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Illustration du moment: la déesse Ishtar

Aujourd’hui, je vous présente un de mes derniers projets: une créature à la fois porteuse de vie, de fertilité, mais aussi sanguinaire et sournoise. Bref, une femme comme je les aime dans les récits épiques : la déesse Ishtar.

(Au fait: vous ai-je déjà dit que mon sujet de dessin de prédilection était les femmes? J’adore particulièrement représenter des déesses, des fées ou des sorcières, toutes les femmes qui m’ont accompagnée dans mes lectures.)

Cela fait longtemps que j’ai envie de créer une série d’illustrations sur des déesses, sans jamais m’accorder le temps nécessaire pour y parvenir. Cette fois, j’ai décidé de m’y atteler sérieusement, mais sans me prendre au sérieux. Un dimanche matin, j’ai réfléchi au concept que j’envisageais pour cette illustration de la déesse Ishtar. Il m’a fallu une bonne journée de croquis pour parvenir au résultat que je souhaitais. Je cherchais à sortir de ma zone de confort et cette composition m’en a donné l’occasion !

La faiseuse de rois

Ishtar inaugure ce projet, puisqu’elle occupe une place spéciale dans mon univers. En effet, j’en ai fait une divinité majeure dans ma série Le Cycle du Dieu Noir. Faiseuse de rois, protectrice des femmes et des naissances, elle joue un rôle prépondérant dans le destin d’Alaia et d’Aenar. Voilà pourquoi je l’ai choisie en premier pour un hommage graphique.

La déesse Ishtar par Aemarielle, tous droits réservés.

Ishtar, icône tentatrice et mortelle

Dans la mythologie mésopotamienne, on associe Ishtar à la sexualité, la fertilité, mais aussi à la guerre. Elle n’est de loin pas une divinité fragile et je voulais que, derrière l’érotisme de la scène, ressorte une impression de danger dans son attitude.

Je l’ai dessinée plus grande que les deux hommes à ses pieds et l’ai dotée de quatre bras, car elle se manifeste sous cette forme dans l’univers de « Le Cycle du Dieu Noir » ( une référence ténue à la déesse Kali). Elle caresse nonchalamment la crinière de son lion, comme s’il n’était qu’un chaton inoffensif pendant que sa chevelure s’enroule autour de la gorge de l’un de ses amants. Qui sait ce que deviendront ces éphèbes quand Ishtar en aura fini avec eux ?

L’illustration est réalisée à l’aquarelle et à l’encre sur du papier Arches 23X31cm au fini satiné. J’ai adoré travailler sur ce papier qui a merveilleusement supporté l’application de multiples couches de couleurs. (Vu son prix, j’aurais été déçue qu’il en aille autrement !)

J’ai besoin de votre avis

Me voici avec une question pour vous, fidèles lecteurices : seriez-vous intéressé.es par des tirages d’art de cette illustration de la déesse Ishtar? Il s’agirait d’une impression en quantité limitée (qui dépendra de l’intérêt porté à cette peinture, of course !) que je proposerais à la vente sur ma future boutique en ligne. Qu’en dites-vous ?

N’hésitez pas à me donner votre avis en commentaire, ça m’aidera à déterminer la suite à donner à mon idée. D’ici là, je vous souhaite une excellente fin de semaine.

Curieux de voir d’autres illustrations ? Visitez le portfolio d’Aemarielle pour en découvrir plus sur mon univers.

Merci infiniment pour votre visite. Je suis Aemarielle, artiste strasbourgeoise distillatrice de nectar de fantasy. Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le partager sur les réseaux sociaux. Et si vous le souhaitez, vous pouvez vous abonner à mon blog pour être prévenu.e de la parution des prochains articles.

La série littéraire|1

Bonjour tout le monde !

