Illustration du moment: la déesse Ishtar

Aujourd’hui, je vous présente un de mes derniers projets: une créature à la fois porteuse de vie, de fertilité, mais aussi sanguinaire et sournoise. Bref, une femme comme je les aime dans les récits épiques : la déesse Ishtar.

(Au fait: vous ai-je déjà dit que mon sujet de dessin de prédilection était les femmes? J’adore particulièrement représenter des déesses, des fées ou des sorcières, toutes les femmes qui m’ont accompagnée dans mes lectures.)

Cela fait longtemps que j’ai envie de créer une série d’illustrations sur des déesses, sans jamais m’accorder le temps nécessaire pour y parvenir. Cette fois, j’ai décidé de m’y atteler sérieusement, mais sans me prendre au sérieux. Un dimanche matin, j’ai réfléchi au concept que j’envisageais pour cette illustration de la déesse Ishtar. Il m’a fallu une bonne journée de croquis pour parvenir au résultat que je souhaitais. Je cherchais à sortir de ma zone de confort et cette composition m’en a donné l’occasion !

La faiseuse de rois

Ishtar inaugure ce projet, puisqu’elle occupe une place spéciale dans mon univers. En effet, j’en ai fait une divinité majeure dans ma série Le Cycle du Dieu Noir. Faiseuse de rois, protectrice des femmes et des naissances, elle joue un rôle prépondérant dans le destin d’Alaia et d’Aenar. Voilà pourquoi je l’ai choisie en premier pour un hommage graphique.

La déesse Ishtar par Aemarielle, tous droits réservés.

Ishtar, icône tentatrice et mortelle

Dans la mythologie mésopotamienne, on associe Ishtar à la sexualité, la fertilité, mais aussi à la guerre. Elle n’est de loin pas une divinité fragile et je voulais que, derrière l’érotisme de la scène, ressorte une impression de danger dans son attitude.

Je l’ai dessinée plus grande que les deux hommes à ses pieds et l’ai dotée de quatre bras, car elle se manifeste sous cette forme dans l’univers de « Le Cycle du Dieu Noir » ( une référence ténue à la déesse Kali). Elle caresse nonchalamment la crinière de son lion, comme s’il n’était qu’un chaton inoffensif pendant que sa chevelure s’enroule autour de la gorge de l’un de ses amants. Qui sait ce que deviendront ces éphèbes quand Ishtar en aura fini avec eux ?

L’illustration est réalisée à l’aquarelle et à l’encre sur du papier Arches 23X31cm au fini satiné. J’ai adoré travailler sur ce papier qui a merveilleusement supporté l’application de multiples couches de couleurs. (Vu son prix, j’aurais été déçue qu’il en aille autrement !)

J’ai besoin de votre avis

Me voici avec une question pour vous, fidèles lecteurices : seriez-vous intéressé.es par des tirages d’art de cette illustration de la déesse Ishtar? Il s’agirait d’une impression en quantité limitée (qui dépendra de l’intérêt porté à cette peinture, of course !) que je proposerais à la vente sur ma future boutique en ligne. Qu’en dites-vous ?

N’hésitez pas à me donner votre avis en commentaire, ça m’aidera à déterminer la suite à donner à mon idée. D’ici là, je vous souhaite une excellente fin de semaine.

Curieux de voir d’autres illustrations ? Visitez le portfolio d’Aemarielle pour en découvrir plus sur mon univers.

Merci infiniment pour votre visite. Je suis Aemarielle, artiste strasbourgeoise distillatrice de nectar de fantasy. Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le partager sur les réseaux sociaux. Et si vous le souhaitez, vous pouvez vous abonner à mon blog pour être prévenu.e de la parution des prochains articles.

La fille au chapeau / Aquarelle

Aujourd’hui, peu de mots, mais une photo ! 🙂

Au cas où cela ne se verrait pas, je déprime à cause du temps pourri qui règne sur Strasbourg ces dernières semaines. Inspirée par les multiples épisodes de Supernatural que je regarde (enfin!) depuis quelques semaines, je me lance donc dans la sorcellerie à mon tour. Ni sang, ni démon, ni sacrifice humain, je vous rassure; juste une invocation de la chaleur et du soleil avec mes dernières aquarelles. Si vous ne me suivez pas sur Instagram (vous devriez, je suis assez active là-bas), sachez que je propose cet original à la vente pour 80 euros, frais de port inclus. Si vous souhaitez participer au grand rituel d’appel de l’été en adoptant cette aquarelle, n’hésitez pas à me le signaler sur contact[@]aemarielle[.]com !

