Dans l’esprit d’un procrastinateur

Bonsoir à tous!

Me revoici avec un billet un peu différent. Ce soir, je vais laisser quelqu’un nous parler de façon très drôle et très vraie de la procrastination. Il s’agit de Tim Urban, du blog Wait but Why. Si je ne suis pas forcément concernée par le souci des deadlines, je suis plutôt dans la 2ème catégorie de procrastinateurs. Je vous laisse découvrir de quoi je parle !

Sur ce, bonne soirée avec votre petit singe personnel ! 🙂

2017 en 4 outils et 4 conseils

Bonjour tout le monde,

Les fêtes sont derrière nous ! Nous voici bien ancrés en 2017, que je vous souhaite douce, heureuse, et propice à la réalisation de vos projets.

La transition entre 2 années est souvent un moment de réflexion sur soi, sur ses envies, les choses qu’on souhaiterait modifier, améliorer, réécrire. Je ne fais pas exception à la règle, si ce n’est que cette fois, je n’ai pas rédigé mon article bilan habituel de fin d’année. Je ne rédigerai pas non plus d’article vous exposant mes bonnes résolutions pour 2017, tout simplement parce que je n’en prends plus.

Cela ne signifie pas que je n’ai envie de rien, que je ne nourris aucune envie pour démarrer 2017 sur les chapeaux de roue, au contraire ! Mes rêves créatifs sont bien présents, mais j’ai juste décidé de les commencer avant le Nouvel-An. Décembre a été un mois très agréable à cet égard. Des lectures passionnantes, des portes ouvertes sur une réflexion apaisée, des dessins à foison, une découverte de l’aquarelle, des idées à écrire.

Aujourd’hui, plutôt que de bonnes résolutions, je vous propose un rapide point sur mes compagnons créatifs en 2017 :

La bougie ne compte pas, hein! 😉

Mon Traveler’s Notebook :

Je ne lâche plus cette belle couverture en cuir aménageable à l’envi avec des carnets, pochettes cartonnées, papiers en vrac. Mon carnet du voyageur (qui ne voyage pas beaucoup pour l’instant) contient mon Bullet Journal, un carnet destiné à l’écriture de mes idées de romans, mes suivis de béta lecture sur CoCyclics

Mon carnet à dessins :

Ce formidable cahier en kraft format A4 environ est génial et ne coute presque rien ! Depuis que Steph en a acheté pour son projet de journal surnaturel/horreur, je n’utilise que ça pour mes croquis, ébauches, portraits. Ce papier épais et non traité supporte l’encre, le crayon, les aquarelles même bien mouillées. C’est un bonheur !

Mon art journal :

L’Art Therapy est un concept encore un peu méconnu, pourtant ses bienfaits m’ont vraiment étonnée en cette fin d’année chargée. L’acte créatif peut vraiment soulager quelqu’un de ses tensions, le relaxer au même titre que la méditation. Sans m’être plongée dans des études poussées sur le sujet, j’ai commencé à utiliser un carnet fait maison avec des feuilles Canson noires dont je n’avais guère l’utilité. Dessus, je fais du collage, je peins, j’écris, je déchire, je brûle, je fais ce que je veux ! Je ne me fixe aucun thème, aucun objectif. Je démarre une page sans savoir où je vais et j’oublie le temps. Si vous êtes stressé, essayez ! Vous serez surpris de constater la joie qu’on éprouve en observant le résultat. En plus, c’est un excellent moyen pour ceux qui ont des vieilles peintures, papiers et autres matériels artistiques chez eux de les utiliser ! Mieux vaut ça que laisser ses affaires moisir au fond d’un tiroir, je trouve !

Les Quatre Accords Toltèques :

En décembre, lors d’un déplacement sur Paris, j’ai acheté ce petit bouquin de Don Miguel Ruiz à la gare et je l’ai dévoré le jour même. J’avais déjà entendu parler des 4 accords Toltèques, une sorte de philosophie de vie en 4 axes à la fois très simple à comprendre et parfois si difficiles à suivre.

D’ailleurs, je vous laisse avec ces quatre petits conseils pour bien commencer 2017 :

Que votre parole soit impeccable

Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle

Ne faites pas de suppositions

Faites toujours de votre mieux !

Dit comme ça, ça parait évident, mais je vous assure que mettre en pratique ces conseils demande beaucoup de persévérance ! J’ai envie d’en faire le thème de ce blog pour le début d’année ! Ça vous dirait qu’on aborde ces sujets un par un le lundi et qu’on en discute ici ? Lundi prochain, on parlera ensemble de l’importance de la parole dans nos rapports.

En attendant, je vous souhaite une très belle semaine, mais aussi une fantastique année !

 

 

Les Pirates de l’Escroc-Griffe | Les terres interdites, Jean-Sébastien Guillermou

Bonjour à tous,

J’inaugure une nouvelle section sur le blog. Après les bafouilles, les gribouillis et l’organisation, viennent les chroniques. Ça faisait longtemps que je n’avais pas partagé mes coups de cœur littéraires, et j’espère que ça va me pousser à consacrer un peu plus de temps à la lecture en 2017.

J’ai une pile à lire gigantesque, surtout depuis les Imaginales ! Si je ne me botte pas les fesses, elle ne descendra jamais ! Et surtout, j’ai une masse de livres que j’ai adorés, mais dont je n’ai pas pris le temps de parler.

Oui, pour ces chroniques, je ne me fixe qu’une règle : je ne parle de ce que j’ai aimé. Vous ne me verrez jamais descendre un livre sur ce blog, à moins que je ne sois ivre ce jour-là, ce qui n’est pas près d’arriver !

Outre le fait que je connaisse la difficulté d’écrire un roman, mes goûts sont totalement personnels, subjectifs, et ce qui ne me plait pas à moi peut très bien plaire à d’autres lecteurs.

Aujourd’hui, je commence avec Les Pirates de l’Escroc-Griffe, tome 1 : Les terres interdites, par Jean-Sébastien Guillermou.