Peut-être l’ignorez-vous si vous découvrez mon blog, mais en plus de dessiner, j’écris une série de dark fantasy mythologique intitulée Le Cycle du Dieu Noir. Je travaille sur ce projet depuis 2013 ( Soudain, je prends un coup de vieux !) et il a énormément évolué depuis le tout premier jet. Initialement, il pesait le poids d’un parpaing, mais aujourd’hui, il connaît une réécriture totale au format série (ou roman-feuilleton).

Avant de vous guider dans les coulisses de mon histoire, je vais vous présenter les raisons qui m’ont poussée à opter pour le format série. Qui sait, peut-être vous instilleront-elles l’envie d’explorer ce format dans vos projets d’écriture ?

Image by Dariusz Sankowski from Pixabay

À l’origine : le roman-feuilleton

Loin d’être un genre nouveau, la série trouve ses origines au 19ème siècle dans le roman-feuilleton. Plébiscité par les journaux qui le publient par épisodes, il a l’avantage de fidéliser les lecteurs. Ainsi, le roman-feuilleton devient très vite un incontournable de la presse. #trendy


Image by Oberholster Venita from Pixabay

Malheureusement, comme tout ce qui se démocratise et devient accessible au plus grand nombre, le roman-feuilleton se coltine une image de sous-produit, de littérature de piètre qualité, plus mercantile qu’artistique. En effet, les revenus des auteurs dépendaient de ces publications rapides et régulières. Toutefois, cette mauvaise image n’a pas empêché des écrivains de renom de s’y lancer : Balzac, Hugo, Dumas, Dickens…

Parmi nos contemporains, Stephen King s’est lui aussi essayé au roman-feuilleton avec La ligne Verte. Et le genre se renouvelle encore grâce à des auteurs comme Cécile Duquenne (Les Foulards Rouges) ou Stéphane Desienne (Toxic), qui donnent de nouvelles saveurs à la série.

Pourquoi j’adore travailler en série:

1. J’aime les personnages et les univers

Vous est-il déjà arrivé d’être frustré.e, à la lecture d’un roman, d’en apprendre peu sur des personnages intéressants ? Ou de passer à côté d’éléments du monde bourrés de potentiel, mais sous-exploités ? Moi oui ! Et c’est normal, parce que durant la rédaction d’un roman, on ne peut pas tout développer.

En ce qui me concerne, quand j’écris, j’ai envie de disposer d’espace pour développer mes personnages. Savoir que je peux les affiner au fil des épisodes est essentiel. En plus, mes personnages ont souvent beaucoup de choses à me raconter, donc ne pas me sentir limitée dans mes idées me convient parfaitement.

2. Le format série est moins intimidant à écrire

Image by StockSnap from Pixabay

De la même façon que découper une tâche énorme en une multitude d’actions plus petites rend la somme de travail moins décourageante, j’ai moins peur d’écrire des épisodes de 15-20000 mots qu’un énorme roman de 150000 ! Bien sûr, c’est une appréciation personnelle qui dépend aussi du projet et de votre façon de construire un récit.

3. Il convient bien aux longues sagas

L’idée de découper une histoire en saisons de plusieurs épisodes a quelque chose de très séduisant. Par exemple, je sais que Le Cycle du Dieu Noir s’étendra sur 3 saisons et je connais les thèmes que chacune d’elle abordera. Alors oui, j’aurais pu en faire une grosse trilogie, mais là encore, gros pavés en perspective, procrastination et doutes à gogo.

4. Le plaisir de lire une série plutôt qu’un énorme pavé

Qu’il me semble loin le temps où je dévorais des romans énormes comme des petits pains ! Aujourd’hui, mon temps de concentration disponible est dévoré par le travail et les préoccupations du quotidien. Naturellement, j’ai tendance à me tourner vers des lectures plus courtes, avec la satisfaction d’arriver à les finir. Voilà pourquoi démarrer la lecture d’un énorme roman me fait peur : j’ai l’impression que même s’il est excellent, je ne le terminerai jamais, et ma pile à lire me semble insurmontable.

