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Vaincre l’angoisse de la première page dans son carnet

Bonjour les amis !

Pardonnez mon silence ces dernières semaines, mais je n’avais tout simplement rien à vous raconter ! Noyée sous le boulot, la fatigue de cette fin d’hiver, tout ça, tout ça… Mais je ne suis pas restée inactive pour autant. Si côté écriture, je suis au point mort – espérons qu’avril soit plus prolifique ! –, mon cerveau est en mode dessin. Je n’arrête pas de semer des croquis partout, dès qu’une idée arrive. Je dois dire que c’est très utile, car ça m’a permis d’avancer sur le projet ITTI dont j’ai presque fini d’illustrer le premier épisode !

En prime, et voici l’objet de cet article, j’ai terminé mon premier sketchbook !

Alerte : ceci est un article qui parlera particulièrement aux adeptes du papier. Si ce n’est pas votre cas, vous risquez de me prendre pour une folle. Vous voilà prévenus !

Ça n’a l’air de rien comme ça, mais terminer un carnet est un acte hyper important pour moi. C’est la sensation d’avoir accompli quelque chose, d’avoir mené une tâche à son terme et surtout, d’avoir tenu (partiellement) ma promesse d’utiliser tout ce que j’achète.

En effet, je suis du genre collectionneuse dès qu’on parle de papèterie. Je possède une quantité impressionnante de carnets, cahiers, Traveler’s Notebooks en cuir etc. Je ne suis pas du genre à accumuler les fringues ou les bijoux, mais pour tout ce qui est lié à l’acte d’écrire ou dessiner, c’est proche de l’obsession.

Je ne vous ai pas photographié la pile de mes carnets, je n’aurais jamais réussi à tous les faire tenir ^^

Mon problème, c’est que pendant longtemps, j’ai été hantée par…

L’angoisse de la première page

Vous savez, ce moment où l’on entame un très beau nouveau carnet, on l’ouvre, on regarde sa perfection, on touche ses feuilles lisses et immaculées, puis on le referme, effrayé à l’idée de le ruiner en faisant un pâté dedans dès la première page ! Je suis certaine que quelques-uns d’entre vous comprennent de quoi je parle ! ^^

Combien de carnets ai-je ainsi abandonnés à leur solitude au fond de mes tiroirs ? Je ne saurais dire. Mais aujourd’hui, avec le recul et l’envie de consommer différemment, j’ai pris la décision d’utiliser jusqu’au bout chaque carnet que j’ai acheté. Autant dire que j’ai du papier jusqu’à la fin de mes jours !

Pourquoi un sketchbook devrait-il être parfait ?

Eh bien, en réalité, il n’y a aucune raison. Pareil pour nos carnets de notes, un bullet journal ou tout autre outil supposé nous aider au quotidien. Un sketchbook est là pour nous permettre de nous entraîner, c’est donc normal de foirer des essais à un moment ou à un autre ! Alors pourquoi cette crainte de « rater » ? Pourquoi abandonne-t-on un cahier quand on a le sentiment qu’il est moche ?

D’un côté, il y a notre propre perfectionnisme, qui nous murmure toujours que ce qu’on fait est raté (1er accord toltèque, bonjour ^^) et je crois qu’il y a aussi la prédominance actuelle des réseaux sociaux.

Cherchez sur Youtube des vidéos pour apprendre le dessin ou pour créer votre bullet journal et pleurez ! Tout est le plus souvent magnifique, on vous présente des œuvres d’art au style graphique impeccable. C’est rare de voir quelqu’un sur Youtube qui vous montre des trucs moches ou des ratages. Clairement, ça peut décourager !

D’ailleurs pour la peine, je ne vous montre pas non plus mes ratages dans l’article, mais j’en ai quelques uns dans la vidéo qui vous attend si vous lisez bien tout 🙂

Mais pourquoi est-ce beau ? Parce que les gens qui partagent leur travail s’entraînent depuis des mois, voire des années pour arriver à ce résultat. Il est normal de ne pas atteindre le même niveau en débutant et il ne faut surtout pas se mettre en tête qu’on peut les imiter.

Comment dépasser cette peur du ratage ?

Plusieurs idées pour vous :

Déjà, cherchez ce que vous voulez, vous. Ne vous basez pas sur ce que les autres vous montrent à travers le miroir idéalisé des réseaux sociaux. Attention, j’adore regarder ce qui se passe sur Youtube, Instagram ou Tumblr au niveau création artistique, journaling ou organisation. C’est vraiment inspirant, mais il faut savoir aller au-delà de ce qu’on admire pour créer l’outil qui nous convient réellement. Carnet de croquis ou bullet journal, pensez d’abord à ce que vous avez envie de voir quand vous travaillerez dedans.

Genre du Kung Fu Panda ! J’adore Kung Fu Panda ^^

Si la première page vous fait peur, vous avez la possibilité de commencer par la page suivante, ou par la couverture, si elle est faite pour dessiner dessus. J’adore mes carnets en kraft parce que la couverture permet de l’illustrer, c’est vraiment chouette pour personnaliser un carnet. Et si vous avez peur du dessin, il reste la solution collage ! Mettez de belles photos dedans, constituez un journal de vos souvenirs. Pour les écrivains de fiction, faites votre casting de personnages avec des portraits découpés et collés à côté de vos fiches de description !

D’ailleurs, le collage, n’est-ce pas une formidable solution pour dissimuler un ratage ? Paf, une jolie feuille blanche plaquée sur un échec et le tour est joué !

Pour débuter, optez pour un carnet de taille modeste, avec un nombre de pages raisonnables. Pour celui que je viens de finir, j’ai choisi un format de 20 pages en kraft. Je l’ai commencé en novembre et l’ai terminé le 19 mars, c’est vous dire si c’est dur pour moi ! Il faut dire que je suis infidèle, j’en utilise plusieurs en même temps, comme le montrent mes photos.

