La série littéraire|1

Bonjour tout le monde !

Peut-être l’ignorez-vous si vous découvrez mon blog, mais en plus de dessiner, j’écris une série de dark fantasy mythologique intitulée Le Cycle du Dieu Noir. Je travaille sur ce projet depuis 2013 ( Soudain, je prends un coup de vieux !) et il a énormément évolué depuis le tout premier jet. Initialement, il pesait le poids d’un parpaing, mais aujourd’hui, il connaît une réécriture totale au format série (ou roman-feuilleton).

Avant de vous guider dans les coulisses de mon histoire, je vais vous présenter les raisons qui m’ont poussée à opter pour le format série. Qui sait, peut-être vous instilleront-elles l’envie d’explorer ce format dans vos projets d’écriture ?

Image by Dariusz Sankowski from Pixabay

À l’origine : le roman-feuilleton

Loin d’être un genre nouveau, la série trouve ses origines au 19ème siècle dans le roman-feuilleton. Plébiscité par les journaux qui le publient par épisodes, il a l’avantage de fidéliser les lecteurs. Ainsi, le roman-feuilleton devient très vite un incontournable de la presse. #trendy


Image by Oberholster Venita from Pixabay

Malheureusement, comme tout ce qui se démocratise et devient accessible au plus grand nombre, le roman-feuilleton se coltine une image de sous-produit, de littérature de piètre qualité, plus mercantile qu’artistique. En effet, les revenus des auteurs dépendaient de ces publications rapides et régulières. Toutefois, cette mauvaise image n’a pas empêché des écrivains de renom de s’y lancer : Balzac, Hugo, Dumas, Dickens…

Parmi nos contemporains, Stephen King s’est lui aussi essayé au roman-feuilleton avec La ligne Verte. Et le genre se renouvelle encore grâce à des auteurs comme Cécile Duquenne (Les Foulards Rouges) ou Stéphane Desienne (Toxic), qui donnent de nouvelles saveurs à la série.

Pourquoi j’adore travailler en série:

1. J’aime les personnages et les univers

Vous est-il déjà arrivé d’être frustré.e, à la lecture d’un roman, d’en apprendre peu sur des personnages intéressants ? Ou de passer à côté d’éléments du monde bourrés de potentiel, mais sous-exploités ? Moi oui ! Et c’est normal, parce que durant la rédaction d’un roman, on ne peut pas tout développer.

En ce qui me concerne, quand j’écris, j’ai envie de disposer d’espace pour développer mes personnages. Savoir que je peux les affiner au fil des épisodes est essentiel. En plus, mes personnages ont souvent beaucoup de choses à me raconter, donc ne pas me sentir limitée dans mes idées me convient parfaitement.

2. Le format série est moins intimidant à écrire

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De la même façon que découper une tâche énorme en une multitude d’actions plus petites rend la somme de travail moins décourageante, j’ai moins peur d’écrire des épisodes de 15-20000 mots qu’un énorme roman de 150000 ! Bien sûr, c’est une appréciation personnelle qui dépend aussi du projet et de votre façon de construire un récit.

3. Il convient bien aux longues sagas

L’idée de découper une histoire en saisons de plusieurs épisodes a quelque chose de très séduisant. Par exemple, je sais que Le Cycle du Dieu Noir s’étendra sur 3 saisons et je connais les thèmes que chacune d’elle abordera. Alors oui, j’aurais pu en faire une grosse trilogie, mais là encore, gros pavés en perspective, procrastination et doutes à gogo.

4. Le plaisir de lire une série plutôt qu’un énorme pavé

Qu’il me semble loin le temps où je dévorais des romans énormes comme des petits pains ! Aujourd’hui, mon temps de concentration disponible est dévoré par le travail et les préoccupations du quotidien. Naturellement, j’ai tendance à me tourner vers des lectures plus courtes, avec la satisfaction d’arriver à les finir. Voilà pourquoi démarrer la lecture d’un énorme roman me fait peur : j’ai l’impression que même s’il est excellent, je ne le terminerai jamais, et ma pile à lire me semble insurmontable.

