Un bullet journal pour la rentrée? Oui, mais…

Ça y est, c’est officiellement la rentrée ! La période de l’année où l’on se sent régénéré.e, prêt.e à gérer plein de nouveaux projets, et où l’on recherche la meilleure organisation possible pour tout mener à bien dans sa vie. La rentrée, c’est généralement le moment où on s’achète un nouvel agenda, et peut-être vous dites-vous : « Tiens, pourquoi je ne testerais pas le bullet journal ? »

Ce à quoi je vous répondrais : c’est une très bonne idée, mais…

Après quelques années d’expérimentations, de joies, d’énervement et d’abandon, je vous propose mon retour d’expérience pour bien aborder le bullet journal et ne pas saborder votre belle motivation post-vacances. D’une part, parce que j’ai bien galéré pour trouver ma méthode, d’autre part, parce que j’ai l’impression qu’au fil du temps, le concept initial, d’une simplicité enfantine, est devenue une machine commerciale vouée à nous faire dépenser nos sous en matériel totalement dispensable. Le contenu – gratuit à la base – est parfois récupéré pour en tirer profit, ce qui m’attriste beaucoup, je dois le dire.

Je ne vais pas vous faire un cours sur le bullet journal. Je vais juste vous orienter vers la vidéo de son créateur, ce sera le mieux.

Et si vous ne parlez pas anglais, allez voir ce qu’en dit Solange sur sa chaîne, elle explique parfaitement les bases, au moins dans sa première vidéo. On sent que dans la seconde, elle a aussi été un peu embarquée dans le côté hobby du truc ^^)

Normalement, avec ça, vous devriez avoir le nécessaire pour démarrer de façon zen. 

Le bullet journal, c’est supposé être simple

Au départ, j’ai découvert le concept du bullet journal en tombant par pur hasard sur le site de son créateur, Ryder Caroll. Il nous explique en toute simplicité comment il gère son planning, à la fois à long, moyen et court terme, avec un stylo noir et un carnet. J’ai tout de suite adhéré à la méthode et ai commencé à suivre ses conseils, notant gentiment mes listes et mes tâches. J’ai juste commis une erreur dans mon parcours: je suis allée voir comment d’autres utilisaient leur bullet journal; j’ai notamment cherché sur Pinterest et Youtube, pour voir quelles idées je pouvais trouver pour améliorer mon système. ( Non, je ne mets pas de lien, je veux votre bien, je vous dis !)

Soudain, ce fut le drame…

Décorations, washi tape, stickers, doodles, distress ink, un monde totalement inconnu s’ouvrait à moi. Sans rire, avant de me lancer dans le bullet journal, je ne savais même pas qu’il existait des rouleaux adhésifs décoratifs! Mon cerveau créatif s’est emballé, j’ai commencé à acheter plein de belles choses pour décorer mon bujo. Je trouvais les carnets des autres magnifiques, le mien fade et peu attractif. Du coup je me disais qu’en le rendant plus beau, je l’utiliserais mieux. (Spoiler: non.) 

La vérité, c’est que ce n’était jamais aussi bien, aussi beau, aussi joliment fait que chez les autres. Je confesse un côté très influençable dans mon approche de l’époque, un besoin d’appartenance à une communauté, peut-être. Et l’envie de croire que je serais moins bordélique en faisant comme faisaient les autres, probablement  Je ne compte plus mes tentatives, mes abandons et ma culpabilité de gaspiller de l’argent et du temps dans ce qui n’est en réalité qu’un agenda personnalisé.

Un bullet journal, en principe ce n’est pas cher

Un cahier, un crayon, ça suffit pour se lancer. Vous n’avez pas besoin de claquer votre salaire en papeterie pour être efficace. Promis, j’ai testé: le washi n’a pas amélioré ma productivité, il a juste encombré mes tiroirs et sérieusement allégé mon compte en banque !

Note: si vous avez envie de vous offrir de la belle papeterie pour votre bujo, je ne suis pas en train de vous juger. Je l’ai fait moi-même, mais j’en suis revenue et je vous dis simplement pourquoi. L’intérêt du bullet journal est de rassembler les informations importantes de votre vie dans un seul support, pour plus d’efficacité. Listes, notes, rendez-vous, tâches, projets. C’est déjà énorme quand on y pense, mieux vaut conserver une certaine lisibilité. La décoration, c’est joli, mais ça détourne l’attention de l’essentiel: le contenu.

Non, vous n’avez pas besoin de savoir dessiner pour commencer votre bullet journal

À la base, je le rappelle, nous parlons d’un système d’organisation, d’un planner adapté à notre façon de fonctionner. Certains bujos sont certes des oeuvres d’art, remplis d’aquarelles, d’illustrations et de beaux dessins, mais pour moi, ce n’est pas l’intérêt premier du bullet journal. Donc, ne complexez pas si vous ne vous sentez pas capable d’imiter les Youtubeurs et autres Instagrameurs qui étalent leurs pages sublimes, iel.s y passent énormément de temps (certain.es en ont fait leur activité professionnelle) et ce n’est pas forcément ce que nous voulons, n’est-ce pas?

De quoi ai-je besoin pour commencer?

Parlons matériel : un carnet ou un cahier, neuf ou pas. Un stylo. C’est la base et en réalité vous pourriez fort bien vous limiter à ça. Admettons, un ou deux surligneurs fluo pour les trucs importants. 

Mais surtout, que voulez-vous planifier ?

Au départ, le concept, c’est quelques pages réservées aux mois à venir, qu’on appelle Future log, une page pour le mois en cours et ensuite la gestion au jour le jour. À cela s’ajoutent les listes et les notes pour nos projets. Point. 

Petit à petit, chacun a développé son contenu et les réseaux sociaux se sont mis à fleurir de pages de trackers d’habitudes, de suivis de séries et de lectures etc. Certains suivent les phases de la lune, d’autres leurs heures de sommeil, d’autres leur consommation d’eau dans la journée. Si cela vous est utile, faites-le, ne vous privez pas. Mais ne vous sentez pas obligés de copier toutes les pages que vous voyez, vous risquez d’être submergés et d’abandonner. Rien n’est essentiel, rien n’est indispensable, sauf ce qui vous aide vraiment dans votre vie.

Personnellement, les trackers me dépriment. J’oublie de les renseigner, je me retrouve avec une page vide à la fin du mois et je me sens nulle. Ok, je vire. Ce n’est pas pour moi, je ne fais pas.

