retour sur le festival les Imaginales 2019

Mon bilan très personnel des Imaginales 2019

Les leçons que j’ai retenues de ma visite aux Imaginales

Au départ, j’avais dans l’idée de rédiger un compte-rendu détaillé bourré de photos décrivant mon expérience du festival Les Imaginales d’Épinal. Un malencontreux incident a modifié la donne, me conduisant à une approche différente de cet article. Ce malheureux incident, le voici : je n’ai pris aucune photo, ni aucune note durant mon week-end. La seule chose que j’ai faite, c’est profiter du moment. Pourtant, j’ai retiré de ma visite quelques enseignements inattendus, ou plutôt oubliés. Du coup, mon bilan des Imaginales 2019 aura des accents de développement personnel.

1. Je n’ai pas besoin de tout partager sur les réseaux sociaux

Il y a des expériences qui n’appartiennent qu’à nous et qui n’ont pas besoin d’être transformées en contenu pour page Facebook et Instagram. Les Imaginales, pour moi, resteront dans ma mémoire comme des conversations passionnées, des rires, une inoubliable partie de jeu de rôles au cœur du Saint Empire Romain Germanique maîtrisée par Steph, de l’hydromel suave et doré, une longue pause lecture au bord de la Moselle avec La part des Ombres de Gabriel Katz et l’impression de voler au-delà des préoccupations du quotidien.

Si j’avais passé mon temps à prendre des photos, à créer des stories, à me focaliser sur les réactions de mes abonné.es, je serais passée à côté de ces sensations absolument délicieuses. Au lieu de cela, je suis rentrée nourrie et régénérée.

2 Acheter des livres, c’est bien ; les lire, c’est mieux !

Mon butin 2019 est modeste : 5 livres. Pour moi, c’est déjà beaucoup. J’ai réalisé à quel point j’avais remisé la lecture aux oubliettes ces derniers mois.

Les Imaginales 2019 - Dans l'ombre des Miroirs
1ère pièce de mon butin ! Dans l’ombre des miroirs, de Marge Nantel

Manque de concentration, fatigue nerveuse, l’impression de ne pas réussir à m’immerger dans les histoires… Jusqu’à cette fameuse pause lecture dimanche midi, étendue au soleil. J’ai ouvert La part des ombres, entamé ma lecture et dévoré une cinquantaine de pages jusqu’à ce que le soleil tape trop fort pour rester dessous. Et rien n’est venu bloquer ma lecture. Aucune notification, aucune interruption, aucune pensée parasite.

Les Imaginales 2019 - La part des ombres
2ème et troisième pièce de mon butin La part des Ombres de Gabriel Katz

Je me suis rendu compte que je peux lire si je décide de m’y consacrer pleinement. Je vous invite à lire ce très chouette article d’Isadora Felix sur les « obstacles » qui nous empêchent de lire, c’est édifiant et je suis tout à fait coupable de laisser internet dévorer mon temps de cerveau disponible.

J’ai donc décidé de remplacer progressivement mes « pauses » scroll par de vraies pauses lectures. Rien que depuis dimanche, j’ai lu considérablement plus qu’en trois mois, exception faite d’ouvrages de développement personnels qui me servent de thérapie à la dépression.

Les Imaginales 2019 - les fileurs de temps
4ème pièce de mon butin: Les fileurs de temps, de Thomas Fouchault

3 Même leçon pour l’écriture

Aller aux Imaginales et discuter avec des auteurices donne toujours un coup de fouet à la motivation. Surtout que d’année en année, je vois de plus en plus de mes camarades de CoCyclics franchir le cap de l’édition, ce qui est absolument merveilleux. Sans forcément penser moi-même à l’édition, je suis repartie avec l’envie de poursuivre Le Cycle du Dieu Noir, de travailler ma plume et de lui consacrer du temps. Là encore, si je ne le bloque pas, j’aurai toujours l’impression frustrante de « ne pas avoir le temps ».

