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Blog |Comment retrouver plaisir à écrire

Disclaimer: ceci n’est pas un article clé en main avec une liste de réponses toutes prêtes. C’est le fruit de mes questionnements sur le plaisir d’écrire et il évoluera certainement au fil de mes apprentissages.

Aemarielle

Ces derniers temps, j’ai eu beaucoup de mal à me poser devant mon blog pour écrire. J’ouvre mon éditeur, je respire, j’étire mes doigts et rien. Le blanc. Je crée des brouillons, je note des titres, mais en revenant dessus, je tique : rien ne m’inspire.

— Reviens dessus plus tard, ça ira mieux, me dis-je. Tiens, si je cherchais des articles inspirants pour m’aider ?

Après un plongeon dans l’océan des épingles Pinterest, je m’y remets. Mais chaque fois, le phénomène se reproduit. Que dire ? Quel thème aborder de façon « smart » et originale pour procurer à mes lecteurices le contenu passionnant qu’ils sont en droit d’espérer en échange de leur attention ?

Et puis qui le lira de toute façon ? Et puis je sais pas quoi raconter d’intéressant.

Comment retrouver plaisir à écrire sur son blog

Quand trop de théorie tue l’inspiration

Revenons à mon objectif de départ. Je veux devenir artiste à temps plein, vivre de mes créations, et pour cela, il vaudrait mieux que les gens puissent me trouver et voir ce que je propose. Un site solide est un indispensable. J’ai donc commencé par de la recherche. J’ai lu des blogs, regardé des vidéos sur Youtube, observé ce que font les autres. Les bases, je les connais. Je sais qu’il est important d’être soi, mais de penser SEO, mots-clés, de prendre de belles photos, et surtout : apporter de la valeur.

Parfait.

Et une fois que je sais tout ça, je fais quoi ?

C’est quoi de la valeur ?

Après une semaine de recherche « procrastinatoire » dans les méandres de Pinterest, une version résumée du terme valeur correspondrait à :

Problème – besoin – solution (technique de vente niveau maternelle)

Le commercial compétent discute avec son client, lui pose des questions, soulève un problème, découvre un besoin et apporte une solution. Si tout se passe comme il veut, il vend. Sinon, le client « va réfléchir » (spoiler: il ne reviendra jamais). Le grand internet regorge de blogs qui vont m’expliquer pourquoi c’est important de connaître sa cible, créer une landing page, de growing ma mailing list, de créer des appels à l’action, d’optimiser mes épingles pour Pinterest et surtout de créer une formation en ligne pour générer des revenus passifs sur mon blog.

Euh non, ce ne sont pas les articles que je lis ^^

Je vais être honnête : je dévore un nombre incalculable de ce genre d’articles. Pourquoi je m’inflige ça ? Parce que je prends mon activité à cœur. Je veux vous offrir un contenu sympa, échanger avec vous, mais encore faut-il que vous me distinguiez dans la masse de créateurs de contenus. Voilà pourquoi je me forme et pourquoi je cherche des articles sur le sujet.

Sauf qu’ils ne répondent pas à ma problématique : j’écris des textes, je crée des illustrations, je baigne dans un univers et j’ai envie de rassembler des personnes qui partagent mes centres d’intérêts, mes valeurs. Et s’ielles ont envie d’acquérir mes dessins, c’est encore plus cool. Alors oui, je veux des clients (il faut bien vivre, ma bonne dame!), mais pas uniquement.

Et non, je n’ai pas envie de créer des formations en ligne sur l’art de tenir son crayon ou de gérer une composition juste pour enrichir ma mailing list. Et surtout, j’ai très peu de conseils à donner sur le plan technique.

Je n’ai pas non plus envie de rédiger des articles en mode liste : 6 conseils pour ceci, 10 erreurs à ne pas faire, les 25 règles pour bien écrire sur ton blog, les 10 fournitures essentielles pour commencer le dessin.

Je ne suis pas une commerciale, je suis une artiiiiste, moa !

Partiellement faux.

En choisissant de devenir artiste professionnelle, j’ai créé une entreprise individuelle. J’ai donc mis un pied dans l’entreprenariat et de ce fait, mon travail ne peut pas se cantonner à créer. Même si je dessine 8 heures par jour, si personne ne me voit, je vais vite faire face à un problème qu’on appelle l’argent. J’ai donc besoin de ressources qui soient adaptées aux artistes-auteurs et pas aux coachs, rédacteurs web ou community managers freelance.

Mais ne pas détenir ces ressources ne veut pas dire que je ne peux pas expérimenter en attendant. Alors qu’est-ce qui bloque ?

Le perfectionnisme 

Toujours le bon vieux perfectionnisme. Nan, mais je vais attendre, chercher encore, je vais bien finir par trouver l’article magique, la recette pour bien communiquer en tant qu’artiste. Et là, j’écrirai mes supers articles trop bien calibrés pour le SEO (il faudra que je vous parle de Yoast SEO, ma Némésis !) et je les partagerai sur les réseaux sociaux avec des visuels au top ! Et la vie sera parfaite, le trafic de mon site explosera comme jamais et les ventes afflueront.

Ou alors, je pourrais juste arrêter de me remplir la tête de conseils et juste écrire ce qui me fait vibrer. Commencer maintenant, même si mon blog n’est pas encore parfaitement à l’image que je souhaite, créer mes propres ressources, partir en quête d’infos et les partager. Faire des erreurs, les corriger, accepter que développer une communauté prend du temps et des efforts. Et surtout : ne pas me décourager.

Mes actions immédiates :

  • Ecrire cet article !
  • Poster cet article et ne pas l’oublier dans mes brouillons

Mes actions en cours :

  • Créer mon identité visuelle
  • Créer mon portfolio pour l’emmener aux Imaginales avec moi

Je vais créer J’ai créé une nouvelle catégorie pour le blog qui s’appellera Artpreneuriat. J’y partagerai mes trouvailles, mes expériences et des ressources pour les artistes qui veulent développer leur activité sereinement.

