Dieu Noir: Aenar. Tout mon mois est consacré à lui. Si j’ai terminé fin janvier, je déterminerai mon prochain sujet d’écriture, sinon je continuerai sur février.

Pour m’encourager, j’ai choisi deux options: une page dédiée dans mon bullet journal, où je coche chaque jour où j’ai écrit d’une grosse croix (c’est très satisfaisant! ) et un fil de discussion sur Twitter où je tiens mes abonnés au courant au quotidien de mes avancées. Le bujo est un engagement personnel, Twitter un outil de motivation externe qui me contraint à donner des nouvelles et donc me pousse à écrire.

Bullet journal janvier
Twitter

Concentrez-vous sur une habitude à la fois

Si j’ai un conseil à donner, c’est de ne vous concentrer que sur une habitude à la fois, jusqu’à ce qu’elle soit acquise. Si vous regardez mon tracker, vous verrez que j’avais essayé d’inclure aussi du sport au début (les autocollants verts), en plus de l’écriture. J’ai laissé tomber très vite, on est des humains, ça ne sert à rien de vouloir trop en faire, on risque surtout de tout lâcher.

Et vous, quelles habitudes mettez-vous en place en ce moment ? Comment ça se passe ?

Retrouvez moi sur Wattpad avec une série de fantasy épicée : Le Cycle du Dieu Noir

2019 sur la Plume d’Aemarielle

Bonjour à vous qui me lisez, que ce soit depuis longtemps ou non. Je vous présente mes meilleurs vœux pour la nouvelle année. Qu’elle vous soit douce, clémente, pleine de projets, de réussites, de petits et grands bonheurs.

De mon côté, vous noterez, si vous me suivez depuis longtemps, que je n’ai pas écrit de bilan 2018. Je n’ai pas non plus l’intention de vous présenter mes objectifs 2019. Pourquoi? Tout simplement parce qu’en 2019, sur la Plume d’Aemarielle et sur les réseaux sociaux que je fréquente, j’ai envie de me concentrer sur les actions plus que sur les paroles.

J’ai toujours cette impression étrange que si je vous fais la liste de tous mes beaux objectifs/résolutions, je me tire une balle dans le pied toute seule, parce qu’il y a des risques importants que je ne fasse pas tout ce que j’ai écrit dans l’enthousiasme de la nouvelle année.

Dire, c’est bien. Faire c’est mieux.

Exemple: « Ah! Cette année, c’est décidé, je publie 3 articles par semaine sur le blog. » 2 semaines plus tard: « Pff, j’ai rien à raconter, cette semaine. Je reviendrai plus tard. Ou pas… » Et le blog reste silencieux 3 mois 😀 !

Ne vous méprenez pas: j’ai des objectifs. ils sont notés en évidence dans mon bullet journal, mais ce qui m’intéresse principalement, ce sont les petites actions quotidiennes que je vais réaliser pour les atteindre.

Tiré de Shaun of the Dead

Si vous n’avez pas encore d’idée de ce que vous voulez pour que votre année soit à la fois cool et efficace, je vous propose de jeter un œil du côté de la Nife en l’air, où Florie vous a concocté un programme en 3 étapes pour dynamiser vos réflexions. J’ai fait les exercices, et ça m’a beaucoup aidée à rassembler mes pistes de travail pour 2019

Je reviens dimanche prochain avec un premier article sur la routine d’écriture que je mets en place depuis le 1er janvier. D’ici là, je vous souhaite une très belle semaine.

Retrouvez-moi également chaque semaine sur Wattpad avec Le Cycle du Dieu Noir, une série fantasy épicée !

Moi aussi, je retourne à l’école

 

On ne sait pas où le chemin nous emmène, mais on a envie de le suivre.

Cela faisait un moment que l’idée me trottait dans la tête : développer une activité axée autour de mes centres d’intérêts et mes valeurs, la cultiver à mon rythme en profitant de mon emploi actuel pour la faire mûrir.

Il y a quelques mois, j’ai entamé un bilan de compétences pour avoir une vision de mes besoins et aspirations, exprimer les idées qui foisonnent dans ma tête, mais qui restaient prisonnières de mes craintes et de mes pensées automatiques :

  • Ce n’est pas un vrai métier
  • Tu ne gagneras pas bien ta vie
  • C’est super risqué, quand même

Etc.