Limitez le croquis au crayon de papier au minimum. Encrez-le très vite. Ça fait peur, mais c’est très formateur. C’est un conseil donné par Boulet aux Imaginales, alors bon, hein, on écoute les pros ! Depuis que je fais ça, je stresse moins et mon trait est plus assuré. Je n’ai pas encore osé me lancer directement à l’encre sur de gros dessins, mais parfois, j’attaque tout de suite au stylo bille et le résultat final est assez sympa. Dites-vous qu’aucun croquis n’est jamais parfait, de toute façon. Aucun carnet, aussi beau soit-il, n’est sacré. Mieux vaut l’utiliser de bon cœur, avec le risque de rater quelques pages, plutôt que le laisser moisir dans le noir. J’ai des cahiers noircis de pages et de pages d’écriture moche, peu soignée, et pourtant, rien de me plait plus que de tourner les pages et de sentir le craquement caractéristique du papier usagé sous mes doigts.

Allez, avant de vous laisser sur ces réflexions, je vous offre une petite surprise: un tour en vidéo de mon carnet à dessins ! J’espère que ça vous plaira ! Je ne vous les montre pas tous parce que certains ne sont vraiment pas destinés à tous les petits yeux chastes et mineurs, sorry ! Mais pour le reste, amusez-vous bien!

 

Le 4ème accord toltèque: faites toujours de votre mieux

Aujourd’hui, nous arrivons au terme de notre série d’articles sur les 4 accords toltèques.

Pour mémoire, vous pouvez lire ou relire les articles précédents:

J’espère que cette série de janvier vous a plu et intéressé, ou au moins donné envie d’essayer d’appliquer les accords au quotidien. Le dernier est simple, mais l’appliquer nous aidera à mieux appréhender les 3 autres.

Faites toujours de votre mieux

Ça parait bête, mais faire de son mieux nous conduira à être en paix avec nous-même. Faire de notre mieux musèlera la voix qui nous juge sans cesse pour nos insuffisances présumées.

L’auteur nous conseille de toujours faire de notre mieux, ni plus ni moins. Et c’est là l’élément essentiel. Notre mieux sera différent à chaque tentative, selon qu’on soit en forme, malade, fatigué, plein de motivation. Quoi qu’il arrive, il faut se donner la peine de donner son meilleur selon les circonstances, sans forcer, sans culpabiliser parce qu’on voudrait faire plus.

En faisant de notre mieux, le plus sincèrement possible, on verra nos performances s’améliorer à chaque tentative. Si on force, si on s’obstine à exiger plus que ce qu’on peut donner, on se vide de notre énergie et on risque de laisser le champ libre à l’autocritique. En faisant de son mieux, on se protège de la culpabilité et du jugement, de la honte et de l’autoflagellation.

Je terminerai cette explication avec un exemple très instructif tiré du livre :

Il était une fois un homme qui voulait transcender sa souffrance. Il se rendit à un temple bouddhiste pour trouver un maître qui puisse l’aider. Quand il trouva le Maître, il lui demanda : Maître, si je médite quatre heures par jours, combien de temps me faudra-t-il pour atteindre la transcendance ?

Le Maître le regarda et lui dit : Si tu médites quatre heures par jour, peut-être parviendras-tu à transcender ton existence dans dix ans.

Convaincu qu’il pouvait faire mieux que cela, l’homme lui demanda : Oh Maître, et si je méditais huit heures par jour, combien de temps cela me prendrait-il ?

Le Maître le regarda et lui répondit : Si tu médites huit heures par jour, il te faudra probablement vingt ans.

Mais pourquoi cela me prendrait-il plus de temps si je médite plus ? interrogea l’homme.

Le Maitre lui répondit : Tu n’es pas là pour sacrifier ta joie ni ta vie. Tu es là pour vivre, pour être heureux et pour aimer. Si tu fais de ton mieux en méditant deux heures, mais que tu y consacres huit heures à la place, tu ne feras que te fatiguer, tu passeras à côté de ton objectif et tu n’apprécieras pas ton existence. Fais de ton mieux et peut-être apprendras-tu que, peu importe la durée de la méditation, tu peux vivre aimer et être heureux.

Faire de son mieux, c’est passer à l’action, agir en suivant son envie, et non l’espoir d’une hypothétique récompense. C’est traduire sa liberté par l’action !

En ce qui me concerne, c’est écrire au rythme qui me convient, écouter mes envies, raconter l’histoire qui me plait à moi. C’est m’arrêter quand je n’ai plus d’idées, passer à autre chose, dessiner, tester de nouvelles techniques, apprendre de mes erreurs, recommencer autrement.

Et pour vous, ça veut dire quoi, faire de son mieux ?

 

 

Le 3ème accord toltèque: ne faites pas de suppositions

Bonjour à vous, les amis !

Je continue ma série d’articles sur les 4 accords toltèques avec l’avant-dernier d’entre eux. Je dois avouer que j’ai de plus en plus de mal à dire lequel est le plus complexe à mettre en place.

Jusqu’ici, nous avons parlé de :

Garder une parole impeccable

Ne jamais en faire une affaire personnelle

Aujourd’hui nous allons parler d’un autre conseil important pour préserver ses relations et sa liberté personnelle :

Ne faites pas de suppositions

C’est un problème que je rencontre souvent et dont j’ai longtemps souffert. Les suppositions sont aussi inutiles que dangereuses. Nous imaginons des choses à propos des gens, de leurs attentes, leurs motivations, nous imaginons qu’ils nous aiment ou au contraire, qu’ils ne nous aiment pas, nous en faisons une affaire personnelle et nous nous empoisonnons, ainsi que les autres.

Et ça peut finir en vraie dispute, oui !

 

Il vaut toujours mieux poser des questions que faire des suppositions, parce que celles-ci nous programment à souffrir

Combien de fois me suis-je fait des films dans ma tête, à redouter des entretiens professionnels parce que je  me faisais une montagne des attentes des gens, alors qu’en réalité ils n’en avaient aucune et surtout, n’avaient aucun grief à mon égard ? Quel stress inutile, les amis ! Si j’avais éclairci d’entrée de jeu l’objectif de l’entretien, j’aurais peut-être mieux dormi !

Tout ça parce que nous sommes persuadés que les gens voient la vie de la même façon que nous, qu’ils ressentent les mêmes choses et fonctionnent de la même façon que nous. Évidemment, ça nous amène à penser qu’ils vont nous juger et nous maltraiter si nous faisons une erreur, parce que nous sommes programmés à nous auto-infliger ce genre de violence.

En réalité, nous fonctionnons ainsi parce que notre cerveau a horreur du vide et que pour être rassuré, il a besoin d’avoir des réponses aux questions que nous n’osons pas poser. Alors, il crée des suppositions, des idées fausses, et nous nous mettons à les croire, parce que c’est bien plus simple que d’oser formuler ce qui nous angoisse et d’éclaircir la situation.

