Illustration du moment: Héra, souveraine de l’Olympe

Je poursuis ma série d’illustrations autour du thème des déesses avec la superbe, mais fort dépréciée Héra.

Illustration de la déesse Héra à l'aquarelle
La déesse Héra aux bras blancs. Notez que le bras blanc semble être un critère de beauté pour les femme de la Grèce antique.

Dans la mythologie grecque, Héra est l’épouse et la sœur de Zeus, fille des Titans Cronos et Rhéa. Elle protège les femmes, veille sur les mariages et les accouchements.

Une vision d’Héra biaisée par le prisme masculin

La femme jalouse

Personnellement, je trouve le sort d’Héra très injuste. En vérité, le traitement de la plupart des déesses grecques est sexiste et cruel. Héra est mariée avec un dieu égoïste qui passe son temps à la tromper avec toutes les déesses et mortelles du coin. Pourtant, elle se coltine l’image d’une jalouse hystérique prête à tout pour venger son honneur bafoué. Elle tente à plusieurs reprises de tuer Héraclès, puis lui insuffle la folie qui le conduira à tuer sa famille. Ben ouais, quoi ! A un moment, quand on est un gros queutard on assume les conséquences, Zeus !

La fouteuse de merde

On la place dans le camp des grecs durant la guerre de Troie à cause du jugement de Pâris, qui lui préfère la déesse Aphrodite. (On sait tous que Pâris était un p’tit génie, hein.) Ou encore, elle frappera le devin Tirésias de cécité quand il prendra le parti de Zeus contre elle en prétendant que les femmes prennent plus de plaisir que les hommes durant l’acte sexuel.

En gros, cette pauvre déesse qui, je le rappelle, reste fidèle à Zeus, se trouve chargée de tous les pires défauts du monde. Jalouse, rancunière et meurtrière. On ne la dépeint pratiquement que sous un jour négatif et je trouve cela injuste – et certainement incomplet !

Voilà pourquoi elle fait partie des premières déesses à qui j’ai pensé pour ma série. J’ai choisi des couleurs douces pour mettre en valeur sa beauté (Héra est considérée comme une des plus belles déesses, pas pour rien que Zeus l’a courtisée) et ai pris garde à ne pas trop durcir ses traits. Je la vois digne, mais pas aigrie.

J’ai peint Héra à l’aquarelle sur un papier 300g satiné, comme sa consœur Ishtar. J’espère qu’elle vous plaît.

Petite question: quelles sont vos déesses préférées et pourquoi ? Dites-moi tout en commentaire de l’article !

Merci infiniment pour votre visite. Je suis Aemarielle, artiste strasbourgeoise distillatrice de nectar de fantasy. Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le partager sur les réseaux sociaux. Et si vous le souhaitez, vous pouvez vous abonner à mon blog pour être prévenu.e de la parution des prochains articles.

Illustration du moment: la déesse Ishtar

Aujourd’hui, je vous présente un de mes derniers projets: une créature à la fois porteuse de vie, de fertilité, mais aussi sanguinaire et sournoise. Bref, une femme comme je les aime dans les récits épiques : la déesse Ishtar.

(Au fait: vous ai-je déjà dit que mon sujet de dessin de prédilection était les femmes? J’adore particulièrement représenter des déesses, des fées ou des sorcières, toutes les femmes qui m’ont accompagnée dans mes lectures.)

Cela fait longtemps que j’ai envie de créer une série d’illustrations sur des déesses, sans jamais m’accorder le temps nécessaire pour y parvenir. Cette fois, j’ai décidé de m’y atteler sérieusement, mais sans me prendre au sérieux. Un dimanche matin, j’ai réfléchi au concept que j’envisageais pour cette illustration de la déesse Ishtar. Il m’a fallu une bonne journée de croquis pour parvenir au résultat que je souhaitais. Je cherchais à sortir de ma zone de confort et cette composition m’en a donné l’occasion !

La faiseuse de rois

Ishtar inaugure ce projet, puisqu’elle occupe une place spéciale dans mon univers. En effet, j’en ai fait une divinité majeure dans ma série Le Cycle du Dieu Noir. Faiseuse de rois, protectrice des femmes et des naissances, elle joue un rôle prépondérant dans le destin d’Alaia et d’Aenar. Voilà pourquoi je l’ai choisie en premier pour un hommage graphique.

La déesse Ishtar par Aemarielle, tous droits réservés.

Ishtar, icône tentatrice et mortelle

Dans la mythologie mésopotamienne, on associe Ishtar à la sexualité, la fertilité, mais aussi à la guerre. Elle n’est de loin pas une divinité fragile et je voulais que, derrière l’érotisme de la scène, ressorte une impression de danger dans son attitude.

Je l’ai dessinée plus grande que les deux hommes à ses pieds et l’ai dotée de quatre bras, car elle se manifeste sous cette forme dans l’univers de « Le Cycle du Dieu Noir » ( une référence ténue à la déesse Kali). Elle caresse nonchalamment la crinière de son lion, comme s’il n’était qu’un chaton inoffensif pendant que sa chevelure s’enroule autour de la gorge de l’un de ses amants. Qui sait ce que deviendront ces éphèbes quand Ishtar en aura fini avec eux ?

L’illustration est réalisée à l’aquarelle et à l’encre sur du papier Arches 23X31cm au fini satiné. J’ai adoré travailler sur ce papier qui a merveilleusement supporté l’application de multiples couches de couleurs. (Vu son prix, j’aurais été déçue qu’il en aille autrement !)

J’ai besoin de votre avis

Me voici avec une question pour vous, fidèles lecteurices : seriez-vous intéressé.es par des tirages d’art de cette illustration de la déesse Ishtar? Il s’agirait d’une impression en quantité limitée (qui dépendra de l’intérêt porté à cette peinture, of course !) que je proposerais à la vente sur ma future boutique en ligne. Qu’en dites-vous ?

N’hésitez pas à me donner votre avis en commentaire, ça m’aidera à déterminer la suite à donner à mon idée. D’ici là, je vous souhaite une excellente fin de semaine.

Curieux de voir d’autres illustrations ? Visitez le portfolio d’Aemarielle pour en découvrir plus sur mon univers.

Merci infiniment pour votre visite. Je suis Aemarielle, artiste strasbourgeoise distillatrice de nectar de fantasy. Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le partager sur les réseaux sociaux. Et si vous le souhaitez, vous pouvez vous abonner à mon blog pour être prévenu.e de la parution des prochains articles.