Le bilan me permet de creuser mes réflexions et d’aborder toutes sortes de pistes sans me restreindre. Et surtout, de retrouver confiance en moi, en ma valeur et en mes compétences. Il faut reconnaître qu’après plusieurs années au même poste, on a tendance à croire qu’on ne saura jamais rien faire de nouveau ou de différent, ce qui est une erreur.

Prendre le temps de se chercher

Mes pérégrinations des derniers mois m’ont confirmé que mes centres d’intérêts principaux sont l’expression de soi, la créativité, l’apprentissage de nouvelles connaissances, mais de façon plus étonnante, c’est le social qui est sorti en premier. Par social, j’entends le goût du contact, l’importance de ne pas rester isolée dans ma bulle professionnelle. Pour une introvertie de ma qualité, il y a de quoi être étonné, mais il est vrai que j’aime parler aux gens et surtout les écouter parler.

L’écriture fait partie des piliers de mon projet. C’est un domaine que j’explore quotidiennement avec plaisir. Il me parait naturel de la garder au centre de mon activité, et de voir comment y maintenir le contact humain en bonne place. Après de longues réflexions, une première tendance s’est dégagée: le métier d’écrivain public.

Artiste, écrivain public, que des activités hyper lucratives, mais ô combien enrichissantes !

Me voici lancée dans une formation par correspondance ! Je suis redevenue étudiante; mais une étudiante avec un travail à temps plein à côté, ce qui rend la vie parfois un peu compliquée. 

Faire des choix

Je voudrais pouvoir tout faire: écrire, dessiner, étudier, tenir le blog, bouger, faire des béta lectures sur Cocyclics, mais humainement, ce n’est pas possible. Je vais devoir trier. 

Pour l’heure, en toute logique, je me concentre sur les études. Je veux aussi maintenir un rythme régulier ici-même, parce que je considère ce blog comme mon petit nid virtuel. Le dessin reste aussi une priorité, vu que je démarre mon activité d’artiste et que ce serait bien qu’elle décolle un peu.

Le reste, pour les prochains mois, ce sera « quand je pourrai ». Cela ne m’empêchera pas de préparer le terrain pour les aventures d’Alaia, mais l’écriture de fiction restera en mode « si j’ai le temps et l’énergie ». 

Cette organisation n’est pas contractuelle et est susceptible d’être remise en question par la propriétaire de ce blog à tout moment qu’elle jugera opportun.

Et vous, sinon ? La rentrée, ça se passe ?

 

Libérez votre créativité | Julia Cameron

Cet été, je me suis offert quelques livres sur la créativité et la façon dont on peut la retrouver quand elle est partie en vacances, ou l’entretenir et l’aider à s’épanouir. C’est un sujet qui me passionne parce que la créativité et moi entretenons une liaison parfois fluctuante, souvent conflictuelle et tout à fait imprévisible. 

Madame s’absente parfois des semaines, voire des mois, elle rejaillit quand j’estime ne pas avoir le temps, s’évapore quand je m’assied à mon bureau, motivée à avancer. Elle est espiègle, inconstante, mais revient toujours quand je ne l’attends pas. C’est… amusant (non), séduisant (non, toujours pas) et charmant (en fait c’est très énervant).

Parmi les ouvrages de références pour les artistes en quête d’un rapport sain et nourrissant avec leur créativité, figure The Artist’s Way, de Julia Cameron, romancière, scénariste et poète entre autres choses, autrice de l’un des ouvrages les plus lus en matière de développement personnel. Lu par beaucoup de monde sauf moi. Jusqu’à maintenant.

12 semaines pour renouer avec son artiste

En terme de contenu, Libérez votre créativité a été écrit il y a longtemps (1982) et cela se ressent dans le style et le côté un peu vieillot des exemples utilisés. je crois qu’il existe une version plus récente, mais ce n’est pas la mienne. On peut aussi être un peu gêné par les mentions récurrentes à Dieu ou au grand créateur, mais je me contente de faire l’impasse ou de remplacer par l’Univers, ça marche aussi. J’ai pris l’habitude en lisant les 4 accords toltèques

J’ai tendance à dévorer ce genre de bouquins, mais dans le cas présent, Libérez votre créativité se savoure par petites touches, ou plutôt par semaines. En effet, l’idée est de suivre un programme de réconciliation avec son artiste intérieur à l’aide d’explications et d’exercices à appliquer chaque semaine. Pour le moment, j’en suis à la semaine 2 sur 12 et je suis agréablement surprise par les premiers effets des conseils de Julia Cameron sur moi. 