Sur ce, je vais aller me noyer dans un bol de chocolat chaud !

Première commande de l’année… Jules

Je ne résiste pas à vous montrer le résultat de la dernière commande que j’ai réalisée pour Jo Ann. Si vous l’ignoriez, son roman Les Noces de Jade, est sorti fin 2018 et elle a eu la bonne idée de me demander des portraits de ses personnages principaux.

Nous avons commencé par Jade, honneur aux dames.

Jade par Aemarielle, ne pas utiliser, reposter ou reproduire sans autorisation

Puis ce fut le tour de Jules, qui s’est démarqué de mes dessins précédents par son absence de cheveux ^^. J’ai pris un grand plaisir à le dessiner – je conserve soigneusement son croquis préparatoire que je trouve super cool.

Jules par Aemarielle, ne pas utiliser, reposter ou reproduire sans autorisation

Pour mes illustrations, j’utilise généralement des encres, des marqueurs à alcool et des crayons de couleur sur du papier Clairefontaine naturel couleur kraft. C’est une demande particulière de Jo Ann pour garder une unité sur sa collection de portraits, ce qui tombe bien parce que j’adore ce support.

Si vous aussi vous souhaitez un portrait de personnage, vous pouvez m’envoyer un message sur contact[@]aemarielle[.]com (sans les crochets).

Je vous laisse avec une pub totalement gratuite pour le roman de Jo Ann Von Haff !

Lisbonne. C’est là que Jules a décidé de rencontrer sa future épouse. Cette fois, ce sera un mariage arrangé, sans amour. Sans souffrance. Il veut rompre sa solitude, mais il ne tombera pas amoureux, plus jamais. 

Jade, vingt-quatre ans, est aussi différente de lui qu’on peut l’être. Elle vient de la communauté gitane et elle est très croyante, alors que lui ne croit plus en rien. 

Pourtant, dès la première rencontre, Jules a décidé. Ce sera elle. Mais pourront-ils aller jusqu’au bout, malgré les réticences de leurs proches ? Et peut-on vraiment vivre avec quelqu’un sans que les sentiments s’en mêlent ?

Carnet décoré #1 La danse aquatique

Savez-vous que très bientôt, le NaNoWriMo sera là ? Un festival d’écriture, de souffrance créative, de partage autour de multiples romans. Quelle étrange période que l’automne pour les artistes et auteur.e.s: d’abord Inktober en octobre, puis le NaNoWriMo en novembre.

Personnellement, je me laisserai porter par l’enthousiasme des participants, mais je ne m’inscrirai pas. Par contre, je me suis dit qu’un écrivain bien organisé pourrait avoir envie d’un beau carnet pour suivre son projet, pendant ou après le NaNo. Bon, en vrai, j’adore dessiner sur du papier kraft et ces carnets sont juste un support parfait pour accueillir mes dessins !

Voici donc le premier d’une série de carnets dont j’ai illustré la couverture. Celui-ci est un Moleskine et contient une centaine de pages blanches, avec une poche à la fin pour ranger ses papiers volants. Carnet d’écriture ou bullet journal, il est grand (19 cmX 25 cm) et spacieux. Je ne sais pas pour vous, mais j’apprécie de laisser mon stylo plume glisser sur une feuille blanche, sans être limitée ni par des lignes ni des carreaux ni des pointillés. 

Je suis en train de réfléchir à l’opportunité d’ouvrir une boutique en ligne pour vendre ce type de créations. Je n’y proposerai que des dessins traditionnels, sur papier libre ou sur carnet. En attendant, si celui-ci vous intéresse, vous pouvez me contacter ici : contact[@]aemarielle[.]com

Très bonne semaine à toutes et tous !

Adopte un animal… sur papier !

Boostée par mon premier essai de peinture à l’acrylique, je me suis lancée une fois encore sur un projet de petites perruches aux couleurs chatoyantes. Cette fois, j’ai peint un couple, histoire qu’elles ne se sentent pas seules sur leur support cartonné. J’aime bien le rendu final, même si la photo ne rend pas aussi bien le côté métallique de certaines couleurs acryliques. Ma première petite perruche, la bleue, a été adoptée par une maîtresse aimante. On verra bien ce qu’il adviendra de ces deux-là ! 🙂 

Perruches vertes. Acrylique et encre acrylique sur carton. 18X21 cm

Sinon, je suis bien rentrée des Imaginales, l’esprit empli de beaux souvenirs. Je vous raconterai ça quand je serai remise de mes émotions et des kilomètres parcourus pendant le week-end ! Sur ce, je retourne récupérer mes forces.  