J’aime beaucoup cet exemple :

Faire des suppositions à propos de nos relations est le moyen le plus sûr de s’attirer des problèmes. Par exemple, nous supposons généralement que notre partenaire sait ce que nous voulons ; nous croyons donc ne pas avoir besoin de lui dire. Nous pensons qu’il va faire ce que nous désirons, parce qu’il nous connait bien. Et s’il ne le fait pas, nous nous sentons blessés et lui reprochons : « Tu aurais dû le savoir. »

Nous prêtons tellement d’intentions aux autres, sans vérifier si ce que nous pensons est vrai. À cause de cela, nous médisons, nous  nous enfermons dans la colère et le ressentiment, sans bien sûr exprimer ce qui nous dérange, parce qu’après tout, les gens devraient s’en douter, non ?

J’ai fait ça. J’ai été le genre de personne à ne pas oser exprimer mes craintes, mes doutes, mes besoins. Je partais du principe que c’était tellement évident. Bien sûr, j’étais déçue et je m’enfermais dans une attitude passive-agressive totalement vide de sens. Pourquoi ? Parce que je pensais que me plaindre explicitement ferait de moi la chieuse de service, mais c’était mon jugement, pas celui des autres. Et c’est moi que je laissais souffrir inutilement.

J’ai aussi été le type de personne à ne pas oser montrer ce que je créais, dessinais, écrivais, parce que mon cerveau et ma petite voix perfide me soufflaient que les autres ne pourraient trouver ça que mauvais. Et du jour où j’ai osé partager ce que je faisais, je me suis aperçu qu’au contraire, la réception des autres était bienveillante et très positive !

Alors les amis, on ne présuppose rien, on se lance, on questionne, on éclaircit et surtout on ne prête aucune intention aux autres !

Le deuxième accord toltèque: n’en faites pas une affaire personnelle

Bonjour à tous !

Cette semaine nous poursuivons notre chemin à travers les 4 accords toltèques, de Don Miguel Ruiz, pour que janvier ne soit pas un mois de déprime hivernale, mais plutôt un mois consacré à l’amélioration de nos relations avec nous-même et les autres.

Lundi dernier, nous avons discuté du premier : Que votre parole soit impeccable. Nous avons vu que cette simple petite phrase contient en réalité un pouvoir énorme sur vous et sur les autres. C’est probablement le conseil le plus important et le plus difficile à mettre en place, mais bien suivi, il peut nous mener vers la quiétude et une liberté retrouvée.

Les 3 accords suivants découlent naturellement du premier, vous verrez. Aujourd’hui, nous abordons le deuxième :

Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle

Alors, même si le premier accord toltèque est le plus exigeant, je trouve que celui-ci est presque aussi compliqué à aborder. Nous avons été habitués à prendre personnellement tout ce qui se passe autour de nous. Le monde actuel nous pousse à prendre parti pour toutes sortes de choses. Un exemple flagrant à mes yeux, ce sont les réseaux sociaux. Combien de fois ai-je assisté à des disputes, à des débats qui tournaient au pugilat sur Facebook ou ailleurs ?

Pourquoi ?

Vous faites une affaire personnelle de ce qui vous est dit parce que vous y donnez votre accord. Dès lors, le poison s’infiltre en vous et vous êtes piégé dans l’enfer. La raison pour laquelle vous vous faites piéger est ce que l’on appelle l’importance personnelle, c’est-à-dire l’importance que l’on se donne. S’accorder de l’importance, se prendre au sérieux, ou faire de tout une affaire personnelle, voilà la plus grande manifestation d’égoïsme, puisque nous partons du principe que tout ce qui nous arrive nous concerne. Au cours de notre éducation, de notre domestication, nous apprenons à tout prendre pour soi. Nous pensons être responsable de tout.

Don Miguel Ruiz, les 4 accords toltèques

Parce que nous avons été programmés pour avoir le dernier mot. Si quelqu’un nous oppose un argument, nous nous faisons un devoir de lui prouver qu’il a tort et que nous avons raison. Parce que nous en faisons une affaire personnelle. En réagissant à des propos négatifs, voire à des insultes, nous invitons les gens à nous inclure dans leur vision du monde et à nous infecter avec leur poison.

Car c’est bien de poison qu’il s’agit, vous savez, poison émotionnel dont l’auteur parlait déjà dans le premier accord. En prenant les choses de façon personnelle, nous devenons vulnérables à la souffrance, à la colère et aux croyances mensongères projetées vers nous par les autres. Et nous courons le risque de les projeter à d’autres à notre tour.

L’idée, c’est que chacun voit le monde à travers un prisme qui lui appartient. Nous sommes le scénariste de notre histoire, nous en sommes aussi le personnage principal, mais nous essayons d’inviter les autres à prendre part à notre histoire, à y jouer un rôle. Réciproquement, les autres essayent de nous entraîner dans un rôle qu’ils ont choisi pour nous. Si nous y consentons, nous perdons le contrôle sur notre propre histoire. Tout ce que les autres vous disent n’est qu’une projection de leur scénario sur vous. En prenant personnellement ce qu’ils vous disent, vous risquez d’y croire.

Si quelqu’un vous donne son opinion en disant : « Qu’est-ce que tu as l’air gros ! », n’en faites pas une affaire personnelle, parce qu’en vérité cette personne est confrontée à ses propres sentiments, croyances et opinions. Elle essaye de vous envoyer du poison et si vous en faites une affaire personnelle, alors vous le recevez et vous l’appropriez.

Don Miguel Ruiz, les 4 accords toltèques

Si vous avez accepté l’idée de ne jamais rien prendre personnellement, vous vous immunisez contre le poison des autres, vous savez que rien de qu’ils vous diront ne vous touchera, car ce qu’ils disent pour vous blesser est en réalité une projection de leur propre souffrance.

Dans mon travail, je suis confrontée à la clientèle, en face à face et au téléphone. Autant dire que les risques de conflits sont légions. Combien de clients viennent cracher leur mécontentement chaque jour dans mon bureau ? Je l’ignore. Ce que je sais, maintenant, c’est qu’en ne prenant plus leur colère à titre personnel, non seulement je m’épargne de l’angoisse et de la culpabilité inutiles, mais je limite fortement la virulence des gens. Pour autant, je ne suis pas toujours aussi détachée que je le voudrais. Il m’arrive encore de me sentir blessée par des remarques au quotidien, alors qu’elles n’ont en réalité rien à voir avec moi. C’est du boulot, ces accords, je vous le dis !