Méfiez-vous des réseaux sociaux

Fut un temps où, à la recherche de conseils sur l’utilisation de mon bujo, j’arpentais les groupes de discussion consacrés au sujet. Je les ai tous quittés. Les gens y sont charmants, ce n’est pas la question, mais on passe plus de temps à parler du matériel qu’on achète et à se demander si les feutres de telle marque vont traverser nos pages qu’à parler de la façon dont on utilise notre journal pour mener à bien nos projets. Au final, on est tentés d’acheter, d’imiter, mais on discute rarement du fond. Je préfère aller visiter les blogs des adeptes du bujo, c’est souvent bien plus intéressant.

En résumé

Commencez par la base. Je vous conseille vivement le site du bullet journal officiel qui propose un mode d’emploi traduit en français – et gratuit – si vous vous abonnez à la newsletter (vous pouvez vous désabonner par la suite si le contenu ne vous plait pas, au moins vous avez le kit de démarrage qui va bien.)

Évitez les recherches associées au bullet journal sur Pinterest et Instagram pendant les premiers mois. Vraiment. Testez, faites votre cuisine, prenez ce qui vous convient, appropriez-vous le système avant de vous soucier de ce que font les autres.

Vous avez envie d’un peu de déco: c’est super. Soyez difficile. Choisissez un washi qui vous plait vraiment, le tampon encreur qui vous procure de la joie. Ne vous jetez pas sur le rayon papeterie. La tentation est grande, je suis bien placée pour le savoir, mais je vous assure qu’une fois encombré par trop de matériel, votre cerveau vous fera savoir qu’il nage en pleine confusion. Privilégiez le fond avant la forme, résistez aux signaux marketing distillés à travers les réseaux sociaux et profitez à fond de votre bullet journal à vous et rien qu’à vous !

Amusez-vous bien et bonne rentrée !

 

 

 

 

 

Ecriture : serais-je en train de devenir architecte ?

Pour ceux qui l’ignorent, je me suis mise à l’écriture en 2013, soit assez tardivement, avec la trentaine. Bon, j’ai toujours eu la fibre littéraire, ce n’est pas pour rien que je suis sortie d’un Bac L, mais je préférais lire, je ne me sentais pas capable de raconter des histoires. Je laissais ça aux autres, plus doués – oui, mon manque de confiance en moi remonte à loin !

C’est un mal-être général qui m’a laissé penser que peut-être, je n’autorisais pas assez ma fibre créative à s’exprimer. Pourquoi ne lui donnais-je pas une chance ? Pourquoi me concentrais-je uniquement sur le travail, au point d’en tomber malade ? J’ai donc entamé la rédaction du Cycle du Dieu Noir, d’abord à titre thérapeutique, avant de bien vouloir admettre que non seulement, c’était génial d’écrire, mais qu’en plus je n’y étais pas trop mauvaise.

À partir de ce moment-là, j’ai commencé à me documenter, à chercher les moyens de progresser et découvert des concepts comme les points de vue, les dialogues, l’art de concevoir une histoire et de la préparer. J’ai découvert que chaque écrivain fonctionne à sa manière, notamment ce que G.R.R Martin appelle les jardiniers et les architectes. Ceux qui fonctionnent à l’instinct ou avec un plan déjà bien précis.

Sans surprise, j’étais une jardinière…

Rédiger un plan ? Pourquoi faire ? J’avais une idée du début et de la fin en tête, des personnages assez clairs, tout était bon ! Je voyais à peu près la route à suivre, même si parfois mes héros me faisaient bifurquer brusquement vers l’imprévu et j’adorais leur laisser la main.

Au fond de moi, je suis désorganisée, mais je finis toujours par arriver à destination. C’est juste long, très long. Trop long. Cela explique sans doute mon intérêt pour les outils comme le bullet journal, comme une volonté de ma part de structurer mes pensées et mes actions pour gagner du temps.

Les jardiniers sèment leurs idées, les arrosent, les laissent croître à leur rythme, selon l’angle qu’elles choisissent. C’est un peu le chaos, ça prend du temps, mais à la fin, en général, ils obtiennent un jardin luxuriant. Charge à eux de tailler, repiquer et désherber pour donner à cette masse sauvage l’aspect ciselé d’un roman. Ou d’abandonner, découragés par la masse de travail, c’est selon !

Du travail, encore du travail…

Etre un jardinier implique en effet un somme considérable de boulot après coup. Quand j’ai écrit le premier jet du tome 1 du Cycle…, c’était un pavé énorme, brut, sorti tout droit du terreau de mon imagination, mais impossible à éditer en l’état, je l’admets aujourd’hui. Cela m’a poussée à réfléchir à sa réécriture. Et aussi à ma façon d’écrire.

Si je ne me cadre pas, ma réécriture sera encore plus bordélique que la précédente. C’est pourquoi j’ai décidé de laisser parler la minuscule part d’architecte qui sommeille en moi.

Poser des bases avant l’écriture

Au contraire des jardiniers, les architectes, eux, préparent le terrain avant de commencer la rédaction. Ils peuvent avoir un synopsis détaillé, des fiches de personnage, une bible d’univers complète avant de se lancer et savent précisément ce qu’ils vont écrire, même s’ils peuvent se laisser la liberté de modifier leur plan.

L’inconvénient de cette préparation, c’est que parfois, à force de jalonner le chemin, on finit par tellement connaître l’histoire qu’on se retrouve à ne plus avoir envie de l’écrire.

Ce que j’essaye de mettre en place, c’est un mélange harmonieux de ces deux aspects de ma personnalité : la bordélique à l’imagination débridée et la fille organisée qui chapeaute un peu l’ensemble. Je suis convaincue qu’elles peuvent bosser ensemble.

Ma méthode actuelle :

  • Je rédige un squelette pour chaque gros épisode.

Quels événements sont prévus ? Où doivent aller les personnages ? Quelle conclusion ? Pas trop de détails, juste un cadre qui me laisse encore de la place pour improviser.

  • Je prépare un mini synopsis de chaque scène avant de l’écrire
  • Plus de premier jet à l’ordi.

J’écris d’abord sur papier avec un stylo. Pourquoi ? Parce qu’écrire à la main nécessite plus d’effort qu’au clavier. Un effort conscient qui me pousse à réfléchir à mes phrases, à peser mes mots. Comme je me fatigue plus vite à la main, je cadre davantage l’histoire, j’écris un premier jet concis et j’évite la dispersion. Une fois que je reprends mon chapitre sur le PC, je suis libre d’aménager mes descriptions, ciseler mes dialogues et ajouter les détails qui manquent à chaque scène. En plus, écrire à la main me détache de l’ordinateur et surtout d’internet, donc je me concentre plus et je procrastine moins !