Faites vos pages du matin

Le premier pilier du programme, ce sont les pages du matin – ça doit parler aux adeptes du Miracle Morning – un exercice non négociable à faire dès le lever pour clarifier son esprit et le nettoyer de tout ce qui le pèse. L’idée est de prendre un carnet et de noircir 3 pages chaque jour, sans se soucier de la forme.

C’est pour cela que Julia Cameron parle de faire ses pages, plutôt qu’écrire ses pages, car elle a constaté que souvent, les écrivains se bloquent à l’idée de mal écrire, de faire des fautes, alors qu’il ne s’agit pas de juger ce qu’on jette dans ce carnet. D’ailleurs il ne faut surtout pas les relire avant au moins 8 semaines et encore moins les montrer à qui que ce soit. On écrit en mode automatique, on laisse couler ce qui vient.

Chez moi, ça commence souvent par un maelstrom de pensées en vrac, puis quelques idées intéressantes qui fleurissent sur ce tas de fumier. Julia Cameron précise aussi de noter des affirmations positives dans son carnet pour recalibrer son cerveau et faire fuir le syndrome de l’imposteur. 

Emmenez votre artiste en rendez-vous

Le deuxième pilier du programme, c’est le rendez-vous avec son artiste. Chaque semaine, on se bloque un moment, 1 ou 2 heures et on part en vadrouille, rien que soi. Une promenade dans la nature, une visite de musée, un film au cinéma, une incursion dans une papeterie en quête de matériel pour décorer son carnet, embellir son bureau, peu importe, du moment que ça nourrit l’artiste en nous. Et si possible, un truc qui nous plait vraiment. Pas la peine de courir au musée si ça ne nous dit rien en réalité. 

Le livre propose également une série de petits exercices qu’on peut inclure ou non dans le programme, comme des lettres imaginaires, ou se projeter dans le.s métier.s de nos rêves et essayer de le.s vivre pendant la semaine, ou encore se remémorer les compliments qu’on a pu nous faire et qui ont regonflé notre amour-propre créatif, les noter et les garder en vue. 

Tout ceci me donne pour le moment une très bonne opinion de ce livre. J’espère bien mener le programme à son terme et vous en faire un rapport d’expérience. Peut-être pourrais-je faire quelques points d’étape pour vous parler des différents aspects du programme, ça vous intéresserait ? N’hésitez pas à me le dire en commentaires. De même si vous l’avez lu et avez testé le programme, racontez-moi comment ça s’est passé, ce que vous en avez retiré. 

 

« Comme par magie, vivre sa créativité sans la craindre », d’Elizabeth Gilbert

Bonjour à tous,

Ces derniers temps, je n’ai pas publié grand-chose sur ce blog, pas plus que je n’ai avancé sur mes différents romans. L’héritier du Shogun est retourné au fond d’un dossier sur ma clé USB et le Cycle du Dieu Noir est resté pendant plusieurs mois au point mort. À vrai dire, je ne sais pas pourquoi j’ai soudainement cessé d’écrire. J’ai eu le sentiment que mon inspiration m’avait déserté, que je n’étais plus bonne à rien. Le peu de mots que je posais sur le papier me paraissait nul et sans intérêt. J’ai même supprimé mon texte de la plate-forme Wattpad car je ne me sentais plus du tout motivée pour y partager quoi que ce soit. Pas tout à fait à tort d’ailleurs, vu que ça n’a manifestement pas été remarqué par grand-monde ! 😀

Je ne voyais plus vraiment de raison pour me consacrer à l’écriture. Pourquoi écrivais-je, en fait ? Si on n’écrit pas dans le but d’attendre en tremblant la réponse des éditeurs, alors pourquoi le faire ? À quoi bon terminer un roman qui ne sera probablement lu que par une poignée de personnes?

Petit à petit, j’ai délaissé la question, je suis partie flâner du côté du dessin si j’y étais (et il se trouve que j’y étais !) et la situation a duré jusqu’à présent. Pourtant, une partie de moi me disait : « Mais c’est pas possible, tu dois reprendre tes travaux, ne laisse pas ton projet en plan comme ça ! »

Je me suis souvenue que Florie, sur La Nife en l’Air, avait évoqué un livre qui avait modifié son approche de l’écriture. (Lisez son billet, il est complet et tout à fait passionnant ! )Elle m’avait aussi parlé des podcasts organisés par l’autrice autour de la créativité, du rapport à l’art, des raisons pour lesquelles on crée quelque chose.