Comme toujours, n’hésitez pas à donner votre opinion dans les commentaires. Pensez-vous maîtriser cet accord ? Sinon, avez-vous l’intention d’essayer ?

En attendant, je vous souhaite une excellente semaine et vous dis à lundi prochain!

 

Premier accord toltèque : Que votre parole soit impeccable

Bonjour à tous,

En janvier, je vois passer énormément d’articles sur les bonnes résolutions, la façon dont on va changer sa vie, les objectifs qu’on se fixe. Souvent, on veut changer son corps, se donner du mal pour répondre aux critères d’appréciation des autres. Mincir, devenir plus beau, gagner plus d’argent. Et fatalement, quand on n’arrive pas à tenir ses engagements, on culpabilise, on se sent nul et on se voit comme un bon à rien. Normal, puisque la société nous serine à longueur de temps nos insuffisances.

Crédit image: Pénélope Bagieu

Et si on commençait par changer son point de vue personnel, s’aimer soi-même, en toute sincérité ? Si on cessait de prêter attention aux voix négatives qui nous murmurent qu’on n’est pas assez ceci ? Pas assez cela ? C’est en tous cas le travail que j’ai décidé de faire cette année.

La semaine dernière, je vous parlais de mes compagnons pour 2017 et parmi eux se trouvait ce formidable petit livre, les 4 accords toltèques, de Don Miguel Ruiz. Un tout petit ouvrage de même pas 150 pages format poche qui contient pourtant des enseignements passionnants pour progresser dans sa recherche de liberté et ses rapports avec les autres. Quand je l’ai lu, je suis restée un long moment pensive, avec l’envie de le relire. Je sais qu’il va rester avec moi un bout de temps, car si les 4 accords toltèques paraissent évidents, leur mise en place effective réclame de la persévérance et oserai-je dire, de la foi.

Dans la série d’article que je prépare, je vous exposerai chaque accord séparément pour expliquer le message de l’auteur et ce que moi j’en ai retiré. Je lui laisserai ses opinions sur Dieu et le côté un peu religieux qui transparait dans son livre. Après tout, Don Miguel Ruiz est un nagual, ou Maître de la connaissance des Toltèques. Moi, je suis… moi. Une lectrice athée, qui mène une vie simple et souffre comme beaucoup d’autres d’un sérieux manque de confiance en elle. Et ce livre m’a quand même délivré pas mal de pistes pour apaiser ce complexe qui me ronge depuis des années, c’est la raison pour laquelle j’en parle avec vous aujourd’hui.

Si vous avez envie de partager votre ressenti sur le sujet, si vous avez aussi expérimenté ses conseils, je vous invite à le dire dans les commentaires. Je serai ravie d’échanger sur le sujet.

On y va ?

Que votre parole soit toujours impeccable

« Le langage est la première arme des humains. »

Dr Louise Banks, Premier contact.

J’ai vu ce film hier et son message m’a paru en résonance avec le premier et le plus important des accords Toltèques. On y voit la façon dont les humains tentent de communiquer avec des créatures extra-terrestres mystérieusement arrivées sur Terre. On y voit toute la force du langage, le pouvoir bénéfique qu’il peut revêtir, mais aussi son potentiel destructeur. Là où un groupe d’humains tente d’utiliser la parole pour nouer des liens avec les arrivants, comprendre leur point de vue et leurs intentions, d’autres utilisent la parole pour susciter la peur parmi leurs pairs et générer la haine de l’inconnu.

La parole n’est pas seulement un son ou un symbole écrit. C’est une force ; elle représente votre capacité à communiquer et à vous exprimer, à penser et donc à créer les évènements de votre vie. […] Mais comme une lame à double tranchant, votre parole peut créer les rêves les plus beaux ou tout détruire autour de vous.

Le plus souvent, cette arme commence par nous nuire à nous-même. Combien de fois nous disons-nous des choses horribles ? Que nous sommes stupides, pas assez doués pour accomplir nos rêves ? Notre parole, au lieu de l’utiliser pour construire, nous l’utilisons souvent pour nous juger, nous dévaloriser, ou perpétuer des croyances limitantes qu’on nous a inculquées depuis notre plus jeune âge. Notre propre parole nous instille la peur ou ce que l’auteur appelle notre poison émotionnel, au lieu de nous nourrir d’amour.

Être impeccable, d’après Don Miguel Ruiz, c’est commencer par ne rien faire contre soi-même. Et là, le travail commence. Bien sûr, cela commence par ne pas nous détruire intérieurement avec des mots cruels et des jugements, mais cela veut dire aussi ne pas utiliser la parole contre les autres, afin de ne pas retourner notre arme contre nous-même !

Si je m’aime, j’exprimerai cet amour dans mes interactions avec vous et ma parole sera impeccable, car cette manière d’agir produira une réaction similaire. Si je vous aime, vous m’aimerez. Si je vous insulte, vous m’insulterez. Si j’ai de la gratitude envers vous, vous en aurez envers moi. Si je suis égoïste avec vous, vous le serez avec moi. Si j’utilise ma parole pour vos jeter un sort, vous m’en jetterez aussi un.

L’idée est d’apprendre à utiliser la parole dans le sens de la vérité et de l’amour, de ne pas l’employer pour médire ou propager des idées fausses qui se propageront à leur tour. Et c’est dur, parce qu’on nous a appris qu’il fallait avoir le dessus sur les autres, avoir le dernier mot, quoi qu’il arrive. Pour avoir le dessus, on utilise le pouvoir de la parole pour souffler aux autres des idées négatives qu’ils porteront en eux des années durant. Parfois on le fait involontairement, sans réaliser à quel point la magie de la parole est puissante. Quand l’auteur parle de sort jeté à autrui, j’ai tendance à partager son avis. Si quelqu’un vous que vous aimez vous dit que vous êtes beau, vous aurez tendance à le croire, à vous sentir beau. Votre confiance en vous sera renforcée. Si vos proches vous rabâchent que vous n’êtes pas capable de réaliser votre projet, que c’est trop dur, eh bien vous risquez de les croire et de vous abstenir de le tenter. C’est là la puissance de la parole.