On en revient au découpage des actions en petites tâches mesurables et réalisables. #psychologie

5. Le monde de la série littéraire numérique se développe

Je crois fortement au support blog pour la publication de mes textes, mais je me réjouis de l’essor des plateformes de publication de texte au format roman-feuilleton. Wattpad, Scribay, ou Rocambole, pour ne citer qu’elles, offrent énormément de possibilité aux feuilletonistes de diffuser leurs histoires. On peut lire confortablement sur son téléphone dans les transports en commun, ou dans son canapé, peu importe.

De mon côté, je suis convaincue que le format série littéraire est promis à un bel avenir. Et vous, quel est votre avis sur la série ? Je suis curieuse de partager cette aventure avec d’autres feuilletonistes. Et si vous veniez me raconter en commentaire de quoi parlent les vôtres ? Vous pouvez même mettre un lien vers vos œuvres pour que les gens puissent les lire !

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Le printemps revient, Aemarielle aussi

Source photo : Pixabay

Bonjour tout le monde.

Nous sommes en mars, les arbres sont en fleurs, le printemps revient à grands pas – il est d’ailleurs arrivé en avance à Strasbourg – et, en ce qui me concerne, je le vis comme une renaissance.

Si vous êtes abonné.e à mon blog, vous avez pu constater que je n’ai rien publié depuis plusieurs semaines. Manque d’idées, manque d’envie, rien à raconter etc. Pour être tout à fait sincère, j’ai songé à tout arrêter, à disparaître au fond de mon lit et ne plus en sortir. Ce sentiment de vide me poursuit depuis de longs mois, mais je n’ai accepté de le regarder en face que récemment, lorsque la souffrance est devenue trop lourde à supporter. Un matin, il m’a été impossible de me rendre au travail.

J’ai admis que j’étais malade

J’ai finalement accepté de parler à mon médecin, ce que je refusais de faire en dépit des avertissements de mon mari et d’une de mes collègues parce que bon : « Je vais lui dire quoi ? Je n’ai rien. » Après tout, perdre le sommeil, toute envie de sortir, de voir ses amis, de lire, de bouger, rêver de son travail nuit après nuit, angoisser, ne plus prendre soin de soi, chercher du réconfort dans la nourriture, ce ne sont pas des symptômes, n’est-ce pas ? Et puis s’arrêter, ça signifie abandonner son travail, laisser la charge à ses collègues ; déserter, quoi. Impossible !

« Vous savez que vous avez de nombreux symptômes d’une dépression ? », a résumé le médecin quand j’ai vidé mon sac. Oui, en fait, je le savais, mais j’enfouissais cette pensée sous une épaisse chape de plomb. À l’instant où il a prononcé le mot, j’ai ressenti une profonde gratitude. La raison qui me dissuadait d’aller le voir depuis si longtemps, c’était la peur de m’entendre dire que ce n’était rien, qu’il fallait se donner un coup de pied aux fesses. À mon grand soulagement, ce ne fut pas le cas.

J’accepte de me donner du temps

Je ne guérirai pas en un claquement de doigts. Pour l’heure, je me repose, je me focalise sur les activités qui me font du bien: écrire, dessiner entre autre. Je réfléchis à la direction que je veux donner à ma vie, à l’importance de me respecter, moi et mes valeurs, dans ma route professionnelle.

Et je blogue à nouveau, doucement. J’ai hésité à vous raconter cette histoire parce que jusqu’à présent, j’attachais de l’importance à la « positivitude » dans ma communication. Aujourd’hui, je me rends compte que la sincérité m’importe davantage qu’être pêchue, productive et positive à tout prix, alors qu’à l’intérieur, je m’atrophie. Donc, me revoilà. J’ai une nouvelle raison de bloguer : partager cette tranche de ma vie avec celleux qui jugeront utile de la lire pour leur propre situation, échanger si vous en éprouvez le besoin, vous offrir un havre de paix dans l’océan du Net ; papoter autour de l’art comme thérapie, créer, dessiner, écrire.