À bientôt !

 

En mai, je teste des trucs trop fun !

Cette année, le mois de mai est un gruyère à RTT et ponts, aussi ai-je décidé d’en profiter un peu pour découvrir de nouvelles choses et stimuler ma créativité différemment. 

En premier lieu, je teste le yoga au quotidien. Non, non, je ne vais pas en club, c’est au delà de ce que mon introversion supporte, j’ai fini par l’admettre. Je pratique dans mon salon, où tout ce dont j’ai besoin est un tapis confortable, une tenue tout aussi cosy et éventuellement, une brique en liège (pas encore utilisée pour le moment). Ma prof s’appelle Adriene Mischler, elle officie sur Youtube avec des vidéos formidables – si on comprend l’anglais, malheureusement.

Personnellement, je la comprends bien, ses explications sont très claires, très décomposées. Cela me permet de me dérouiller le matin avant d’entreprendre quoi que ce soit et je dois avouer que je ressens un grand plaisir à redécouvrir mon corps avec le yoga.

Ensuite, je me suis mise à apprendre l’allemand, comme ça toute seule aussi. J’ai vraiment envie de m’y plonger, surtout qu’en Alsace, on est à la frontière avec l’Allemagne, ça me permet donc d’ajouter une corde à mon arc tout en expliquant à mon cerveau qu’il n’est pas trop vieux pour ces conneries. C’est une langue assez complexe, avec ses déclinaisons, ses verbes irréguliers, la construction yodaesque de ses phrases, mais j’aime bien comprendre son fonctionnement.

Enfin, j’ai retrouvé ma tonne de vieux tubes de peinture acrylique et j’ai décidé de m’y recoller. Je n’ai jamais été une grande peintre, ma préférence va au dessin à l’encre, aux marqueurs et aux crayons. Mais ça m’ennuie de voir mes tubes prendre la poussières, d’autant que j’ai très envie de couleur en ce moment. Du coup, j’ai décidé de peindre plus régulièrement, peu importe sur quel support.

Par exemple, ici, c’est un petit morceau de carton récupéré d’un emballage de l’un de mes carnets qui m’a servi à peindre cette perruche colorée.

Perruche turquoise le stylo vous donne une idée de sa taille.

Qu’en dites-vous ? Cela vous plairait d’adopter des oiseaux, poissons, ou autres petites créatures animales pigmentées ? De toute façon, je pense en peindre d’autres pour m’amuser et tester mes couleurs.

Et bientôt, les Imaginales, l’un de mes moments préférés du mois ! J’ai hâte d’y faire un tour et de voir ce qu’elles réservent cette année !

Quelques mises à jour de dessins

Bonjour par ici,

je suis aux abonnées absentes depuis quelques temps, mais je profite d’un peu de répit pour donner quelques nouvelles, notamment en matière de dessins puisque j’ai effectué quelques commandes depuis mon inscription en tant qu’artiste.

Mel, un des personnages de La réelle hauteur des hommes, de Jo Ann Von haff

Léon, tiré du roman Les yeux de Léon, toujours par Jo Ann

Anaëlle, tout droit venue des Yeux de Léon, elle aussi

Tito et Athènes, habitué Du Sorbier des Oiseleurs, le petit dernier de Jo Ann

Virginia, alias Ginie, tout aussi fidèle du Sorbier des Oiseleurs

Je suis ravie de travailler sur la collection de Jo Ann, qui voulait rester dans un thème kraft avec quelques touches de couleur. Je suis restée dans une gamme mêlant l’encre acrylique, les crayons de couleurs et les marqueurs à alcool.

Si mon style de dessin vous plait, que vous aussi avez envie de voir vos personnages prendre vie, n’hésitez pas à me contacter sur contact@aemarielle.com  pour en discuter.

Je reviens prochainement avec quelques nouvelles sur l’écriture (il ne vous aura pas échappé qu’il n’y a plus de mise à jour du Cycle du dieu Noir depuis un certain temps déjà, je vous expliquerai pourquoi) et sur mes activités du moment, à savoir le bilan de compétences.

D’ici là, je vous embrasse !