On en revient au découpage des actions en petites tâches mesurables et réalisables. #psychologie

5. Le monde de la série littéraire numérique se développe

Je crois fortement au support blog pour la publication de mes textes, mais je me réjouis de l’essor des plateformes de publication de texte au format roman-feuilleton. Wattpad, Scribay, ou Rocambole, pour ne citer qu’elles, offrent énormément de possibilité aux feuilletonistes de diffuser leurs histoires. On peut lire confortablement sur son téléphone dans les transports en commun, ou dans son canapé, peu importe.

De mon côté, je suis convaincue que le format série littéraire est promis à un bel avenir. Et vous, quel est votre avis sur la série ? Je suis curieuse de partager cette aventure avec d’autres feuilletonistes. Et si vous veniez me raconter en commentaire de quoi parlent les vôtres ? Vous pouvez même mettre un lien vers vos œuvres pour que les gens puissent les lire !

Merci infiniment pour votre visite. Je suis Aemarielle, artiste strasbourgeoise distillatrice de nectar de fantasy. Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le partager sur les réseaux sociaux. Et si vous le souhaitez, vous pouvez vous abonner à mon blog pour être prévenu.e de la parution des prochains articles.

Ma routine d’écriture

Ou comment ancrer une habitude au quotidien

Si je reviens sur 2018, une de mes plus grandes sources de frustration aura été l’écriture. J’ai très peu écrit l’an dernier. Vraiment peu. Je pouvais très bien écrire une grosse quantité de mots un jour, puis ne plus ouvrir mon fichier des mois durant. Recommencer. Échouer à nouveau. Et encore, et encore.

Identifier le problème

Avec le recul, je comprends un peu mieux la source de ce blocage. Je n’ai jamais pris le temps de décider de mes priorités en matière d’écriture. Je voulais continuer le Cycle du Dieu Noir, mais en même temps démarrer un nouveau projet; écrire des nouvelles; le tout en débutant une formation à distance. Mon cerveau a dit stop.

Tout était désorganisé, chaotique et bien au-dessus de mes capacités. Fatalement, la procrastination m’a vaincue.

Mettre son cerveau en pause

J’ai passé le dernier trimestre à lire. Principalement des livres sur l’écriture, comme The Right to Write, de Julia Cameron ou The War of Art, de Steven Pressfield. J’ai aussi dévoré La méthode Bullet Journal, de Ryder Caroll.

L’idée était de remettre un peu d’ordre dans mes objectifs. J’aime écrire, mais j’avais perdu de vue mon pourquoi. Pourquoi, en plus de mon boulot à temps plein, et de ma formation, je voudrais trouver de la place pour l’écriture ? Et comment ?

Sachant que la course à l’édition ne m’enthousiasme pas particulièrement, mais que j’écris pour partager mes histoires avec un public, Wattpad est actuellement mon moteur. Si je n’écris pas régulièrement, je n’aurai rien à partager (Bon, mon audience est très réduite pour le moment, mais c’est une motivation tout de même) et je serai malheureuse. Surtout, Wattpad m’aidera à voir si mon récit vaut le coup d’être auto-édité ou non, ou si je me bouge pour trouver une maison à mon bébé, ou encore si je l’enferme à tout jamais dans un placard et passe à autre chose.

Définir le bon moment

Clairement, si je n’écris pas le matin avant le travail, c’est mort. Au réveil, je suis fraîche et motivée; le soir, je suis une loque tout juste bonne à somnoler devant la télé. Donc, il me faut du temps le matin. Mais pas trop de temps, pour ne pas transformer ma plage d’écriture en corvée.

Déterminer l’objectif

Je me suis fixée un but que certain.e.s qualifieraient de peu ambitieux: 300 mots chaque jour. Certes, c’est un petit objectif. Mais il est quantifiable, réaliste et réalisable. Et surtout, il est quotidien, week-end compris. Tous les matins, je consacre une vingtaine de minutes à rédiger mes 300 mots, que je dépasse régulièrement. Car oui, le dépasser, c’est autorisé, bien sûr. Mais je peux aussi m’y limiter les jours où ça ne va pas, et j’ai tout de même accompli quelque chose.

Et sinon, t’écris quoi ?

300 mots par jour, c’est bien, mais si je ne sais pas sur quoi je travaille, ça ne sert à rien. En janvier, j’ai noté dans mon bullet journal que je rédigeais l’arc d’un personnage du Cycle du Dieu Noir: Aenar. Tout mon mois est consacré à lui. Si j’ai terminé fin janvier, je déterminerai mon prochain sujet d’écriture, sinon je continuerai sur février.