Et vous ? Quel est votre rapport avec votre blog ? Vous l’aimez, vous le détestez ? Vous l’avez abandonné ?

Merci infiniment pour votre visite. Je suis Aemarielle, artiste strasbourgeoise distillatrice de nectar de fantasy. Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le partager sur les réseaux sociaux. Et si vous souhaitez soutenir mon travail, vous pouvez devenir un de mes mécènes sur Patreon en cliquant sur le bouton juste en dessous !

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La réforme du statut artiste-auteur

La semaine dernière, je parlais de la première étape administrative pour les fous braves décidés à faire de l’art leur métier: le régime fiscal. Si vous n’avez pas lu l’article, vous le trouverez par ici.

Aujourd’hui, j’aborde un autre aspect de la vie d’artiste: la protection sociale.

Le régime des artistes-auteurs est en pleine mutation cette année. Pour moi qui ai débuté mon activité en 2018, c’est un peu déconcertant, malgré quelques années d’expérience dans les paperasses. Alors pour les artistes atteints de phobie administrative (si ça existe en politique, on va considérer que ça marche aussi pour nous!), j’imagine votre poussée d’urticaire à cette excitante perspective.

Et si on essayait d’y voir plus clair ?

La réforme du statut artiste-auteur
Image réalisée avec Pixabay

Les charges sociales, ça sert à quoi ?

En France, nous fonctionnons sur le principe de la répartition, c’est-à-dire la solidarité. On peut critiquer ce principe, (payer, c’est jamais agréable) mais il nous permet entre autre d’être soigné ou de percevoir des revenus quand est malade. Quand on est salarié, les cotisations sociales sont prélevées sur notre salaire. Pour les retraités, elles sont retenues sur les pensions. Mais quand exerce une activité indépendante, on doit les verser nous-mêmes sur la base de nos revenus.

Moi ce que je veux, c'est dessiner !
Je vous montre l’étendue de mon talent artistique, là. Je suis au taquet ^^

Les différentes cotisations sociales:

Voici un aperçu des cotisations que vous devrez acquitter sur vos revenus

Source:
http://www.secu-artistes-auteurs.fr/assiettes-cotisations

On peut déjà constater une chose: l’ensemble des prélèvements représente 17,35% de votre bénéfice. Et si vous regardez bien, vous verrez que seule une partie de la CSG est déductible des impôts, pas la totalité. (Oui, on paye bien des impôts sur des charges payées, tout est normal !)

Nous payons donc une cotisation pour la Sécurité sociale des artistes, pour la retraite, pour la formation, et pour rembourser la dette (la deette!!) sociale. Il manque un élément important dans le tableau: la retraite complémentaire.

En complément de la retraite de base versée par la Sécurité sociale, les salariés cotisent pour la retraite complémentaire. Les artistes-auteurs qui dépassent 9027€ de revenus (seuil 2019) se voient obligés de cotiser au RAAP (régime des artistes-auteurs professionnels) pour la retraite complémentaire, au taux de… 8% (dans ta face!)

Qu’est-ce que tout cela veut dire? Simplement, qu’il va vous falloir tenir compte de ces paramètres dans vos tarifs. À 5€ un dessin, je vous laisse imaginer ce qu’il vous reste après impôts et charges…

Artiste est un vrai métier
Et un métier doit être traité avec considération par soi-même, déjà. J’ai mis du temps à me le fourrer dans le crâne.

La Maison des Artistes/ l’AGESSA

Ces deux associations loi 1901 assurent l’affiliation des artistes-auteurs à la Sécurité sociale en fonction de leur activité principale.

Si vous créez des œuvres graphiques et plastiques (dessins, peintures, sculpture…), vous dépendez de la Maison des Artistes.

Si vous illustrez des livres, écrivez des romans, faites de la photo, composez de la musique ou des œuvres audiovisuelles, vous dépendez de l’AGESSA.

Si vous exercez des activités multiples, vous cotiserez pour chacune d’elle, mais votre affiliation dépendra de celle où vous exercez le plus.

Les changements en 2019

Nouvel organisme collecteur:

Comme j’ai débuté en 2018, j’ai encore la joie de déclarer mes revenus artistiques sur le site de la Maison des Artistes cette année. À compter de 2019, c’est l’URSSAF qui se charge de collecter les cotisations, nous serons tous amenés à créer un compte sur le site www.artistes-auteurs.urssaf.fr

Vous avez vu? Il est encore plus sexy que le site du CFE ! Ah, vous trouvez pas? Ah bon…

L’URSSAF se chargera de calculer le montant de nos acomptes provisionnels sur une base forfaitaire de 1505€ – prévoyez le budget, les amis !– pour les 2 premiers trimestres (janvier et avril 2020).

Une fois la déclaration 2019 effectuée, les 4 appels suivants (juillet, octobre 2020 + janvier et avril 2021) seront modulés sur la base des revenus de 2019.

En avril 2021, on déclare les revenus 2020 et l’URSSAF envoit alors un appel pour régulariser définitivement 2020.

Simple, non? ^^

Affiliation « au 1er euro »

La prise en charge des soins au titre de la Sécurité sociale des artistes-auteurs est possible dès le 1er euro de revenu, et non plus à partir d’un plafond d’affiliation. La notion d’assujettissement disparaît. (Pour mémoire, l’assujettissement, c’est le fait de cotiser, mais sans s’ouvrir de droits.)

Les conditions d’obtention des trimestres de retraite restent les mêmes (1 trimestre validé pour 1505€ de revenu, jusqu’à 4 trimestres dans l’année). Si votre assiette sociale (revenu annuel artistique) atteint 9027 euros, vous ouvrez des droits aux indemnités journalières maladie, maternité, invalidité et capital-décès.

