Bilan de mon activité d’illustratrice | 2ème trimestre 2021

par | Juil 9, 2021 | Vivre de son art | 0 commentaires

Juillet vient de commencer, il est temps de dresser le bilan du 2ème trimestre 2021 de mon activité d’illustratrice. Un bilan toujours en demi-teinte par rapport à mes objectifs, mais avec de belles réussites à l’intérieur.

Pour la petite histoire, je partage mon bilan parce que je sais que parmi mes lecteurices, certain·e·s se posent la question de créer leur propre activité. J’ai eu une conversation avec un autre artiste sur Instagram qui, confronté à la frustration de ne pas vendre, me demandait des conseils. À moi, tu te rends compte ? Quelle folie !

Cette discussion, additionnée à d’autres retours reçus sur Instagram, m’a fait prendre conscience d’une chose : ces personnes me voient comme quelqu’un qui vit de son activité d’illustratrice. Mais genre qui en vit bien.

Pour être transparente, non, je ne vis pas encore de mon art.

Loin s’en faut.

Cela ne m’empêche pas de me former, de chercher à faire bouger les choses. Autant que possible, je communique de façon posée et optimiste sur les réseaux sociaux, ce qui contribue apparemment à créer cette illusion de « success story ».

Alors j’estime nécessaire de partager ma vision et mon expérience réelle.

(Je ne me positionne pas en tant que coach en publiant ce genre d’article ; je ne vends pas de formation pour devenir entrepreneur. Je souhaite surtout partager mon état d’esprit et mes découvertes avec toi en t’emmenant dans les coulisses du métier d’artiste.)

Commençons par le sujet brûlant :

Mon activité d’illustratrice | les ventes entre avril et juin

  • 1 commande pour le pack Fantasy au carré
  • L’original Dryade a rejoint sa nouvelle maison
  • J’ai reçu via Instagram une commande pour une aquarelle originale A3 que je viens de terminer

C’est tout. Aucune vente de poster en 3 mois.

Ok, je suis en dessous de mon objectif de 4 originaux, mais il s’agit forcément d’une source de revenus plus important pour moi que les posters, donc je suis contente d’avoir augmenté mes ventes par rapport au 1er trimestre.

Là où je suis un peu déçue, c’est sur la fréquentation de la boutique. J’ai beaucoup travaillé sur les fiches produits pour que Google veuille bien me donner un peu de visibilité, mais ça n’a pas encore donné de résultat. (Le SEO, c’est looooong!) Du coup je n’ai rencontré aucun nouveau client pour les offres en boutique ces 3 derniers mois.

Je ne désespère pas. Des artistes sont capables de vendre des œuvres invisibles pour 18000 dollars, j’arriverai à développer mon activité d’illustratrice.

Et pourtant le SEO a payé sur un point auquel je ne m’attendais pas :

C’est en cherchant des illustratrices pour son projet que Carole-Anne Eschenazi est tombée sur une image provenant de mon site web et m’a contactée pour co-créer un oracle avec elle pour les éditions Eyrolles.

Depuis fin avril, je suis donc engagée sur un projet d’illustration très conséquent qui a joué sur le temps que j’ai consacré à promouvoir la boutique, notamment sur les réseaux sociaux. En tenant compte de ce travail et d’une longue formation chez The Bboost en cours jusqu’en août, je me dis que ce n’est pas un accident si j’ai eu si peu de clients : je ne peux pas tout gérer de front.

Mon activité d'illustratrice - bilan du 2ème trimestre

Que déléguer dans mon activité d’illustratrice

En ce moment je gère seule :

  • l’administratif (ok, c’est pas le plus fastidieux vu mes ventes actuelles), les emails
  • La logistique (l’envoi des courrier, l’achat de matériel)
  • La gestion du site web et de la boutique (fiches produits, contenus, SEO, sauvegarde du site, entretien)
  • Le blog (un article par semaine)
  • La communication (newsletter, réseaux sociaux)
  • Patreon
  • La création évidemment

Ça fait partie des éléments dont je vais devoir tenir compte à l’avenir. Je ne sais pas encore de quelle manière. Déléguer des trucs ? Ce serait avec plaisir, mais ça veut dire rémunérer des partenaires et vu ce que je gagne à l’heure actuelle, comment dire… Un·e business coach me dirait que c’est une croyance limitante, ma banquière lui répondrait à coup de bazooka, je pense.

En tout cas, déléguer certains aspects de mon activité d’illustratrice fait partie des trucs qui deviendront indispensables à moyen terme.

L’annulation des festivals prévus

Comme je le redoutais, la Japan Addict à Strasbourg prévue début juin a été annulée, ainsi que le festival Yggdrasil classique qui devait avoir lieu début juillet. Une grosse déception, mais je garde espoir pour la Japan Addict fin octobre. Espérons que la 4ème vague s’abstiendra.

Tout cela a joué fortement sur mes ventes et ma visibilité.

Mon rapport aux réseaux sociaux pour ce 2ème trimestre

J’ai traversé une grosse crise existentielle (encore une) côté réseaux sociaux ces derniers mois.

La sensation de courir comme un hamster dans une petite roue en espérant de la visibilité et des retombées qui n’arrivent pas.
L’essor des reels (la concurrence de Tik Tok) m’a laissée de glace, je l’avoue. Voir tous ces gens se lancer à corps perdu dans des vidéos à la limite du ridicule juste pour obtenir de l’engagement et l’approbation d’Instagram m’a vraiment gênée.