Ginie, Tito et Athènes, mes toutes premières commandes

Et voilà, les amis, je peux enfin vous montrer les personnages que j’ai réalisés à la demande de Jo Ann von Haff, une talentueuse écrivaine aux univers multiples qui m’a demandé de représenter les personnages d’une de ses histoires. Si vous voulez en savoir plus sur ce qu’écrit Jo Ann, je ne peux que vous conseiller d’aller visiter son site internet pour découvrir ses textes. En attendant, voici le fruit de nos nombreuses discussions et échanges en ligne !

Ginie

Merci de ne pas utiliser cette image ni la reposter sans autorisation

 

Tito et Athènes

Merci de ne pas utiliser ni reposter cette image sans autorisation

 

Je me suis vraiment amusée dans cette aventure, ça m’a fait plaisir de pouvoir rester dans mon style habituel tout en ajoutant une difficulté spécifique: la chouette, Athènes. Je ne suis pas une experte dans le dessin des animaux, il a donc fallu que je cherche, que je m’entraîne dans mon sketchbook. Allez, je n’ai pas peur, je vous montre !

La vie est chouette!

La vie est super chouette !

Eh oui, rien de tel qu’un carnet pour s’entraîner, croquer des idées et occuper le temps le soir quand on est fatiguée. Le mien est un Leuchtturm 1917 à pages blanches, pas vraiment adapté pour cet usage car l’encre se voit énormément à travers les pages (adeptes du bujo, soyez prévenu.e.s, choisissez bien vos stylos ^^), mais je l’adore et la finesse des pages ne me dérange pas.

Je suis ravie de poursuivre l’aventure en mars avec de nouveaux personnages à dessiner. De mon côté, je me fais plaisir avec mes aquarelles et j’ai une nouvelle création à vous proposer, qui va rejoindre ma nouvelle galerie.

Cat lady

Merci de ne pas utiliser ni reposter cette image sans autorisation

N’hésitez pas à me dire si ces dessins vous plaisent. On se retrouve vendredi pour notre rendez-vous hebdomadaire avec le Cycle du Dieu Noir et lundi prochain pour le bilan du mois de février !

Bonne semaine à vous.

 

La Plume d’Aemarielle évolue

Ou plutôt, c’est Aemarielle qui évolue.

Comme je l’expliquais dans mon bilan du mois de janvier, j’ai récemment effectué les démarches pour obtenir le statut d’artiste-auteur auprès du CFE dont je dépend. C’est une étape à laquelle je réfléchissais depuis longtemps sans oser franchir le pas; trop de démarches, la peur de me lancer dans un truc très compliqué, la peur d’oser me qualifier de professionnelle. C’est pourquoi je gardais mes travaux pour moi ou me contentais de les offrir quand quelqu’un s’y intéressait. 

Et puis une commande un peu spéciale est arrivée, qui m’a fait réfléchir sur la valeur que j’accordais à mes dessins. Je suis une autodidacte, je n’ai pas suivi de formation en école d’art, ce qui ne m’empêche pas de consacrer du temps à mes dessins, à faire de mon mieux pour m’améliorer, découvrir des techniques et m’aventurer (parfois!) hors de ma zone de confort. Cette demande rémunérée émanant d’une personne dont j’estime particulièrement le travail m’a poussée à me bouger. Je n’avais plus le choix, il fallait me lancer.

Je me suis donc renseignée sur le site de la Maison des Artistes, pour savoir comment m’inscrire, puisqu’en France, il faut se déclarer, même pour des montants peu élevés. Le site est très clair, il détaille chaque étape et si on suit bien le process, normalement, on ne se trompe pas.

Comment ça marche ?

  1. On s’inscrit sur le site du centre de formalités des entreprises (prévoyez un scan de votre pièce d’identité que vous certifierez conforme) pour obtenir un numéro siret et un code APE (9003 A ou 9003 B pour les artistes-auteurs) par courrier quelques jours plus tard.
  2. Attention, vous recevrez un courrier des impôts peu de temps après pour savoir si vous êtes redevable la cotisation foncière des entreprises avec un questionnaire à remplir. Je ne m’y attendais pas, à celle-là, mais en principe, les artistes tirant des revenus de leur art n’y sont pas assujettis, donc on ne panique pas. Je vous dirai comment ça s’est passé quand je connaîtrai la réponse des impôts.
  3. Dès la première facture émise, il faut remplir la déclaration de début d’activité auprès de la Maison des artistes (on peut le faire sur leur site) avec une copie de la facture. Ceci afin d’obtenir un numéro d’ordre confirmant votre inscription à la Sécurité sociale des artistes-auteurs. NB: cette inscription ne veut pas dire que vous bénéficiez immédiatement de droits à cette couverture. Vous devez juste y cotiser pour être en règle et vos droits éventuels seront évalués l’année suivante lors de votre première déclaration de revenus.

