Le printemps revient, Aemarielle aussi

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Bonjour tout le monde.

Nous sommes en mars, les arbres sont en fleurs, le printemps revient à grands pas – il est d’ailleurs arrivé en avance à Strasbourg – et, en ce qui me concerne, je le vis comme une renaissance.

Si vous êtes abonné.e à mon blog, vous avez pu constater que je n’ai rien publié depuis plusieurs semaines. Manque d’idées, manque d’envie, rien à raconter etc. Pour être tout à fait sincère, j’ai songé à tout arrêter, à disparaître au fond de mon lit et ne plus en sortir. Ce sentiment de vide me poursuit depuis de longs mois, mais je n’ai accepté de le regarder en face que récemment, lorsque la souffrance est devenue trop lourde à supporter. Un matin, il m’a été impossible de me rendre au travail.

J’ai admis que j’étais malade

J’ai finalement accepté de parler à mon médecin, ce que je refusais de faire en dépit des avertissements de mon mari et d’une de mes collègues parce que bon : « Je vais lui dire quoi ? Je n’ai rien. » Après tout, perdre le sommeil, toute envie de sortir, de voir ses amis, de lire, de bouger, rêver de son travail nuit après nuit, angoisser, ne plus prendre soin de soi, chercher du réconfort dans la nourriture, ce ne sont pas des symptômes, n’est-ce pas ? Et puis s’arrêter, ça signifie abandonner son travail, laisser la charge à ses collègues ; déserter, quoi. Impossible !

« Vous savez que vous avez de nombreux symptômes d’une dépression ? », a résumé le médecin quand j’ai vidé mon sac. Oui, en fait, je le savais, mais j’enfouissais cette pensée sous une épaisse chape de plomb. À l’instant où il a prononcé le mot, j’ai ressenti une profonde gratitude. La raison qui me dissuadait d’aller le voir depuis si longtemps, c’était la peur de m’entendre dire que ce n’était rien, qu’il fallait se donner un coup de pied aux fesses. À mon grand soulagement, ce ne fut pas le cas.

J’accepte de me donner du temps

Je ne guérirai pas en un claquement de doigts. Pour l’heure, je me repose, je me focalise sur les activités qui me font du bien: écrire, dessiner entre autre. Je réfléchis à la direction que je veux donner à ma vie, à l’importance de me respecter, moi et mes valeurs, dans ma route professionnelle.

Et je blogue à nouveau, doucement. J’ai hésité à vous raconter cette histoire parce que jusqu’à présent, j’attachais de l’importance à la « positivitude » dans ma communication. Aujourd’hui, je me rends compte que la sincérité m’importe davantage qu’être pêchue, productive et positive à tout prix, alors qu’à l’intérieur, je m’atrophie. Donc, me revoilà. J’ai une nouvelle raison de bloguer : partager cette tranche de ma vie avec celleux qui jugeront utile de la lire pour leur propre situation, échanger si vous en éprouvez le besoin, vous offrir un havre de paix dans l’océan du Net ; papoter autour de l’art comme thérapie, créer, dessiner, écrire.

Etape 1 : ravalement de façade

Si vous connaissez déjà mon blog, vous aurez peut-être remarqué quelques changements. En effet, quoi de mieux pour se motiver qu’un grand ménage et un coup de frais ? Le blog fait peau neuve, il renaît dans des couleurs douces et des teintes pastel. J’ai aussi modifié légèrement son nom : la plume d’Aemarielle devient Aemarielle, tout court. J’ai également modifié mon avatar en peignant une jolie demoiselle elfe à l’aquarelle.

Aemarielle en mode printemps !

Certaines catégories ont disparu, d’autres ont changé de nom. Bafouilles et gribouillis sont priés d’aller voir ailleurs, je ne « bafouille » pas, j’écris ; je ne « gribouille » pas, je peins. La voie de la guérison passe par une plus grande estime de moi-même.

Je m’amuse en ce moment avec les plugins WordPress, je cherche comment vous offrir un contenu plus joli, plus propre et comment mettre en avant mes illustrations pour créer un chouette atelier d’artiste en ligne. Ne soyez pas étonné.e si dans les prochains temps, le blog évolue encore.

Etape 2 : de quoi parlerons-nous ?

On va se calmer sur les routines, les compteurs de mots, la productivité pour revenir à la créativité pure et les différentes manières dont je l’exprime. Les coulisses de ma série littéraire fantasy, des illustrations en cours, des idées et conseils pour trouver sa raison d’être. On va s’amuser, ce sera chouette ! Qu’en dites-vous, vous en êtes ?

Merci infiniment pour votre visite. Je suis Aemarielle, artiste strasbourgeoise distillatrice de nectar de fantasy. Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le partager sur les réseaux sociaux. Et si vous le souhaitez, vous pouvez vous abonner à mon blog pour être prévenu.e de la parution des prochains articles.