Mermay #2 | Ces outils qu’on ne maîtrise pas

Mermay 2 - tester des outils qu'on ne maîtrise pas

Bienvenue pour ce deuxième jour du Mermay. Si vous n’avez pas vu le jour 1, je vous invite à cliquer ici.

Ce matin, après avoir fini mon travail, je me suis attaquée à la sirène du jour. Je n’avais pas la moindre idée de ce que je voulais en dehors du fait que je la voyais assez grande. Et après quelques traits de crayon, j’ai jeté un coup d’œil torve vers mon ennemi, ma Némésis, rangé dans un pot avec tous mes feutres : le pocket brush pen de chez Pentel.

Le monde se divise en deux catégories: ceux qui savent utiliser le brush et ceux qui rament.

Pour ceux qui ne voient absolument pas de quoi il s’agit, c’est un stylo à encre de Chine dont la pointe est un pinceau effilé. Quand on le maîtrise, on obtient des lignes gracieuses, élégantes, régulières, des courbes propres, comme une calligraphie japonaise. Quand on n’en maîtrise pas l’usage, en revanche, on fait de bien jolis pâtés !

J’appartiens à la deuxième catégorie. Pourtant, ce n’est pas faute d’essayer de l’apprivoiser. Combien de jolis dessins ai-je ruiné en voulant faire mon line au brush pen, je ne saurais le dire, mais beaucoup. Beaucoup.

Ce matin, je me suis rappelée que je suis dans un sketchbook, et que le principe du carnet de croquis, c’est de pratiquer sans jugement. Je me suis emparée sans crainte du pocket brush pen maudit et j’ai fait tout mon dessin avec.

Mermay 2019 jour 2 sirène d'algues
cof

Que dire? Certaines lignes sont tremblantes, malaisées, gauches, mais dans l’ensemble, c’est pas trop mal. Et globalement, j’ai passé un moment agréable à tester les épaisseurs, la pression. Donc, on va recommencer, c’est clair.

Et vous, y a-t-il des outils ou des exercices que vous avez peur d’essayer parce que vous vous êtes convaincus que vous n’y parviendriez pas ? Et si vous retentiez le coup juste pour voir?

Merci infiniment pour votre visite. Je suis Aemarielle, artiste strasbourgeoise distillatrice de nectar de fantasy. Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le partager sur les réseaux sociaux. Et si vous souhaitez soutenir mon travail, vous pouvez devenir un de mes mécènes sur Patreon en cliquant sur le bouton juste en dessous !

Become a Patron!

10 thoughts on “Mermay #2 | Ces outils qu’on ne maîtrise pas”

  1. Pareil que Nathalie ! En fait, tu avais peut-être juste besoin de dédramatiser son utilisation en t’entraînant avec, sans trop en attendre ?
    Pour ma part, je dessine tellement peu que toute tentative est un plantage assuré, mais parfois le résultat me plaît quand même et je n’en demande pas plus. Dans tout les cas, tous les outils me posent problème potentiellement (je n’ai toujours pas osé tester le kit d’aquarelle que je me suis offert pour mon anniv’…).

    1. Oh, ce serait cool de le tester, déjà que tu t’es fait ce beau cadeau ! Tu as raison, tout est question de dédramatiser. Quand tu as ruiné des dessins sur lesquels tu as passé des heures à cause d’un stylo, tu as besoin de reprendre un peu confiance.

  2. Je la trouve très très belle, ce visage d’une grande douceur, cette chevelure d’algues et le maillage d’écailles sur la peau… difficile de penser que tu ne maîtrises pas ton outil, et c’est chouette de nous l’expliquer, ce qui peut nous inciter à… faire de même de notre côté !

    1. ça peut paraître difficile à croire, pourtant c’est le cas 🙂 Mais cet exercice m’a un peu aidée à dédramatiser le truc, je recommencerai certainement ^^

  3. Alors, là, ouais ! Une sirène vraiment « autre ». J’aime beaucoup car à la fois sensuelle et étrange et inquiétante.
    Pour ce qui est des outils, je pense que tu as juste laissé de côté la possibilité de l’échec, ce qui a rendu cette possibilité sinon impossible, du moins improbable.

    C’est en tous les cas comme ça que personnellement je réussis ce que j’entreprends (pas toujours, hein, ça serait trop facile). Faire comme si. Ça n’a l’air de rien, mais c’est encore à l’âge adulte un truc super-puissant, le « faire comme si ». Faire comme si ça allait marcher. Faire comme si ça n’était pas difficile. Faire comme si tout allait se dérouler sinon comme prévu, du moins jusqu’au bout.

    1. Oh, merci ! Je voulais justement travailler la beauté dans la monstruosité avec celle-ci, ça me réjouit que tu la trouves sensuelle et étrange ! <3
      Je retiens le "faire comme si", c'est vrai que moi, j'ai d'abord tendance à me dire "Nan, mais c'est juste pas possible ou pas pour moi", mais ça se travaille, effectivement.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.