Ce livre, c’est Comme par Magie (ou Big Magic en VO) d’Elizabeth Gilbert. Je suis allée l’acheter un soir de grande déprime après le boulot, en me disant que j’avais besoin de me recentrer sur ce qui comptait vraiment pour moi.

Liz Gilbert est entre autres, l’autrice de Mange, Prie, Aime (que j’avoue sans honte ne pas avoir lu, même si j’en ai beaucoup entendu parler !), et c’est aussi une femme ultra optimiste, qui a connu le long et difficile parcours des écrivains anonymes avant d’arriver à percer. Et sa recette pour y parvenir est un mélange de persévérance, de boulot acharné et de légèreté. Je ne vais pas vous gâcher le plaisir de la découverte en vous révélant trop de son contenu, mais lire son livre m’a pas mal éclairée sur les raisons de mon blocage : parmi elles, la quête de la perfection.

Ouiii ! Le retour du perfectionnisme, celui qui vous dit que ce que vous écrivez est non seulement nul, mais en plus totalement inutile, puisque ça ne vous mène à rien. Celui qui vous informe que de toute façon, sans un vrai message engagé derrière, vos histoires ne servent à rien. Tant de gens écrivent bien mieux que moi, la preuve : les éditeurs apprécient leur travail et les publient parce qu’en plus d’être passionnants, leurs romans sont intelligents et porteurs d’un message important à l’attention du monde entier.

Sauf qu’à la base, j’écris d’abord pour mon petit plaisir égoïste ! J’essaye de raconter l’histoire que j’ai envie de lire, de communiquer avec mes personnages et avec le souffle créatif (appelons-le Muse si on veut) qui me donne l’énergie pour avancer. Si j’aborde parfois des sujets graves, notamment sur la condition féminine dans des mondes profondément patriarcaux, je ne cherche aucunement à imposer une réflexion plus profonde que celle qu’on voudra bien y trouver. Et ce n’est pas une catastrophe, me rappelle l’autrice. Il y aura des gens pour aimer ce que j’écris et il y en aura tout autant pour s’en contrefiche. Je n’en suis pas moins légitime dans mon envie de partager mes textes. Ce livre m’a aussi rappelé que je n’ai besoin de l’autorisation de personne pour exercer ma créativité à tout moment, par l’écriture ou le dessin. J’aime beaucoup cette phrase : si tu es financièrement indépendant et que tu n’ennuies personne, tu as toute liberté de faire ce qui te plait de ta vie.

Eh ben ouais, c’est pas plus compliqué : quand je sors du boulot, je suis une artiste de l’imaginaire ! J’écris des histoires qui n’ont pour autre but que de divertir, des récits où la magie et des créatures fantastiques se promènent en liberté, et j’ai parfaitement le droit de m’en contenter ! Donc, on arrête de pleurnicher et on se remet à l’ouvrage, Madame !

Et vous, connaissez-vous ce petit livre si riche d’expériences et de sagesse? Comment vivez-vous votre créativité au quotidien?

Vous voulez en savoir plus sur Elizabeth Gilbert?

Sa conférence TED Talk  (in English )

Sa page Facebook

Le 4ème accord toltèque: faites toujours de votre mieux

Aujourd’hui, nous arrivons au terme de notre série d’articles sur les 4 accords toltèques.

Pour mémoire, vous pouvez lire ou relire les articles précédents:

J’espère que cette série de janvier vous a plu et intéressé, ou au moins donné envie d’essayer d’appliquer les accords au quotidien. Le dernier est simple, mais l’appliquer nous aidera à mieux appréhender les 3 autres.

Faites toujours de votre mieux

Ça parait bête, mais faire de son mieux nous conduira à être en paix avec nous-même. Faire de notre mieux musèlera la voix qui nous juge sans cesse pour nos insuffisances présumées.

L’auteur nous conseille de toujours faire de notre mieux, ni plus ni moins. Et c’est là l’élément essentiel. Notre mieux sera différent à chaque tentative, selon qu’on soit en forme, malade, fatigué, plein de motivation. Quoi qu’il arrive, il faut se donner la peine de donner son meilleur selon les circonstances, sans forcer, sans culpabiliser parce qu’on voudrait faire plus.

En faisant de notre mieux, le plus sincèrement possible, on verra nos performances s’améliorer à chaque tentative. Si on force, si on s’obstine à exiger plus que ce qu’on peut donner, on se vide de notre énergie et on risque de laisser le champ libre à l’autocritique. En faisant de son mieux, on se protège de la culpabilité et du jugement, de la honte et de l’autoflagellation.