Oui, on peut refuser de prêter foi aux paroles d’autrui, ça marche aussi!

Pour ma part, je me suis souvent blessée avec ma parole. « Je ne serai jamais un écrivain légitime, qui en a quelque chose à cirer de ce que j’écris, de toute façon ? Et mes dessins ! Bah, tu ferais mieux de les cacher, ils ne valent pas ceux des vrais artistes ! » Ça vous parle, à vous aussi ?

Alors, voilà : à partir de maintenant, je vais travailler sur ma parole, essayer de la rendre la plus impeccable possible, la guider vers l’acte créateur plutôt que la pensée limitante et négative. Je sais que ce sera dur, que je serai souvent amenée à faiblir, mais tel sera mon objectif numéro 1 !

Qui veut en être ?

2017 en 4 outils et 4 conseils

Bonjour tout le monde,

Les fêtes sont derrière nous ! Nous voici bien ancrés en 2017, que je vous souhaite douce, heureuse, et propice à la réalisation de vos projets.

La transition entre 2 années est souvent un moment de réflexion sur soi, sur ses envies, les choses qu’on souhaiterait modifier, améliorer, réécrire. Je ne fais pas exception à la règle, si ce n’est que cette fois, je n’ai pas rédigé mon article bilan habituel de fin d’année. Je ne rédigerai pas non plus d’article vous exposant mes bonnes résolutions pour 2017, tout simplement parce que je n’en prends plus.

Cela ne signifie pas que je n’ai envie de rien, que je ne nourris aucune envie pour démarrer 2017 sur les chapeaux de roue, au contraire ! Mes rêves créatifs sont bien présents, mais j’ai juste décidé de les commencer avant le Nouvel-An. Décembre a été un mois très agréable à cet égard. Des lectures passionnantes, des portes ouvertes sur une réflexion apaisée, des dessins à foison, une découverte de l’aquarelle, des idées à écrire.

Aujourd’hui, plutôt que de bonnes résolutions, je vous propose un rapide point sur mes compagnons créatifs en 2017 :

La bougie ne compte pas, hein! 😉

Mon Traveler’s Notebook :

Je ne lâche plus cette belle couverture en cuir aménageable à l’envi avec des carnets, pochettes cartonnées, papiers en vrac. Mon carnet du voyageur (qui ne voyage pas beaucoup pour l’instant) contient mon Bullet Journal, un carnet destiné à l’écriture de mes idées de romans, mes suivis de béta lecture sur CoCyclics

Mon carnet à dessins :

Ce formidable cahier en kraft format A4 environ est génial et ne coute presque rien ! Depuis que Steph en a acheté pour son projet de journal surnaturel/horreur, je n’utilise que ça pour mes croquis, ébauches, portraits. Ce papier épais et non traité supporte l’encre, le crayon, les aquarelles même bien mouillées. C’est un bonheur !

Mon art journal :

L’Art Therapy est un concept encore un peu méconnu, pourtant ses bienfaits m’ont vraiment étonnée en cette fin d’année chargée. L’acte créatif peut vraiment soulager quelqu’un de ses tensions, le relaxer au même titre que la méditation. Sans m’être plongée dans des études poussées sur le sujet, j’ai commencé à utiliser un carnet fait maison avec des feuilles Canson noires dont je n’avais guère l’utilité. Dessus, je fais du collage, je peins, j’écris, je déchire, je brûle, je fais ce que je veux ! Je ne me fixe aucun thème, aucun objectif. Je démarre une page sans savoir où je vais et j’oublie le temps. Si vous êtes stressé, essayez ! Vous serez surpris de constater la joie qu’on éprouve en observant le résultat. En plus, c’est un excellent moyen pour ceux qui ont des vieilles peintures, papiers et autres matériels artistiques chez eux de les utiliser ! Mieux vaut ça que laisser ses affaires moisir au fond d’un tiroir, je trouve !

Les Quatre Accords Toltèques :

En décembre, lors d’un déplacement sur Paris, j’ai acheté ce petit bouquin de Don Miguel Ruiz à la gare et je l’ai dévoré le jour même. J’avais déjà entendu parler des 4 accords Toltèques, une sorte de philosophie de vie en 4 axes à la fois très simple à comprendre et parfois si difficiles à suivre.

D’ailleurs, je vous laisse avec ces quatre petits conseils pour bien commencer 2017 :

Que votre parole soit impeccable

Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle

Ne faites pas de suppositions

Faites toujours de votre mieux !

Dit comme ça, ça parait évident, mais je vous assure que mettre en pratique ces conseils demande beaucoup de persévérance ! J’ai envie d’en faire le thème de ce blog pour le début d’année ! Ça vous dirait qu’on aborde ces sujets un par un le lundi et qu’on en discute ici ? Lundi prochain, on parlera ensemble de l’importance de la parole dans nos rapports.

En attendant, je vous souhaite une très belle semaine, mais aussi une fantastique année !

 

 

Les Pirates de l’Escroc-Griffe | Les terres interdites, Jean-Sébastien Guillermou

Bonjour à tous,

J’inaugure une nouvelle section sur le blog. Après les bafouilles, les gribouillis et l’organisation, viennent les chroniques. Ça faisait longtemps que je n’avais pas partagé mes coups de cœur littéraires, et j’espère que ça va me pousser à consacrer un peu plus de temps à la lecture en 2017.

J’ai une pile à lire gigantesque, surtout depuis les Imaginales ! Si je ne me botte pas les fesses, elle ne descendra jamais ! Et surtout, j’ai une masse de livres que j’ai adorés, mais dont je n’ai pas pris le temps de parler.

Oui, pour ces chroniques, je ne me fixe qu’une règle : je ne parle de ce que j’ai aimé. Vous ne me verrez jamais descendre un livre sur ce blog, à moins que je ne sois ivre ce jour-là, ce qui n’est pas près d’arriver !

Outre le fait que je connaisse la difficulté d’écrire un roman, mes goûts sont totalement personnels, subjectifs, et ce qui ne me plait pas à moi peut très bien plaire à d’autres lecteurs.