Aujourd’hui, je viens de recevoir mon numéro d’ordre à la Maison des Artistes, ce qui veut dire que, pour le moment, je suis à jour des paperasses (j’espère!) et je n’ai plus qu’à me concentrer sur mes dessins jusqu’à l’an prochain, où j’aurai le loisir de paniquer en comptant mes BNC et mes cotisations sociales ! ^^

Du coup, comme pour le moment, je ne peux pas encore vous montrer le résultat de ma première commande, je me suis armée de mes aquarelles et mes crayons ce week-end autour d’une scène de bain. Je voulais une scène aux tonalités douces et pastel, que j’ai intitulée « les sources de jade ».

Je me suis bien amusée avec cette femme-serpent solitaire en train de jouer dans les eaux cristallines de ces sources chaudes. J’espère qu’elle vous plait. C’est mon premier gros travail personnel depuis mon inscription, je suis toute émotionnée ! 🙂 

Psst: elle est disponible en un seul exemplaire original, envoyez-moi un message sur contact@aemarielle.com si elle vous intéresse. 

J’espère avoir été claire dans mes explications administratives. peut-être que cela servira à d’autres que moi qui attendent dans l’ombre de pouvoir vendre leurs œuvres mais ne savent pas comment s’y prendre. N’hésitez pas si vous avez des questions. Je débute, mais je serai heureuse de vous aider si je le peux.

Vaincre l’angoisse de la première page dans son carnet

Bonjour les amis !

Pardonnez mon silence ces dernières semaines, mais je n’avais tout simplement rien à vous raconter ! Noyée sous le boulot, la fatigue de cette fin d’hiver, tout ça, tout ça… Mais je ne suis pas restée inactive pour autant. Si côté écriture, je suis au point mort – espérons qu’avril soit plus prolifique ! –, mon cerveau est en mode dessin. Je n’arrête pas de semer des croquis partout, dès qu’une idée arrive. Je dois dire que c’est très utile, car ça m’a permis d’avancer sur le projet ITTI dont j’ai presque fini d’illustrer le premier épisode !

En prime, et voici l’objet de cet article, j’ai terminé mon premier sketchbook !

Alerte : ceci est un article qui parlera particulièrement aux adeptes du papier. Si ce n’est pas votre cas, vous risquez de me prendre pour une folle. Vous voilà prévenus !

Ça n’a l’air de rien comme ça, mais terminer un carnet est un acte hyper important pour moi. C’est la sensation d’avoir accompli quelque chose, d’avoir mené une tâche à son terme et surtout, d’avoir tenu (partiellement) ma promesse d’utiliser tout ce que j’achète.

En effet, je suis du genre collectionneuse dès qu’on parle de papèterie. Je possède une quantité impressionnante de carnets, cahiers, Traveler’s Notebooks en cuir etc. Je ne suis pas du genre à accumuler les fringues ou les bijoux, mais pour tout ce qui est lié à l’acte d’écrire ou dessiner, c’est proche de l’obsession.

Je ne vous ai pas photographié la pile de mes carnets, je n’aurais jamais réussi à tous les faire tenir ^^

Mon problème, c’est que pendant longtemps, j’ai été hantée par…

L’angoisse de la première page

Vous savez, ce moment où l’on entame un très beau nouveau carnet, on l’ouvre, on regarde sa perfection, on touche ses feuilles lisses et immaculées, puis on le referme, effrayé à l’idée de le ruiner en faisant un pâté dedans dès la première page ! Je suis certaine que quelques-uns d’entre vous comprennent de quoi je parle ! ^^

Combien de carnets ai-je ainsi abandonnés à leur solitude au fond de mes tiroirs ? Je ne saurais dire. Mais aujourd’hui, avec le recul et l’envie de consommer différemment, j’ai pris la décision d’utiliser jusqu’au bout chaque carnet que j’ai acheté. Autant dire que j’ai du papier jusqu’à la fin de mes jours !

Pourquoi un sketchbook devrait-il être parfait ?