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Le résumé:

Lorsque Caboche, après s’être enfui de l’orphelinat militaire, part à la recherche de son père, il ne s’attendait certainement pas à rencontrer la compagnie de L’Escroc-Griffe et encore moins à monter à bord de leur bateau ! Connu pour n’avoir jamais réussi un abordage, l’équipage de Bretelle, vieux capitaine désabusé, ressemble plus à la troupe d’un cirque qu’à une bande de pirates. Mais Caboche va les entraîner dans un voyage rocambolesque sur les Mers Turquoises, à la recherche d’un trésor mythique. Une quête dangereuse puisqu’ils sont pourchassés par l’invincible et immortel Amiral-Fantôme, et qui les mènera jusqu’aux confins du Monde-Fleur, aux abords des mystérieuses Terres Interdites…

Mon avis:

Vous aimez l’aventure, les voyages, les galeries de personnages qui n’auraient en principe rien à faire ensemble ? Vous êtes servis ! L’équipage de l’Escroc-Griffe est aussi hétéroclite qu’attachant. Si on suit principalement Caboche, jeune garçon à la recherche de son père, on découvre progressivement la personnalité de ses compagnons, du Capitaine Bretelle, capitaine farfelu à Goowan, doté d’une sagesse incomparable.

Comme dans toute bonne histoire de cape et d’épée, le rythme est rapide, enlevé, et nos héros ne connaissent guère de répit dans leur parcours à travers les Mers Turquoises. À la fois losers et intrépides, ils enchaînent les actes de bravoure et contrecarrent les plans d’un cardinal machiavélique dont l’ambition pourrait bien mener le monde à sa perte.

Personnellement, je suis séduite ! J’aime le parfum d’exploration et de mystère qui flotte sur le Monde-Fleur. J’apprécie l’écriture, simple et directe, parfaitement adaptée à l’ambiance, les dialogues efficaces, les réparties pleine d’humour. Et surtout, le soin mis dans les descriptions des navires et les scènes d’action.

Bref, j’ai bientôt fini le tome 2, les feux de Mortifice, alors je reviendrai vite pour parler de la suite ! (D’ailleurs, j’ai un contentieux en cours avec Jean-Sébastien pour cruauté excessive envers ses lecteurs ! 😀 )

Sinon, vous avez une intégrale qui vient de paraître chez Bragelonne ; comme ça, vous vous ferez une idée vous-même sur cette fantastique trilogie ! 😉

Sur ce, bon dimanche à vous, les amis !

Bilan d’écriture et pourquoi je ne participe plus au NaNoWriMo…

Bonjour à tous,

Cette semaine, je vous propose un rapide bilan écriture, notamment parce que novembre est le mois du NaNoWriMo et que cette année, j’ai décidé de ne pas tenter l’aventure.

Le NaNoWriMo, c’est quoi donc ?

J’ai découvert l’existence de ce challenge il y a deux ans, à l’époque où j’ai commencé la rédaction du deuxième volet du Cycle du Dieu Noir. Je cherchais un moyen de me motiver et de rencontrer d’autres plumes. J’ai ainsi découvert qu’à Strasbourg vivait une petite communauté d’auteurs. Je me suis préparée mentalement et en novembre 2014, je me suis lancée dans ce marathon d’écriture qui, je le rappelle, consiste à écrire une histoire de 50000 mots sur trente jours. Dès que je le pouvais, je me collais devant mon PC pour aligner mes 1667 mots quotidiens et j’étais heureuse de voir mon compteur de mots suivre une belle progression sur le site du NaNoWriMo.  Je participais à des Write-in (sessions d’écriture) au café avec les autres, j’étais plongée dans l’émulation du moment.

Et je l’ai fait ! Mon premier « NaNo » fut une victoire et une fierté… Un joli petit badge en cadeau et une bannière pour exposer mon exploit sur les réseaux sociaux. C’était génial… Jusqu’à ce que je relise ce que j’avais écrit, en me demandant si je n’avais pas tout simplement perdu mon temps.

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Pourquoi le NaNoWriMo ne me correspond pas ?

J’ai une approche de l’écriture peut-être un peu perfectionniste, c’est vrai, avec une forte propension à me relire, à avancer lentement, à corriger. Beaucoup corriger. Le NaNo, c’était un peu l’occasion de lâcher prise, de ne pas me bloquer sur tel ou tel passage, mais d’avancer coûte que coûte. Le problème, c’est que je détestais ce que j’avais écrit. Tout était brouillon, bordélique. Mes personnages n’avaient pas eu le temps d’acquérir de la substance. C’était affreux à relire.

En 2015, j’ai retenté l’expérience, pour voir si je pouvais faire mieux que ça, qualitativement parlant. Malheureusement, j’ai vite compris que ça repartait comme l’année précédente. Du coup, j’ai littéralement tout stoppé. J’ai abandonné le challenge et je n’ai plus touché mon fichier pendant des mois. Début 2016, je suis passée par une phase de remise en question sur les raisons pour lesquelles j’écrivais, je me suis demandé si j’avais vraiment envie de continuer. Après tout, qui me lirait de toute façon ? Même les éditeurs du speed-dating des Imaginales avaient soi refusé le manuscrit du tome 1, soit ne répondaient tout simplement pas à mes mails.

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Bref, un gros gros passage à vide, dont je dois la fin à mes formidables copines d’écriture, Siècle, Sunny, Florie, Ifuldrita, Citarienne, ma discrète Yria, ainsi qu’à toutes les « grenouilles » qui passent régulièrement m’encourager sur CoCyclics.

C’est pour ça que cette année, je ne participe pas au NaNoWriMo. Les objectifs rapidité et performance ne me correspondent pas. Ils n’ont jamais correspondu à ma personnalité d’ailleurs. Je suis lente, c’est comme ça et ce n’est pas grave, car je ne vis pas de l’écriture et je n’ai pas besoin de me mettre la pression pour le nombre de mots. Par contre, je me suis fixé un objectif : celui d’écrire tous les jours, même un peu. Je pars sur une base de 500 mots quotidiens, mais l’essentiel est d’acquérir ce réflexe d’ouvrir mon fichier Word chaque jour et d’écrire tranquillement, de réfléchir à mes phrases, de poser le récit comme je l’entends.