Aujourd’hui, je commence avec Les Pirates de l’Escroc-Griffe, tome 1 : Les terres interdites, par Jean-Sébastien Guillermou.

couverturepiratestome1

Le résumé:

Lorsque Caboche, après s’être enfui de l’orphelinat militaire, part à la recherche de son père, il ne s’attendait certainement pas à rencontrer la compagnie de L’Escroc-Griffe et encore moins à monter à bord de leur bateau ! Connu pour n’avoir jamais réussi un abordage, l’équipage de Bretelle, vieux capitaine désabusé, ressemble plus à la troupe d’un cirque qu’à une bande de pirates. Mais Caboche va les entraîner dans un voyage rocambolesque sur les Mers Turquoises, à la recherche d’un trésor mythique. Une quête dangereuse puisqu’ils sont pourchassés par l’invincible et immortel Amiral-Fantôme, et qui les mènera jusqu’aux confins du Monde-Fleur, aux abords des mystérieuses Terres Interdites…

Mon avis:

Vous aimez l’aventure, les voyages, les galeries de personnages qui n’auraient en principe rien à faire ensemble ? Vous êtes servis ! L’équipage de l’Escroc-Griffe est aussi hétéroclite qu’attachant. Si on suit principalement Caboche, jeune garçon à la recherche de son père, on découvre progressivement la personnalité de ses compagnons, du Capitaine Bretelle, capitaine farfelu à Goowan, doté d’une sagesse incomparable.

Comme dans toute bonne histoire de cape et d’épée, le rythme est rapide, enlevé, et nos héros ne connaissent guère de répit dans leur parcours à travers les Mers Turquoises. À la fois losers et intrépides, ils enchaînent les actes de bravoure et contrecarrent les plans d’un cardinal machiavélique dont l’ambition pourrait bien mener le monde à sa perte.

Personnellement, je suis séduite ! J’aime le parfum d’exploration et de mystère qui flotte sur le Monde-Fleur. J’apprécie l’écriture, simple et directe, parfaitement adaptée à l’ambiance, les dialogues efficaces, les réparties pleine d’humour. Et surtout, le soin mis dans les descriptions des navires et les scènes d’action.

Bref, j’ai bientôt fini le tome 2, les feux de Mortifice, alors je reviendrai vite pour parler de la suite ! (D’ailleurs, j’ai un contentieux en cours avec Jean-Sébastien pour cruauté excessive envers ses lecteurs ! 😀 )

Sinon, vous avez une intégrale qui vient de paraître chez Bragelonne ; comme ça, vous vous ferez une idée vous-même sur cette fantastique trilogie ! 😉

Sur ce, bon dimanche à vous, les amis !

Bullet journal, bilan à fin octobre

Bonjour à tous,

En cette veille de novembre, j’ai eu envie de poster une mise à jour de mon bullet journal. En effet, cela fait déjà quelques mois que je l’utilise avec un réel plaisir, néanmoins, je constate qu’il continue d’évoluer au fil de mes besoins et des listes qui me viennent en tête. Sans revenir sur les bases du BuJo parce que d’autres, comme Chloé, le font mieux que moi, j’émaillerai mes photos de quelques explications pour ceux qui découvrent le principe.

Comment fonctionnait mon système jusqu’ici :

Le support :

Je suis passée par plusieurs outils : carnet de notes, Filofax, puis le Traveler’s Notebook. C’est ce dernier qui me plait le plus, pour sa flexibilité et son élégance un peu rétro.

Je l'ai depuis août et il voyage avec moi dans mon sac, le cuir s'est déjà bien patiné et a pris des marques.
Je l’ai depuis août et il voyage avec moi dans mon sac, le cuir s’est déjà bien patiné et a pris des marques.

Le contenu :

Jusqu’ici, c’était un peu le joyeux bazar dans mon bullet journal. Étant une adepte du système de base, j’ai tendance à tout écrire à la suite. Cela ne poserait pas de problème si je tenais un index à jour or ce n’est pas le cas. Mes pages quotidiennes côtoient comme elles peuvent mes pages type journal intime, mes listes, mes notes en vrac, et mon marque-page reste sur la semaine en cours. En toute sincérité, j’ai bien aimé cet usage un peu chaotique de mon journal, ça ne m’a pas empêchée de m’y repérer.

Côté déco, je suis restée assez sobre, j’utilisais les feutres noirs qui passaient à ma portée, ça allait très bien comme ça. J’ai ajouté un peu de washi tape pour donner de l’allure à mes pages et voilà ! Je ne dessine pas sur mes pages, j’ai des sketchbook dédiés à mes activités artistiques pour ça.

Voici un exemple de page mensuelle. L'idée est d'y noter tout ce qui peut se passer dans le mois, pour se repérer plus facilement. j'y note aussi les objectifs du mois, histoire de me motiver :-)
Voici un exemple de page mensuelle. L’idée est d’y noter tout ce qui peut se passer dans le mois, pour se repérer plus facilement. j’y note aussi les objectifs du mois, histoire de me motiver 🙂
Et voici à quoi ressemble une semaine dans mon bujo. C'est très sommaire en dehors de la frise en washi au bas de la page.
Et voici à quoi ressemble une semaine dans mon bujo. C’est très sommaire en dehors de la frise en washi au bas de la page.

Mes carnets actuels sont des cahiers Moleskine lignés coupés à la bonne taille pour le format Regular de la Traveler’s Company (ex Midori). Le papier est assez fin, avec une teinte légèrement crème que j’affectionne. Je testerai les inserts de la Traveler’s Company en kraft et avec de petits carreaux pour comparer, mais plus par curiosité que par réelle nécessité. Cela attendra la fin de mes cahiers.

Qu’est-ce qui change pour novembre ?

Côté support, je reste fidèle à mon Traveler’s Notebook, tout en modifiant la conception de mon BuJo. Il aura un carnet dédié, mais son approche va changer légèrement. Il va s’axer sur le développement personnel pour me motiver à opérer des changements dans ma vie, notamment travailler sur le minimalisme et la simplicité, mais aussi mettre ma créativité au centre de mes activités.

héhé, j'ai une table des matières, à présent ! et à gauche, un rappel des symboles que j'utilise, mais c'est surtout pour décorer, vu que je les connais un peu par cœur ! :-)
Héhé, j’ai une table des matières, à présent ! Et à gauche, un rappel des symboles que j’utilise, mais c’est surtout pour décorer, vu que je les connais un peu par cœur ! 🙂

Je ne prévois pas une avalanche de déco dans ce carnet, mais toujours une note de washi pour égayer le côté très sobre de mon écriture. Je me lâche surtout sur la présentation, en essayant de soigner un peu mes pages.

