Le Cycle du dieu Noir – saison 1 | les enfants de Djedou.4

Je n’arrive pas à croire qu’on arrive déjà au dernier épisode du mois de janvier ! Le temps file à une allure impossible. Aujourd’hui, nous changeons de point de vue et quittons les bas-fonds de Djedou pour découvrir un nouveau personnage: le Capitaine Taleb, de la Medjaï. Nous retrouverons Alaia très vite, pour celleux que cela inquiète 🙂

Au service de Djedou

 

Taleb ne commençait pas une journée sans une prière à Sekhmet. La déesse lionne, protectrice des soldats, guidait ses pas depuis son enfance, aussi avait-il, dès sa prise de fonction à Djedou, installé un autel en son honneur dans ses appartements. Ce rituel lui permettait d’affronter la médiocrité de ses hommes, un ramassis de paresseux en uniforme, d’amateurs enrôlés pour la solde plus que par conviction. Leur défunt capitaine négligeait son travail, avait laissé la Medjaï à l’abandon et maintenant, c’était à Taleb de tout remettre en ordre.

Il se secoua et cessa de ruminer. Protéger la cité était un honneur, les habitants de Djedou comptaient sur lui et se fichaient pas mal de ses petits problèmes. Il rejoignit ses hommes dans la cour après un détour par l’écurie.

Ce matin, Taleb avait préparé une surprise et à en juger par leur mine déconfite, les cinq chanceux qu’il avait choisis ne partageaient pas son enthousiasme. Ils se tenaient à côté de leurs montures sans savoir qu’en faire. Certains ne cachaient pas leur appréhension devant les chevaux. Taleb les rejoignit accompagné du sien, une beauté à la robe noire qu’il avait ramenée avec lui à son arrivée.

« Es-tu prête, Joka ? lui murmura-t-il en flattant son encolure. On va bien s’amuser aujourd’hui. »

Taleb leva la tête vers le ciel sans nuage. Oui, la matinée s’annonçait idéale pour une promenade. La jument piaffa ; comme son cavalier, elle brûlait d’envie de se dépenser.

« Qu’attendez-vous ? En selle, nous partons ! » ordonna-t-il en joignant le geste à la parole.

Kalim, un homme d’habitude débonnaire sortit du rang, un voile de morosité posé sur son visage rond.

« Sauf ton respect, capitaine, on en serait pas plus utiles en ville ? maugréa-t-il. Sakimbé ne nous a jamais demandé de battre la campagne. On ne nous paye pas pour ça.

— Les maisons de bière de la cité n’ont pas besoin d’autant de nos effectifs pour veiller sur elles. Allons Kalim, un peu de nerf ! Tu es mon lieutenant, montre l’exemple !

— Mais capitaine, voilà une décade que tu nous traînes jusqu’à l’épuisement dans le désert, à la recherche de ces soi-disant bandits, et maintenant, tu voudrais qu’on les piste à cheval ? On ne sait même pas monter ces carnes ! Ils ne servent à rien ici, à part pour les parades… sauf ton respect ! »

Ses camarades opinèrent du chef pour soutenir le lieutenant. Taleb poussa un soupir. Depuis un an, il s’efforçait de domestiquer ses hommes avec sévérité, mais bienveillance. D’expérience, il savait qu’imposer le respect valait mieux qu’un régime de terreur. Mais ces animaux-là se montraient rétifs, habitués à leur vie indolente dans une ville paisible.