Tout ce que j’entendais ces derniers mois c’était : Pour cartonner sur Insta, faut faire des reels. Et moi j’aime pas quand on veut m’obliger à faire un truc qui m’emmerde. J’ai un côté très tête de mule, en particulier vis à vis des réseaux.

Je ne suis restée sur Instagram que pour faire quelques stories quand j’avais le temps. Et aujourd’hui, je teste le format reels (qui est vraiment nul) pour montrer des morceaux d’œuvres en cours.

Evidemment, mes reels n’ont aucune portée, mais tant pis. Ne compte pas sur moi pour me dandiner sur de la musique pourrie en pointant des mots avec le doigt.

Pinterest, le retour de la vengeance

Dépitée par l’évolution d’Instagram et n’ayant pas franchement envie d’aller lire des dramas sur Twitter dans mon état, je me suis repliée sur Pinterest il y a un peu plus d’un mois. J’aime beaucoup cet outil (qui n’est pas tout à fait un réseau social pour le moment). Non seulement j’y trouve énormément d’inspiration, mais il y règne un calme olympien.

Tu partages tes épingles, tu partages celles de autres, de temps en temps, tu réponds à un commentaire, c’est tout. Petit à petit, des gens passent sur mon site web. Je suis curieuse de voir si Pinterest aura un impact sur mon activité d’illustratrice d’ici la fin du troisième trimestre. Je te dirai ça dans le prochain bilan.

Je ne fais pas partie des « épingleuses » chevronnées sur Pinterest. J’essaye d’épingler 1 à 2 contenus personnels chaque jour et une demi-douzaine d’autres contenus. Mais surtout je me sers des épingles idées. C’est l’équivalent des stories Instagram. Elles ne sont pas encore super développées, il y a peu de fonctionnalités, mais ça m’a permis d’attirer un certain nombre de gens sur mon compte.

Tu veux apprendre comment utiliser Pinterest ? Lis ceci.

Patreon

Là encore, je n’ai pas trouvé « le temps » de faire la promotion régulière de Patreon sur Instagram. Rien d’étonnant à ce que les gens ne viennent pas en masse si je n’en parle pas. Néanmoins, je dois souligner l’extrême gentillesse de mes mécènes actuelles dont beaucoup ont choisi des paliers plus élevés que le palier Quartz à 2$. J’ai énormément de chance de pouvoir compter sur leur soutien.

J’ai décidé de préparer des templates pour présenter régulièrement mon Patreon à mon audience. Derrière l’excuse du temps, il y a toujours cette crainte de déranger, de ne pas être légitime à avoir un Patreon. J’ai beaucoup travaillé là-dessus ces derniers mois pour assumer ma position d’artiste et de créatrice. Le chemin est encore long, mais je me sens moins bloquée sur le sujet.

J’ai un Patreon et il est bien. Point.

Mon état d’esprit créatif

Malgré les difficultés, les obstacles et les déceptions, je dois dire que ma créativité est au taquet. Le projet Oracle y est pour beaucoup, puisqu’il m’oblige à m’assoir chaque jour pour dessiner. Et plus je dessine pour le travail, plus j’ai des idées pour le « personnel ».

Quand je dis personnel, ce sont les créations que je garde pour Patreon puis la boutique. J’apprends à ne plus compter sur l’inspiration pour me mettre au travail.
Fini le temps où je me disais « Bof, forcer ne sert à rien, je vais attendre qu’il fasse beau, que je sois en forme, que les idées reviennent, que les planètes s’alignent. »

Bénies soient les deadlines, elles me donnent le seul cadre dont j’ai besoin. je les applique désormais aussi à mes créations de contenus pour éviter de me retrouver le jeudi soir sans avoir écrit mon article de blog du vendredi, par exemple. Je suppose qu’au fil du temps, je deviens pro.

Conclusion de ce bilan

Sur le plan des ventes, ce n’est pas encore au niveau dont j’aurais besoin pour vivre de mon activité, mais j’arrive à me détacher de la notion de succès. En effet, la comparaison avec d’autres entrepreneurs est tentante, on peut vite se jeter des cailloux en se disant « Mais eux y arrivent, tu es nulle, bosse plus ! »

La vérité, c’est que chaque entreprise est unique. Chaque situation est unique. Mes objectifs de départ étaient ambitieux ; je les calquais sur des gens qui avaient plus d’expérience, une cible totalement différente et je ramais pour essayer de les rattraper.

Après quelques mois d’autoflagellation et les mots rassurants d’Aline de TheBboost, j’arrive à me détacher de ce que font les autres pour me concentrer sur ma vision. Je ne me sens plus obligée de travailler H24, même si j’adore ce que je fais.

Nous voici à la fin de ce bilan de mon activité d’illustratrice !

C’était un article sacrément long, si tu es arrivé au bout, merci de m’avoir lue et j’espère que tu tireras des choses de mon partage d’expérience. N’hésite pas à venir papoter dans les commentaires si tu as des questions ou juste envie de me laisser un petit mot.

Pour en apprendre encore plus sur les coulisses de mon métier et recevoir des bons plans dans la boutique, je te conseille de t’abonner à Libre comme l’art, ma newsletter hebdomadaire. Bonne humeur garantie !

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Marie-Gaëlle

Marie-Gaëlle

Artiste indépendante - Illustratrice

Je personnalise les murs des fans de fantasy grâce à mes aquarelles peuplées de déesses, de fées et de sorcières.

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