Pour m’encourager, j’ai choisi deux options: une page dédiée dans mon bullet journal, où je coche chaque jour où j’ai écrit d’une grosse croix (c’est très satisfaisant! ) et un fil de discussion sur Twitter où je tiens mes abonnés au courant au quotidien de mes avancées. Le bujo est un engagement personnel, Twitter un outil de motivation externe qui me contraint à donner des nouvelles et donc me pousse à écrire.

Bullet journal janvier
Twitter

Concentrez-vous sur une habitude à la fois

Si j’ai un conseil à donner, c’est de ne vous concentrer que sur une habitude à la fois, jusqu’à ce qu’elle soit acquise. Si vous regardez mon tracker, vous verrez que j’avais essayé d’inclure aussi du sport au début (les autocollants verts), en plus de l’écriture. J’ai laissé tomber très vite, on est des humains, ça ne sert à rien de vouloir trop en faire, on risque surtout de tout lâcher.

Et vous, quelles habitudes mettez-vous en place en ce moment ? Comment ça se passe ?

Retrouvez moi sur Wattpad avec une série de fantasy épicée : Le Cycle du Dieu Noir

2019 sur la Plume d’Aemarielle

Bonjour à vous qui me lisez, que ce soit depuis longtemps ou non. Je vous présente mes meilleurs vœux pour la nouvelle année. Qu’elle vous soit douce, clémente, pleine de projets, de réussites, de petits et grands bonheurs.

De mon côté, vous noterez, si vous me suivez depuis longtemps, que je n’ai pas écrit de bilan 2018. Je n’ai pas non plus l’intention de vous présenter mes objectifs 2019. Pourquoi? Tout simplement parce qu’en 2019, sur la Plume d’Aemarielle et sur les réseaux sociaux que je fréquente, j’ai envie de me concentrer sur les actions plus que sur les paroles.

J’ai toujours cette impression étrange que si je vous fais la liste de tous mes beaux objectifs/résolutions, je me tire une balle dans le pied toute seule, parce qu’il y a des risques importants que je ne fasse pas tout ce que j’ai écrit dans l’enthousiasme de la nouvelle année.

Dire, c’est bien. Faire c’est mieux.

Exemple: « Ah! Cette année, c’est décidé, je publie 3 articles par semaine sur le blog. » 2 semaines plus tard: « Pff, j’ai rien à raconter, cette semaine. Je reviendrai plus tard. Ou pas… » Et le blog reste silencieux 3 mois 😀 !

Ne vous méprenez pas: j’ai des objectifs. ils sont notés en évidence dans mon bullet journal, mais ce qui m’intéresse principalement, ce sont les petites actions quotidiennes que je vais réaliser pour les atteindre.

Tiré de Shaun of the Dead

Si vous n’avez pas encore d’idée de ce que vous voulez pour que votre année soit à la fois cool et efficace, je vous propose de jeter un œil du côté de la Nife en l’air, où Florie vous a concocté un programme en 3 étapes pour dynamiser vos réflexions. J’ai fait les exercices, et ça m’a beaucoup aidée à rassembler mes pistes de travail pour 2019

Je reviens dimanche prochain avec un premier article sur la routine d’écriture que je mets en place depuis le 1er janvier. D’ici là, je vous souhaite une très belle semaine.

Retrouvez-moi également chaque semaine sur Wattpad avec Le Cycle du Dieu Noir, une série fantasy épicée !

Carnet décoré #1 La danse aquatique

Savez-vous que très bientôt, le NaNoWriMo sera là ? Un festival d’écriture, de souffrance créative, de partage autour de multiples romans. Quelle étrange période que l’automne pour les artistes et auteur.e.s: d’abord Inktober en octobre, puis le NaNoWriMo en novembre.

Personnellement, je me laisserai porter par l’enthousiasme des participants, mais je ne m’inscrirai pas. Par contre, je me suis dit qu’un écrivain bien organisé pourrait avoir envie d’un beau carnet pour suivre son projet, pendant ou après le NaNo. Bon, en vrai, j’adore dessiner sur du papier kraft et ces carnets sont juste un support parfait pour accueillir mes dessins !