Bien sûr, au fil de l’eau, j’ajusterai cette méthode pour l’améliorer.

Et vous, comment pratiquez-vous l’écriture ? Préparation complète avant ? Plongée en apnée et advienne que pourra ? Racontez-moi, ça m’inspirera peut-être !

Au programme de la rentrée sur le blog

Je fais bref aujourd’hui : c’est mon dernier jour de vacances alors je veux en profiter ! C’est d’ailleurs pour ça que j’ai choisi une vignette ensoleillée pour ce billet, je ne veux pas retourner au travail ! ^^

Septembre approche, il est temps de se remettre sur les rails tant au niveau de l’écriture que de la tenue de ce blog. J’espère que vos vacances furent agréables et reposantes.

Pour ma part, je me suis beaucoup consacrée à la peinture, j’ai essayé de m’améliorer à l’aquarelle et à la gouache, c’était très amusant de découvrir des ressources cachées en moi !

Je me suis aussi fait plaisir avec de belles lectures, même si dans ma PAL se trouvaient quelques histoires un peu dures pour le moral !

Je me suis régalée de deux séries sympa : American Gods et The Man in the High Castle, dont je dois encore visionner la saison 2.

Côté écriture, le Cycle du Dieu Noir a eu droit à un rafraîchissement de son synopsis. J’ai passé pas mal de temps à creuser l’histoire pour éviter de me perdre et j’en parlerai dans un prochain billet.

Certains le savent, d’autres pas : j’ai décidé d’utiliser mon blog pour publier mes textes. Le Cycle du Dieu Noir paraîtra donc ici, chapitre par chapitre, avant d’être accessible en format numérique sous forme de série littéraire. Ce projet me tient trop à cœur pour le repousser indéfiniment sous prétexte que je suis trop timide, trop timorée, pour le concrétiser. Là aussi, je vous donnerai les détails très prochainement, avec des billets sur le pitch de la série, la carte (magnifique !) où se situe l’action, et une présentation des personnages principaux !

Et voilà pour – je l’espère – vous donner envie de vous abonner au blog afin de suivre l’évolution de cette histoire ! Je reviens lundi prochain pour de nouvelles aventures.

One book July et bullet journal, réduire pour mieux organiser.

Dernièrement, j’ai publié un article sur le One Book July, ou comment rassembler ce dont on a vraiment besoin dans un seul support. Nous sommes le 3 juillet, j’ai donc envie de partager avec vous ma vision du bullet journal réduite au strict nécessaire. Je trouve bien de démarrer sa réflexion dans une période moins chargée, plus propice à l’introspection et plus simple à mettre en œuvre qu’à la rentrée.

Le constat de base :

Cela fait un moment que je remarque que mon usage du Bujo est sporadique et inadapté à mes besoins. Il me manque un soupçon d’anticipation et (Argh, je n’aime pas ce mot !) de proactivité. C’est limite si je ne le remplis pas à posteriori ces jours-ci, ce qui, certes, me donne une vision de ce que j’ai accompli dans la journée, mais aucun plan pour concrétiser mes projets littéraires, artistiques et bloguesques ( si, ce mot existe en vrai !)

Ce que j’attends de mon bullet journal :

Qu’il soit un vrai outil et assistant, qu’il me donne un visuel des étapes à franchir pour arriver à destination et qu’il soit suffisamment simple pour ne pas m’embrouiller ou me pousser à procrastiner en le couvrant de petits stickers trop choupis.

Qu’il tienne dans un seul support, pas trop gros, pas trop encombrant et qui rentre dans mon sac à mains.

Qu’il soit suffisamment agréable au toucher et à l’œil pour me donner envie de l’utiliser tous les jours.

Mon choix :

Comme je suis une fan absolue des Traveler’s Notebooks (attention, ce lien contient des images choquantes !) je me suis naturellement tournée vers cette solution. Cette couverture en cuir, munie d’un élastique, permet d’intégrer plusieurs carnets à l’intérieur. Je peux donc diviser mon système en plusieurs catégories assez facilement.

Dans mon système, je prévois un premier carnet destiné à mon planning (bujo) avec quelques pages de kraft pour un joli calendrier mensuel. (monthly log en langage bujo)

tracer le tableau à main levée me prend environ 5 mn, ça va, ce n’est pas trop chronophage !

Je les plie en deux et les glisse dans le carnet pour avoir un visuel du mois sans m’encombrer d’un insert complet contenant une année. Une fois le carnet rempli, je n’ai qu’à le remplacer par un nouveau et on est reparti. Je n’emploie plus aucun tracker, ça me rend folle. Je n’ai pas besoin de surveiller si j’ai bien bu mon litre et demi d’eau, marché tant de pas dans la journée ou mangé 5 fruits et légumes par jour. Non au contrôle obsessionnel, ça me semble désormais inutile…

Sur la page de gauche, j’ai mes objectifs de la semaine et sur la page de droite, ma journée en cours. J’y inclue un petite partie journal avec un moment sympa de la journée. Un peu comme un gratitude journal, si on veut;

Le second carnet concerne mon activité d’autrice. Je l’ai nommé d’après mon pseudo et il contient mes listes, mes tempêtes de cerveau, mes tentatives d’apprivoiser le système GTD (Getting Things Done, de David Allen) et toutes les petites surprises que je prépare pour la rentrée sur ce blog ! Il se remplit nettement moins vite et a vocation à m’accompagner un bon moment. Je ne vous le montrerai pas pour ne pas spoiler le contenu des prochains articles. 

À côté de ça, j’utilise un dossier en kraft pliable et une pochette plastique pour transporter mes papiers, stocker quelques notes repositionnables, billets de train ou autres.

Et voilà ! Mon planner se limite désormais à ça. Et à un stylo plume pour écrire.

Réduire pour moins dépenser

Cela fait quelques mois que j’essaye de désencombrer ma vie, mon sac à mains, mes tiroirs. Ce challenge est dans la logique de mes objectifs : me contenter du minimum et parvenir à l’utiliser au mieux. Ne pas accumuler du matériel inutile dont je ne me servirai qu’une fois ou deux. Je fais d’ailleurs une liste de toutes les bêtises que je ne rachèterai pas, comme ces marqueurs de plein plein de couleurs différentes qui dorment dans mon tiroir ou ces rouleaux de washi que je n’ai pas le réflexe de coller sur mes pages. Ou encore ces tampons encreurs super jolis, mais ultra pénibles à utiliser et à nettoyer. Peut-être m’amuserai-je à décorer mes pages à posteriori pour leur trouver une utilité. 