Etape 1 : ravalement de façade

Si vous connaissez déjà mon blog, vous aurez peut-être remarqué quelques changements. En effet, quoi de mieux pour se motiver qu’un grand ménage et un coup de frais ? Le blog fait peau neuve, il renaît dans des couleurs douces et des teintes pastel. J’ai aussi modifié légèrement son nom : la plume d’Aemarielle devient Aemarielle, tout court. J’ai également modifié mon avatar en peignant une jolie demoiselle elfe à l’aquarelle.

Aemarielle en mode printemps !

Certaines catégories ont disparu, d’autres ont changé de nom. Bafouilles et gribouillis sont priés d’aller voir ailleurs, je ne « bafouille » pas, j’écris ; je ne « gribouille » pas, je peins. La voie de la guérison passe par une plus grande estime de moi-même.

Je m’amuse en ce moment avec les plugins WordPress, je cherche comment vous offrir un contenu plus joli, plus propre et comment mettre en avant mes illustrations pour créer un chouette atelier d’artiste en ligne. Ne soyez pas étonné.e si dans les prochains temps, le blog évolue encore.

Etape 2 : de quoi parlerons-nous ?

On va se calmer sur les routines, les compteurs de mots, la productivité pour revenir à la créativité pure et les différentes manières dont je l’exprime. Les coulisses de ma série littéraire fantasy, des illustrations en cours, des idées et conseils pour trouver sa raison d’être. On va s’amuser, ce sera chouette ! Qu’en dites-vous, vous en êtes ?

Merci infiniment pour votre visite. Je suis Aemarielle, artiste strasbourgeoise distillatrice de nectar de fantasy. Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le partager sur les réseaux sociaux. Et si vous le souhaitez, vous pouvez vous abonner à mon blog pour être prévenu.e de la parution des prochains articles.

La fille au chapeau / Aquarelle

Aujourd’hui, peu de mots, mais une photo ! 🙂

Au cas où cela ne se verrait pas, je déprime à cause du temps pourri qui règne sur Strasbourg ces dernières semaines. Inspirée par les multiples épisodes de Supernatural que je regarde (enfin!) depuis quelques semaines, je me lance donc dans la sorcellerie à mon tour. Ni sang, ni démon, ni sacrifice humain, je vous rassure; juste une invocation de la chaleur et du soleil avec mes dernières aquarelles. Si vous ne me suivez pas sur Instagram (vous devriez, je suis assez active là-bas), sachez que je propose cet original à la vente pour 80 euros, frais de port inclus. Si vous souhaitez participer au grand rituel d’appel de l’été en adoptant cette aquarelle, n’hésitez pas à me le signaler sur contact[@]aemarielle[.]com !

Sur ce, je vais aller me noyer dans un bol de chocolat chaud !

Première commande de l’année… Jules

Je ne résiste pas à vous montrer le résultat de la dernière commande que j’ai réalisée pour Jo Ann. Si vous l’ignoriez, son roman Les Noces de Jade, est sorti fin 2018 et elle a eu la bonne idée de me demander des portraits de ses personnages principaux.

Nous avons commencé par Jade, honneur aux dames.

Jade par Aemarielle, ne pas utiliser, reposter ou reproduire sans autorisation

Puis ce fut le tour de Jules, qui s’est démarqué de mes dessins précédents par son absence de cheveux ^^. J’ai pris un grand plaisir à le dessiner – je conserve soigneusement son croquis préparatoire que je trouve super cool.

Jules par Aemarielle, ne pas utiliser, reposter ou reproduire sans autorisation

Pour mes illustrations, j’utilise généralement des encres, des marqueurs à alcool et des crayons de couleur sur du papier Clairefontaine naturel couleur kraft. C’est une demande particulière de Jo Ann pour garder une unité sur sa collection de portraits, ce qui tombe bien parce que j’adore ce support.