Les revenus accessoires

Jusqu’ici, pour que vos revenus accessoires soient intégrables dans votre assiette sociale, il fallait être affilié. En 2019, tous les artistes peuvent les intégrer à leur revenu (Youpi, c’est la fête!).

On entend par revenus accessoires les cours donnés dans son atelier, les ateliers artistiques, les rencontres publiques et débats en lien avec vos œuvres, la participation ponctuelle à la conception de l’oeuvre d’un autre artiste plasticien…

— Mais euh, pourquoi je voudrais intégrer plus de revenus dans ma déclaration? Je vais payer plus cher, c’est tout pourri!

— En effet, ça engendre plus de cotisations. Mais si un jour tu tombes malade, tes indemnités seront plus élevées car elles sont calculées sur ton revenu. Et tu peux espérer une meilleure retraite, déjà qu’elle sera pas lourde. Si c’est pas une bonne nouvelle, ça…

Le précompte de la cotisation vieillesse plafonnée

Les diffuseurs (vos clients) sont tenus de précompter vos cotisations lors de votre rémunération quand vous déclarez vos revenus en « traitements et salaires » (comme un employeur sur la fiche de paye, en fait). Vous percevez donc votre rétribution nette de cotisations sociales. Jusqu’ici, la cotisation vieillesse n’était pas concernée et les artistes devaient la régulariser eux-mêmes. La réforme prévoit l’intégration de cette cotisation dans le précompte.

Si vous déclarez vos revenus en BNC, vous n’êtes pas concerné.e par le précompte et vous pouvez obtenir une attestation de dispense de précompte à présenter à vos diffuseurs. De même, si vous vendez une oeuvre à un particulier pour son usage personnel, celui-ci n’est pas redevable des cotisations « diffuseurs ».

Voilà, j’ai fait le tour pour cet article. La prochaine fois, je vous raconterai l’étape de ma déclaration de revenus artistiques, même si le système changera probablement en fin d’année. N’hésitez pas à me poser vos questions, ça me donnera des pistes pour d’autres articles informatifs.

À très bientôt !


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Comment devenir artiste…

… Et se repérer dans les méandres administratifs

Bonjour tout le monde,

J’ai récemment reçu un mail de la Maison des Artistes m’enjoignant fermement m’invitant à déclarer mes revenus artistiques de l’année 2018. Quelques jours plus tard, je recevais un courrier m’informant des futures dispositions du régime artiste-auteur suite aux réformes initiées par notre bon gouvernement.

Je me suis dit qu’une série d’articles concernant le statut des artistes (en France) pourrait être intéressante, surtout si vous êtes un peu intimidé.e à l’idée de vous lancer dans l’aventure de « l’artprenariat ». Cette semaine, on commence léger avec le statut fiscal ! Avouez, je vous vends du rêve !

Devenir artiste professionnel
Attention, article poilade (ou pas !)

Jusqu’ici, vous dessinez pour le plaisir, partagez peut-être vos œuvres sur les réseaux sociaux et vos amis vous disent qu’ils adoorent ce que vous faites ! (NDLR: En vérité, le plus souvent, ils ne disent rien, à cause des algorithmes pourris, toussa toussa… Le monde des artistes est souvent le monde du silence.)

Et puis un jour, quelqu’un arrive et vous dit: « Hé, je voudrais bien ce dessin, tu me le vends combien ? »

Après vérification, c’est bien à vous que la personne s’adresse, oui oui. L’effervescence s’empare soudainement de vous, votre petit cœur d’artiste s’emballe, vos paumes deviennent moites. Vous n’aviez jamais vraiment réfléchi à la question, en fait.

Premier choix: Mais je veux pas vendre, moa !

Peut-être n’avez-vous pas envie de commercialiser votre art. Vous êtes content.e de partager, de dessiner pour le plaisir, mais vous ne voulez pas vous compliquer la vie en devenant artiste pro. C’est votre droit, vous n’êtes obligé.e à rien. Vous avez le droit de dessiner pour vous ou vos amis sans chercher à aller plus loin, ça ne vous empêche pas d’être un.e artiste assumé.e.

Deuxième choix: Je veux vendre, mais j’y connais rien.

Vous voulez répondre à ce client qui s’intéresse à votre travail, mais comment faire? 2 voies s’offrent à vous:

  1. Vous déterminez avec votre acheteur le prix adéquat (on reviendra une autre fois sur cette épineuse question), vous recevez votre argent et vous remettez votre dessin en échange. Tout le monde est content, pas de paperasse, fin de l’histoire. (spoiler: ce n’est pas bien!)
  2. Vous vous renseignez et découvrez qu’en France, on ne vend pas aussi simplement et qu’il faut respecter un certain formalisme.

Comme vous vous en doutez, je vais m’attarder sur l’option 2, certes plus complexe, mais légale, elle.

Choisir son statut fiscal

Gloups, on commence bien avec les gros mots. En réalité, cette étape est assez simple. Un.e artiste doit commencer par s’enregistrer en tant que professionnel.le pour vendre ses œuvres. Pourquoi ? Pour payer des impôts sur le revenu, pardi ! Pour cela, une seule adresse: celle du CFE-URSSAF

Comme je suis sympa, je vous explique le parcours avec de magnifiques copies d’écran guidées.

Bienvenue sur le site du Centre de Formalités des Entreprises

À porter au crédit du CFE, le parcours est assez simple pour s’enregistrer. On sent qu’ils ont envie qu’on vienne donner nos sous à la communauté*, du coup, ils ont créé un site assez clair. Moche, mais clair.