Voilà pour cette mise à jour rapide de mon système d’organisation. Je me laisse l’été pour le peaufiner et en attendant, mes articles estivaux parleront principalement du Cycle du Dieu Noir et de l’écriture ! 

Si vous avez envie d’en savoir plus sur le Bullet Journal pendant l’été, allez lire cet article de Florie, ou sur le blog du Bullet journal officiel (en anglais ) ou passez rendre visite à Scribujo !

Bonnes vacances aux juillettistes !

#OneBookJuly2017 un seul support pour ses projets

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’un défi amusant organisé par des Youtubeuses américaines, Carie Harling, MissVickyBee et RhomanysRealms, toutes 3 adeptes des journaux et accumulatrices de beaux carnets. Il parlera sans doute aux adeptes du Bullet Journal et donnera peut-être des idées aux personnes qui cherchent à organiser leurs idées. Ok, c’est en anglais, par contre, mais le fonctionnement n’a rien de compliqué – en théorie.

Simplifier, repenser, alléger…

#OnebookJuly signifie en gros « un carnet pour juillet », ce qui résume assez bien le principe du défi : se débrouiller pour n’utiliser qu’un seul support pendant tout le mois. Pour être plus juste, 1 seul « carnet » et un seul stylo, pour ne plus se concentrer sur la forme, mais bel et bien sur le fond de son système d’organisation.

Alors, quand on suit le système du bullet journal dans son esprit le plus pur, normalement, on devrait déjà en être là. Mais bon, en ce qui me concerne – et je sais que je ne suis pas la seule…  –, telle une bonne fanatique de papeterie, je collectionne les carnets et les stylos. Projets divers, journal intime, bujo, art journal, suivi de désencombrement, je trouve toujours une bonne excuse pour acheter du matos. Surtout avec les possibilités d’achats par internet qui rendent les pulsions consuméristes de plus en plus difficiles à combattre. Paf, un clic ou deux et hop, colis dans la boite à lettres !

Mais ça, c’était avant ! (Rire jaune)

Bon, sans plaisanter, un de mes projets, noté soigneusement en début d’année dans mon bullet journal, consiste à désencombrer mon environnement, réduire mes dépenses et l’accumulation de matériel que je n’utilise pas. J’ai déjà tellement de stylos, de blocs de papier aquarelle, marqueur, bristol, de cahiers et de recharges pour mes Traveler’s Notebook que je pourrais écrire et dessiner pendant une vie entière.

Au début de mon intérêt pour le bujo, j’ai accumulé plein de choses en me disant que j’allais joliment décorer mon carnet, sauf qu’en fait, j’ai réalisé peu après que si j’adorais voir les magnifiques œuvres des autres, (dont certaines débordent tellement de déco qu’on se demande ce qu’elles peuvent écrire dedans) j’avais tout intérêt à garder mon bujo sobre et clair. Impossible de me concentrer dans trop de fouillis. Je ne colle pas d’autocollants partout, à peine quelques touches de washi (adhésif décoratif) par ci par là.

Donc, #OneBookJuly va surtout être pour moi l’occasion de repenser mon système d’organisation en profondeur pour arrêter de repousser les échéances (genre écrire les articles de blog prévus ou publier le Cycle du Dieu noir en ligne…) et me consacrer réellement aux sujets qui comptent : l’écriture,  l’illustration et le désencombrement matériel ainsi que mental.

Je veux que mon système d’organisation soit clair, efficace et sans décoration excessive. (Notez que j’ai l’intention d’utiliser les bêtises que j’ai achetées quand même, hein, ce serait dommage de gaspiller, mais je ne rachèterai plus.) À terme, le principe du Onebook devrait être mon mode de fonctionnement ultime, mon but à atteindre. Cela ne se fera pas du jour au lendemain, mais cela se fera !

Pour vous donner une idée, l’objectif est de passer de ça :

Et encore, j’ai pas tout photographié, ça prenait trop de place…

A ça :

Je suis très optimiste pour le coup, ça risque de me prendre beaucoup de temps de réduire mon stock pour arriver à ce résultat !

Je posterai des articles pour partager le contenu et les préparatifs de mon OnebookJuly avec vous. Si d’autres veulent participer, vous pouvez le faire en commentaires ou rejoindre le #OneBookJuly2017 sur Instagram ou Facebook.

À très vite! 

Bullet journal, bilan à fin octobre

Bonjour à tous,

En cette veille de novembre, j’ai eu envie de poster une mise à jour de mon bullet journal. En effet, cela fait déjà quelques mois que je l’utilise avec un réel plaisir, néanmoins, je constate qu’il continue d’évoluer au fil de mes besoins et des listes qui me viennent en tête. Sans revenir sur les bases du BuJo parce que d’autres, comme Chloé, le font mieux que moi, j’émaillerai mes photos de quelques explications pour ceux qui découvrent le principe.

Comment fonctionnait mon système jusqu’ici :

Le support :

Je suis passée par plusieurs outils : carnet de notes, Filofax, puis le Traveler’s Notebook. C’est ce dernier qui me plait le plus, pour sa flexibilité et son élégance un peu rétro.

Je l'ai depuis août et il voyage avec moi dans mon sac, le cuir s'est déjà bien patiné et a pris des marques.
Je l’ai depuis août et il voyage avec moi dans mon sac, le cuir s’est déjà bien patiné et a pris des marques.

Le contenu :

Jusqu’ici, c’était un peu le joyeux bazar dans mon bullet journal. Étant une adepte du système de base, j’ai tendance à tout écrire à la suite. Cela ne poserait pas de problème si je tenais un index à jour or ce n’est pas le cas. Mes pages quotidiennes côtoient comme elles peuvent mes pages type journal intime, mes listes, mes notes en vrac, et mon marque-page reste sur la semaine en cours. En toute sincérité, j’ai bien aimé cet usage un peu chaotique de mon journal, ça ne m’a pas empêchée de m’y repérer.

Côté déco, je suis restée assez sobre, j’utilisais les feutres noirs qui passaient à ma portée, ça allait très bien comme ça. J’ai ajouté un peu de washi tape pour donner de l’allure à mes pages et voilà ! Je ne dessine pas sur mes pages, j’ai des sketchbook dédiés à mes activités artistiques pour ça.