Si vous aussi vous souhaitez un portrait de personnage, vous pouvez m’envoyer un message sur contact[@]aemarielle[.]com (sans les crochets).

Je vous laisse avec une pub totalement gratuite pour le roman de Jo Ann Von Haff !

Lisbonne. C’est là que Jules a décidé de rencontrer sa future épouse. Cette fois, ce sera un mariage arrangé, sans amour. Sans souffrance. Il veut rompre sa solitude, mais il ne tombera pas amoureux, plus jamais. 

Jade, vingt-quatre ans, est aussi différente de lui qu’on peut l’être. Elle vient de la communauté gitane et elle est très croyante, alors que lui ne croit plus en rien. 

Pourtant, dès la première rencontre, Jules a décidé. Ce sera elle. Mais pourront-ils aller jusqu’au bout, malgré les réticences de leurs proches ? Et peut-on vraiment vivre avec quelqu’un sans que les sentiments s’en mêlent ?

Ma routine d’écriture

Ou comment ancrer une habitude au quotidien

Si je reviens sur 2018, une de mes plus grandes sources de frustration aura été l’écriture. J’ai très peu écrit l’an dernier. Vraiment peu. Je pouvais très bien écrire une grosse quantité de mots un jour, puis ne plus ouvrir mon fichier des mois durant. Recommencer. Échouer à nouveau. Et encore, et encore.

Identifier le problème

Avec le recul, je comprends un peu mieux la source de ce blocage. Je n’ai jamais pris le temps de décider de mes priorités en matière d’écriture. Je voulais continuer le Cycle du Dieu Noir, mais en même temps démarrer un nouveau projet; écrire des nouvelles; le tout en débutant une formation à distance. Mon cerveau a dit stop.

Tout était désorganisé, chaotique et bien au-dessus de mes capacités. Fatalement, la procrastination m’a vaincue.

Mettre son cerveau en pause

J’ai passé le dernier trimestre à lire. Principalement des livres sur l’écriture, comme The Right to Write, de Julia Cameron ou The War of Art, de Steven Pressfield. J’ai aussi dévoré La méthode Bullet Journal, de Ryder Caroll.

L’idée était de remettre un peu d’ordre dans mes objectifs. J’aime écrire, mais j’avais perdu de vue mon pourquoi. Pourquoi, en plus de mon boulot à temps plein, et de ma formation, je voudrais trouver de la place pour l’écriture ? Et comment ?

Sachant que la course à l’édition ne m’enthousiasme pas particulièrement, mais que j’écris pour partager mes histoires avec un public, Wattpad est actuellement mon moteur. Si je n’écris pas régulièrement, je n’aurai rien à partager (Bon, mon audience est très réduite pour le moment, mais c’est une motivation tout de même) et je serai malheureuse. Surtout, Wattpad m’aidera à voir si mon récit vaut le coup d’être auto-édité ou non, ou si je me bouge pour trouver une maison à mon bébé, ou encore si je l’enferme à tout jamais dans un placard et passe à autre chose.

Définir le bon moment

Clairement, si je n’écris pas le matin avant le travail, c’est mort. Au réveil, je suis fraîche et motivée; le soir, je suis une loque tout juste bonne à somnoler devant la télé. Donc, il me faut du temps le matin. Mais pas trop de temps, pour ne pas transformer ma plage d’écriture en corvée.

Déterminer l’objectif

Je me suis fixée un but que certain.e.s qualifieraient de peu ambitieux: 300 mots chaque jour. Certes, c’est un petit objectif. Mais il est quantifiable, réaliste et réalisable. Et surtout, il est quotidien, week-end compris. Tous les matins, je consacre une vingtaine de minutes à rédiger mes 300 mots, que je dépasse régulièrement. Car oui, le dépasser, c’est autorisé, bien sûr. Mais je peux aussi m’y limiter les jours où ça ne va pas, et j’ai tout de même accompli quelque chose.

Et sinon, t’écris quoi ?