*Les impôts, c’est le bien. Je suis pour la solidarité entre les humains, même si c’est super chiant de déclarer ses impôts et qu’on en paye toujours trop. ^^

Voici donc l’accueil

En haut à gauche, un menu déroulant vous permet d’en savoir plus sur le domaine qui nous intéresse: les artistes-auteurs. Cliquez dessus et un joli menu orange s’ouvrira à gauche, dans le joli espace mauve.

Le site du CFE-URSSAF en image

Quand vous choisirez le statut artiste-auteur dans le menu, vous pourrez déclarer une formalité > un début d’activité, une création d’activité. Notez qu’ils vous prévienne de préparer une copie de votre justificatif d’identité.

CFE-URSSAF

Petite précision avant de scanner votre pièce d’identité: pensez à indiquer à la main la mention « J’atteste sur l’honneur que la copie de cette pièce d’identité est conforme à l’original, fait à (ville) le (date) », ça vous fera gagner du temps.

La déclaration de début d’activité

On arrive dans le vif du sujet! Ça va pour l’instant, hein ?

Votre petite personne:

Déclaration de début d'activité artiste

Bon, là, normalement pas de difficulté puisqu’on vous demande juste vos coordonnées et si vous avez déjà exercé une activité non salariée auparavant en France.

Votre entreprise individuelle à responsabilité limitée

C’est maintenant que ça se complique un peu.

On commence avec la déclaration d’affectation du patrimoine. Vous voyez la petite case à cocher « option EIRL ». Si vous la cochez, vous entrez dans le régime micro-entreprise, qui vous permet de ne pas être concerné par l’impôt sur les sociétés*. Bref, si vous voulez bénéficier du régime micro, cochez cette case.

*Je ne connais pas les cas où ne pas cocher l’option pourrait être judicieux, un expert-comptable pourrait sans doute vous le dire.

Votre domiciliation professionnelle

Ensuite, vous indiquerez à quelle adresse vous exercez votre activité (dans le cas où vous avez un atelier à l’extérieur par exemple, ou la table de votre salon entre 2 assiettes sales.)

Le démarrage de votre activité

La date de début d’activité est celle où vous aurez décidé de vendre votre œuvre à votre client.e.

Votre activité principale

L’activité principale est un menu déroulant qui vous propose le choix entre artiste, auteur, vendeur à domicile ou COSP. A vous de voir si vous êtes principalement dans le cadre artiste ou auteur (le site de la Maison des Artistes peut vous orienter sur ce point, sinon j’y reviendrai aussi).

Si vous exercez plusieurs activités, vous pouvez l’indiquer aussi. « Je suis dessinatrice/peintre/autrice de fantasy/autrice érotique/j’ai pu la place mince! »

Origine de l’activité

En principe, vous êtes en création, donc vous n’avez pas besoin de modifier le choix par défaut

Option fiscale

L’option fiscale est importante. Quand vous vendez des œuvres d’art originales, vous êtes dans le champ BNC (bénéfices non commerciaux). Les BIC sont les bénéfices industriels et commerciaux, ils ne vont pas nous concerner pour nos dessins, peintures ou photographies, sauf si vous commencez à les produire en série de 50.

Une fois le choix fait, vous devrez opter pour la déclaration contrôlée ou le régime spécial BNC. Tant que vous ne dépassez pas 70000 euros de recettes, et si vous débutez, le régime spécial micro BNC est sans doute plus adapté. En gros vous ne déclarez que vos recettes aux impôts et ceux-ci considèrent que vos frais de fonctionnement représentent 34% de vos revenus bruts. La déclaration contrôlée nécessite que vous teniez vraiment à jour vos dépenses (matériel et autres) pour les déduire de vos revenus. Elle peut être intéressante si vous savez que vous dépassez les 34% de frais dans votre activité.

Quid de la TVA ?

Votre activité vous permet de cocher la case franchise de TVA jusqu’à un plafond de 41500 euros de revenus. Vous ne la facturez pas, votre client pro ne la récupère pas.

Vous êtes presque au bout !

Ensuite, vous n’aurez plus qu’à remplir les renseignements complémentaires avant d’être invités à signer votre formulaire. Pour valider définitivement votre dossier, il faudra envoyer la copie de votre carte d’identité en pièce jointe, ou imprimer tout le dossier et l’envoyer par courrier sous 30 jours.

L’immatriculation Siret

Quelques jours après votre enregistrement sur le site CFE-URSSAF, vous recevrez un courrier de l’INSEE contenant:

  1. votre numéro siret (qui doit figurer sur vos devis et factures)
  2. votre code APE, qui confirme bien votre champ d’activité. Celui-ci n’a pas à figurer sur vos documents

Normalement, si vous avez bien suivi le process, vous devriez être sous un code APE 9003A ou 9003B. C’est important car les artistes sont exonérés de la CFE (cotisation foncière des entreprises) et si vous n’êtes pas inscrit.e sous le bon code APE, les impôts se feront une joie de vous la réclamer (dans les faits, ils m’ont quand même envoyé un questionnaire pour voir si je devais la payer).

Vous voilà paré.e pour débuter votre artprenariat, faire vos premiers devis et factures. Mais ceci est une autre histoire… J’espère que cet article vous sera utile. Je ne suis pas experte-comptable, ni juriste, mais si je peux vous orienter, ce sera avec plaisir.

Dans le prochain épisode, on parlera de l’impact de la réforme du régime artiste-auteur.

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Illustration du moment: Héra, souveraine de l’Olympe

Je poursuis ma série d’illustrations autour du thème des déesses avec la superbe, mais fort dépréciée Héra.

Illustration de la déesse Héra à l'aquarelle
La déesse Héra aux bras blancs. Notez que le bras blanc semble être un critère de beauté pour les femme de la Grèce antique.