Voici un exemple de page mensuelle. L'idée est d'y noter tout ce qui peut se passer dans le mois, pour se repérer plus facilement. j'y note aussi les objectifs du mois, histoire de me motiver :-)
Voici un exemple de page mensuelle. L’idée est d’y noter tout ce qui peut se passer dans le mois, pour se repérer plus facilement. j’y note aussi les objectifs du mois, histoire de me motiver 🙂
Et voici à quoi ressemble une semaine dans mon bujo. C'est très sommaire en dehors de la frise en washi au bas de la page.
Et voici à quoi ressemble une semaine dans mon bujo. C’est très sommaire en dehors de la frise en washi au bas de la page.

Mes carnets actuels sont des cahiers Moleskine lignés coupés à la bonne taille pour le format Regular de la Traveler’s Company (ex Midori). Le papier est assez fin, avec une teinte légèrement crème que j’affectionne. Je testerai les inserts de la Traveler’s Company en kraft et avec de petits carreaux pour comparer, mais plus par curiosité que par réelle nécessité. Cela attendra la fin de mes cahiers.

Qu’est-ce qui change pour novembre ?

Côté support, je reste fidèle à mon Traveler’s Notebook, tout en modifiant la conception de mon BuJo. Il aura un carnet dédié, mais son approche va changer légèrement. Il va s’axer sur le développement personnel pour me motiver à opérer des changements dans ma vie, notamment travailler sur le minimalisme et la simplicité, mais aussi mettre ma créativité au centre de mes activités.

héhé, j'ai une table des matières, à présent ! et à gauche, un rappel des symboles que j'utilise, mais c'est surtout pour décorer, vu que je les connais un peu par cœur ! :-)
Héhé, j’ai une table des matières, à présent ! Et à gauche, un rappel des symboles que j’utilise, mais c’est surtout pour décorer, vu que je les connais un peu par cœur ! 🙂

Je ne prévois pas une avalanche de déco dans ce carnet, mais toujours une note de washi pour égayer le côté très sobre de mon écriture. Je me lâche surtout sur la présentation, en essayant de soigner un peu mes pages.

Ici, il s'agit d'un exercice de préparation au Miracle Morning, où l'on réfléchit à ce qu'on voudrait voir évoluer chez soi, avant de commencer le travail. C'est un peu personnel, mais pas non plus quelque chose que je n'assume pas. Donc, si ça peut vous donner envie d'essayer de vous poser ces questions, faites-vous plaisir. :-)
Ici, il s’agit d’un exercice de préparation au Miracle Morning, où l’on réfléchit à ce qu’on voudrait voir évoluer chez soi, avant de commencer le travail. C’est un peu personnel, mais pas non plus quelque chose que je n’assume pas. Donc, si ça peut vous donner envie d’essayer de vous poser ces questions, faites-vous plaisir. 🙂

 

Pour ceux qui connaissent le terme anglais, level 10 life, voici ma tentative, la roue la plus bancale du monde, mais j'aime bien son aspect final ^^
Pour ceux qui connaissent le terme anglais, level 10 life, voici ma tentative, la roue la plus bancale du monde, mais j’aime bien son aspect final ^^

 

Et pour pouvoir me repérer, un planning annuel ou Future Log. J'avais prévu de le faire après l'index, mais je l'ai zappé. Il sera donc un peu plus loin, c'est tout ! :-)
Et pour pouvoir me repérer, un planning annuel ou Future Log. J’avais prévu de le faire après l’index, mais je l’ai zappé. Il sera donc un peu plus loin, c’est tout ! 🙂

 

Désolée, la photo est un peu floue, mais ça vous donne un aperçu de novembre. J'y ai placé 3 trackers, un pour l'écriture, un pour le vélo et un pour mon Miracle Morning.
Désolée, la photo est un peu floue, mais ça vous donne un aperçu de novembre. J’y ai placé 3 trackers, un pour l’écriture, un pour le vélo et un pour mon Miracle Morning.

Je prévois un carnet annexe pour mes activités d’écrivain et le suivi de mes avancées en écriture, lecture et bêta lecture. D’ailleurs, je pense m’inspirer des pages de Florie dans son Bullet Journal pour reprendre un peu le pied dans la mare de Cocyclics.

Mon troisième carnet sera le support en kraft de la Traveler’s Company, spécialement dédié à mes croquis, pour pouvoir dessiner partout quand l’envie m’en prend. Avec un peu de chance, je le recevrai pour mon anniversaire !

Et ce sera tout ! Au-delà de trois carnets, je trouve que le Traveler’s Notebook est un peu trop lourd et j’aime sa ligne élégante, je ne veux pas qu’il déborde. Je vais tester mon système en novembre et voir s’il me satisfait et surtout, s’il m’aide à lancer les quelques projets que j’ai sur le feu, à savoir le NaNoWriMo (en mode off, j’en reparlerai) et le Miracle Morning, qui fera également l’objet d’un article.

Je suis très contente de ce système d’organisation, il répond totalement à mon mode de pensée, il est flexible et simple d’utilisation. Je posterai régulièrement des bilans pour voir si j’ai pu en tirer profit, ce qui doit être modifié/amélioré. Si vous avez des questions ou que vous voulez parler de votre BuJo, n’hésitez pas, les commentaires sont ouverts! 😉

Bonne semaine et ne mangez pas trop de bonbons ce soir!

 

 

 

Planning des publications d’octobre et novembre

Bonjour tout le monde,

le mois de septembre touchant à sa fin, je me suis dit qu’une réflexion s’imposait quant à la tenue de la Plume d’Aemarielle.

En effet, depuis le 1er août, je publie 3 articles par semaine et j’ai d’ailleurs la joie de vous voir les lire et les commenter. Merci beaucoup pour votre soutien fidèle. Il y a quelques jours, je parlais de la procrastination et  je vous disais vouloir lutter contre elle. C’est dans cette optique que j’ai redéfini le planning des publications pour les mois d’octobre et novembre.

Deux mois de challenges

Ce n’est pas que je n’aie plus matière à discuter avec vous, rassurez-vous ! c’est juste qu’à compter du 1er octobre commence un challenge auquel j’ai l’intention de participer: Inktober.

Chaque jour d’octobre, le défi consiste à réaliser un dessin à l’encre et, tant qu’à faire, à le publier sur les réseaux sociaux sous le hashtag inktober. Si je compte bien dessiner quotidiennement, je n’aurai pas l’outrecuidance de vous imposer un article par jour comme l’année dernière sur mon ancien blog. Toutefois, je pense publier des photos sur Instagram (@aemarielle) et je ferai un récapitulatif hebdomadaire le dimanche, que vous retrouverez dans mes gribouillis.