300 mots par jour, c’est bien, mais si je ne sais pas sur quoi je travaille, ça ne sert à rien. En janvier, j’ai noté dans mon bullet journal que je rédigeais l’arc d’un personnage du Cycle du Dieu Noir: Aenar. Tout mon mois est consacré à lui. Si j’ai terminé fin janvier, je déterminerai mon prochain sujet d’écriture, sinon je continuerai sur février.

Pour m’encourager, j’ai choisi deux options: une page dédiée dans mon bullet journal, où je coche chaque jour où j’ai écrit d’une grosse croix (c’est très satisfaisant! ) et un fil de discussion sur Twitter où je tiens mes abonnés au courant au quotidien de mes avancées. Le bujo est un engagement personnel, Twitter un outil de motivation externe qui me contraint à donner des nouvelles et donc me pousse à écrire.

Bullet journal janvier
Twitter

Concentrez-vous sur une habitude à la fois

Si j’ai un conseil à donner, c’est de ne vous concentrer que sur une habitude à la fois, jusqu’à ce qu’elle soit acquise. Si vous regardez mon tracker, vous verrez que j’avais essayé d’inclure aussi du sport au début (les autocollants verts), en plus de l’écriture. J’ai laissé tomber très vite, on est des humains, ça ne sert à rien de vouloir trop en faire, on risque surtout de tout lâcher.

Et vous, quelles habitudes mettez-vous en place en ce moment ? Comment ça se passe ?

Retrouvez moi sur Wattpad avec une série de fantasy épicée : Le Cycle du Dieu Noir

2019 sur la Plume d’Aemarielle

Bonjour à vous qui me lisez, que ce soit depuis longtemps ou non. Je vous présente mes meilleurs vœux pour la nouvelle année. Qu’elle vous soit douce, clémente, pleine de projets, de réussites, de petits et grands bonheurs.

De mon côté, vous noterez, si vous me suivez depuis longtemps, que je n’ai pas écrit de bilan 2018. Je n’ai pas non plus l’intention de vous présenter mes objectifs 2019. Pourquoi? Tout simplement parce qu’en 2019, sur la Plume d’Aemarielle et sur les réseaux sociaux que je fréquente, j’ai envie de me concentrer sur les actions plus que sur les paroles.

J’ai toujours cette impression étrange que si je vous fais la liste de tous mes beaux objectifs/résolutions, je me tire une balle dans le pied toute seule, parce qu’il y a des risques importants que je ne fasse pas tout ce que j’ai écrit dans l’enthousiasme de la nouvelle année.

Dire, c’est bien. Faire c’est mieux.

Exemple: « Ah! Cette année, c’est décidé, je publie 3 articles par semaine sur le blog. » 2 semaines plus tard: « Pff, j’ai rien à raconter, cette semaine. Je reviendrai plus tard. Ou pas… » Et le blog reste silencieux 3 mois 😀 !

Ne vous méprenez pas: j’ai des objectifs. ils sont notés en évidence dans mon bullet journal, mais ce qui m’intéresse principalement, ce sont les petites actions quotidiennes que je vais réaliser pour les atteindre.

Tiré de Shaun of the Dead

Si vous n’avez pas encore d’idée de ce que vous voulez pour que votre année soit à la fois cool et efficace, je vous propose de jeter un œil du côté de la Nife en l’air, où Florie vous a concocté un programme en 3 étapes pour dynamiser vos réflexions. J’ai fait les exercices, et ça m’a beaucoup aidée à rassembler mes pistes de travail pour 2019

Je reviens dimanche prochain avec un premier article sur la routine d’écriture que je mets en place depuis le 1er janvier. D’ici là, je vous souhaite une très belle semaine.

Retrouvez-moi également chaque semaine sur Wattpad avec Le Cycle du Dieu Noir, une série fantasy épicée !