Jusqu’ici, je me tiens bien, même si certains jours, il m’est arrivé d’écrire seulement 2 phrases ! Muse est capricieuse, parfois. Heureusement, mon quota se rattrape les jours suivants. Pour me motiver, je me suis inscrite dans un petit groupe sur CoCyclics avec d’autres écrivains qui restent en marge du NaNo, mais qui veulent avancer ensemble. L’ambiance y est très sympathique, comme toujours !

Bref, le mode lièvre n’est pas pour moi, je préfère opter pour la stratégie tortue !

PS: Pour ceux qui ont envie de lire ce que donne le début du Cycle du Dieu Noir, je rappelle qu’il est en lecture libre sur Wattpad depuis quelques semaines. Jusqu’ici, je suis plutôt contente des retours qu’il obtient de la part des lecteurs. Si vous passez y jeter un œil, je vous souhaite une très bonne lecture !

Mes débuts dans le Miracle Morning

Bonjour à tous,

Comme le titre de ce billet l’indique, j’ai commencé la pratique du Miracle Morning début novembre et j’ai eu envie de vous raconter mon expérience.

Comment j’ai découvert le Miracle Morning ?

La première fois que j’en ai entendu parler, c’est par le biais du blog de Boho Berry, qui mêle beaucoup de développement personnel à son Bullet Journal. Intriguée, je me suis documentée pour en savoir plus, avant de passer à autre chose parce que, dans ma tête, je me levais déjà bien assez tôt comme ça, je n’allais pas encore avancer mon réveil pour faire des trucs bizarres comme aller courir ou méditer…

Comment définir le Miracle Morning ?

Il s’agit d’une méthode de développement personnel lancée par Hal Elrod, à la suite d’un très grave accident. Pour revenir à la vie, il a créé cette routine matinale, qui lui assure désormais une notoriété impressionnante. Son idée est que pour arriver à tirer le meilleur de notre vie, nous devrions en passer par des routines matinales qui nous permettent de nous concentrer sur nous et nos objectifs.

Il a donc écrit un livre sur le sujet, que beaucoup de gens s’arrachent, où il explique les différentes étapes du Miracle Morning, les S.A.V.E.R.S.

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En premier lieu, je dois dire que je n’ai pas acheté son livre. Je me base sur une version épurée, un cahier coach écrit par Laura Mabille, conférencière et pratiquante du Miracle Morning. Je suis tombée dessus avant un voyage et je me suis dit que ce serait un bon moyen pour découvrir la méthode sans forcément passer par la case « ma vie mon œuvre » de Hal Elrod, dont je respecte le parcours, mais dont certains aspects du discours me dérangent un peu. J’avais notamment vu une vidéo d’un séminaire Miracle Morning qui m’avait fait dresser les cheveux sur la tête, mais c’est une autre histoire !

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Bref, ce cahier est un résumé très clair et concis, qui explique bien chaque étape, c’est donc sur ce livre que je me base pour commencer. Peut-être à terme changerai-je d’avis, qui sait ?

Ensuite, je précise que je serai très franche dans mes bilans. Si je sens que quelque chose me gêne, je le dirai. J’ai choisi de faire un premier billet après une semaine, pour profiter de l’enthousiasme du début, mais les suivant se feront une fois par mois, ce qui me permettra d’avoir le recul nécessaire pour vous donner du contenu intéressant.

Pourquoi j’ai décidé de me lancer ?

En premier lieu, parce que je me suis rendue compte que le matin, j’étais toujours fatiguée, même quand je me couchais tôt. Quelque chose n’allait pas dans mon cycle de sommeil. Je n’étais motivée pour rien, il m’arrivait même de retourner me coucher jusqu’à l’heure de partir au travail. Et le soir, ce n’était pas mieux. Je me sentais lessivée, le cerveau vide.

J’ai commencé à réfléchir à la qualité de  mon sommeil et je me suis aperçue que quand je me levais à 5h pour partir en formation, j’étais souvent parfaitement réveillée, alors que me lever à 6h15 me laissait amorphe. Ça me paraissait aberrant, mais c’était un fait. D’ordinaire, je me couche tôt, vers 22h30, il faut donc croire que j’ai besoin de moins d’heures de sommeil que je ne l’imaginais.

Ensuite, le principe d’une routine matinale me parle pour la pratique de l’écriture. J’ai envie d’avancer dans mes projets personnels, mes romans. Pour cela, je dois me dégager le temps nécessaire et clairement, le soir n’est pas pour moi. Si j’ai la capacité de dessiner tranquillement en soirée, je ne peux pas me concentrer sur la rédaction de mon histoire après le travail.

Voilà, mes motivations sont donc la créativité et l’énergie !

Donc nous y voilà, dès le 2 novembre à 5h30…

Le réveil sonne, mais je suis réveillée depuis quelques minutes déjà. J’essaye de me préparer mentalement à mes SAVERS. Pour clarifier ce terme, il veut dire : silence, affirmation, visualisation, exercice, reading (lecture de non fiction) et scribing (écriture, en principe de non fiction). Le principe est d’accorder quelques minutes à chacun tous les matins.

Pour le silence, je profite de ces quelques minutes de répit avant que sonne le réveil pour m’essayer à la méditation. Ce n’est pas un exercice facile pour moi, je dois l’avouer. Mes pensées circulent en désordre, j’ai du mal à me concentrer sur ma respiration.