Et bien entendu, en novembre, le sacro-saint NaNoWriMo ! L’écriture sera au premier plan durant cette période, je vous tiendrai informés le lundi de mes avancées.

Savoir faire des choix:

J’ai envie de mettre l’écriture et le dessin au centre de mes préoccupations pendant ces deux mois, ce qui veut dire faire des choix et privilégier ces activités plutôt que d’autres. Ce sera aussi l’occasion de voir si j’arrive à réduire ma consommation de réseaux sociaux durant cette période !

Une dernière chose, je repartirai en décembre sur un nouveau rythme qui inclura une toute nouvelle catégorie de billets: mon organisation. En effet, ce sera l’occasion de tirer quelques conclusions sur ma façon de gérer mon temps en octobre et novembre. J’y ai déjà rangé quelques articles sur mes outils actuels, notamment le bullet journal, qui risque de beaucoup me servir ces prochains temps.

Voilà, c’est un avant-goût de ce qui vous attend prochainement sur la Plume d’Aemarielle. On se retrouve donc dimanche puisque, si tout va bien, j’aurai deux dessins à vous présenter dans le cadre d’Inktober.

Bonne semaine à vous!

Aemarielle

 

La procrastination et moi

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, j’ai envie d’aborder un sujet qui m’intéresse beaucoup à titre personnel : la procrastination et surtout, les moyens de lutter contre elle.

Définition de la procrastination :

La procrastination (du latin pro, qui signifie « en avant » et crastinus qui signifie « du lendemain ») est une tendance à remettre systématiquement au lendemain des actions (qu’elles soient limitées à un domaine précis de la vie quotidienne ou non).

Source Wikipédia

Avec ça, nous voilà bien, n’est-ce pas ?

Je fais partie des personnes gravement atteintes par ce fléau, plus particulièrement dans la vie personnelle. Je peux reporter certaines tâches indéfiniment, et être prise d’une frénésie d’accomplissement un matin au réveil. Au travail, au contraire, j’ai tendance à gérer plein de choses en même temps, ce qui ne veut pas dire que ça me rende plus efficace, mais je n’ai pas beaucoup de choix.

Apparemment, la procrastination viendrait de plusieurs facteurs : des tâches rébarbatives à accomplir, l’ennui, l’anxiété, un manque d’estime de soi, mais aussi l’impulsivité. Enfin, d’après Wikipédia. Je dirais que moi, je suis un mélange de tout ça à la fois ! 🙂 (Je rajouterais les réseaux sociaux dans mes problèmes, mais bon…)

Pour autant, ça ne signifie pas que le procrastinateur ne fiche rien de ses journées, bien au contraire. C’est souvent quelqu’un qui va se trouver plein de choses à faire, du moment qu’elles n’ont aucun lien avec ce qui est réellement urgent/important.

Soyons clairs, dans certains aspects de ma vie quotidienne, je suis flemmarde et il y a plein de corvées que je déteste faire. Tout plutôt que le repassage, par exemple. D’ailleurs, j’ai une montagne de linge qui m’attend, mais je préfère écrire un article sur la procrastination, qui est bien plus essentiel, vous comprenez ?

Je peux aussi aller à reculons vers un sujet qui m’effraie, une confrontation, un rendez-vous pénible. Souvent, je ne me sens pas capable de gérer le problème ; j’aurai alors tendance à repousser l’échéance au maximum en m’inventant des choses plus importantes à faire. Alors que le plus souvent, je ressors soulagée de l’épreuve une fois que j’ai osé la traverser.

Personnellement, je dirais que la question de l’estime de soi est importante, notamment dans mon rapport à l’écriture. Je peux repousser des semaines durant la rédaction d’un chapitre, sous prétexte qu’il faut que je fasse plein de recherches. En réalité, c’est souvent une fausse barbe liée à mon perfectionnisme latent. Si je ne me sens pas à l’aise avec une scène, un chapitre, si j’ai l’impression que je cours au casse-pipe, eh bien, je n’y vais pas, c’est pas compliqué ! 🙂

Mes moyens pour lutter contre la procrastination :

1.Le questionnement :

Ça, je l’applique plutôt dans mes activités créatives. Pourquoi est-ce que je repousse ce fichu chapitre ? Qu’est-ce qui me dérange dans sa rédaction ? S’il est ennuyeux à écrire, c’est peut-être qu’il sera ennuyeux à lire aussi, dans ce cas, le problème est plus profond et nécessite de revoir le plan. Parfois, modifier quelques éléments de la trame permet de débloquer un nœud pénible qui retenait la plume. Ça m’est arrivé hier encore et la joie de rédiger plus d’un millier de mots après un silence de plusieurs semaines n’a pas de prix.

Attention toutefois à ne pas laisser le perfectionnisme biaiser votre questionnement. À un moment donné, il faut y aller ! La procrastination est une adversaire retorse qui se cache derrière les plus louables intentions.

2.Le Bullet journal :

J’en ai déjà parlé dans cet article, ce système de planning souple et personnalisable me permet de gérer plus sereinement mon quotidien. Il me permet de répartir les tâches qui ne m’emballent pas dans la semaine ou le mois, de gérer mes listes et de noter mes progrès. Quel plaisir de cocher des croix quand on s’est débarrassé d’un truc à faire !

dailybujo
Bon ok, je décore toujours un peu, mais j’ai acheté tellement de bêtises qu’il faut bien que je les utilise! 🙂

Attention cependant à ne pas procrastiner en faisant joujou avec le BuJo. On peut planifier à l’infini, à un moment donné il faut se mettre à l’œuvre ! Voilà pourquoi j’ai arrêté de me préoccuper de la décoration de mon Bullet Journal. J’y consacrais beaucoup trop de temps, influencée en cela par nombre de Youtubeuses très très créatives dans le domaine, comme l’adorable Boho Berry. Jusqu’à lire cette phrase très sage d’un utilisateur du système :

A bullet journal is about getting crap done, not making your crap look good.  Austin Miller

Un bullet journal est là pour gérer tes conneries*, pas pour les rendre jolies. (*sous entendu, tes trucs à faire)

Que rajouter à ça ? Ça m’a fait réfléchir à la façon dont j’utilisais le bullet journal et je me suis rendue à l’évidence, je ne l’exploitais pas. Je le laissais me contrôler en y insérant des tas de choses inutiles pour ne pas avoir à faire ce qui devait être fait.