Eh bien, en réalité, il n’y a aucune raison. Pareil pour nos carnets de notes, un bullet journal ou tout autre outil supposé nous aider au quotidien. Un sketchbook est là pour nous permettre de nous entraîner, c’est donc normal de foirer des essais à un moment ou à un autre ! Alors pourquoi cette crainte de « rater » ? Pourquoi abandonne-t-on un cahier quand on a le sentiment qu’il est moche ?

D’un côté, il y a notre propre perfectionnisme, qui nous murmure toujours que ce qu’on fait est raté (1er accord toltèque, bonjour ^^) et je crois qu’il y a aussi la prédominance actuelle des réseaux sociaux.

Cherchez sur Youtube des vidéos pour apprendre le dessin ou pour créer votre bullet journal et pleurez ! Tout est le plus souvent magnifique, on vous présente des œuvres d’art au style graphique impeccable. C’est rare de voir quelqu’un sur Youtube qui vous montre des trucs moches ou des ratages. Clairement, ça peut décourager !

D’ailleurs pour la peine, je ne vous montre pas non plus mes ratages dans l’article, mais j’en ai quelques uns dans la vidéo qui vous attend si vous lisez bien tout 🙂

Mais pourquoi est-ce beau ? Parce que les gens qui partagent leur travail s’entraînent depuis des mois, voire des années pour arriver à ce résultat. Il est normal de ne pas atteindre le même niveau en débutant et il ne faut surtout pas se mettre en tête qu’on peut les imiter.

Comment dépasser cette peur du ratage ?

Plusieurs idées pour vous :

Déjà, cherchez ce que vous voulez, vous. Ne vous basez pas sur ce que les autres vous montrent à travers le miroir idéalisé des réseaux sociaux. Attention, j’adore regarder ce qui se passe sur Youtube, Instagram ou Tumblr au niveau création artistique, journaling ou organisation. C’est vraiment inspirant, mais il faut savoir aller au-delà de ce qu’on admire pour créer l’outil qui nous convient réellement. Carnet de croquis ou bullet journal, pensez d’abord à ce que vous avez envie de voir quand vous travaillerez dedans.

Genre du Kung Fu Panda ! J’adore Kung Fu Panda ^^

Si la première page vous fait peur, vous avez la possibilité de commencer par la page suivante, ou par la couverture, si elle est faite pour dessiner dessus. J’adore mes carnets en kraft parce que la couverture permet de l’illustrer, c’est vraiment chouette pour personnaliser un carnet. Et si vous avez peur du dessin, il reste la solution collage ! Mettez de belles photos dedans, constituez un journal de vos souvenirs. Pour les écrivains de fiction, faites votre casting de personnages avec des portraits découpés et collés à côté de vos fiches de description !

D’ailleurs, le collage, n’est-ce pas une formidable solution pour dissimuler un ratage ? Paf, une jolie feuille blanche plaquée sur un échec et le tour est joué !

Pour débuter, optez pour un carnet de taille modeste, avec un nombre de pages raisonnables. Pour celui que je viens de finir, j’ai choisi un format de 20 pages en kraft. Je l’ai commencé en novembre et l’ai terminé le 19 mars, c’est vous dire si c’est dur pour moi ! Il faut dire que je suis infidèle, j’en utilise plusieurs en même temps, comme le montrent mes photos.

Limitez le croquis au crayon de papier au minimum. Encrez-le très vite. Ça fait peur, mais c’est très formateur. C’est un conseil donné par Boulet aux Imaginales, alors bon, hein, on écoute les pros ! Depuis que je fais ça, je stresse moins et mon trait est plus assuré. Je n’ai pas encore osé me lancer directement à l’encre sur de gros dessins, mais parfois, j’attaque tout de suite au stylo bille et le résultat final est assez sympa. Dites-vous qu’aucun croquis n’est jamais parfait, de toute façon. Aucun carnet, aussi beau soit-il, n’est sacré. Mieux vaut l’utiliser de bon cœur, avec le risque de rater quelques pages, plutôt que le laisser moisir dans le noir. J’ai des cahiers noircis de pages et de pages d’écriture moche, peu soignée, et pourtant, rien de me plait plus que de tourner les pages et de sentir le craquement caractéristique du papier usagé sous mes doigts.

Allez, avant de vous laisser sur ces réflexions, je vous offre une petite surprise: un tour en vidéo de mon carnet à dessins ! J’espère que ça vous plaira ! Je ne vous les montre pas tous parce que certains ne sont vraiment pas destinés à tous les petits yeux chastes et mineurs, sorry ! Mais pour le reste, amusez-vous bien!