La série littéraire|1

Bonjour tout le monde !

Peut-être l’ignorez-vous si vous découvrez mon blog, mais en plus de dessiner, j’écris une série de dark fantasy mythologique intitulée Le Cycle du Dieu Noir. Je travaille sur ce projet depuis 2013 ( Soudain, je prends un coup de vieux !) et il a énormément évolué depuis le tout premier jet. Initialement, il pesait le poids d’un parpaing, mais aujourd’hui, il connaît une réécriture totale au format série (ou roman-feuilleton).

Avant de vous guider dans les coulisses de mon histoire, je vais vous présenter les raisons qui m’ont poussée à opter pour le format série. Qui sait, peut-être vous instilleront-elles l’envie d’explorer ce format dans vos projets d’écriture ?

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À l’origine : le roman-feuilleton

Loin d’être un genre nouveau, la série trouve ses origines au 19ème siècle dans le roman-feuilleton. Plébiscité par les journaux qui le publient par épisodes, il a l’avantage de fidéliser les lecteurs. Ainsi, le roman-feuilleton devient très vite un incontournable de la presse. #trendy


Image by Oberholster Venita from Pixabay

Malheureusement, comme tout ce qui se démocratise et devient accessible au plus grand nombre, le roman-feuilleton se coltine une image de sous-produit, de littérature de piètre qualité, plus mercantile qu’artistique. En effet, les revenus des auteurs dépendaient de ces publications rapides et régulières. Toutefois, cette mauvaise image n’a pas empêché des écrivains de renom de s’y lancer : Balzac, Hugo, Dumas, Dickens…

Parmi nos contemporains, Stephen King s’est lui aussi essayé au roman-feuilleton avec La ligne Verte. Et le genre se renouvelle encore grâce à des auteurs comme Cécile Duquenne (Les Foulards Rouges) ou Stéphane Desienne (Toxic), qui donnent de nouvelles saveurs à la série.

Pourquoi j’adore travailler en série:

1. J’aime les personnages et les univers

Vous est-il déjà arrivé d’être frustré.e, à la lecture d’un roman, d’en apprendre peu sur des personnages intéressants ? Ou de passer à côté d’éléments du monde bourrés de potentiel, mais sous-exploités ? Moi oui ! Et c’est normal, parce que durant la rédaction d’un roman, on ne peut pas tout développer.

En ce qui me concerne, quand j’écris, j’ai envie de disposer d’espace pour développer mes personnages. Savoir que je peux les affiner au fil des épisodes est essentiel. En plus, mes personnages ont souvent beaucoup de choses à me raconter, donc ne pas me sentir limitée dans mes idées me convient parfaitement.

2. Le format série est moins intimidant à écrire

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De la même façon que découper une tâche énorme en une multitude d’actions plus petites rend la somme de travail moins décourageante, j’ai moins peur d’écrire des épisodes de 15-20000 mots qu’un énorme roman de 150000 ! Bien sûr, c’est une appréciation personnelle qui dépend aussi du projet et de votre façon de construire un récit.

3. Il convient bien aux longues sagas

L’idée de découper une histoire en saisons de plusieurs épisodes a quelque chose de très séduisant. Par exemple, je sais que Le Cycle du Dieu Noir s’étendra sur 3 saisons et je connais les thèmes que chacune d’elle abordera. Alors oui, j’aurais pu en faire une grosse trilogie, mais là encore, gros pavés en perspective, procrastination et doutes à gogo.

4. Le plaisir de lire une série plutôt qu’un énorme pavé

Qu’il me semble loin le temps où je dévorais des romans énormes comme des petits pains ! Aujourd’hui, mon temps de concentration disponible est dévoré par le travail et les préoccupations du quotidien. Naturellement, j’ai tendance à me tourner vers des lectures plus courtes, avec la satisfaction d’arriver à les finir. Voilà pourquoi démarrer la lecture d’un énorme roman me fait peur : j’ai l’impression que même s’il est excellent, je ne le terminerai jamais, et ma pile à lire me semble insurmontable.

On en revient au découpage des actions en petites tâches mesurables et réalisables. #psychologie

5. Le monde de la série littéraire numérique se développe

Je crois fortement au support blog pour la publication de mes textes, mais je me réjouis de l’essor des plateformes de publication de texte au format roman-feuilleton. Wattpad, Scribay, ou Rocambole, pour ne citer qu’elles, offrent énormément de possibilité aux feuilletonistes de diffuser leurs histoires. On peut lire confortablement sur son téléphone dans les transports en commun, ou dans son canapé, peu importe.