Ici, il s'agit d'un exercice de préparation au Miracle Morning, où l'on réfléchit à ce qu'on voudrait voir évoluer chez soi, avant de commencer le travail. C'est un peu personnel, mais pas non plus quelque chose que je n'assume pas. Donc, si ça peut vous donner envie d'essayer de vous poser ces questions, faites-vous plaisir. :-)
Ici, il s’agit d’un exercice de préparation au Miracle Morning, où l’on réfléchit à ce qu’on voudrait voir évoluer chez soi, avant de commencer le travail. C’est un peu personnel, mais pas non plus quelque chose que je n’assume pas. Donc, si ça peut vous donner envie d’essayer de vous poser ces questions, faites-vous plaisir. 🙂

 

Pour ceux qui connaissent le terme anglais, level 10 life, voici ma tentative, la roue la plus bancale du monde, mais j'aime bien son aspect final ^^
Pour ceux qui connaissent le terme anglais, level 10 life, voici ma tentative, la roue la plus bancale du monde, mais j’aime bien son aspect final ^^

 

Et pour pouvoir me repérer, un planning annuel ou Future Log. J'avais prévu de le faire après l'index, mais je l'ai zappé. Il sera donc un peu plus loin, c'est tout ! :-)
Et pour pouvoir me repérer, un planning annuel ou Future Log. J’avais prévu de le faire après l’index, mais je l’ai zappé. Il sera donc un peu plus loin, c’est tout ! 🙂

 

Désolée, la photo est un peu floue, mais ça vous donne un aperçu de novembre. J'y ai placé 3 trackers, un pour l'écriture, un pour le vélo et un pour mon Miracle Morning.
Désolée, la photo est un peu floue, mais ça vous donne un aperçu de novembre. J’y ai placé 3 trackers, un pour l’écriture, un pour le vélo et un pour mon Miracle Morning.

Je prévois un carnet annexe pour mes activités d’écrivain et le suivi de mes avancées en écriture, lecture et bêta lecture. D’ailleurs, je pense m’inspirer des pages de Florie dans son Bullet Journal pour reprendre un peu le pied dans la mare de Cocyclics.

Mon troisième carnet sera le support en kraft de la Traveler’s Company, spécialement dédié à mes croquis, pour pouvoir dessiner partout quand l’envie m’en prend. Avec un peu de chance, je le recevrai pour mon anniversaire !

Et ce sera tout ! Au-delà de trois carnets, je trouve que le Traveler’s Notebook est un peu trop lourd et j’aime sa ligne élégante, je ne veux pas qu’il déborde. Je vais tester mon système en novembre et voir s’il me satisfait et surtout, s’il m’aide à lancer les quelques projets que j’ai sur le feu, à savoir le NaNoWriMo (en mode off, j’en reparlerai) et le Miracle Morning, qui fera également l’objet d’un article.

Je suis très contente de ce système d’organisation, il répond totalement à mon mode de pensée, il est flexible et simple d’utilisation. Je posterai régulièrement des bilans pour voir si j’ai pu en tirer profit, ce qui doit être modifié/amélioré. Si vous avez des questions ou que vous voulez parler de votre BuJo, n’hésitez pas, les commentaires sont ouverts! 😉

Bonne semaine et ne mangez pas trop de bonbons ce soir!

 

 

 

La procrastination et moi

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, j’ai envie d’aborder un sujet qui m’intéresse beaucoup à titre personnel : la procrastination et surtout, les moyens de lutter contre elle.

Définition de la procrastination :

La procrastination (du latin pro, qui signifie « en avant » et crastinus qui signifie « du lendemain ») est une tendance à remettre systématiquement au lendemain des actions (qu’elles soient limitées à un domaine précis de la vie quotidienne ou non).

Source Wikipédia

Avec ça, nous voilà bien, n’est-ce pas ?

Je fais partie des personnes gravement atteintes par ce fléau, plus particulièrement dans la vie personnelle. Je peux reporter certaines tâches indéfiniment, et être prise d’une frénésie d’accomplissement un matin au réveil. Au travail, au contraire, j’ai tendance à gérer plein de choses en même temps, ce qui ne veut pas dire que ça me rende plus efficace, mais je n’ai pas beaucoup de choix.

Apparemment, la procrastination viendrait de plusieurs facteurs : des tâches rébarbatives à accomplir, l’ennui, l’anxiété, un manque d’estime de soi, mais aussi l’impulsivité. Enfin, d’après Wikipédia. Je dirais que moi, je suis un mélange de tout ça à la fois ! 🙂 (Je rajouterais les réseaux sociaux dans mes problèmes, mais bon…)

Pour autant, ça ne signifie pas que le procrastinateur ne fiche rien de ses journées, bien au contraire. C’est souvent quelqu’un qui va se trouver plein de choses à faire, du moment qu’elles n’ont aucun lien avec ce qui est réellement urgent/important.

Soyons clairs, dans certains aspects de ma vie quotidienne, je suis flemmarde et il y a plein de corvées que je déteste faire. Tout plutôt que le repassage, par exemple. D’ailleurs, j’ai une montagne de linge qui m’attend, mais je préfère écrire un article sur la procrastination, qui est bien plus essentiel, vous comprenez ?

Je peux aussi aller à reculons vers un sujet qui m’effraie, une confrontation, un rendez-vous pénible. Souvent, je ne me sens pas capable de gérer le problème ; j’aurai alors tendance à repousser l’échéance au maximum en m’inventant des choses plus importantes à faire. Alors que le plus souvent, je ressors soulagée de l’épreuve une fois que j’ai osé la traverser.