Wattpad | L’art de lutter contre la résistance

Je m’étais pourtant dit « Wattpad, on ne m’y reprendra plus. » Trop chronophage, trop superficiel, trop ci trop ça. Pourtant, la semaine dernière, je suis retournée sur le site et j’ai recréé mon histoire.

La couverture a été conçue par Steph, avec son talent habituel.

https://www.wattpad.com/story/167296490-le-cycle-du-dieu-noir

Pourquoi y retourner ?

Déjà, les résultats des publications sur le blog ont été médiocres, il faut le dire. Peu de lectures, de retours sur les chapitres hebdomadaires. Le blog n’est pas l’interface de lecture la plus pratique, il faut le reconnaître.

  • Wattpad a l’avantage de proposer une application sur smartphone qui n’est pas mal fichue du tout et permet de lire des histoires chez soi ou dans les transports. 
  • Wattpad est l’application la plus peuplée du monde, donc j’augmente les chances que quelqu’un tombe par hasard sur mon texte et décide de le lire !
  • L’application a modifié ses paramètres de classements, ce qui laisse désormais une chance aux histoires adultes d’être affichées et donc plus facilement accessibles.
  • La publication sur cette plateforme me permet de modifier mon état d’esprit vis à vis de mon histoire.

Lutter contre la résistance

La résistance, comme la décrit Steven Pressfield dans son ouvrage The War of Art, c’est la peur qui nous paralyse, nous pousse à procrastiner, à nous cacher derrière des excuses pour ne pas avancer sur nos projets. La peur d’être jugés, la peur de l’échec, entre autres. Elle se tapit bien au chaud dans notre tête et fait son possible pour nous décourager d’entreprendre quoi que ce soit de nouveau ou qui pourrait nous faire avancer vers nos objectifs.

Je vous mets le lien vers une vidéo de Solange te parle qui évoque ce livre avec beaucoup de talent, comme souvent.

Le Cycle du Dieu Noir est un texte auquel je suis émotionnellement très attachée. Je le chouchoute, je le peaufine, je veux qu’il soit parfait. De ce fait, il reste au fond de mon ordinateur, là où personne ne le lira jamais. Le publier sur Wattpad me permet de viser deux objectifs:

Me détacher du perfectionnisme

Arrêter de vouloir surprotéger mon égo en gardant mon histoire secrète jusqu’au jour hypothétique où je la jugerai acceptable.

Créer une routine « professionnelle »

Ecrire régulièrement, corriger, publier, retourner écrire. Point à la ligne. Accepter les retours, ne pas les prendre personnellement, choisir d’en tenir compte ou non, et retourner créer des trucs.

Wattpad sera pour moi une expérience intéressante pour évoluer dans mon approche de l’écriture – mais pas seulement – et interdire au perfectionnisme de régir ma créativité. Vous voulez jouer avec moi ? Contre quoi résistez-vous et comment faire pour changer les choses ?

Bibliographie à l’usage des créatifs bloqués par la résistance

The War of Art, Steven Pressfield

The Right to Write, Julia Cameron

Show your work !, Austin Kleon

Désolée, je les ai lus en version originale, mais je pense que vous trouverez des versions traduites en français pour plus de facilité.

 

Carnet décoré #1 La danse aquatique

Savez-vous que très bientôt, le NaNoWriMo sera là ? Un festival d’écriture, de souffrance créative, de partage autour de multiples romans. Quelle étrange période que l’automne pour les artistes et auteur.e.s: d’abord Inktober en octobre, puis le NaNoWriMo en novembre.

Personnellement, je me laisserai porter par l’enthousiasme des participants, mais je ne m’inscrirai pas. Par contre, je me suis dit qu’un écrivain bien organisé pourrait avoir envie d’un beau carnet pour suivre son projet, pendant ou après le NaNo. Bon, en vrai, j’adore dessiner sur du papier kraft et ces carnets sont juste un support parfait pour accueillir mes dessins !