Voici donc le premier d’une série de carnets dont j’ai illustré la couverture. Celui-ci est un Moleskine et contient une centaine de pages blanches, avec une poche à la fin pour ranger ses papiers volants. Carnet d’écriture ou bullet journal, il est grand (19 cmX 25 cm) et spacieux. Je ne sais pas pour vous, mais j’apprécie de laisser mon stylo plume glisser sur une feuille blanche, sans être limitée ni par des lignes ni des carreaux ni des pointillés. 

Je suis en train de réfléchir à l’opportunité d’ouvrir une boutique en ligne pour vendre ce type de créations. Je n’y proposerai que des dessins traditionnels, sur papier libre ou sur carnet. En attendant, si celui-ci vous intéresse, vous pouvez me contacter ici : contact[@]aemarielle[.]com

Très bonne semaine à toutes et tous !

Moi aussi, je retourne à l’école

 

On ne sait pas où le chemin nous emmène, mais on a envie de le suivre.

Cela faisait un moment que l’idée me trottait dans la tête : développer une activité axée autour de mes centres d’intérêts et mes valeurs, la cultiver à mon rythme en profitant de mon emploi actuel pour la faire mûrir.

Il y a quelques mois, j’ai entamé un bilan de compétences pour avoir une vision de mes besoins et aspirations, exprimer les idées qui foisonnent dans ma tête, mais qui restaient prisonnières de mes craintes et de mes pensées automatiques :

  • Ce n’est pas un vrai métier
  • Tu ne gagneras pas bien ta vie
  • C’est super risqué, quand même

Etc.

Le bilan me permet de creuser mes réflexions et d’aborder toutes sortes de pistes sans me restreindre. Et surtout, de retrouver confiance en moi, en ma valeur et en mes compétences. Il faut reconnaître qu’après plusieurs années au même poste, on a tendance à croire qu’on ne saura jamais rien faire de nouveau ou de différent, ce qui est une erreur.

Prendre le temps de se chercher

Mes pérégrinations des derniers mois m’ont confirmé que mes centres d’intérêts principaux sont l’expression de soi, la créativité, l’apprentissage de nouvelles connaissances, mais de façon plus étonnante, c’est le social qui est sorti en premier. Par social, j’entends le goût du contact, l’importance de ne pas rester isolée dans ma bulle professionnelle. Pour une introvertie de ma qualité, il y a de quoi être étonné, mais il est vrai que j’aime parler aux gens et surtout les écouter parler.

L’écriture fait partie des piliers de mon projet. C’est un domaine que j’explore quotidiennement avec plaisir. Il me parait naturel de la garder au centre de mon activité, et de voir comment y maintenir le contact humain en bonne place. Après de longues réflexions, une première tendance s’est dégagée: le métier d’écrivain public.

Artiste, écrivain public, que des activités hyper lucratives, mais ô combien enrichissantes !

Me voici lancée dans une formation par correspondance ! Je suis redevenue étudiante; mais une étudiante avec un travail à temps plein à côté, ce qui rend la vie parfois un peu compliquée. 

Faire des choix

Je voudrais pouvoir tout faire: écrire, dessiner, étudier, tenir le blog, bouger, faire des béta lectures sur Cocyclics, mais humainement, ce n’est pas possible. Je vais devoir trier. 

Pour l’heure, en toute logique, je me concentre sur les études. Je veux aussi maintenir un rythme régulier ici-même, parce que je considère ce blog comme mon petit nid virtuel. Le dessin reste aussi une priorité, vu que je démarre mon activité d’artiste et que ce serait bien qu’elle décolle un peu.

Le reste, pour les prochains mois, ce sera « quand je pourrai ». Cela ne m’empêchera pas de préparer le terrain pour les aventures d’Alaia, mais l’écriture de fiction restera en mode « si j’ai le temps et l’énergie ». 

Cette organisation n’est pas contractuelle et est susceptible d’être remise en question par la propriétaire de ce blog à tout moment qu’elle jugera opportun.

Et vous, sinon ? La rentrée, ça se passe ?

 

Le blog fait sa rentrée !

Photo par Stéphane Dietkiewicz

J’ai du mal à croire que ce blog soit resté silencieux aussi longtemps. Navrée pour cette absence de nouvelles, mais parfois, l’IRL prend beaucoup de place et il faut savoir la lui accorder, au moins pendant un temps.