4 J’ai le droit de revendiquer ma propre magie

En arpentant les allées du Parc, je me suis sentie envahie par la magie des lieux et celle émanant des exposants. Tout le monde se promenait au milieu d’elfes, de sorciers, de dames en robes médiévales, et partout fleurissaient des accessoires magnifiques en cuir, des pierres magiques, des cannes sculptées de créatures mythiques. Je voue une fascination aux déesses et aux sorcières, alors pourquoi ne pas admettre qu’à ma façon, j’en suis une ?Le monde a besoin de magie, surtout en ce moment, pas vrai ? Ma magie passe par mes pinceaux, par ma plume et mon verbe. Désormais, je serai très attentive à la manière dont je les emploie.

Les Imaginales 2019 - Mashka
Ultime pièce de mon butin: Mashka, de Laetitia Reynders

Votre soutien est très apprécié

Cet article vous a plu ? Partagez-le autour de vous, il sera peut-être utile à vos ami.e.s.
Pour me soutenir, vous pouvez rejoindre mon clan en vous inscrivant à Libre comme l’art, ma newsletter mensuelle.
Vous pouvez également devenir un de mes généreux mécènes en contribuant sur ma page Patreon.

Become a Patron!

13 thoughts on “Mon bilan très personnel des Imaginales 2019”

    1. Merci Nathalie ! Je suis encore toute sous le charme des Imaginales. Ce fut magique, malgré ton absence. J’espère avoir l’occasion de te revoir !

      1. Je l’espère aussi. ♥ J’ai eu un petit pincement au coeur en amont des Ima mais j’ai vécu de tellement belles choses de mon côté à Elevate, que je ne regrette pas mon choix. Un article arrive « bientôt »… (je n’ose plus employer ce mot tellement j’ai du retard…)

  1. Le souci des Imaginales, c’est cette impression que, dans le sablier temporel, tout semble couler plus vite… Des semaines (des mois !) à patienter puis à trépigner d’impatience et… c’est déjà terminé. Heureusement que nous avons pu nous voir en vrai, même si ça n’a été que quelques minutes, ça reste des instants précieux pour moi (j’espère au moins ne pas t’avoir fait trop mauvaise impression, il m’arrive d’être terriblement maladroite IRL).
    J’ai aussi nourri l’ambition de prendre plein de photos, au final j’ai à peine sorti mon reflex que promené partout pour pas grand-chose.
    Cependant, tu as raison, profiter de l’instant présent était plus précieux, alors je vais éviter de nourrir trop de regrets.

    1. Tu ne m’as pas du tout fait mauvaise impression au contraire ! J’adore découvrir la voix des gens que j’aime suivre sur internet. C’était un super moment pour moi !

  2. J’ai adoré ton article et l’expérience que tu relates de ces Imaginales… on en revient encore et toujours à l’instant présent et à la richesses des partages qui nous donnent de l’énergie à revendre dans notre propre chemin créatif. Merci pour ces moment précieux passés avec toi, comme toujours. <3

    1. Et merci à toi pour ta lumière qui éclaire tout sur son passage <3. J'ai vraiment passé un moment magique aux Ima avec toi et les copines grenouilles. Les avoir gravé dans mon cerveau à la place d'une photo numérique me permet de garder les sensations très vivaces.

  3. Je ne saurais dire mieux.
    J’en suis venu à la conclusion (après des années de recherche assidue) que, attention découverte sensationnelle… nous vivons notre vie pour nous-mêmes…
    J’ai donc délaissé moi aussi mon réflex, et je ne dégaine mon smartphone que dans des situations exceptionnelles (comme le récent concert de Dead Can Dance à Barcelone) et encore, juste pour un seul cliché qui servira de support à ma mémoire. Parce qu’au final, c’est elle qui compte. Elle embellit parfois ce qu’elle retient, le modifie toujours, mais c’est bien elle qui est la plus fidèle aux émotions que j’ai pu ressentir sur l’instant.
    Quant à partager, je préfère largement le faire ensuite, une fois ces moments passés. Et c’est là que la mémoire et la créativité font le reste…
    Merci de ton article. Je suis rassuré de ne pas être le seul…

    1. Moi aussi, ton point de vue me rassure ! ^^ La conclusion que tu as tirée peut paraître évidente, mais dans notre société, elle ne l’est pas tant que ça, puisque tout nous pousse vers l’étalage de nos vies (plus que le partage), de nos achats, de nos possessions. Parfois, se souvenir que notre vie nous appartient et que nos émotions nous nourrissent d’abord, nous, c’est une révélation.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.