« À cheval, immédiatement. Feu le capitaine Sakimbé tolérait peut-être que ses hommes se laissent aller à la fainéantise, moi pas. Les medjayous sont sous ma responsabilité. Questionner mes ordres vous vaudra le fouet, ne pas vous y plier vous vaudra la corde. »

Après un échange de regards noirs, les gardes se hissèrent avec difficulté sur leur monture. Taleb passa en revue leur équipement. Au moins s’étaient-ils donné la peine de le nettoyer ; tout n’était pas perdu. Le capitaine se tenait toujours prêt au combat et entretenait ses affaires avec le plus grand soin. Ses gestes routiniers étaient le vestige de quinze années au sein d’une troupe de mercenaires. Quinze belles années de voyages, de découvertes, mais aussi de désillusions. Son caractère droit et constant lui valait des moqueries de la part des membres les plus jeunes, et la voie prise par la Compagnie du Lion entrait en contradiction avec son éthique. Le commandant Torok, son ancien supérieur, choisissait ses contrats sans se poser de question et attribuait les scrupules de Taleb à son âge.

« Tu te fais vieux, mon ami, lui répétait-il souvent, tu n’as plus la hargne qu’il faut pour ce métier. »

Taleb n’était pas né de la dernière pluie et connaissait la vérité : protéger les braves marchands, défendre des oasis contre des bandits, voilà ce qu’il aimait. En revanche, travailler pour les setites le répugnait profondément.

Alors, il avait quitté la Compagnie et était monté jusqu’à Djedou, dans la Nome de l’Aigle. Ici, sa réputation lui avait attiré l’amitié de nombreuses maisons puissantes, dont beaucoup firent jouer leurs relations pour que Taleb prenne la tête de la Medjaï… L’ancien mercenaire se réjouissait de cette marque de confiance, mais il devait avouer que le calme ne figurait pas parmi ses mets préférés. Les citoyens étaient pour la plupart d’honnêtes travailleurs, des ouvriers ou des agriculteurs. La vie à l’intérieur des murs de la cité était rassurante et jusqu’ici, les fermes environnantes jouissaient aussi de la sécurité de Djedou. Pour les gardes, les patrouilles se terminaient à la table d’une maison de bière ou au bras d’une fille.

Mais depuis peu, des rumeurs enflaient depuis les villes voisines : les routes commerciales devenaient dangereuses, des caravanes avaient été pillées. On racontait que des esclaves se regroupaient sous la bannière d’un mystérieux guerrier dans le désert, fomentant des attaques pour dépouiller les marchands et libérer ceux de leur caste.

Ces allégations avaient de quoi intriguer et intéresser un vétéran rongé par l’ennui tel que Taleb. Maintenir l’ordre revenait à sous-exploiter ses compétences. Si ce Metyos et ses acolytes existaient bel et bien, ce serait l’occasion pour ses hommes et lui de prouver leur valeur autrement qu’en renvoyant les mendiants au fond de la Ruche. Comment ces ahuris pouvaient-ils rester aveugles à l’opportunité de gloire qu’il leur offrait sur un plateau ?

Sur un signe de sa main, les cavaliers se mirent en route. Le son des sabots résonna contre les murs, attirant les regards intrigués de leurs camarades. Kalim disait vrai, personne ne montait jamais à cheval par ici. Pour une ville sous le protectorat d’Astarté, dame des chevaux, c’était  la meilleure ! Alors qu’ils s’apprêtaient à quitter la caserne, un fonctionnaire maigrichon en toge blanche se présenta à lui. Taleb tiqua ; la visite d’un scribe présageait une ennuyeuse corvée.

« Capitaine, salua l’homme sur un ton formel, Maître Sahouré t’attend toutes affaires cessantes. »

Une telle demande n’était pas pour le réjouir, mais Taleb était tenu de respecter le préposé du Nomarque. La parole d’un haut fonctionnaire royal avait force de loi.

« Je vois, répondit Taleb avec raideur, je t’accompagne. Pied à terre ! »

Jamais ordre ne fut obéi plus vite. Les medjayous échangèrent quelques clins d’œil, mais se gardèrent d’émettre le moindre commentaire.