J'adore Boho Berry, mais ça pour moi, c'est épuisant et je n'y retrouve pas mes petits… :-)
J’adore Boho Berry, mais ça pour moi, c’est épuisant et je n’y retrouve pas mes petits… 🙂

Aujourd’hui, je progresse. J’essaye vraiment de faire ce que j’y inscris. Je considère ça comme un engagement. Par exemple, grâce à lui, je n’ai encore loupé aucun de nos rendez-vous hebdomadaires sur ce blog ! J’y écris mes idées, mes projets, dans le but de les concrétiser et pas juste de faire une belle liste inutile ! 🙂

3.L’engagement :

J’ai décidé de quelques axes que je considère comme non négociables, c’est-à-dire que je dois faire en dépit des contraintes extérieures, du stress ou autres :

  • Le sport. Pour quelqu’un comme moi, avec un job sédentaire et des loisirs tout aussi sédentaires, c’est essentiel. J’ai planifié 2 séances de 2 heures par semaine et je m’efforce de prendre le vélo tous les jours. C’est gravé dans le marbre de mon bullet journal.
  • Le blog. Il est possible que j’en vienne à modifier le rythme, mais en tous cas, je tiens à ma régularité sur le sujet.
  • Écrire un chapitre par semaine sur mon roman en cours. Ça veut dire qu’il va falloir que je travaille sur une routine qui me permette d’avancer un peu tous les jours. Voilà un sujet d’article intéressant !
  • Ma cape violette de modératrice sur CoCyclics
  • Le dessin, notamment pour avancer sur les aventures d’Itti, parce que c’est un projet concret et qu’en plus, je ne suis pas seule dessus !
  • Et surtout, du temps pour Monsieur et moi !

Ouf ! ça en fait un long article, j’espère que vous ne vous êtes pas endormis ! Et vous, comment gérez-vous la procrastination ? Peut-être n’êtes-vous pas confrontés à ce problème et ce serait intéressant d’avoir votre ressenti sur le sujet. Si comme moi, vous en souffrez, n’hésitez pas à partager votre expérience en commentaires !

En attendant, passez une bonne semaine, les amis !

Aemarielle

Mes outils d’organisation: le bullet journal

Coucou tout le monde !

Alors, ça y est, nous voilà rendus à la fin des vacances ! Demain, je reprends le chemin du bureau, peut-être vous y trouvez-vous déjà ?

J’ai envie de rendre cette rentrée la moins désagréable possible et pour ce faire, je me suis attelée à un exercice amusant : j’ai préparé mon bullet journal pour septembre. Vous vous souvenez, j’en ai parlé très vite dans mon article sur mes outils d’écrivain et j’avais mis un lien vers une vidéo de son créateur, Ryder Caroll.

Mais je me suis dit que ça pourrait être sympa de partager ça avec vous, d’autant qu’il me semble que certaines d’entre vous sont déjà des adeptes du bujo, comme on dit !

Pourquoi un bullet journal et pas un agenda tout bête ?

C’est une bonne question. À la base, le bullet journal se veut un système rapide et adaptable pour planifier l’ensemble de ses tâches sur un seul support. Quand vous achetez un agenda tout fait, parfois, vous vous rendez compte qu’il ne répond pas à vos attentes. Par exemple, pour moi, parfois certaines de mes journées sont très chargées, d’autres beaucoup moins. J’aime fonctionner par « to do » listes et ça peut prendre de l’espace. Le bujo me permet de planifier comme je le souhaite.

Ça se présente comment, un bullet journal ?

En gros… Comme vous le voulez. Vous pouvez le tenir dans un vieux cahier, un petit carnet de notes, n’importe quel support papier, en fait. Moi, j’ai choisi d’utiliser un Filofax, parce que j’aime arracher des pages, reconfigurer mon agenda et que les anneaux me laissent cette liberté. Mais rien ne vous oblige à mettre plus de quelques euros dans l’outil de votre choix.

Note pour ceux qui débutent: parmi la communauté des bullet journalists, on trouve énormément de magnifiques spécimens entièrement décorés de washi tapes, stickers, dessins… Au début, je me suis laissée gagner par cette fièvre, mais sincèrement, je vous encourage à ne pas y céder. Vous gagnerez du temps et de l’argent, parce que ça finit par coûter très cher et surtout, par vous détourner de l’objectif premier du bujo: la simplicité.

Filofax 1

Filofax 2
J’aime bien décorer l’intérieur de l’agenda, mais vous verrez que mes pages restent ultra sobres.

 

Par où commencer?

En premier lieu, si vous avez opté pour un carnet, il est recommandé de laisser quelques pages vides pour tenir à jour votre table des matières. Cela implique aussi de numéroter les pages de votre bujo pour vous repérer. Perso, je ne le fais pas, mais ça peut être utile pour certains.

La deuxième étape consiste à choisir vos « bullets« , c’est-à-dire, les symboles qui définiront les tâches à accomplir, les événements ou les notes. Je n’en ai pas défini beaucoup, pour ma part. Si vous regardez certains bujos, vous verrez parfois des codes très complexes, des systèmes mêlant symboles, codes couleurs, etc. Honnêtement, mieux vaut rester très simple au début, le temps de s’approprier l’outil. Moi, je suis encore en train de me l’approprier, de chercher ce qui me sert le plus, ce dont je peux me passer…

Filofax 3

Parmi les bullets les plus communes, on trouve les tâches. Moi, j’ai répertorié :

Les tâches à faire, celles restant à faire, celles qui sont reportées (je mets une flèche devant pour les signaler)

Les événements:

Mes rendez-vous (une étoile), les sujets importants (le point d’exclamation) et les trucs importants à voir (l’œil)

Les notes:

Je ne les ai pas précisées dans ma liste, mais je les représente le cas échéant… par du texte. Ryder Caroll utilise un « _ », mais je ne garde de sa méthode que ce qui m’est utile.

Surtout, gardez à l’esprit que le bullet journal est un outil rapide. Il est important d’utiliser des termes courts et concis pour ne pas se noyer ou se sentir submergé. Et surtout, il est essentiel de l’adapter à ses besoins.

Planifier longtemps à l’avance:

Le principe du bujo, au départ, c’est de planifier au jour le jour, selon ses besoins. néanmoins, il peut être pratique de noter des choses prévues dans plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Je me suis donc réservée quelques pages mensuelles ou je note les événements à venir longtemps à l’avance.