Je terminerai cette explication avec un exemple très instructif tiré du livre :

Il était une fois un homme qui voulait transcender sa souffrance. Il se rendit à un temple bouddhiste pour trouver un maître qui puisse l’aider. Quand il trouva le Maître, il lui demanda : Maître, si je médite quatre heures par jours, combien de temps me faudra-t-il pour atteindre la transcendance ?

Le Maître le regarda et lui dit : Si tu médites quatre heures par jour, peut-être parviendras-tu à transcender ton existence dans dix ans.

Convaincu qu’il pouvait faire mieux que cela, l’homme lui demanda : Oh Maître, et si je méditais huit heures par jour, combien de temps cela me prendrait-il ?

Le Maître le regarda et lui répondit : Si tu médites huit heures par jour, il te faudra probablement vingt ans.

Mais pourquoi cela me prendrait-il plus de temps si je médite plus ? interrogea l’homme.

Le Maitre lui répondit : Tu n’es pas là pour sacrifier ta joie ni ta vie. Tu es là pour vivre, pour être heureux et pour aimer. Si tu fais de ton mieux en méditant deux heures, mais que tu y consacres huit heures à la place, tu ne feras que te fatiguer, tu passeras à côté de ton objectif et tu n’apprécieras pas ton existence. Fais de ton mieux et peut-être apprendras-tu que, peu importe la durée de la méditation, tu peux vivre aimer et être heureux.

Faire de son mieux, c’est passer à l’action, agir en suivant son envie, et non l’espoir d’une hypothétique récompense. C’est traduire sa liberté par l’action !

En ce qui me concerne, c’est écrire au rythme qui me convient, écouter mes envies, raconter l’histoire qui me plait à moi. C’est m’arrêter quand je n’ai plus d’idées, passer à autre chose, dessiner, tester de nouvelles techniques, apprendre de mes erreurs, recommencer autrement.

Et pour vous, ça veut dire quoi, faire de son mieux ?

 

 

Le 3ème accord toltèque: ne faites pas de suppositions

Bonjour à vous, les amis !

Je continue ma série d’articles sur les 4 accords toltèques avec l’avant-dernier d’entre eux. Je dois avouer que j’ai de plus en plus de mal à dire lequel est le plus complexe à mettre en place.

Jusqu’ici, nous avons parlé de :

Garder une parole impeccable

Ne jamais en faire une affaire personnelle

Aujourd’hui nous allons parler d’un autre conseil important pour préserver ses relations et sa liberté personnelle :

Ne faites pas de suppositions

C’est un problème que je rencontre souvent et dont j’ai longtemps souffert. Les suppositions sont aussi inutiles que dangereuses. Nous imaginons des choses à propos des gens, de leurs attentes, leurs motivations, nous imaginons qu’ils nous aiment ou au contraire, qu’ils ne nous aiment pas, nous en faisons une affaire personnelle et nous nous empoisonnons, ainsi que les autres.

Et ça peut finir en vraie dispute, oui !

 

Il vaut toujours mieux poser des questions que faire des suppositions, parce que celles-ci nous programment à souffrir

Combien de fois me suis-je fait des films dans ma tête, à redouter des entretiens professionnels parce que je  me faisais une montagne des attentes des gens, alors qu’en réalité ils n’en avaient aucune et surtout, n’avaient aucun grief à mon égard ? Quel stress inutile, les amis ! Si j’avais éclairci d’entrée de jeu l’objectif de l’entretien, j’aurais peut-être mieux dormi !

Tout ça parce que nous sommes persuadés que les gens voient la vie de la même façon que nous, qu’ils ressentent les mêmes choses et fonctionnent de la même façon que nous. Évidemment, ça nous amène à penser qu’ils vont nous juger et nous maltraiter si nous faisons une erreur, parce que nous sommes programmés à nous auto-infliger ce genre de violence.

En réalité, nous fonctionnons ainsi parce que notre cerveau a horreur du vide et que pour être rassuré, il a besoin d’avoir des réponses aux questions que nous n’osons pas poser. Alors, il crée des suppositions, des idées fausses, et nous nous mettons à les croire, parce que c’est bien plus simple que d’oser formuler ce qui nous angoisse et d’éclaircir la situation.