Pour ma part, ces derniers mois auront été très chargés: bilan de compétences (encore en cours), formations par correspondance, beaucoup de lecture pour les copines, dessin et un besoin de réfléchir au calme à la suite que je veux donner au Cycle du Dieu Noir, dont vous aurez pu constater que la publication s’est arrêtée il y a un moment. Bon, en fait, je suis presque sûre que vous ne l’avez pas remarqué, mais ça n’a pas d’importance, au fond 😀 

Malgré tout, il y avait aussi une forme de « peur » dans mon absence sur le blog ces derniers temps. L’impression de ne rien avoir à raconter, que mes articles sont ennuyeux comme la mort, que je suis invisible de toute façon. Plus le temps passait sans écrire, plus démarrer la rédaction d’un article devenait difficile. Il a fallu que je me donne un bon coup de pied aux fesses pour commencer à écrire celui-ci, directement dans l’éditeur du blog, histoire de ne pas reculer.

Tout ça pour dire qu’il est temps de rouvrir la porte et de faire la poussière dans ma petite maison virtuelle. Le programme de la rentrée risque d’être amusant car j’ai lu beaucoup de livres passionnants et je compte bien tester leurs conseils en live avec vous. 

On parie que j’arrive à tenir le rythme d’au moins une publication hebdomadaire cette année ? Chiche !

Et pour terminer, je ne résiste pas à vous montrer ce que je fabriquais encore ce week-end. 

Visite à Pairi Daiza, pas trop loin de Bruxelles. Un parc magnifique, un endroit parfait pour se ressourcer, prendre une bouffée d’air et d’inspiration.

Y a-t-il quelque chose de plus adorable que ces petits singes ? Je veux des preuves ! 😀

Bonne et heureuse année 2018 !

Une année s’achève, une autre commence…

Tournons la page 2017 et découvrons-en une nouvelle, blanche et prête à être couverte d’encre ! Je vous souhaite une année 2018 riche en expériences, en succès et en petits bonheurs. Qu’elle nous soit douce et clémente. Je suis ravie de vous retrouver ici pour commencer cette année sur la Plume d’Aemarielle. Merci à celleux qui me suivent régulièrement depuis l’ouverture de ce blog !

Pas de bilan, mais un programme

Je n’ai pas spécialement envie de détailler le bilan de mon année 2017, c’est un peu trop personnel et pas forcément très glorieux. Ce qui ne m’a pas empêchée de le dresser pour moi afin d’en tirer des enseignements. En résumé, trop de stress et pas assez d’écriture à mon goût.  

À la place du fameux bilan de fin d’année, je passe directement au programme des réjouissances qui auront lieu sur le blog.

Plus de contenu d’une manière générale

J’ai envie de développer ce blog et de communiquer davantage avec vous par ce biais, afin de limiter ma manie de scroller inutilement des heures durant sur Facebook et Twitter. Je veux prendre le temps de partager ici non seulement mes textes, mais mes sources d’inspiration, mes lectures ou même les films qui m’auront marquée, pourquoi pas ? Et bien sûr, toujours mes coups de cœur organisation, mes carnets préférés et mes dessins, cela va de soi.

Je place 2018 sous le signe de la créativité et de la confiance. Je parle ici de confiance en moi, en ce que je crée.

Publication

Le #vendredifantasy fait son apparition avec la publication du Cycle du Dieu Noir sous forme de série littéraire à compter du vendredi 5 janvier 2018. J’avais commencé à le publier sur Wattpad il y a quelques mois, mais la plateforme ne m’a pas donné satisfaction pour diverses raisons, du coup, je préfère le garder ici, sans autre contrainte que celle que je me fixerai.

Et en dehors du blog :

Je poursuis ma petite quête personnelle autour du minimalisme, avec de petits challenges liés au désencombrement de mes placards et une consommation moins compulsive, plus raisonnée.

Je reste impliquée sur le forum CoCyclics, en espérant pouvoir y être plus présente que sur la fin d’année, qui a été très compliquée question temps.

Je me lance dans un défi personnel : me mettre à la course à pied 2 fois par semaine. Mon objectif à long terme est d’arriver à courir 30 mn, sans pression. Je le fais pour mon endurance en berne, mais surtout pour mon moral. Je cherche une activité qui me défoule et me déstresse sans me coûter un bras. Et puis, je l’avais mis dans mon tableau d’intentions 2018.