L’affirmation ne m’est pas naturelle non plus. J’ai consigné quelques phrases dans mon bullet journal, mais l’idée de me les répéter me parait un peu étrange. En gros, si vous souhaitez essayer, rédigez vos affirmations avec des termes qui vous engagent et qui fixent le pourquoi, le délai, les actions à mettre en place. Genre : « Je suis déterminée à écrire tous les jours afin de terminer mon roman d’ici 3 mois. » « Je m’engage à faire le nécessaire pour publier mon premier roman dès … 2017 »

Ce sera plus convaincant et constructif que d’affirmer : « Je vais devenir un auteur à succès et quitter mon boulot ! » devant le miroir.

La visualisation, pour le moment, j’avoue ne pas l’avoir tentée. L’exercice ne me parle absolument pas. Je n’arrive pas à mettre en image ce que je veux pour mon avenir.

La lecture, quant à elle, me pose moins de problème. J’ai toujours aimé lire des ouvrages de développement personnel et j’y consacre quelques minutes le matin en buvant mon café. C’est un moment agréable, dans le calme du petit matin, que j’apprécie.

Ensuite, vient l’écriture. Alors là, je triche un peu car il ne s’agit pas pour moi d’écrire quelques pages de mon journal, mais d’avancer dans mon roman. Bah oui, en plus en novembre, c’est le NaNoWriMo, je peux pas faire autrement ! Ceci dit, je dirais qu’écrire relève presque de la méditation pour moi, j’oublie très vite ce qui m’entoure, la perspective d’aller au travail, les soucis du moment. J’y consacre 45 minutes.

Pour finir, l’exercice. Le mien se résume à prendre mon vélo pour partir travailler. 25 minutes de trajet me réveillent et me motivent, surtout quand l’air est bien frais ! Évidemment, quand il pleut, c’est moins amusant, mais c’est comme ça.

On va dire que pour le moment, ma routine démarre lentement et sa mise en place est un peu laborieuse. Sans doute parce que certains exercices me semblent abstraits et j’ai du mal à en percevoir les bienfaits. Pour autant, je suis bluffée d’être capable de me lever à 5h30 pendant une semaine et d’être en mesure d’avancer sur des projets qui comptent réellement pour moi. C’est là, je pense, que réside la force du Miracle Morning : on se donne le temps et les moyens de penser à d’autres projets que le classique métro boulot dodo.

Mon objectif pour novembre : donner leur chance aux affirmations et à la visualisation, pour voir si je peux en retirer quelque chose de positif ou si je les laisse de côté. Je vous tiendrai au courant de l’évolution, bien entendu ! Si vous êtes adeptes, débutants ou pas, dans le Miracle Morning, je serais ravie d’échanger avec vous et de lire vos ressentis sur le sujet !

Bullet journal, bilan à fin octobre

Bonjour à tous,

En cette veille de novembre, j’ai eu envie de poster une mise à jour de mon bullet journal. En effet, cela fait déjà quelques mois que je l’utilise avec un réel plaisir, néanmoins, je constate qu’il continue d’évoluer au fil de mes besoins et des listes qui me viennent en tête. Sans revenir sur les bases du BuJo parce que d’autres, comme Chloé, le font mieux que moi, j’émaillerai mes photos de quelques explications pour ceux qui découvrent le principe.

Comment fonctionnait mon système jusqu’ici :

Le support :

Je suis passée par plusieurs outils : carnet de notes, Filofax, puis le Traveler’s Notebook. C’est ce dernier qui me plait le plus, pour sa flexibilité et son élégance un peu rétro.

Je l'ai depuis août et il voyage avec moi dans mon sac, le cuir s'est déjà bien patiné et a pris des marques.
Je l’ai depuis août et il voyage avec moi dans mon sac, le cuir s’est déjà bien patiné et a pris des marques.

Le contenu :

Jusqu’ici, c’était un peu le joyeux bazar dans mon bullet journal. Étant une adepte du système de base, j’ai tendance à tout écrire à la suite. Cela ne poserait pas de problème si je tenais un index à jour or ce n’est pas le cas. Mes pages quotidiennes côtoient comme elles peuvent mes pages type journal intime, mes listes, mes notes en vrac, et mon marque-page reste sur la semaine en cours. En toute sincérité, j’ai bien aimé cet usage un peu chaotique de mon journal, ça ne m’a pas empêchée de m’y repérer.

Côté déco, je suis restée assez sobre, j’utilisais les feutres noirs qui passaient à ma portée, ça allait très bien comme ça. J’ai ajouté un peu de washi tape pour donner de l’allure à mes pages et voilà ! Je ne dessine pas sur mes pages, j’ai des sketchbook dédiés à mes activités artistiques pour ça.

Voici un exemple de page mensuelle. L'idée est d'y noter tout ce qui peut se passer dans le mois, pour se repérer plus facilement. j'y note aussi les objectifs du mois, histoire de me motiver :-)
Voici un exemple de page mensuelle. L’idée est d’y noter tout ce qui peut se passer dans le mois, pour se repérer plus facilement. j’y note aussi les objectifs du mois, histoire de me motiver 🙂
Et voici à quoi ressemble une semaine dans mon bujo. C'est très sommaire en dehors de la frise en washi au bas de la page.
Et voici à quoi ressemble une semaine dans mon bujo. C’est très sommaire en dehors de la frise en washi au bas de la page.

Mes carnets actuels sont des cahiers Moleskine lignés coupés à la bonne taille pour le format Regular de la Traveler’s Company (ex Midori). Le papier est assez fin, avec une teinte légèrement crème que j’affectionne. Je testerai les inserts de la Traveler’s Company en kraft et avec de petits carreaux pour comparer, mais plus par curiosité que par réelle nécessité. Cela attendra la fin de mes cahiers.

Qu’est-ce qui change pour novembre ?

