Tu sais quoi, Précieux ?

Je reviens de ma première expo-vente artistique depuis que j’ai lancé Aemarielle. Ouiii, tu te rends compte ? Toute une journée sur mon propre stand, au milieu de mes créations.

En effet, j’ai participé à la Foire aux Livres et Vieux Papiers de Fontenoy-la-Joûte (54), près de Baccarat. C’est Dominique Konanz, l’un de mes amis qui m’a invitée à l’accompagner sur cette manifestation. Il voulait y faire une séance de dédicaces pour son tout premier roman, Une rose à Waterloo et il faut bien admettre que seul, la journée peut être longuette. Nous avons donc convenu d’y aller ensemble.

Aemarielle - mon stand à la Foire aux Livres et vieux Papiers- ma première expo-vente

Les leçons que j’ai tirées de ma première expo-vente artistique

1. Privilégier les endroits où ma cible de coeur sera présente

On ne va pas se mentir, quand on fait le déplacement dans un salon, une foire ou un événement de ce type, un des objectifs est de trouver des acheteurs pour ses créations. Pour cela, mieux vaut bien savoir qui risque de flasher sur son art et où rencontrer ces personnes. Ma cible de coeur, manifestement, ne se trouvait pas à Fontenoy-la-Joûte ce jeudi 15 août.

Ce n’était pas une surprise pour moi: je savais que le public de cette foire venait acheter des livres d’occasions, chiner chez les bouquinistes, squatter la buvette. Je n’étais ni annoncée ni attendue par le public. Et surtout, personne n’avait prévu un budget achat de dessins originaux durant cette journée. Vendre une de mes illustrations aurait suffi à rembourser le prix de la table et m’aurait beaucoup réjouie, mais je ne me faisais pas d’illusion. 

⇒ Mon conseil : identifiez très précisément qui est votre public et sélectionnez avec soin les expos/salons où vous serez susceptibles de les toucher. 

2. Préparer son « kit de survie » à l’avance

Surtout si la journée a lieu en rase campagne et un jour férié !

Pose un maximum de questions à l’organisation pour savoir:

  • où tu seras placé.e (extérieur ou non);
  • le matériel fourni (ex: y a-t-il des chaises avec les tables ?);
  • l’accès au site avec un véhicule;
  • les possibilités de restauration (clairement nous aurions dû creuser la question laughing);
  • la météo prévisionnelle;
  • la disponibilité du café et de commodités, etc.

Pense à apporter:

  • une paire de ciseaux et du ruban adhésif;
  • des étiquettes pour les prix;
  • de quoi écrire;
  • tes cartes de visite, marques-pages, flyers si tu en as;
  • un carnet de factures si jamais on t’en demande une;
  • un tampon avec tes coordonnées pour les factures;
  • à manger et à boire;
  • une thermos de café (si rien de prévu, cf plus haut);
  • une petite laine;
  • un parapluie;
  • un bouquin (le temps est long, surtout si le public tarde à venir);
  • une nappe pour cacher la misère si besoin (regardez la photo plus haut, vous comprendrez);
  • un esclave ami pour garder le stand quand tu as besoin d’aller aux toilettes à 500 mètres de là;
  • une affiche pour être visible même tout au bout de la rue au bout de la foire, surtout si tu dois te replier dans un garage à cause de la pluie.

 

3. Prépare ton inventaire avec soin

  • L’urgence est ton ennemie, veille à tenir ton inventaire à jour pour préparer rapidement les oeuvres que tu veux présenter et vendre. Sinon, tu te retrouveras à bosser sur ton stock à 22h la veille du salon et je t’assure, tu n’as pas envie de vivre ça ; « sifflotte »
  • Détermine tes prix à l’avance et affiche-les sur de jolies étiquettes, pas sur des bouts de papier découpés à l’arrache avec les ciseaux de ton pote parce que tu as un peu oublié ce détail ; « re-sifflote »
  • Prépare des certificats d’authenticité pour chacune, ça fait toujours plaisir à un acheteur d’avoir un document officiel confirmant le caractère original de son acquisition;
  • Prévoie de quoi bien emballer tes créations en cas de vente.

4. Anime ton stand

Ce n’est jamais facile pour nous autres artistes, d' »attirer le chaland », surtout si l’on est introverti.e. Il y a pourtant des moyens d’éveiller l’intérêt du public sans ouvrir la bouche. J’ai testé pour toi:

La peinture en live

Il faut d’abord savoir que je suis une grande timide quand il s’agit de partager mon processus de dessin. Mon insécurité travaille à fond contre moi. Autant te dire que quand j’ai emporté ma boîte d’aquarelle, mes pinceaux et un dessin, je pensais que ça ferait de la jolie décoration. Mais il s’est passé un truc qui a modifié mon choix: le vide.

De 8 h 30 à 11 h, les rues étaient désertes. J’ai donc décidé d’attaquer ma peinture pour passer le temps. Eh bien figure-toi que des gens ont commencé à arriver et forcément, me voir peindre dans la rue, ça a attiré leur attention. C’était une expérience très enrichissante de peindre sans peur devant des inconnus, je recommande vivement ! Surtout quand les enfants vont chercher leurs parents pour leur faire voir les « dessins trop beaux! » Mon ego vous remercie, les enfants !

 

Aemarielle peint en direct de Fontenoy-la-Joûte

Je n’ai pas eu le temps de la finir, hélas. 

Le bilan de cette journée, malgré l’absence de vente, est plutôt positif. J’ai discuté avec pas mal de monde, distribué mes cartes, essayé d’inscrire des visiteurs à ma newsletter, montré mon book, reçu des conseils sur la façon d’encadrer joliment mes dessins. J’ai une idée plus précise de la manière dont je veux m’organiser pour travailler, avoir un stand sexy et être efficace en salon. Rien que pour ça, ça valait le coup.

J’espère que cet article t’a plu et qu’il pourra t’aider si toi aussi, un jour, tu veux participer à une expo-vente. Si jamais toi, artiste vétéran, tu passes par ici et que tu vois des astuces à ajouter, viens me le dire en commentaire.

Des bisous pailletés sur toi, mon Précieux !

ET SI ON PAPOTAIT ?

Artiste et blogueuse, je te raconte mes aventures pour vivre de mes dessins et faire de l’art mon métier.

Libre comme l’art est mon mantra – et le nom de ma newsletter, qu’elle est bien. Abonne-toi !

Aemarielle

Rédac'chef

Pin It on Pinterest

Share This