J’aime beaucoup cet exemple :

Faire des suppositions à propos de nos relations est le moyen le plus sûr de s’attirer des problèmes. Par exemple, nous supposons généralement que notre partenaire sait ce que nous voulons ; nous croyons donc ne pas avoir besoin de lui dire. Nous pensons qu’il va faire ce que nous désirons, parce qu’il nous connait bien. Et s’il ne le fait pas, nous nous sentons blessés et lui reprochons : « Tu aurais dû le savoir. »

Nous prêtons tellement d’intentions aux autres, sans vérifier si ce que nous pensons est vrai. À cause de cela, nous médisons, nous  nous enfermons dans la colère et le ressentiment, sans bien sûr exprimer ce qui nous dérange, parce qu’après tout, les gens devraient s’en douter, non ?

J’ai fait ça. J’ai été le genre de personne à ne pas oser exprimer mes craintes, mes doutes, mes besoins. Je partais du principe que c’était tellement évident. Bien sûr, j’étais déçue et je m’enfermais dans une attitude passive-agressive totalement vide de sens. Pourquoi ? Parce que je pensais que me plaindre explicitement ferait de moi la chieuse de service, mais c’était mon jugement, pas celui des autres. Et c’est moi que je laissais souffrir inutilement.

J’ai aussi été le type de personne à ne pas oser montrer ce que je créais, dessinais, écrivais, parce que mon cerveau et ma petite voix perfide me soufflaient que les autres ne pourraient trouver ça que mauvais. Et du jour où j’ai osé partager ce que je faisais, je me suis aperçu qu’au contraire, la réception des autres était bienveillante et très positive !

Alors les amis, on ne présuppose rien, on se lance, on questionne, on éclaircit et surtout on ne prête aucune intention aux autres !

Le deuxième accord toltèque: n’en faites pas une affaire personnelle

Bonjour à tous !

Cette semaine nous poursuivons notre chemin à travers les 4 accords toltèques, de Don Miguel Ruiz, pour que janvier ne soit pas un mois de déprime hivernale, mais plutôt un mois consacré à l’amélioration de nos relations avec nous-même et les autres.

Lundi dernier, nous avons discuté du premier : Que votre parole soit impeccable. Nous avons vu que cette simple petite phrase contient en réalité un pouvoir énorme sur vous et sur les autres. C’est probablement le conseil le plus important et le plus difficile à mettre en place, mais bien suivi, il peut nous mener vers la quiétude et une liberté retrouvée.

Les 3 accords suivants découlent naturellement du premier, vous verrez. Aujourd’hui, nous abordons le deuxième :

Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle

Alors, même si le premier accord toltèque est le plus exigeant, je trouve que celui-ci est presque aussi compliqué à aborder. Nous avons été habitués à prendre personnellement tout ce qui se passe autour de nous. Le monde actuel nous pousse à prendre parti pour toutes sortes de choses. Un exemple flagrant à mes yeux, ce sont les réseaux sociaux. Combien de fois ai-je assisté à des disputes, à des débats qui tournaient au pugilat sur Facebook ou ailleurs ?

Pourquoi ?

Vous faites une affaire personnelle de ce qui vous est dit parce que vous y donnez votre accord. Dès lors, le poison s’infiltre en vous et vous êtes piégé dans l’enfer. La raison pour laquelle vous vous faites piéger est ce que l’on appelle l’importance personnelle, c’est-à-dire l’importance que l’on se donne. S’accorder de l’importance, se prendre au sérieux, ou faire de tout une affaire personnelle, voilà la plus grande manifestation d’égoïsme, puisque nous partons du principe que tout ce qui nous arrive nous concerne. Au cours de notre éducation, de notre domestication, nous apprenons à tout prendre pour soi. Nous pensons être responsable de tout.

Don Miguel Ruiz, les 4 accords toltèques

Parce que nous avons été programmés pour avoir le dernier mot. Si quelqu’un nous oppose un argument, nous nous faisons un devoir de lui prouver qu’il a tort et que nous avons raison. Parce que nous en faisons une affaire personnelle. En réagissant à des propos négatifs, voire à des insultes, nous invitons les gens à nous inclure dans leur vision du monde et à nous infecter avec leur poison.

Car c’est bien de poison qu’il s’agit, vous savez, poison émotionnel dont l’auteur parlait déjà dans le premier accord. En prenant les choses de façon personnelle, nous devenons vulnérables à la souffrance, à la colère et aux croyances mensongères projetées vers nous par les autres. Et nous courons le risque de les projeter à d’autres à notre tour.