Personnellement, je dirais que la question de l’estime de soi est importante, notamment dans mon rapport à l’écriture. Je peux repousser des semaines durant la rédaction d’un chapitre, sous prétexte qu’il faut que je fasse plein de recherches. En réalité, c’est souvent une fausse barbe liée à mon perfectionnisme latent. Si je ne me sens pas à l’aise avec une scène, un chapitre, si j’ai l’impression que je cours au casse-pipe, eh bien, je n’y vais pas, c’est pas compliqué ! 🙂

Mes moyens pour lutter contre la procrastination :

1.Le questionnement :

Ça, je l’applique plutôt dans mes activités créatives. Pourquoi est-ce que je repousse ce fichu chapitre ? Qu’est-ce qui me dérange dans sa rédaction ? S’il est ennuyeux à écrire, c’est peut-être qu’il sera ennuyeux à lire aussi, dans ce cas, le problème est plus profond et nécessite de revoir le plan. Parfois, modifier quelques éléments de la trame permet de débloquer un nœud pénible qui retenait la plume. Ça m’est arrivé hier encore et la joie de rédiger plus d’un millier de mots après un silence de plusieurs semaines n’a pas de prix.

Attention toutefois à ne pas laisser le perfectionnisme biaiser votre questionnement. À un moment donné, il faut y aller ! La procrastination est une adversaire retorse qui se cache derrière les plus louables intentions.

2.Le Bullet journal :

J’en ai déjà parlé dans cet article, ce système de planning souple et personnalisable me permet de gérer plus sereinement mon quotidien. Il me permet de répartir les tâches qui ne m’emballent pas dans la semaine ou le mois, de gérer mes listes et de noter mes progrès. Quel plaisir de cocher des croix quand on s’est débarrassé d’un truc à faire !

dailybujo
Bon ok, je décore toujours un peu, mais j’ai acheté tellement de bêtises qu’il faut bien que je les utilise! 🙂

Attention cependant à ne pas procrastiner en faisant joujou avec le BuJo. On peut planifier à l’infini, à un moment donné il faut se mettre à l’œuvre ! Voilà pourquoi j’ai arrêté de me préoccuper de la décoration de mon Bullet Journal. J’y consacrais beaucoup trop de temps, influencée en cela par nombre de Youtubeuses très très créatives dans le domaine, comme l’adorable Boho Berry. Jusqu’à lire cette phrase très sage d’un utilisateur du système :

A bullet journal is about getting crap done, not making your crap look good.  Austin Miller

Un bullet journal est là pour gérer tes conneries*, pas pour les rendre jolies. (*sous entendu, tes trucs à faire)

Que rajouter à ça ? Ça m’a fait réfléchir à la façon dont j’utilisais le bullet journal et je me suis rendue à l’évidence, je ne l’exploitais pas. Je le laissais me contrôler en y insérant des tas de choses inutiles pour ne pas avoir à faire ce qui devait être fait.

J'adore Boho Berry, mais ça pour moi, c'est épuisant et je n'y retrouve pas mes petits… :-)
J’adore Boho Berry, mais ça pour moi, c’est épuisant et je n’y retrouve pas mes petits… 🙂

Aujourd’hui, je progresse. J’essaye vraiment de faire ce que j’y inscris. Je considère ça comme un engagement. Par exemple, grâce à lui, je n’ai encore loupé aucun de nos rendez-vous hebdomadaires sur ce blog ! J’y écris mes idées, mes projets, dans le but de les concrétiser et pas juste de faire une belle liste inutile ! 🙂

3.L’engagement :

J’ai décidé de quelques axes que je considère comme non négociables, c’est-à-dire que je dois faire en dépit des contraintes extérieures, du stress ou autres :

  • Le sport. Pour quelqu’un comme moi, avec un job sédentaire et des loisirs tout aussi sédentaires, c’est essentiel. J’ai planifié 2 séances de 2 heures par semaine et je m’efforce de prendre le vélo tous les jours. C’est gravé dans le marbre de mon bullet journal.
  • Le blog. Il est possible que j’en vienne à modifier le rythme, mais en tous cas, je tiens à ma régularité sur le sujet.
  • Écrire un chapitre par semaine sur mon roman en cours. Ça veut dire qu’il va falloir que je travaille sur une routine qui me permette d’avancer un peu tous les jours. Voilà un sujet d’article intéressant !
  • Ma cape violette de modératrice sur CoCyclics
  • Le dessin, notamment pour avancer sur les aventures d’Itti, parce que c’est un projet concret et qu’en plus, je ne suis pas seule dessus !
  • Et surtout, du temps pour Monsieur et moi !

Ouf ! ça en fait un long article, j’espère que vous ne vous êtes pas endormis ! Et vous, comment gérez-vous la procrastination ? Peut-être n’êtes-vous pas confrontés à ce problème et ce serait intéressant d’avoir votre ressenti sur le sujet. Si comme moi, vous en souffrez, n’hésitez pas à partager votre expérience en commentaires !

En attendant, passez une bonne semaine, les amis !

Aemarielle

Gribouillis #7 Labyrinthe

Bonsoir à tous, j’espère qu’il n’a pas trop plu chez vous!

De mon côté, il a fait un temps pourri, du coup j’ai passé la matinée à écrire, l’après-midi à cogiter sur notre projet d’histoire illustrée, à Colcoriane et à moi et évidemment, j’ai complètement oublié de préparer un dessin inédit pour notre rendez-vous hebdomadaire! Désolée.

Pour me faire pardonner et ne pas vous laisser sans rien, je vous présente un dessin que j’ai réalisé en début d’année, mais qui, pour une raison qui m’échappe, ressort beaucoup sur les réseaux sociaux auxquels je suis inscrite. Enfin beaucoup, c’est façon de parler, hein! ^^ Il a juste beaucoup de succès sur DeviantArt et Tumblr, mais ça me touche, d’autant qu’il a été partagé récemment sur Facebook par un inconnu, ce qui ne m’était jamais arrivé.

Je vous présente Sa Majesté Jareth, le roi Gobelin et Sarah, les deux héros du film Labyrinthe, un film que les moins de vingt ans ne connaissent probablement pas, mais qui m’a enchantée durant le début de mon adolescence.

labyrinthe
David Bowie et Jennifer Connelly sont les interprètes principaux de ce film fantastique

Ce dessin m’est venu après le décès de David Bowie, dont j’aime beaucoup les talents d’acteur en plus de ses chansons. Je l’ai réalisé sur du kraft avec un feutre noir et un stylo gel blanc.

Voilà, je me suis dit que ça changerait un peu des illustrations tirées du Cycle du Dieu Noir ! 😉

J’espère qu’ils vous plaisent, tous les deux! Je serais curieuse de savoir qui a vu Labyrinthe, d’ailleurs! 🙂

Bon week-end à vous.

Aemarielle