Côté support, je reste fidèle à mon Traveler’s Notebook, tout en modifiant la conception de mon BuJo. Il aura un carnet dédié, mais son approche va changer légèrement. Il va s’axer sur le développement personnel pour me motiver à opérer des changements dans ma vie, notamment travailler sur le minimalisme et la simplicité, mais aussi mettre ma créativité au centre de mes activités.

héhé, j'ai une table des matières, à présent ! et à gauche, un rappel des symboles que j'utilise, mais c'est surtout pour décorer, vu que je les connais un peu par cœur ! :-)
Héhé, j’ai une table des matières, à présent ! Et à gauche, un rappel des symboles que j’utilise, mais c’est surtout pour décorer, vu que je les connais un peu par cœur ! 🙂

Je ne prévois pas une avalanche de déco dans ce carnet, mais toujours une note de washi pour égayer le côté très sobre de mon écriture. Je me lâche surtout sur la présentation, en essayant de soigner un peu mes pages.

Ici, il s'agit d'un exercice de préparation au Miracle Morning, où l'on réfléchit à ce qu'on voudrait voir évoluer chez soi, avant de commencer le travail. C'est un peu personnel, mais pas non plus quelque chose que je n'assume pas. Donc, si ça peut vous donner envie d'essayer de vous poser ces questions, faites-vous plaisir. :-)
Ici, il s’agit d’un exercice de préparation au Miracle Morning, où l’on réfléchit à ce qu’on voudrait voir évoluer chez soi, avant de commencer le travail. C’est un peu personnel, mais pas non plus quelque chose que je n’assume pas. Donc, si ça peut vous donner envie d’essayer de vous poser ces questions, faites-vous plaisir. 🙂

 

Pour ceux qui connaissent le terme anglais, level 10 life, voici ma tentative, la roue la plus bancale du monde, mais j'aime bien son aspect final ^^
Pour ceux qui connaissent le terme anglais, level 10 life, voici ma tentative, la roue la plus bancale du monde, mais j’aime bien son aspect final ^^

 

Et pour pouvoir me repérer, un planning annuel ou Future Log. J'avais prévu de le faire après l'index, mais je l'ai zappé. Il sera donc un peu plus loin, c'est tout ! :-)
Et pour pouvoir me repérer, un planning annuel ou Future Log. J’avais prévu de le faire après l’index, mais je l’ai zappé. Il sera donc un peu plus loin, c’est tout ! 🙂

 

Désolée, la photo est un peu floue, mais ça vous donne un aperçu de novembre. J'y ai placé 3 trackers, un pour l'écriture, un pour le vélo et un pour mon Miracle Morning.
Désolée, la photo est un peu floue, mais ça vous donne un aperçu de novembre. J’y ai placé 3 trackers, un pour l’écriture, un pour le vélo et un pour mon Miracle Morning.

Je prévois un carnet annexe pour mes activités d’écrivain et le suivi de mes avancées en écriture, lecture et bêta lecture. D’ailleurs, je pense m’inspirer des pages de Florie dans son Bullet Journal pour reprendre un peu le pied dans la mare de Cocyclics.

Mon troisième carnet sera le support en kraft de la Traveler’s Company, spécialement dédié à mes croquis, pour pouvoir dessiner partout quand l’envie m’en prend. Avec un peu de chance, je le recevrai pour mon anniversaire !

Et ce sera tout ! Au-delà de trois carnets, je trouve que le Traveler’s Notebook est un peu trop lourd et j’aime sa ligne élégante, je ne veux pas qu’il déborde. Je vais tester mon système en novembre et voir s’il me satisfait et surtout, s’il m’aide à lancer les quelques projets que j’ai sur le feu, à savoir le NaNoWriMo (en mode off, j’en reparlerai) et le Miracle Morning, qui fera également l’objet d’un article.

Je suis très contente de ce système d’organisation, il répond totalement à mon mode de pensée, il est flexible et simple d’utilisation. Je posterai régulièrement des bilans pour voir si j’ai pu en tirer profit, ce qui doit être modifié/amélioré. Si vous avez des questions ou que vous voulez parler de votre BuJo, n’hésitez pas, les commentaires sont ouverts! 😉

Bonne semaine et ne mangez pas trop de bonbons ce soir!

 

 

 

Planning des publications d’octobre et novembre

Bonjour tout le monde,

le mois de septembre touchant à sa fin, je me suis dit qu’une réflexion s’imposait quant à la tenue de la Plume d’Aemarielle.

En effet, depuis le 1er août, je publie 3 articles par semaine et j’ai d’ailleurs la joie de vous voir les lire et les commenter. Merci beaucoup pour votre soutien fidèle. Il y a quelques jours, je parlais de la procrastination et  je vous disais vouloir lutter contre elle. C’est dans cette optique que j’ai redéfini le planning des publications pour les mois d’octobre et novembre.

Deux mois de challenges

Ce n’est pas que je n’aie plus matière à discuter avec vous, rassurez-vous ! c’est juste qu’à compter du 1er octobre commence un challenge auquel j’ai l’intention de participer: Inktober.

Chaque jour d’octobre, le défi consiste à réaliser un dessin à l’encre et, tant qu’à faire, à le publier sur les réseaux sociaux sous le hashtag inktober. Si je compte bien dessiner quotidiennement, je n’aurai pas l’outrecuidance de vous imposer un article par jour comme l’année dernière sur mon ancien blog. Toutefois, je pense publier des photos sur Instagram (@aemarielle) et je ferai un récapitulatif hebdomadaire le dimanche, que vous retrouverez dans mes gribouillis.

Et bien entendu, en novembre, le sacro-saint NaNoWriMo ! L’écriture sera au premier plan durant cette période, je vous tiendrai informés le lundi de mes avancées.

Savoir faire des choix:

J’ai envie de mettre l’écriture et le dessin au centre de mes préoccupations pendant ces deux mois, ce qui veut dire faire des choix et privilégier ces activités plutôt que d’autres. Ce sera aussi l’occasion de voir si j’arrive à réduire ma consommation de réseaux sociaux durant cette période !

Une dernière chose, je repartirai en décembre sur un nouveau rythme qui inclura une toute nouvelle catégorie de billets: mon organisation. En effet, ce sera l’occasion de tirer quelques conclusions sur ma façon de gérer mon temps en octobre et novembre. J’y ai déjà rangé quelques articles sur mes outils actuels, notamment le bullet journal, qui risque de beaucoup me servir ces prochains temps.