Je suis d’ailleurs très fière de ma première séance, effectuée ce matin, après une soirée festive et gastronomique !

Bon, il se peut que je vous concocte quelques billets autour de ces défis, c’est plus motivant d’échanger avec vous que rester seule dans son coin.

Si ces sujets vous intéressent et que vous avez envie de me lire, je vous invite à vous abonner au blog pour être tenu.e.s au courant des publis à venir.

D’ici là, Chibi Aemarielle et moi vous souhaitons encore une très belle année !

 

 

Novembre, le mois de la déprime… ou pas !

Novembre est souvent une période compliquée pour les gens. Temps gris, pluie, froid, de quoi vous coller le moral au fond de vos chaussettes molletonnées. Sauf pour quelques irréductibles écrivain.e.s qui attendent novembre de pied ferme pour participer au NaNoWriMo, ce challenge annuel qui consiste à rédiger un roman de 50000 mots en 30 jours.

La bannière des participants 2017
La bannière des participants au NaNoWriMo 2017. Simple et jolie, je trouve.

À titre personnel, vu comme j’ai lâchement abandonné l’Inktober au bout de 3 semaines, je sentais bien que le NaNo ne me conviendrait pas davantage. En réalité, j’ai décidé depuis l’an dernier de ne plus m’y inscrire, tout simplement parce que la méthode ne me correspond pas. Je ne suis pas capable d’enchaîner les pages sans revenir en arrière ni sans réfléchir à mon histoire en cours de route et je ne suis pas encore assez bonne architecte pour tout planifier en amont.

Pourtant, je dois avouer que j’adore l’émulation autour du NaNoWriMo. 1 mois entier où mes contacts sur les réseaux sociaux vont parler écriture, s’encourager et évoquer leurs doutes, leurs joies, partager leurs thés préférés, les parfums de bougies les plus sympas pour accompagner leurs sessions nanotesques. Bref, je trouve que ce défi s’accorde merveilleusement à l’automne.

De ce fait, je me retrouve moi-même bien plus motivée à écrire, à avancer sur ma série, au milieu de cette bouffée d’inspiration. Oh, je suis loin d’arriver à 1667 mots quotidiens, mais j’en écris 200, parfois 500, parfois plus de 1500, et mine de rien, j’ai terminé l’épisode en cours, Ouser le Puissant ! (Titre non contractuel, acteurs en cours de casting)

En l’état, il est moche comme un premier jet qui se respecte, et je crois me souvenir que certains chapitres ne sont pas tout à fait complets. Ceci dit, je suis fière de moi. Je vais prendre le temps de relire une première fois, boucher les trous, puis le soumettre à mon premier alpha lecteur, à savoir Steph, qui est très doué pour détecter les incohérences, me faire un retour général avant une phase de corrections.

Et ensuite ?

Ensuite, il faudra vraiment que je planifie la mise en ligne de l’épisode 1 du Cycle du Dieu Noir, Les Enfants de Djedou. J’ai pris beaucoup de retard dans mes prévisions, je n’ai pas bien suivi le projet. (La faute à mon bujo que j’ai un peu négligé, enfin non, ma faute à moi ! ^^)

Puis, je vais rédiger le synopsis de l’épisode 3 ainsi que de revoir celui de mon roman japonisant, l’héritier du Shogun. Je prévois en effet de me consacrer à ce premier jet en 2018 pendant que je réviserai l’épisode 2 du Cycle du Dieu noir. Mais ce planning fera sans doute l’objet d’un article détaillé d’ici quelques jours.

Qui a dit que novembre était un mois déprimant, déjà ?

 

Ecriture : serais-je en train de devenir architecte ?

Pour ceux qui l’ignorent, je me suis mise à l’écriture en 2013, soit assez tardivement, avec la trentaine. Bon, j’ai toujours eu la fibre littéraire, ce n’est pas pour rien que je suis sortie d’un Bac L, mais je préférais lire, je ne me sentais pas capable de raconter des histoires. Je laissais ça aux autres, plus doués – oui, mon manque de confiance en moi remonte à loin !