Voici donc le premier d’une série de carnets dont j’ai illustré la couverture. Celui-ci est un Moleskine et contient une centaine de pages blanches, avec une poche à la fin pour ranger ses papiers volants. Carnet d’écriture ou bullet journal, il est grand (19 cmX 25 cm) et spacieux. Je ne sais pas pour vous, mais j’apprécie de laisser mon stylo plume glisser sur une feuille blanche, sans être limitée ni par des lignes ni des carreaux ni des pointillés. 

Je suis en train de réfléchir à l’opportunité d’ouvrir une boutique en ligne pour vendre ce type de créations. Je n’y proposerai que des dessins traditionnels, sur papier libre ou sur carnet. En attendant, si celui-ci vous intéresse, vous pouvez me contacter ici : contact[@]aemarielle[.]com

Très bonne semaine à toutes et tous !

Moi aussi, je retourne à l’école

 

On ne sait pas où le chemin nous emmène, mais on a envie de le suivre.

Cela faisait un moment que l’idée me trottait dans la tête : développer une activité axée autour de mes centres d’intérêts et mes valeurs, la cultiver à mon rythme en profitant de mon emploi actuel pour la faire mûrir.

Il y a quelques mois, j’ai entamé un bilan de compétences pour avoir une vision de mes besoins et aspirations, exprimer les idées qui foisonnent dans ma tête, mais qui restaient prisonnières de mes craintes et de mes pensées automatiques :

  • Ce n’est pas un vrai métier
  • Tu ne gagneras pas bien ta vie
  • C’est super risqué, quand même

Etc.

Le bilan me permet de creuser mes réflexions et d’aborder toutes sortes de pistes sans me restreindre. Et surtout, de retrouver confiance en moi, en ma valeur et en mes compétences. Il faut reconnaître qu’après plusieurs années au même poste, on a tendance à croire qu’on ne saura jamais rien faire de nouveau ou de différent, ce qui est une erreur.

Prendre le temps de se chercher

Mes pérégrinations des derniers mois m’ont confirmé que mes centres d’intérêts principaux sont l’expression de soi, la créativité, l’apprentissage de nouvelles connaissances, mais de façon plus étonnante, c’est le social qui est sorti en premier. Par social, j’entends le goût du contact, l’importance de ne pas rester isolée dans ma bulle professionnelle. Pour une introvertie de ma qualité, il y a de quoi être étonné, mais il est vrai que j’aime parler aux gens et surtout les écouter parler.

L’écriture fait partie des piliers de mon projet. C’est un domaine que j’explore quotidiennement avec plaisir. Il me parait naturel de la garder au centre de mon activité, et de voir comment y maintenir le contact humain en bonne place. Après de longues réflexions, une première tendance s’est dégagée: le métier d’écrivain public.

Artiste, écrivain public, que des activités hyper lucratives, mais ô combien enrichissantes !

Me voici lancée dans une formation par correspondance ! Je suis redevenue étudiante; mais une étudiante avec un travail à temps plein à côté, ce qui rend la vie parfois un peu compliquée. 

Faire des choix

Je voudrais pouvoir tout faire: écrire, dessiner, étudier, tenir le blog, bouger, faire des béta lectures sur Cocyclics, mais humainement, ce n’est pas possible. Je vais devoir trier. 

Pour l’heure, en toute logique, je me concentre sur les études. Je veux aussi maintenir un rythme régulier ici-même, parce que je considère ce blog comme mon petit nid virtuel. Le dessin reste aussi une priorité, vu que je démarre mon activité d’artiste et que ce serait bien qu’elle décolle un peu.

Le reste, pour les prochains mois, ce sera « quand je pourrai ». Cela ne m’empêchera pas de préparer le terrain pour les aventures d’Alaia, mais l’écriture de fiction restera en mode « si j’ai le temps et l’énergie ». 

Cette organisation n’est pas contractuelle et est susceptible d’être remise en question par la propriétaire de ce blog à tout moment qu’elle jugera opportun.

Et vous, sinon ? La rentrée, ça se passe ?