Voilà, c’est un avant-goût de ce qui vous attend prochainement sur la Plume d’Aemarielle. On se retrouve donc dimanche puisque, si tout va bien, j’aurai deux dessins à vous présenter dans le cadre d’Inktober.

Bonne semaine à vous!

Aemarielle

 

La procrastination et moi

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, j’ai envie d’aborder un sujet qui m’intéresse beaucoup à titre personnel : la procrastination et surtout, les moyens de lutter contre elle.

Définition de la procrastination :

La procrastination (du latin pro, qui signifie « en avant » et crastinus qui signifie « du lendemain ») est une tendance à remettre systématiquement au lendemain des actions (qu’elles soient limitées à un domaine précis de la vie quotidienne ou non).

Source Wikipédia

Avec ça, nous voilà bien, n’est-ce pas ?

Je fais partie des personnes gravement atteintes par ce fléau, plus particulièrement dans la vie personnelle. Je peux reporter certaines tâches indéfiniment, et être prise d’une frénésie d’accomplissement un matin au réveil. Au travail, au contraire, j’ai tendance à gérer plein de choses en même temps, ce qui ne veut pas dire que ça me rende plus efficace, mais je n’ai pas beaucoup de choix.

Apparemment, la procrastination viendrait de plusieurs facteurs : des tâches rébarbatives à accomplir, l’ennui, l’anxiété, un manque d’estime de soi, mais aussi l’impulsivité. Enfin, d’après Wikipédia. Je dirais que moi, je suis un mélange de tout ça à la fois ! 🙂 (Je rajouterais les réseaux sociaux dans mes problèmes, mais bon…)

Pour autant, ça ne signifie pas que le procrastinateur ne fiche rien de ses journées, bien au contraire. C’est souvent quelqu’un qui va se trouver plein de choses à faire, du moment qu’elles n’ont aucun lien avec ce qui est réellement urgent/important.

Soyons clairs, dans certains aspects de ma vie quotidienne, je suis flemmarde et il y a plein de corvées que je déteste faire. Tout plutôt que le repassage, par exemple. D’ailleurs, j’ai une montagne de linge qui m’attend, mais je préfère écrire un article sur la procrastination, qui est bien plus essentiel, vous comprenez ?

Je peux aussi aller à reculons vers un sujet qui m’effraie, une confrontation, un rendez-vous pénible. Souvent, je ne me sens pas capable de gérer le problème ; j’aurai alors tendance à repousser l’échéance au maximum en m’inventant des choses plus importantes à faire. Alors que le plus souvent, je ressors soulagée de l’épreuve une fois que j’ai osé la traverser.

Personnellement, je dirais que la question de l’estime de soi est importante, notamment dans mon rapport à l’écriture. Je peux repousser des semaines durant la rédaction d’un chapitre, sous prétexte qu’il faut que je fasse plein de recherches. En réalité, c’est souvent une fausse barbe liée à mon perfectionnisme latent. Si je ne me sens pas à l’aise avec une scène, un chapitre, si j’ai l’impression que je cours au casse-pipe, eh bien, je n’y vais pas, c’est pas compliqué ! 🙂

Mes moyens pour lutter contre la procrastination :

1.Le questionnement :

Ça, je l’applique plutôt dans mes activités créatives. Pourquoi est-ce que je repousse ce fichu chapitre ? Qu’est-ce qui me dérange dans sa rédaction ? S’il est ennuyeux à écrire, c’est peut-être qu’il sera ennuyeux à lire aussi, dans ce cas, le problème est plus profond et nécessite de revoir le plan. Parfois, modifier quelques éléments de la trame permet de débloquer un nœud pénible qui retenait la plume. Ça m’est arrivé hier encore et la joie de rédiger plus d’un millier de mots après un silence de plusieurs semaines n’a pas de prix.

Attention toutefois à ne pas laisser le perfectionnisme biaiser votre questionnement. À un moment donné, il faut y aller ! La procrastination est une adversaire retorse qui se cache derrière les plus louables intentions.

2.Le Bullet journal :

J’en ai déjà parlé dans cet article, ce système de planning souple et personnalisable me permet de gérer plus sereinement mon quotidien. Il me permet de répartir les tâches qui ne m’emballent pas dans la semaine ou le mois, de gérer mes listes et de noter mes progrès. Quel plaisir de cocher des croix quand on s’est débarrassé d’un truc à faire !

dailybujo
Bon ok, je décore toujours un peu, mais j’ai acheté tellement de bêtises qu’il faut bien que je les utilise! 🙂

Attention cependant à ne pas procrastiner en faisant joujou avec le BuJo. On peut planifier à l’infini, à un moment donné il faut se mettre à l’œuvre ! Voilà pourquoi j’ai arrêté de me préoccuper de la décoration de mon Bullet Journal. J’y consacrais beaucoup trop de temps, influencée en cela par nombre de Youtubeuses très très créatives dans le domaine, comme l’adorable Boho Berry. Jusqu’à lire cette phrase très sage d’un utilisateur du système :

A bullet journal is about getting crap done, not making your crap look good.  Austin Miller

Un bullet journal est là pour gérer tes conneries*, pas pour les rendre jolies. (*sous entendu, tes trucs à faire)

Que rajouter à ça ? Ça m’a fait réfléchir à la façon dont j’utilisais le bullet journal et je me suis rendue à l’évidence, je ne l’exploitais pas. Je le laissais me contrôler en y insérant des tas de choses inutiles pour ne pas avoir à faire ce qui devait être fait.