Taleb quitta la caserne et traversa une place ombragée par des sycomores en compagnie du scribe et de son escorte. Les bureaux de Sahouré se trouvaient au cœur du haut-quartier, à côté de la demeure de Maât-à-la-Plume-Nom, mère de justice et de vérité. Austère bâtiment de calcaire blanc, son fronton accueillait pour seule décoration une statue de la déesse assise sur ses talons. Sous sa bienveillante protection, prêtres et fonctionnaires recensaient chaque élément important de la vie de la cité, des naissances au décès, en passant par la gestion des réserves de blé. Taleb s’engagea à travers le dédale de couloirs frais aux murs gravés de l’histoire de Djedou. Il esquiva sur son chemin un bataillon de scribes qui allaient et venaient comme de laborieuses fourmis au service de leur colonie. Son guide le conduisit jusqu’à une porte et frappa avant de l’ouvrir.

« Maître, le capitaine est là, annonça-t-il.

— Fais-le entrer et laisse-nous », répondit une voix posée.

Taleb franchit le seuil et s’inclina devant Sahouré. Le haut fonctionnaire, âgé d’une cinquantaine d’années, restait en bonne santé. Rasé jusqu’aux sourcils, vêtu d’une tunique de lin plissée, il portait à son cou l’amulette à plume d’or représentant sa charge. Son bureau regorgeait de parchemins rangés avec soin dans des alcôves murales. Au grand déplaisir de Taleb, Sahouré n’était pas seul. Un homme gras et dégouttant de sueur remuait sur un siège en respirant bruyamment, pendant qu’une minuscule jeune femme l’éventait. Taleb reconnut Maître Khem, intendant de la maison de Kleios. Les commerçants le décrivaient comme un imbécile dont le passe-temps consistait à invectiver tout le monde, à se plaindre si le soleil tapait trop fort, ou s’il ne daignait pas se montrer. Même si Taleb se fiait rarement aux ragots, sa première impression sur Khem confortait les ouï-dire.

« Ah, Taleb ! s’exclama Sahouré, te voilà. Nous avons des sujets graves à évoquer.

— J’en suis sûr, répondit le capitaine, et si je peux t’aider, sois certain que je le ferai. Mais je m’apprêtais à partir en patrouille et…

— Oui oui oui ! l’interrompit le fonctionnaire en levant la main, j’ai entendu parler de tout cela ! Vois-tu, Maître Khem ici présent est venu relater une histoire déplaisante à mes oreilles, qui requiert de notre part une grande attention. 

Ledit Maître Khem essuya son front luisant en observant Taleb sans aménité. 

« C’est le moins que l’on puisse dire ! cracha le marchand. Pendant que tu pourchasses des bandits imaginaires sur les routes alentour, les honorables citoyens de notre belle cité subissent les attaques répétées d’infâmes criminels et personne ne semble s’en préoccuper !

— Je prête une grande attention à la sécurité de Djedou, Maître Khem, assura Taleb, si tu as été victime d’un vol, je ferai mon possible pour trouver les coupables.

— Un vol ? Une agression sauvage, tu veux dire ! éructa le petit homme. Ils se sont jetés sur moi comme des vautours et m’ont dérobé ma bourse ! J’ai été frappé ! Frappé ! Tu entends ? » Il désignait frénétiquement son front écorché. « Comment expliques-tu que ces vermines puissent œuvrer en toute impunité ?

— Qui étaient ces brutes et combien étaient-ils ?

— Ils étaient au moins cinq ! Incontrôlables ! Ils cachent leur malveillance derrière le masque de la jeunesse, mais ce sont des monstres sans foi ni loi !

— Ils étaient trois, dont deux filles, lors de ta déposition, intervint Sahouré avec son calme habituel.

— Peut-être… Oui, sans doute. Mais peu importe ! Regarde ce qu’ils m’ont fait, Préposé !

— La vérité importe à Maât.

— Hum, oui bien sûr, admit Khem. Trois donc !

— Tu me vois navré…

— Ah ! Ah, tu es navré ? Tu peux l’être, oui ! Pendant que tes hommes et toi battez la campagne à dos de cheval en chassant des courants d’air, nous les citoyens, nous souffrons ! Je ne suis pas le seul à me plaindre de toi, Capitaine, de nombreux marchands sont d’accord avec moi », se rengorgea-t-il.