Dans la mythologie grecque, Héra est l’épouse et la sœur de Zeus, fille des Titans Cronos et Rhéa. Elle protège les femmes, veille sur les mariages et les accouchements.

Une vision d’Héra biaisée par le prisme masculin

La femme jalouse

Personnellement, je trouve le sort d’Héra très injuste. En vérité, le traitement de la plupart des déesses grecques est sexiste et cruel. Héra est mariée avec un dieu égoïste qui passe son temps à la tromper avec toutes les déesses et mortelles du coin. Pourtant, elle se coltine l’image d’une jalouse hystérique prête à tout pour venger son honneur bafoué. Elle tente à plusieurs reprises de tuer Héraclès, puis lui insuffle la folie qui le conduira à tuer sa famille. Ben ouais, quoi ! A un moment, quand on est un gros queutard on assume les conséquences, Zeus !

La fouteuse de merde

On la place dans le camp des grecs durant la guerre de Troie à cause du jugement de Pâris, qui lui préfère la déesse Aphrodite. (On sait tous que Pâris était un p’tit génie, hein.) Ou encore, elle frappera le devin Tirésias de cécité quand il prendra le parti de Zeus contre elle en prétendant que les femmes prennent plus de plaisir que les hommes durant l’acte sexuel.

En gros, cette pauvre déesse qui, je le rappelle, reste fidèle à Zeus, se trouve chargée de tous les pires défauts du monde. Jalouse, rancunière et meurtrière. On ne la dépeint pratiquement que sous un jour négatif et je trouve cela injuste – et certainement incomplet !

Voilà pourquoi elle fait partie des premières déesses à qui j’ai pensé pour ma série. J’ai choisi des couleurs douces pour mettre en valeur sa beauté (Héra est considérée comme une des plus belles déesses, pas pour rien que Zeus l’a courtisée) et ai pris garde à ne pas trop durcir ses traits. Je la vois digne, mais pas aigrie.

J’ai peint Héra à l’aquarelle sur un papier 300g satiné, comme sa consœur Ishtar. J’espère qu’elle vous plaît.

Petite question: quelles sont vos déesses préférées et pourquoi ? Dites-moi tout en commentaire de l’article !

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Illustration du moment: la déesse Ishtar

Aujourd’hui, je vous présente un de mes derniers projets: une créature à la fois porteuse de vie, de fertilité, mais aussi sanguinaire et sournoise. Bref, une femme comme je les aime dans les récits épiques : la déesse Ishtar.

(Au fait: vous ai-je déjà dit que mon sujet de dessin de prédilection était les femmes? J’adore particulièrement représenter des déesses, des fées ou des sorcières, toutes les femmes qui m’ont accompagnée dans mes lectures.)

Cela fait longtemps que j’ai envie de créer une série d’illustrations sur des déesses, sans jamais m’accorder le temps nécessaire pour y parvenir. Cette fois, j’ai décidé de m’y atteler sérieusement, mais sans me prendre au sérieux. Un dimanche matin, j’ai réfléchi au concept que j’envisageais pour cette illustration de la déesse Ishtar. Il m’a fallu une bonne journée de croquis pour parvenir au résultat que je souhaitais. Je cherchais à sortir de ma zone de confort et cette composition m’en a donné l’occasion !

La faiseuse de rois

Ishtar inaugure ce projet, puisqu’elle occupe une place spéciale dans mon univers. En effet, j’en ai fait une divinité majeure dans ma série Le Cycle du Dieu Noir. Faiseuse de rois, protectrice des femmes et des naissances, elle joue un rôle prépondérant dans le destin d’Alaia et d’Aenar. Voilà pourquoi je l’ai choisie en premier pour un hommage graphique.

La déesse Ishtar par Aemarielle, tous droits réservés.

Ishtar, icône tentatrice et mortelle

Dans la mythologie mésopotamienne, on associe Ishtar à la sexualité, la fertilité, mais aussi à la guerre. Elle n’est de loin pas une divinité fragile et je voulais que, derrière l’érotisme de la scène, ressorte une impression de danger dans son attitude.

Je l’ai dessinée plus grande que les deux hommes à ses pieds et l’ai dotée de quatre bras, car elle se manifeste sous cette forme dans l’univers de « Le Cycle du Dieu Noir » ( une référence ténue à la déesse Kali). Elle caresse nonchalamment la crinière de son lion, comme s’il n’était qu’un chaton inoffensif pendant que sa chevelure s’enroule autour de la gorge de l’un de ses amants. Qui sait ce que deviendront ces éphèbes quand Ishtar en aura fini avec eux ?

L’illustration est réalisée à l’aquarelle et à l’encre sur du papier Arches 23X31cm au fini satiné. J’ai adoré travailler sur ce papier qui a merveilleusement supporté l’application de multiples couches de couleurs. (Vu son prix, j’aurais été déçue qu’il en aille autrement !)

J’ai besoin de votre avis

Me voici avec une question pour vous, fidèles lecteurices : seriez-vous intéressé.es par des tirages d’art de cette illustration de la déesse Ishtar? Il s’agirait d’une impression en quantité limitée (qui dépendra de l’intérêt porté à cette peinture, of course !) que je proposerais à la vente sur ma future boutique en ligne. Qu’en dites-vous ?

N’hésitez pas à me donner votre avis en commentaire, ça m’aidera à déterminer la suite à donner à mon idée. D’ici là, je vous souhaite une excellente fin de semaine.

Curieux de voir d’autres illustrations ? Visitez le portfolio d’Aemarielle pour en découvrir plus sur mon univers.

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La série littéraire|1

Bonjour tout le monde !

Peut-être l’ignorez-vous si vous découvrez mon blog, mais en plus de dessiner, j’écris une série de dark fantasy mythologique intitulée Le Cycle du Dieu Noir. Je travaille sur ce projet depuis 2013 ( Soudain, je prends un coup de vieux !) et il a énormément évolué depuis le tout premier jet. Initialement, il pesait le poids d’un parpaing, mais aujourd’hui, il connaît une réécriture totale au format série (ou roman-feuilleton).