J'adore Boho Berry, mais ça pour moi, c'est épuisant et je n'y retrouve pas mes petits… :-)
J’adore Boho Berry, mais ça pour moi, c’est épuisant et je n’y retrouve pas mes petits… 🙂

Aujourd’hui, je progresse. J’essaye vraiment de faire ce que j’y inscris. Je considère ça comme un engagement. Par exemple, grâce à lui, je n’ai encore loupé aucun de nos rendez-vous hebdomadaires sur ce blog ! J’y écris mes idées, mes projets, dans le but de les concrétiser et pas juste de faire une belle liste inutile ! 🙂

3.L’engagement :

J’ai décidé de quelques axes que je considère comme non négociables, c’est-à-dire que je dois faire en dépit des contraintes extérieures, du stress ou autres :

  • Le sport. Pour quelqu’un comme moi, avec un job sédentaire et des loisirs tout aussi sédentaires, c’est essentiel. J’ai planifié 2 séances de 2 heures par semaine et je m’efforce de prendre le vélo tous les jours. C’est gravé dans le marbre de mon bullet journal.
  • Le blog. Il est possible que j’en vienne à modifier le rythme, mais en tous cas, je tiens à ma régularité sur le sujet.
  • Écrire un chapitre par semaine sur mon roman en cours. Ça veut dire qu’il va falloir que je travaille sur une routine qui me permette d’avancer un peu tous les jours. Voilà un sujet d’article intéressant !
  • Ma cape violette de modératrice sur CoCyclics
  • Le dessin, notamment pour avancer sur les aventures d’Itti, parce que c’est un projet concret et qu’en plus, je ne suis pas seule dessus !
  • Et surtout, du temps pour Monsieur et moi !

Ouf ! ça en fait un long article, j’espère que vous ne vous êtes pas endormis ! Et vous, comment gérez-vous la procrastination ? Peut-être n’êtes-vous pas confrontés à ce problème et ce serait intéressant d’avoir votre ressenti sur le sujet. Si comme moi, vous en souffrez, n’hésitez pas à partager votre expérience en commentaires !

En attendant, passez une bonne semaine, les amis !

Aemarielle

Écriture : La genèse du Cycle du Dieu Noir

Bonjour à vous !

Ces derniers temps, je vous ai beaucoup parlé des outils que j’utilise pour écrire, suivre mes projets, mais force est de constater que je suis assez discrète sur le contenu de mon roman lui-même. Non par peur d’un éventuel vol d’idées, mais plus par timidité et peur de déranger.

Aujourd’hui, j’ai donc décidé de vous parler un peu plus en détails des origines du Cycle du Dieu Noir.

Commençons par un résumé:

Le Dieu Noir s’est éteint depuis des siècles, assassiné de la main de son « frère » Set, qui a revendiqué le trône et la main de la Reine des Cieux. Cette dernière, dans l’ombre, ourdit patiemment sa vengeance contre l’usurpateur qui l’a spoliée de son pouvoir et de son époux.

Sur la terre de Kemet, Alaia, une orpheline élevée parmi une bande de voleurs, croise le chemin d’un guerrier inconnu. L’homme transporte une gemme mystérieuse, dont l’appel attire étrangement la fillette. Si Alaia est loin de mesurer le pouvoir qui vient de la frôler, elle se retrouve néanmoins emprisonnée dans la toile tissée par la puissante et retorse Astarté, qui rêve de restaurer sa grandeur perdue.

L’idée de poser cette histoire sur le papier m’est venue après une longue campagne de jeu de rôles dans un univers aux parfums d’Antiquité.

(Pour de plus amples explications sur le jeu de rôles, je vous invite à lire l’article très complet rédigé par Dorian Lake sur son blog.)

À ce moment là, il y a environ trois ans, je n’allais pas très bien moralement et j’avais besoin de me vider la tête. L’envie d’écrire s’est imposée d’elle-même. Jusque là, je n’avais rien écrit d’autres que des historiques pour mes différents personnages. Pas de nouvelles, pas de roman laissé dans un tiroir, rien. Et aucune expérience de la création littéraire non plus, en dehors d’une longue liste de lecture dont il a fallu que je tire l’essence pour savoir comment débuter mon récit.

Ce que je savais faire, en revanche, c’était créer des personnages et leur donner une famille, une vie, des objectifs et des projets. Je suppose que c’est grâce à cela que j’ai mené le tome 1 à son terme au lieu d’abandonner cette idée saugrenue ! (Ça et le soutien sans faille de Monsieur !)

J’avais envie de parler de mes personnages, de les voir évoluer, grandir, souffrir et aimer. C’était au moins un début.

Quand j’ai posé les bases du Cycle du Dieu Noir, je connaissais :

  • l’objectif du récit, puisque je l’avais longuement joué
  • le personnage principal
  • quelques antagonistes

Je savais que je voulais:

  • une femme comme personnage central et si possible, pas une femme sachant manier l’épée à deux mains comme personne et/ou animée d’une envie de vengeance, pouvoir, conquête, trouver le prince charmant, devenir le sidekick de l’élu de la prophétie etc. (Attention, certains romans impliquant ces caractéristiques sont très bien, c’est juste que le schéma ne me parlait pas pour le Cycle du Dieu Noir. ^^)
  • qu’elle ne soit pas la seule femme du récit
  • que les dieux interviennent dans l’histoire, mais de façon subtile.
  • revisiter le thème Isis Osiris.
  • que l’ambiance serait résolument sombre
  • Qu’on puisse reconnaître quelques aspects de notre monde, sans pour autant s’y trouver.

Je précise que ce n’était pas juste pour le plaisir de parler de sexe et de violence que j’évoque l’ambiance sombre, mais parce qu’ayant été nourrie depuis l’enfance avec des bouquins de mythologie Grecque et Égyptienne – les parents ne savent pas toujours ce qu’ils font ! ^^ –, certains récits impliquant meurtres, viols, enlèvements, inceste m’ont laissée imaginer que, non, je n’allais pas écrire la vie des Bisounours !