Taleb blêmit de colère sous l’invective. Depuis quand un serviteur se permettait-il de telles familiarités ? Sahouré toussota et posa le bout des doigts sur l’épaule humide de Maître Khem avec une grimace. 

« Allons, allons, tempéra-t-il, je suis certain que Taleb a entendu ton problème, n’est-ce pas ? Il me paraît urgent de rendre à Djedou la quiétude de ses rues, surtout en ces périodes festives qui vont attirer la fine fleur des sujets du roi. La Medjaï va se donner les moyens de le faire. Après tout, les troupes du nomarque peuvent aisément traquer ce rebelle, ce… Metyos, sans que nous fragilisions la sécurité de notre chère Djedou, n’est-ce pas ?

— Bien entendu, Préposé Sahouré. Je n’avais, semble-t-il, pas bien pris en compte la menace que représentent ces malandrins, et je n’ai pas été informé de cette agression à ton endroit, Maître Khem. À présent, tous les éléments sont en ma possession, aussi vais-je remettre de l’ordre sans tarder. »

La bile montait dans sa gorge. Sahouré n’avait pas besoin de préciser sa pensée. Les sepoyous du Nomarque traqueraient ces rebelles, un jour peut-être, quand les plaintes des marchands parviendraient à ses oreilles. Taleb, lui, se voyait cantonné à Djedou et chargé de capturer des gosses écervelés sous la coupe de l’insaisissable Confrérie. Il prit une profonde inspiration et se remémora la véritable raison de sa présence en ville. L’image fugace de prunelles noires comme l’onyx et d’une peau ambrée l’apaisa.

« Si nous en avons terminé, je rentre à la caserne pour donner les ordres en conséquence. »

Sahouré claqua une fois des mains pour signifier la fin de l’entretien.

« Parfait ! Maître Khem, je ne veux pas te retarder davantage. J’ai été ravi de notre conversation, vraiment ! Si tu as besoin de quoi que ce soit, n’hésite pas à me solliciter ! À bientôt ! Maât te protège ! Taleb, encore un instant, je te prie. »

Khem dressa le menton avec arrogance en direction du capitaine, avant de partir en se plaignant de la chaleur. Sahouré se rassit derrière son étude et s’essuya les mains.

« Navré pour ce dérangement, Taleb. Ce genre d’entretien n’est agréable pour personne, j’en conviens.

— Ce type s’est fait agresser par deux filles ?

— Je l’ignore et je m’en moque. Ce qui me chiffonne, en revanche, c’est le bruit. J’ai horreur des remous, tu le sais. Khem est du genre à en causer beaucoup, et la dernière chose dont j’ai envie, c’est d’une visite de Kleios qui me demande des comptes ou qui informe le nomarque que la cité est mal administrée. La bourse volée lui appartenait, c’est fâcheux.

— J’en conviens.

— Taleb, je suis personnellement intervenu pour t’obtenir ce poste. Ma réputation est en jeu. Je comprends ton envie de sensations, mais ta vie appartient à Djedou désormais. Je ne veux pas de voix discordante durant les fêtes du Renouveau. Règle ce problème, apaise le courroux de Khem, c’est tout ce que je te demande.

— Ce genre de personne ne s’apaise qu’avec du sang.

— Assurément, répondit Sahouré, toujours aussi placide.

— On parle de gamins, là. Pas de meurtriers.

— Du tout, nous parlons de criminels qui ont agressé le serviteur d’un proche du nomarque. Tu n’es pas responsable de leurs actes, tu es là pour ramener l’ordre. Je compte sur toi pour accomplir ton devoir.

— Comme tu le souhaites, Préposé. »

Taleb détestait capituler autant que Sahouré détestait perdre son temps ; nombre de corvées l’attendaient encore. Il étreignit le bras du capitaine avant de quitter la pièce en emportant plusieurs rouleaux sous son bras.