C’est un mal-être général qui m’a laissé penser que peut-être, je n’autorisais pas assez ma fibre créative à s’exprimer. Pourquoi ne lui donnais-je pas une chance ? Pourquoi me concentrais-je uniquement sur le travail, au point d’en tomber malade ? J’ai donc entamé la rédaction du Cycle du Dieu Noir, d’abord à titre thérapeutique, avant de bien vouloir admettre que non seulement, c’était génial d’écrire, mais qu’en plus je n’y étais pas trop mauvaise.

À partir de ce moment-là, j’ai commencé à me documenter, à chercher les moyens de progresser et découvert des concepts comme les points de vue, les dialogues, l’art de concevoir une histoire et de la préparer. J’ai découvert que chaque écrivain fonctionne à sa manière, notamment ce que G.R.R Martin appelle les jardiniers et les architectes. Ceux qui fonctionnent à l’instinct ou avec un plan déjà bien précis.

Sans surprise, j’étais une jardinière…

Rédiger un plan ? Pourquoi faire ? J’avais une idée du début et de la fin en tête, des personnages assez clairs, tout était bon ! Je voyais à peu près la route à suivre, même si parfois mes héros me faisaient bifurquer brusquement vers l’imprévu et j’adorais leur laisser la main.

Au fond de moi, je suis désorganisée, mais je finis toujours par arriver à destination. C’est juste long, très long. Trop long. Cela explique sans doute mon intérêt pour les outils comme le bullet journal, comme une volonté de ma part de structurer mes pensées et mes actions pour gagner du temps.

Les jardiniers sèment leurs idées, les arrosent, les laissent croître à leur rythme, selon l’angle qu’elles choisissent. C’est un peu le chaos, ça prend du temps, mais à la fin, en général, ils obtiennent un jardin luxuriant. Charge à eux de tailler, repiquer et désherber pour donner à cette masse sauvage l’aspect ciselé d’un roman. Ou d’abandonner, découragés par la masse de travail, c’est selon !

Du travail, encore du travail…

Etre un jardinier implique en effet un somme considérable de boulot après coup. Quand j’ai écrit le premier jet du tome 1 du Cycle…, c’était un pavé énorme, brut, sorti tout droit du terreau de mon imagination, mais impossible à éditer en l’état, je l’admets aujourd’hui. Cela m’a poussée à réfléchir à sa réécriture. Et aussi à ma façon d’écrire.

Si je ne me cadre pas, ma réécriture sera encore plus bordélique que la précédente. C’est pourquoi j’ai décidé de laisser parler la minuscule part d’architecte qui sommeille en moi.

Poser des bases avant l’écriture

Au contraire des jardiniers, les architectes, eux, préparent le terrain avant de commencer la rédaction. Ils peuvent avoir un synopsis détaillé, des fiches de personnage, une bible d’univers complète avant de se lancer et savent précisément ce qu’ils vont écrire, même s’ils peuvent se laisser la liberté de modifier leur plan.

L’inconvénient de cette préparation, c’est que parfois, à force de jalonner le chemin, on finit par tellement connaître l’histoire qu’on se retrouve à ne plus avoir envie de l’écrire.

Ce que j’essaye de mettre en place, c’est un mélange harmonieux de ces deux aspects de ma personnalité : la bordélique à l’imagination débridée et la fille organisée qui chapeaute un peu l’ensemble. Je suis convaincue qu’elles peuvent bosser ensemble.

Ma méthode actuelle :

  • Je rédige un squelette pour chaque gros épisode.

Quels événements sont prévus ? Où doivent aller les personnages ? Quelle conclusion ? Pas trop de détails, juste un cadre qui me laisse encore de la place pour improviser.

  • Je prépare un mini synopsis de chaque scène avant de l’écrire
  • Plus de premier jet à l’ordi.

J’écris d’abord sur papier avec un stylo. Pourquoi ? Parce qu’écrire à la main nécessite plus d’effort qu’au clavier. Un effort conscient qui me pousse à réfléchir à mes phrases, à peser mes mots. Comme je me fatigue plus vite à la main, je cadre davantage l’histoire, j’écris un premier jet concis et j’évite la dispersion. Une fois que je reprends mon chapitre sur le PC, je suis libre d’aménager mes descriptions, ciseler mes dialogues et ajouter les détails qui manquent à chaque scène. En plus, écrire à la main me détache de l’ordinateur et surtout d’internet, donc je me concentre plus et je procrastine moins !