Ce que j’ignorais:

  • Comment mener Alaia, mon héroïne, du point de départ à l’arrivée, c’est-à-dire au terme de sa quête, tout en la faisant grandir et mûrir de sorte qu’on s’attache à elle malgré ses nombreuses fêlures et défauts.
  • Combien de tomes je voulais vraiment écrire. Je suis passée par des phases de 3 à 6 volets. Finalement, je me demande si le format série n’est pas plus adapté à ce que j’ai envie de développer.
  • Comment introduire les antagonistes de façon crédibles, sans rester dans le schéma classique : « Méchant sorcier noir convoiter puissant artefact-qui-menace-le-monde, tuer famille du brave et courageux héros (forcément en possession de ce maudit truc ) et le poursuivre sans relâche jusqu’à bataille finale !! »

Ces éléments ont heureusement eu le temps de décanter au fil de l’écriture et des réécritures ! En plus, j’ai acquis des connaissances à force de fréquenter les forums comme CoCyclics et tous les sites dédiés aux auteurs.

Quand j’ai commencé sa rédaction, j’ai naturellement pensé que Le Cycle du Dieu Noir se destinait aux adultes, au vu de son contenu explicite. Aujourd’hui, je me demande si en réalité, je n’ai pas écrit du Young Adult, étant donné qu’Alaia et ses camarades sont assez jeunes. mais bon, franchement, je ne m’embarrasse pas trop de ces considérations. Le plus important pour moi est le plaisir d’écrire cette histoire et de vous offrir un bon moment de lecture.

Et vous, d’où vous viennent vos idées pour vos projets ? N’hésitez pas à venir en discuter par ici !

Bonne semaine à vous! 🙂

Aemarielle

Mes outils d’écrivain #2: gérer son univers

Bonjour tout le monde, j’espère que votre semaine commence bien !

Aujourd’hui, je continue dans ma série de la rentrée sur mes outils d’écrivain. Dans un article précédent, je vous parlais de mon carnet d’écriture, où je gère mes idées, mes notes, le squelette de certaines scènes, mon plan de correction, etc.

Cette fois, je vais vous expliquer ce que j’utilise pour gérer l’univers du Cycle du Dieu Noir. Et comme vous l’imaginez bien si vous me suivez régulièrement, on va parler papier.

Un cahier pour rassembler mes notes :

Cahier LCDN 1

Je vous présente ma bible, le Précieux qui renferme toutes mes notes sur le Cycle du Dieu Noir. Dans les faits, un simple cahier à la couverture en Kraft, que je me suis empressée de personnaliser en dessinant Alaia ! On ne se refait pas! 🙂

Parce qu’écrire, c’est de la recherche:

Une lectrice sur Wattpad me demandait récemment si je faisais beaucoup de recherches pour créer mon monde. La réponse est un grand oui. Même si comme moi, on écrit un roman de fantasy, située dans un univers imaginaire, il est essentiel que l’ensemble reste cohérent. Pour ma part, mon roman s’inspire de l’Égypte ancienne, entre autres. Je suis donc sans cesse amenée à me documenter pour créer l’ambiance, vérifier certains détails et éviter des anachronismes tout bêtes, genre servir de la dinde à table, alors qu’il n’y en avait pas en Égypte à l’époque. Oui, l’un de mes bêta lecteurs (très proche !) savait ça, moi pas ! 😀

C’est aussi mémoriser certains éléments essentiels:

Par exemple, j’avais collé une petite carte en première page, pour me souvenir de la géographie des lieux. Aujourd’hui, elle est obsolète, il faut que je la change. Mais elle m’a tout de même bien servi!

Cahier LCDN 2
Un sommaire, ça peut servir ! Merci le bullet journal pour ce réflexe 🙂

 

Vous voulez vous souvenir de votre organisation politique ou judiciaire ultra détaillé ? Mieux vaudrait la noter, alors !

Vos fiches de personnages y trouveront aussi leur place, si jamais vous en avez marre de vérifier dans votre texte que tel personnage a bien les yeux bleus ou que l’orthographe de son nom vous échappe !

Pour me faciliter la vie, je me suis fait quelques organigrammes, notamment pour mon panthéon, histoire de me rappeler qui fait quoi, qui a une liaison avec qui ou qui déteste qui.

 

Cahier LCDN 3
Oui, Set s’est envoyé en l’air avec pas mal de déesses et a même un amant ! C’est bon d’être le roi! ^^

 

Cahier LCDN 4
Un peu de politique et d’organisation, ça ne fait jamais de mal !

C’est là que je me rends compte que je ne suis plus si jardinière que cela, quelques réflexes d’architecte apparaissent chez moi.

Là par exemple, j’ai prévu un topo sur un ordre d’enchanteresses, histoire de me donner des bases sur leurs pouvoirs, leur cadre social, etc.

Cahier LCDN 5

Et bien sûr, c’est un outil qui me sert à développer mes personnages. J’y rédige une petite bio, quelques pistes sur leurs motivations et même des fois, je trouve le moyen de les dessiner tout nus! 😉

Désolée pour le texte caché, c'est pour préserver certains secrets !
Désolée pour le texte caché, c’est pour préserver certains secrets !

Bien évidemment, pour certains, les logiciels comme Excel, Scrivener ou One Note rempliront exactement le même rôle. Il faut utiliser ce qui fonctionne le mieux pour soi. Mais pour ceux qui, comme moi, sont habitués au papier, je ne peux que conseiller d’avoir un endroit où tout compiler. Ça peut être un classeur, un bloc-notes, mais à mon avis, il vaut mieux pouvoir tout retrouver facilement. J’éviterais les post-it répartis partout dans le bureau, par exemple ! C’est un bon moyen pour se perdre.

Voilà quelques explications sur mon aide-mémoire dédié à mon roman actuel. J’en utilise un autre pour L’héritier du Shogun, je trouve ça très pratique pour développer ses idées.

Et vous, comment gérez-vous la création de votre monde, de vos personnages ? Support numérique, papier ? Passez-vous beaucoup de temps à faire des recherches ? Comment conservez-vous tout ça?

Peut-être cet article vous a-t-il donné des idées, ou alors avez-vous envie de partager vos tuyaux? Soyez-les bienvenus en commentaires, n’hésitez pas à venir en parler !

Passez une très belle semaine!