Maussade, Taleb s’en retourna à la caserne. À son arrivée, il annula définitivement la sortie équestre. Cette nouvelle provoqua chez ses hommes davantage de soulagement que de déception, ce qui n’améliora en rien son humeur. Il s’enferma dans son bureau et commanda du vin d’orge. Puis, il se laissa tomber dans son fauteuil. Un homme au visage balafré entra en portant un plateau sur lequel trônaient un pichet en terre cuite et deux gobelets.

« Tout va bien, Capitaine ? demanda-t-il d’une voix gaillarde.

— Oui, merci Pelios. Pose ça là, je te prie, répondit Taleb en désignant sa table de travail. Je devrais embaucher quelqu’un pour ce genre de choses…

— Et me priver de ce nectar ? Capitaine, ne t’inquiète pas, ça me convient tout à fait. »

Le medjayou sourit, ce qui eut pour effet de faire oublier un instant son œil mort et sa cicatrice. Taleb l’observa se verser du vin et le porter à ses lèvres avec un plaisir évident. Obliger un soldat à goûter ses aliments ne l’enchantait pas ; la Confrérie ne lui laissait malheureusement pas le choix. L’intransigeance de Taleb ne plaisait pas à tout le monde. Deux mois plus tôt, quelqu’un avait empoisonné son vin – sa boisson favorite – et seule la gourmandise de son serviteur lui avait épargné une longue agonie. Depuis, il prenait garde à tout faire vérifier avant d’avaler quoi que ce soit.

« J’ai une question, Capitaine.

— Je t’écoute.

— Pourquoi tu ne m’as pas choisi ce matin ? »

Taleb haussa les sourcils.

« Pour la sortie ? Tu sais monter à cheval ?

— Pas plus que ces crétins, mais Mélidès et moi, on aurait bien aimé voir un peu du pays. C’est pas parce que je suis borgne que je ne sers plus à rien.

— Je ne voulais pas te sous-estimer, Pelios. J’essaye d’évaluer les hommes, de comprendre comment les motiver. J’ai déjà pu noter que Mélidès et toi êtes parmi les seuls à vous impliquer dans votre travail.

— On faisait partie des sepoyous, avant. Et puis j’ai été blessé, Mélidès aussi, moins gravement, mais assez pour qu’on nous dise d’aller nous faire voir. Pour eux, on ne servait plus à rien. On s’est engagés ici, quand Sakimbé vivait encore, et on s’est vite rendu compte qu’on ne servait à rien non plus. Feu notre capitaine préférait fermer les yeux sur les agissements de la Confrérie, ça lui rapportait plus. Nous, on est restés, parce que la vie est douce et les femmes superbes. Mais quand tu es arrivé, on s’est dit que tu pourrais changer les choses.

— Apparemment, vous êtes les seuls à le souhaiter… »

Pelios ne virait ni au vert ni au violacé et ne montrait aucun signe de fatigue ; Taleb se servit à son tour.

« Assieds-toi, proposa-t-il au soldat borgne, qui obéit sans l’ombre d’une hésitation.

— Enfin, tout ça pour dire, Capitaine : nous, on va dans le désert chasser ce Metyos quand tu veux ! Ce ne sera pas la première fois, on a de l’expérience dans la traque d’esclaves en fuite. »

Taleb se coula au fond de son siège et avala une lampée de vin.

« Metyos n’est pas un simple esclave, ne t’y trompe pas. Quant à le pourchasser, tu peux oublier. Sahouré nous réserve un autre gibier. »

L’œil valide de Pelios s’illumina.

« Ah oui ? Ça promet, de quoi s’agit-il ? 

— Nous devons traquer les fâcheux qui ont volé sa bourse à ce pauvre Maître Khem. »

Mortifiés, les deux hommes vidèrent le pichet en silence.

 Vers l’épisode 5 : Les griffes du Chat