L’idée, c’est que chacun voit le monde à travers un prisme qui lui appartient. Nous sommes le scénariste de notre histoire, nous en sommes aussi le personnage principal, mais nous essayons d’inviter les autres à prendre part à notre histoire, à y jouer un rôle. Réciproquement, les autres essayent de nous entraîner dans un rôle qu’ils ont choisi pour nous. Si nous y consentons, nous perdons le contrôle sur notre propre histoire. Tout ce que les autres vous disent n’est qu’une projection de leur scénario sur vous. En prenant personnellement ce qu’ils vous disent, vous risquez d’y croire.

Si quelqu’un vous donne son opinion en disant : « Qu’est-ce que tu as l’air gros ! », n’en faites pas une affaire personnelle, parce qu’en vérité cette personne est confrontée à ses propres sentiments, croyances et opinions. Elle essaye de vous envoyer du poison et si vous en faites une affaire personnelle, alors vous le recevez et vous l’appropriez.

Don Miguel Ruiz, les 4 accords toltèques

Si vous avez accepté l’idée de ne jamais rien prendre personnellement, vous vous immunisez contre le poison des autres, vous savez que rien de qu’ils vous diront ne vous touchera, car ce qu’ils disent pour vous blesser est en réalité une projection de leur propre souffrance.

Dans mon travail, je suis confrontée à la clientèle, en face à face et au téléphone. Autant dire que les risques de conflits sont légions. Combien de clients viennent cracher leur mécontentement chaque jour dans mon bureau ? Je l’ignore. Ce que je sais, maintenant, c’est qu’en ne prenant plus leur colère à titre personnel, non seulement je m’épargne de l’angoisse et de la culpabilité inutiles, mais je limite fortement la virulence des gens. Pour autant, je ne suis pas toujours aussi détachée que je le voudrais. Il m’arrive encore de me sentir blessée par des remarques au quotidien, alors qu’elles n’ont en réalité rien à voir avec moi. C’est du boulot, ces accords, je vous le dis !

Comme toujours, n’hésitez pas à donner votre opinion dans les commentaires. Pensez-vous maîtriser cet accord ? Sinon, avez-vous l’intention d’essayer ?

En attendant, je vous souhaite une excellente semaine et vous dis à lundi prochain!

 

Premier accord toltèque : Que votre parole soit impeccable

Bonjour à tous,

En janvier, je vois passer énormément d’articles sur les bonnes résolutions, la façon dont on va changer sa vie, les objectifs qu’on se fixe. Souvent, on veut changer son corps, se donner du mal pour répondre aux critères d’appréciation des autres. Mincir, devenir plus beau, gagner plus d’argent. Et fatalement, quand on n’arrive pas à tenir ses engagements, on culpabilise, on se sent nul et on se voit comme un bon à rien. Normal, puisque la société nous serine à longueur de temps nos insuffisances.

Crédit image: Pénélope Bagieu

Et si on commençait par changer son point de vue personnel, s’aimer soi-même, en toute sincérité ? Si on cessait de prêter attention aux voix négatives qui nous murmurent qu’on n’est pas assez ceci ? Pas assez cela ? C’est en tous cas le travail que j’ai décidé de faire cette année.

La semaine dernière, je vous parlais de mes compagnons pour 2017 et parmi eux se trouvait ce formidable petit livre, les 4 accords toltèques, de Don Miguel Ruiz. Un tout petit ouvrage de même pas 150 pages format poche qui contient pourtant des enseignements passionnants pour progresser dans sa recherche de liberté et ses rapports avec les autres. Quand je l’ai lu, je suis restée un long moment pensive, avec l’envie de le relire. Je sais qu’il va rester avec moi un bout de temps, car si les 4 accords toltèques paraissent évidents, leur mise en place effective réclame de la persévérance et oserai-je dire, de la foi.

Dans la série d’article que je prépare, je vous exposerai chaque accord séparément pour expliquer le message de l’auteur et ce que moi j’en ai retiré. Je lui laisserai ses opinions sur Dieu et le côté un peu religieux qui transparait dans son livre. Après tout, Don Miguel Ruiz est un nagual, ou Maître de la connaissance des Toltèques. Moi, je suis… moi. Une lectrice athée, qui mène une vie simple et souffre comme beaucoup d’autres d’un sérieux manque de confiance en elle. Et ce livre m’a quand même délivré pas mal de pistes pour apaiser ce complexe qui me ronge depuis des années, c’est la raison pour laquelle j’en parle avec vous aujourd’hui.