De mon côté, je suis convaincue que le format série littéraire est promis à un bel avenir. Et vous, quel est votre avis sur la série ? Je suis curieuse de partager cette aventure avec d’autres feuilletonistes. Et si vous veniez me raconter en commentaire de quoi parlent les vôtres ? Vous pouvez même mettre un lien vers vos œuvres pour que les gens puissent les lire !

Merci infiniment pour votre visite. Je suis Aemarielle, artiste strasbourgeoise distillatrice de nectar de fantasy. Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le partager sur les réseaux sociaux. Et si vous le souhaitez, vous pouvez vous abonner à mon blog pour être prévenu.e de la parution des prochains articles.

9 thoughts on “La série littéraire|1”

  1. J’adore les séries donc je suis bien évidemment séduite, sans compter l’histoire que j’adore.
    Par contre j’espère que ce ne sera pas uniquement sur wattpad car je n’aime pas du tout ce site que je trouve très peu fonctionnel.
    À très bientôt ! 🙂

    1. Je sais que tu n’aimes pas Wattpad et je comprends. Je cherche encore le bon moyen de publier le texte de façon lisible et accessible pour le plus grand nombre. On va trouver !
      Bises <3

  2. J’attends ton feu vert pour la lecture de ta série avec impatience. Maintenant que je publie sur Wattpad, j’ai du mal à ne pas aller jeter un coup d’oeil. 😀

    J’ai opté pour le format série pour à peu près les mêmes raisons que toi.

    Une des grandes différences est que, quand je veux développer une partie qui n’a pas sa place dans un livre ou dans la partie principale de la série, j’en fais une nouvelle ou une micro-nouvelle.

    Pas forcément pour la vendre ou l’envoyer dans un concours. Plus parce que … je sais que j’ai besoin de cette partie scénaristiquement parlant et qu’une fois écrite, je n’aurai pas tendance à me baser sur mes souvenirs faux pour en reparler plus tard.

    Par exemple, la fin de la Guerre de Châtiment, qui entraine la série est à part. Elle sera donc traitée dans une novella (je doute de caser ça dans une nouvelle… ça fera au moins 15 k mots, si ce n’est pas 20).

    De même, les créations des Masques – éléments importants de la série – se passent dans les 300 ans avant. On en parle vite fait, on voit des trucs, mais entrer des les détails risquerait de me faire partir dans des circonvolutions pas toujours pertinentes. Le format court m’aide à rester concentré. Même si je découle 2 autres (micro) nouvelles de chaque nouvelle que je prévois d’écrire.

    L’autre raison est que je suis biaisé totalement par ce projet (qui a pris vraiment forme en 2013 lui aussi, avant c’était plus un délire avec une amie). Je l’aime et j’écrirais toutes les saisons que j’ai envie mais, si ça ne trouve pas son public dans l’année, je préfère garder mon temps d’écriture-travail pour un autre projet (qui deviendra certainement une série lui aussi, parce qu’au moins 8 tomes si je le fais en roman…).

    La Renaissance des Masques devrait faire au moins 5 saisons d’une 30 aine d’épisodes (découpés en 3 à 6 parties, chacune publiée de façon hebdomadaire). Soit 5 ans de publication si je passe à 2 par semaine, sinon 10 ans. Et je ne peux pas me permettre de perdre 5 ou 10 ans sur un caprice.

    Si ça ne marche pas, ce n’est pas grave, le Cycle des Masques deviendra mon petit péché mignon, ma petite récompense d’avoir bien avancé sur le reste. J’ai des sorties à la fin des saisons 1, 2, 4 et 5 si ça marche mais que ça s’essouffle.

    J’ai aussi pris ce format pour tendre vers le light-novel, roman d’action illustré japonais (la version livre des manga grosso modo). Il est prépublié et ensuite, si ça marche, il sort en relié avec quelques ilustrations.

    Il ne me reste plus qu’à avoir le financement pour payer des illustratrices, mais on verra ça au moment de la sortie papier ou numérique. 🙂

    La taille de tes épisodes m’intrigue, j’ai hâte de voir ce que ça donne du coup. Tu vas modèle sur les Foulards Rouges niveau format ?

    1. Tu as l’air d’avoir bien réfléchi à chaque projet et au déroulé des choses, c’est impressionnant. Je te souhaite de trouver le public que ton histoire mérite <3
      Si tu es impatiente, tu peux lire, hein ^^. J'ai juste ajusté quelques éléments (et ajouté une scène de seske ^^) De mon côté, les épisodes pèsent entre 15 et 20K mots, divisés en une dizaine de parties. Wattpad est un peu mon labo de travail, mais à terme, j'aimerais proposer la version définitive d'une autre façon, avec quelques illus aussi, pourquoi pas?

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