Avant de vous guider dans les coulisses de mon histoire, je vais vous présenter les raisons qui m’ont poussée à opter pour le format série. Qui sait, peut-être vous instilleront-elles l’envie d’explorer ce format dans vos projets d’écriture ?

Image by Dariusz Sankowski from Pixabay

À l’origine : le roman-feuilleton

Loin d’être un genre nouveau, la série trouve ses origines au 19ème siècle dans le roman-feuilleton. Plébiscité par les journaux qui le publient par épisodes, il a l’avantage de fidéliser les lecteurs. Ainsi, le roman-feuilleton devient très vite un incontournable de la presse. #trendy


Image by Oberholster Venita from Pixabay

Malheureusement, comme tout ce qui se démocratise et devient accessible au plus grand nombre, le roman-feuilleton se coltine une image de sous-produit, de littérature de piètre qualité, plus mercantile qu’artistique. En effet, les revenus des auteurs dépendaient de ces publications rapides et régulières. Toutefois, cette mauvaise image n’a pas empêché des écrivains de renom de s’y lancer : Balzac, Hugo, Dumas, Dickens…

Parmi nos contemporains, Stephen King s’est lui aussi essayé au roman-feuilleton avec La ligne Verte. Et le genre se renouvelle encore grâce à des auteurs comme Cécile Duquenne (Les Foulards Rouges) ou Stéphane Desienne (Toxic), qui donnent de nouvelles saveurs à la série.

Pourquoi j’adore travailler en série:

1. J’aime les personnages et les univers

Vous est-il déjà arrivé d’être frustré.e, à la lecture d’un roman, d’en apprendre peu sur des personnages intéressants ? Ou de passer à côté d’éléments du monde bourrés de potentiel, mais sous-exploités ? Moi oui ! Et c’est normal, parce que durant la rédaction d’un roman, on ne peut pas tout développer.

En ce qui me concerne, quand j’écris, j’ai envie de disposer d’espace pour développer mes personnages. Savoir que je peux les affiner au fil des épisodes est essentiel. En plus, mes personnages ont souvent beaucoup de choses à me raconter, donc ne pas me sentir limitée dans mes idées me convient parfaitement.

2. Le format série est moins intimidant à écrire

Image by StockSnap from Pixabay

De la même façon que découper une tâche énorme en une multitude d’actions plus petites rend la somme de travail moins décourageante, j’ai moins peur d’écrire des épisodes de 15-20000 mots qu’un énorme roman de 150000 ! Bien sûr, c’est une appréciation personnelle qui dépend aussi du projet et de votre façon de construire un récit.

3. Il convient bien aux longues sagas

L’idée de découper une histoire en saisons de plusieurs épisodes a quelque chose de très séduisant. Par exemple, je sais que Le Cycle du Dieu Noir s’étendra sur 3 saisons et je connais les thèmes que chacune d’elle abordera. Alors oui, j’aurais pu en faire une grosse trilogie, mais là encore, gros pavés en perspective, procrastination et doutes à gogo.

4. Le plaisir de lire une série plutôt qu’un énorme pavé

Qu’il me semble loin le temps où je dévorais des romans énormes comme des petits pains ! Aujourd’hui, mon temps de concentration disponible est dévoré par le travail et les préoccupations du quotidien. Naturellement, j’ai tendance à me tourner vers des lectures plus courtes, avec la satisfaction d’arriver à les finir. Voilà pourquoi démarrer la lecture d’un énorme roman me fait peur : j’ai l’impression que même s’il est excellent, je ne le terminerai jamais, et ma pile à lire me semble insurmontable.

On en revient au découpage des actions en petites tâches mesurables et réalisables. #psychologie

5. Le monde de la série littéraire numérique se développe

Je crois fortement au support blog pour la publication de mes textes, mais je me réjouis de l’essor des plateformes de publication de texte au format roman-feuilleton. Wattpad, Scribay, ou Rocambole, pour ne citer qu’elles, offrent énormément de possibilité aux feuilletonistes de diffuser leurs histoires. On peut lire confortablement sur son téléphone dans les transports en commun, ou dans son canapé, peu importe.

De mon côté, je suis convaincue que le format série littéraire est promis à un bel avenir. Et vous, quel est votre avis sur la série ? Je suis curieuse de partager cette aventure avec d’autres feuilletonistes. Et si vous veniez me raconter en commentaire de quoi parlent les vôtres ? Vous pouvez même mettre un lien vers vos œuvres pour que les gens puissent les lire !

Merci infiniment pour votre visite. Je suis Aemarielle, artiste strasbourgeoise distillatrice de nectar de fantasy. Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le partager sur les réseaux sociaux. Et si vous le souhaitez, vous pouvez vous abonner à mon blog pour être prévenu.e de la parution des prochains articles.

Le printemps revient, Aemarielle aussi

Source photo : Pixabay

Bonjour tout le monde.

Nous sommes en mars, les arbres sont en fleurs, le printemps revient à grands pas – il est d’ailleurs arrivé en avance à Strasbourg – et, en ce qui me concerne, je le vis comme une renaissance.

Si vous êtes abonné.e à mon blog, vous avez pu constater que je n’ai rien publié depuis plusieurs semaines. Manque d’idées, manque d’envie, rien à raconter etc. Pour être tout à fait sincère, j’ai songé à tout arrêter, à disparaître au fond de mon lit et ne plus en sortir. Ce sentiment de vide me poursuit depuis de longs mois, mais je n’ai accepté de le regarder en face que récemment, lorsque la souffrance est devenue trop lourde à supporter. Un matin, il m’a été impossible de me rendre au travail.