Bien sûr, au fil de l’eau, j’ajusterai cette méthode pour l’améliorer.

Et vous, comment pratiquez-vous l’écriture ? Préparation complète avant ? Plongée en apnée et advienne que pourra ? Racontez-moi, ça m’inspirera peut-être !

Alors, elle parle de quoi ton histoire, en fait ?

Un billet avec de gros morceaux de résumé croquants dedans !

Avec l’arrivée de la rentrée, mon projet de publication sur le blog devient de plus en plus concret. C’est là qu’intervient le moment stressant pour tout auteur/ autrice, celui où l’on doit expliquer aux lecteurs de quoi parle son histoire. Alors en général, quand on n’est pas préparé, ça donne à peu près ça :

« EUHH, alors en fait, il y a cette petite fille, tu vois, c’est une voleuse, dans un genre d’Égypte antique, mais pas vraiment réaliste, en fait. Et euuuuuhhh… elle a trouvé une pierre magique, et euh, mais en fait elle l’a plus, hein, elle l’a juste approchée et depuis, une déesse s’intéresse de près à elle – je raconte mal, désolée, c’est le stress ! C’est compliqué, il se passe plein de trucs dans sa vie ! »

Je crois que j’ai trouvé pire que la rédaction du premier jet d’un roman : en écrire le pitch !

Tiré de « The Big Lebowski », des frères Cohen

 

Attention, je ne parle pas de la quatrième de couverture, mais bien de ces quelques phrases qui donnent le ton, éveillent l’intérêt pour le texte. Vous savez, quand vous lisez le programme télé, ce tout petit synopsis qui va vous inciter à vous poser devant tel film ou à zapper pour regarder Top Chef.

Après tout, en tant qu’autrice, je connais mon projet par coeur, chaque méandre, chaque secret (enfin sauf qu’en bonne jardinière, ce n’est pas tout à fait vrai, mes personnages arrivent très souvent à me surprendre !) et je n’ai aucune difficulté à cerner les enjeux de mon récit.

Le problème, c’est de réussir à les résumer à mes futurs lecteurs pour leur donner envie de plonger dans mon histoire ! Et le plus fun, c’est que non seulement je dois résumer la série, mais aussi chaque épisode ! Youhou ! Elle est pas belle, la vie ?

Allez, comme je suis d’humeur joyeuse, je vous montre un peu le chemin parcouru dans mon carnet pour pondre une version acceptable du truc ! 

Et encore, je vous épargne les 2 pages précédentes, déjà pleines de ratures 🙂

Là, on commence à approcher du résultat voulu !

Que dire dans un pitch ?

Dans un pitch, la tentation est grande d’essayer de tout expliquer, de l’intrigue principale aux personnages. Après tout, ne sont-ils pas fascinants ? On a tant travaillé, sué sang et eau pour donner corps à nos idées, il parait normal d’avoir envie de tout dire, pas vrai ?

Le problème, c’est que c’est impossible. Si on veut « vendre » notre histoire, il faut cibler l’essentiel, être percutant, et surtout bref.

Pour aller à l’essentiel, on doit connaître les éléments qu’on désire mettre en avant. Qu’est-ce qui est réellement important, qu’est-ce qui va donner envie, ouvrir l’appétit ? Très honnêtement, je me cherche encore de ce côté-là. Néanmoins, ça commence à venir, au fil des essais. J’ai soumis mon brouillon à Cocyclics, afin de recevoir un coup de main de la part d’autres auteurs et après quelques retours, voici le résultat :

Pitch de la saison 1

Alaia, une voleuse élevée à la dure dans les rues de Djedou, voit son destin bouleversé par une mystérieuse relique. Désormais sous la protection d’Ishtar, la jeune fille se retrouve à son insu dépositaire des espoirs de la déesse, déterminée à restaurer sa grandeur perdue.

Mais qu’attend réellement Ishtar de son émissaire ? Quelles épreuves Alaia devra-t-elle affronter sur son chemin ?

Est-ce que ce résumé vous donne envie, à vous ? Et comment vivez-vous l’étape du pitch de votre côté ? Bête noire, trop facile ? Si on en parlait ?