Si vous avez envie de partager votre ressenti sur le sujet, si vous avez aussi expérimenté ses conseils, je vous invite à le dire dans les commentaires. Je serai ravie d’échanger sur le sujet.

On y va ?

Que votre parole soit toujours impeccable

« Le langage est la première arme des humains. »

Dr Louise Banks, Premier contact.

J’ai vu ce film hier et son message m’a paru en résonance avec le premier et le plus important des accords Toltèques. On y voit la façon dont les humains tentent de communiquer avec des créatures extra-terrestres mystérieusement arrivées sur Terre. On y voit toute la force du langage, le pouvoir bénéfique qu’il peut revêtir, mais aussi son potentiel destructeur. Là où un groupe d’humains tente d’utiliser la parole pour nouer des liens avec les arrivants, comprendre leur point de vue et leurs intentions, d’autres utilisent la parole pour susciter la peur parmi leurs pairs et générer la haine de l’inconnu.

La parole n’est pas seulement un son ou un symbole écrit. C’est une force ; elle représente votre capacité à communiquer et à vous exprimer, à penser et donc à créer les évènements de votre vie. […] Mais comme une lame à double tranchant, votre parole peut créer les rêves les plus beaux ou tout détruire autour de vous.

Le plus souvent, cette arme commence par nous nuire à nous-même. Combien de fois nous disons-nous des choses horribles ? Que nous sommes stupides, pas assez doués pour accomplir nos rêves ? Notre parole, au lieu de l’utiliser pour construire, nous l’utilisons souvent pour nous juger, nous dévaloriser, ou perpétuer des croyances limitantes qu’on nous a inculquées depuis notre plus jeune âge. Notre propre parole nous instille la peur ou ce que l’auteur appelle notre poison émotionnel, au lieu de nous nourrir d’amour.

Être impeccable, d’après Don Miguel Ruiz, c’est commencer par ne rien faire contre soi-même. Et là, le travail commence. Bien sûr, cela commence par ne pas nous détruire intérieurement avec des mots cruels et des jugements, mais cela veut dire aussi ne pas utiliser la parole contre les autres, afin de ne pas retourner notre arme contre nous-même !

Si je m’aime, j’exprimerai cet amour dans mes interactions avec vous et ma parole sera impeccable, car cette manière d’agir produira une réaction similaire. Si je vous aime, vous m’aimerez. Si je vous insulte, vous m’insulterez. Si j’ai de la gratitude envers vous, vous en aurez envers moi. Si je suis égoïste avec vous, vous le serez avec moi. Si j’utilise ma parole pour vos jeter un sort, vous m’en jetterez aussi un.

L’idée est d’apprendre à utiliser la parole dans le sens de la vérité et de l’amour, de ne pas l’employer pour médire ou propager des idées fausses qui se propageront à leur tour. Et c’est dur, parce qu’on nous a appris qu’il fallait avoir le dessus sur les autres, avoir le dernier mot, quoi qu’il arrive. Pour avoir le dessus, on utilise le pouvoir de la parole pour souffler aux autres des idées négatives qu’ils porteront en eux des années durant. Parfois on le fait involontairement, sans réaliser à quel point la magie de la parole est puissante. Quand l’auteur parle de sort jeté à autrui, j’ai tendance à partager son avis. Si quelqu’un vous que vous aimez vous dit que vous êtes beau, vous aurez tendance à le croire, à vous sentir beau. Votre confiance en vous sera renforcée. Si vos proches vous rabâchent que vous n’êtes pas capable de réaliser votre projet, que c’est trop dur, eh bien vous risquez de les croire et de vous abstenir de le tenter. C’est là la puissance de la parole.

Oui, on peut refuser de prêter foi aux paroles d’autrui, ça marche aussi!

Pour ma part, je me suis souvent blessée avec ma parole. « Je ne serai jamais un écrivain légitime, qui en a quelque chose à cirer de ce que j’écris, de toute façon ? Et mes dessins ! Bah, tu ferais mieux de les cacher, ils ne valent pas ceux des vrais artistes ! » Ça vous parle, à vous aussi ?

Alors, voilà : à partir de maintenant, je vais travailler sur ma parole, essayer de la rendre la plus impeccable possible, la guider vers l’acte créateur plutôt que la pensée limitante et négative. Je sais que ce sera dur, que je serai souvent amenée à faiblir, mais tel sera mon objectif numéro 1 !

Qui veut en être ?