J’ai admis que j’étais malade

J’ai finalement accepté de parler à mon médecin, ce que je refusais de faire en dépit des avertissements de mon mari et d’une de mes collègues parce que bon : « Je vais lui dire quoi ? Je n’ai rien. » Après tout, perdre le sommeil, toute envie de sortir, de voir ses amis, de lire, de bouger, rêver de son travail nuit après nuit, angoisser, ne plus prendre soin de soi, chercher du réconfort dans la nourriture, ce ne sont pas des symptômes, n’est-ce pas ? Et puis s’arrêter, ça signifie abandonner son travail, laisser la charge à ses collègues ; déserter, quoi. Impossible !

« Vous savez que vous avez de nombreux symptômes d’une dépression ? », a résumé le médecin quand j’ai vidé mon sac. Oui, en fait, je le savais, mais j’enfouissais cette pensée sous une épaisse chape de plomb. À l’instant où il a prononcé le mot, j’ai ressenti une profonde gratitude. La raison qui me dissuadait d’aller le voir depuis si longtemps, c’était la peur de m’entendre dire que ce n’était rien, qu’il fallait se donner un coup de pied aux fesses. À mon grand soulagement, ce ne fut pas le cas.

J’accepte de me donner du temps

Je ne guérirai pas en un claquement de doigts. Pour l’heure, je me repose, je me focalise sur les activités qui me font du bien: écrire, dessiner entre autre. Je réfléchis à la direction que je veux donner à ma vie, à l’importance de me respecter, moi et mes valeurs, dans ma route professionnelle.

Et je blogue à nouveau, doucement. J’ai hésité à vous raconter cette histoire parce que jusqu’à présent, j’attachais de l’importance à la « positivitude » dans ma communication. Aujourd’hui, je me rends compte que la sincérité m’importe davantage qu’être pêchue, productive et positive à tout prix, alors qu’à l’intérieur, je m’atrophie. Donc, me revoilà. J’ai une nouvelle raison de bloguer : partager cette tranche de ma vie avec celleux qui jugeront utile de la lire pour leur propre situation, échanger si vous en éprouvez le besoin, vous offrir un havre de paix dans l’océan du Net ; papoter autour de l’art comme thérapie, créer, dessiner, écrire.

Etape 1 : ravalement de façade

Si vous connaissez déjà mon blog, vous aurez peut-être remarqué quelques changements. En effet, quoi de mieux pour se motiver qu’un grand ménage et un coup de frais ? Le blog fait peau neuve, il renaît dans des couleurs douces et des teintes pastel. J’ai aussi modifié légèrement son nom : la plume d’Aemarielle devient Aemarielle, tout court. J’ai également modifié mon avatar en peignant une jolie demoiselle elfe à l’aquarelle.

Aemarielle en mode printemps !

Certaines catégories ont disparu, d’autres ont changé de nom. Bafouilles et gribouillis sont priés d’aller voir ailleurs, je ne « bafouille » pas, j’écris ; je ne « gribouille » pas, je peins. La voie de la guérison passe par une plus grande estime de moi-même.

Je m’amuse en ce moment avec les plugins WordPress, je cherche comment vous offrir un contenu plus joli, plus propre et comment mettre en avant mes illustrations pour créer un chouette atelier d’artiste en ligne. Ne soyez pas étonné.e si dans les prochains temps, le blog évolue encore.

Etape 2 : de quoi parlerons-nous ?

On va se calmer sur les routines, les compteurs de mots, la productivité pour revenir à la créativité pure et les différentes manières dont je l’exprime. Les coulisses de ma série littéraire fantasy, des illustrations en cours, des idées et conseils pour trouver sa raison d’être. On va s’amuser, ce sera chouette ! Qu’en dites-vous, vous en êtes ?

Merci infiniment pour votre visite. Je suis Aemarielle, artiste strasbourgeoise distillatrice de nectar de fantasy. Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le partager sur les réseaux sociaux. Et si vous le souhaitez, vous pouvez vous abonner à mon blog pour être prévenu.e de la parution des prochains articles.

La fille au chapeau / Aquarelle

Aujourd’hui, peu de mots, mais une photo ! 🙂

Au cas où cela ne se verrait pas, je déprime à cause du temps pourri qui règne sur Strasbourg ces dernières semaines. Inspirée par les multiples épisodes de Supernatural que je regarde (enfin!) depuis quelques semaines, je me lance donc dans la sorcellerie à mon tour. Ni sang, ni démon, ni sacrifice humain, je vous rassure; juste une invocation de la chaleur et du soleil avec mes dernières aquarelles. Si vous ne me suivez pas sur Instagram (vous devriez, je suis assez active là-bas), sachez que je propose cet original à la vente pour 80 euros, frais de port inclus. Si vous souhaitez participer au grand rituel d’appel de l’été en adoptant cette aquarelle, n’hésitez pas à me le signaler sur contact[@]aemarielle[.]com !

Sur ce, je vais aller me noyer dans un bol de chocolat chaud !

Première commande de l’année… Jules

Je ne résiste pas à vous montrer le résultat de la dernière commande que j’ai réalisée pour Jo Ann. Si vous l’ignoriez, son roman Les Noces de Jade, est sorti fin 2018 et elle a eu la bonne idée de me demander des portraits de ses personnages principaux.

Nous avons commencé par Jade, honneur aux dames.

Jade par Aemarielle, ne pas utiliser, reposter ou reproduire sans autorisation

Puis ce fut le tour de Jules, qui s’est démarqué de mes dessins précédents par son absence de cheveux ^^. J’ai pris un grand plaisir à le dessiner – je conserve soigneusement son croquis préparatoire que je trouve super cool.

Jules par Aemarielle, ne pas utiliser, reposter ou reproduire sans autorisation

Pour mes illustrations, j’utilise généralement des encres, des marqueurs à alcool et des crayons de couleur sur du papier Clairefontaine naturel couleur kraft. C’est une demande particulière de Jo Ann pour garder une unité sur sa collection de portraits, ce qui tombe bien parce que j’adore ce support.

Si vous aussi vous souhaitez un portrait de personnage, vous pouvez m’envoyer un message sur contact[@]aemarielle[.]com (sans les crochets).

Je vous laisse avec une pub totalement gratuite pour le roman de Jo Ann Von Haff !

Lisbonne. C’est là que Jules a décidé de rencontrer sa future épouse. Cette fois, ce sera un mariage arrangé, sans amour. Sans souffrance. Il veut rompre sa solitude, mais il ne tombera pas amoureux, plus jamais. 

Jade, vingt-quatre ans, est aussi différente de lui qu’on peut l’être. Elle vient de la communauté gitane et elle est très croyante, alors que lui ne croit plus en rien. 

Pourtant, dès la première rencontre, Jules a décidé. Ce sera elle. Mais pourront-ils aller jusqu’au bout, malgré les réticences de leurs proches ? Et peut-on vraiment vivre avec quelqu’un sans que les sentiments s’en mêlent ?

Ma routine d’écriture

Ou comment ancrer une habitude au quotidien

Si je reviens sur 2018, une de mes plus grandes sources de frustration aura été l’écriture. J’ai très peu écrit l’an dernier. Vraiment peu. Je pouvais très bien écrire une grosse quantité de mots un jour, puis ne plus ouvrir mon fichier des mois durant. Recommencer. Échouer à nouveau. Et encore, et encore.

Identifier le problème

Avec le recul, je comprends un peu mieux la source de ce blocage. Je n’ai jamais pris le temps de décider de mes priorités en matière d’écriture. Je voulais continuer le Cycle du Dieu Noir, mais en même temps démarrer un nouveau projet; écrire des nouvelles; le tout en débutant une formation à distance. Mon cerveau a dit stop.

Tout était désorganisé, chaotique et bien au-dessus de mes capacités. Fatalement, la procrastination m’a vaincue.

Mettre son cerveau en pause

J’ai passé le dernier trimestre à lire. Principalement des livres sur l’écriture, comme The Right to Write, de Julia Cameron ou The War of Art, de Steven Pressfield. J’ai aussi dévoré La méthode Bullet Journal, de Ryder Caroll.

L’idée était de remettre un peu d’ordre dans mes objectifs. J’aime écrire, mais j’avais perdu de vue mon pourquoi. Pourquoi, en plus de mon boulot à temps plein, et de ma formation, je voudrais trouver de la place pour l’écriture ? Et comment ?

Sachant que la course à l’édition ne m’enthousiasme pas particulièrement, mais que j’écris pour partager mes histoires avec un public, Wattpad est actuellement mon moteur. Si je n’écris pas régulièrement, je n’aurai rien à partager (Bon, mon audience est très réduite pour le moment, mais c’est une motivation tout de même) et je serai malheureuse. Surtout, Wattpad m’aidera à voir si mon récit vaut le coup d’être auto-édité ou non, ou si je me bouge pour trouver une maison à mon bébé, ou encore si je l’enferme à tout jamais dans un placard et passe à autre chose.

Définir le bon moment

Clairement, si je n’écris pas le matin avant le travail, c’est mort. Au réveil, je suis fraîche et motivée; le soir, je suis une loque tout juste bonne à somnoler devant la télé. Donc, il me faut du temps le matin. Mais pas trop de temps, pour ne pas transformer ma plage d’écriture en corvée.

Déterminer l’objectif

Je me suis fixée un but que certain.e.s qualifieraient de peu ambitieux: 300 mots chaque jour. Certes, c’est un petit objectif. Mais il est quantifiable, réaliste et réalisable. Et surtout, il est quotidien, week-end compris. Tous les matins, je consacre une vingtaine de minutes à rédiger mes 300 mots, que je dépasse régulièrement. Car oui, le dépasser, c’est autorisé, bien sûr. Mais je peux aussi m’y limiter les jours où ça ne va pas, et j’ai tout de même accompli quelque chose.

Et sinon, t’écris quoi ?

300 mots par jour, c’est bien, mais si je ne sais pas sur quoi je travaille, ça ne sert à rien. En janvier, j’ai noté dans mon bullet journal que je rédigeais l’arc d’un personnage du Cycle du Dieu Noir: Aenar. Tout mon mois est consacré à lui. Si j’ai terminé fin janvier, je déterminerai mon prochain sujet d’écriture, sinon je continuerai sur février.

Pour m’encourager, j’ai choisi deux options: une page dédiée dans mon bullet journal, où je coche chaque jour où j’ai écrit d’une grosse croix (c’est très satisfaisant! ) et un fil de discussion sur Twitter où je tiens mes abonnés au courant au quotidien de mes avancées. Le bujo est un engagement personnel, Twitter un outil de motivation externe qui me contraint à donner des nouvelles et donc me pousse à écrire.

Bullet journal janvier
Twitter

Concentrez-vous sur une habitude à la fois

Si j’ai un conseil à donner, c’est de ne vous concentrer que sur une habitude à la fois, jusqu’à ce qu’elle soit acquise. Si vous regardez mon tracker, vous verrez que j’avais essayé d’inclure aussi du sport au début (les autocollants verts), en plus de l’écriture. J’ai laissé tomber très vite, on est des humains, ça ne sert à rien de vouloir trop en faire, on risque surtout de tout lâcher.

Et vous, quelles habitudes mettez-vous en place en ce moment ? Comment ça se passe ?

Retrouvez moi sur Wattpad avec une série de fantasy épicée : Le Cycle du Dieu Noir