Filofax 5
Un petit exemple avec septembre et octobre

Le planning mensuel:

Une fois les étapes précédentes franchies (Rassurez-vous, ce sont celles qui prennent le plus de temps, mais vous ne les faites qu’une fois ^^), vous pouvez passer au mois en cours.

L’idée, c’est d’avoir un visuel du mois en un seul coup d’œil, avec les rdv importants, les événements à ne pas manquer, entre autres.

 

Filofax 7
Là, je viens de faire septembre, donc je ne résiste pas à vous le montrer en avant-première

Sur un côté, j’ai tout simplement un calendrier où figurent les choses essentielles du mois, que je mets à jour selon l’évolution du planning. Sur l’autre page, je note les objectifs et les trucs importants pour moi. Vous voyez que je prévois de faire du sport et d’écrire, ce mois-ci! ^^

Et enfin, on trouve le planning quotidien. Celui-ci, on ne le prévoit pas à l’avance, on s’y penche la veille au soir ou parfois le matin, pour préparer sa journée sereinement. On note les tâches prévues, les rdv, les essentiels du jour, point.

Filofax 6
À titre d’exemple, le début du mois d’aout, où je n’étais pas encore en mode vacances 🙂 Ensuite, je n’ai presque plus rien planifié du mois! ^^

Voilà pour cette présentation de mon bullet journal. Il évoluera certainement encore dans les prochains mois, c’est tout à fait normal. En attendant, je l’utilise dans la vie pro et perso et je dois dire qu’il m’est d’une aide précieuse.

Et vous, vous utilisez un agenda classique, pas d’agenda du tout? Un bullet journal ? Qu’est-ce qui vous plait le plus dans cet outil ?

Au fait, je profite de cet article pour vous remercier chaleureusement ! Grâce à vous, ce blog est vivant, on y discute ! vous venez régulièrement m’y retrouver et j’en suis extrêmement heureuse! Je vous adore et je vous souhaite une excellente rentrée !

Mes outils d’écrivain #1: mon carnet d’écriture

Bonjour à tous,

j’espère que la semaine débute bien pour vous. Aujourd’hui, on continue dans la série « organise ta vie d’auteur avec Aemarielle » ! 🙂

À noter qu’il ne s’agit pas de vous conseiller quoi que ce soit. J’aborde simplement ma façon de gérer l’écriture, mes besoins, mes envies. Si certains aspects de cette série vous inspirent et que vous souhaitez en savoir plus ou vous les approprier, faites-vous plaisir. Si vous trouvez votre façon de faire plus pratique ou plus efficace, alors ne changez rien et surtout confiez-moi vos secrets! 😉

Au sommaire de cette série:

Mon carnet d’écriture | en chantier

Mon carnet spécial blog

Le cahier spécial Le Cycle du Dieu Noir

Pourquoi un carnet d’écriture ?

Comme vous avez déjà pu le constater, les vacances d’été sont pour moi un moment propice pour me poser et réfléchir sur mes projets ou ma façon de m’organiser. De nouvelles bases, si on veut. (Qui a dit bonnes résolutions ?)

Cette envie d’un carnet d’écriture répond à un besoin d’écrire plus, d’être plus efficace durant mes sessions, de suivre mes progrès et de ne pas me perdre en route.

 Je ne sais pas comment vous fonctionnez, mais moi, je suis une adepte du papier (Au cas où mon sommaire ne l’indique pas suffisamment clairement ! ). J’écris plein de choses partout : des listes, des idées, des squelettes de scènes, des débuts de premier jet. Je dispose donc d’une collection assez impressionnante de carnets, cahiers, d’agendas à anneaux, de formats divers et variés, où se mélangent listes de courses, idées pour mes romans, dessins. Bref, je n’y retrouve pas mes petits.

Aemarielle, pourquoi tu n’utilises pas ton smartphone ou ton PC pour gérer tout ça?

Bonne question. Je ne remets absolument pas en cause l’efficacité de l’informatique pour la planification, le suivi et la prise de notes, mais j’ai besoin du toucher. Rien n’est plus agréable pour moi que le contact du papier, le poids d’un carnet dans la main. C’est un plaisir simple, un besoin de voir autre chose que l’écran de l’ordi devant moi. Et je souffre moins de l’angoisse de la page blanche quand je me lance sur papier !

Bref, pour répondre à ce besoin sensuel et totalement futile, j’ai choisi un accessoire outil qui me faisait de l’œil depuis longtemps. Un Traveler’s Notebook !

Ceci est un Traveler's Notebook de la Traveler's Company, Japan
Ceci est un Traveler’s Notebook de la Traveler’s Company, Japan

Avertissements de l’auteure:

  • La suite de cet article peut vous faire plonger dans la dépendance à la belle papèterie.
  • L’auteure décline toute responsabilité en cas d’addiction soudaine.
  • Cet article est aussi une formidable excuse pour assouvir la soif de joli papier et de scrapbooking de l’auteure.
  • Si vous avez envie, vous pouvez aller voir d’autres Traveler’s notebook sur Pinterest, mais l’auteure vous le déconseille. On ne sort pas indemne de cette expérience !

Un Traveler’s Notebook, c’est quoi ?

En gros, c’est une couverture en cuir dotée d’élastique permettant d’insérer un ou plusieurs carnets et de les enlever remplacer facilement. Un carnet à la fois beau, super pratique et qui présente le double avantage d’être aisément transportable et de posséder un charme rétro certain.

MTN 2
Je vous ai dit que cet article était là pour étancher ma soif de scrapbooking ? ^^

Comme les carnets de cette marque sont assez chers (ils sont cependant en papier de très bonne qualité), j’utilise à la place des carnets plus simples et meilleur marché que je découpe à la bonne taille.

Ce que je compte mettre dedans :

Le premier carnet me servira à gérer mes corrections, ainsi qu’à rassembler mes notes de béta lecture. J’y ai par exemple regroupé les retours de lecture que j’ai reçus sur le Cycle du Dieu Noir.

MTN 3

 

Le deuxième carnet me servira de bullet journal, en gros mon outil de suivi d’écriture. Je peux revenir plus en détail sur le principe du Bujo pour ceux et celles qui souhaitent en savoir plus, ou vous orienter vers cette vidéo (en anglais). Je trouve que c’est un super outil d’organisation, je l’utilise d’ailleurs au boulot et je le trouve très efficace. Pour le moment, je pense surtout utiliser le principe des to do list jusqu’à fin août ; après tout, c’est les vacances. Je développerai le système à partir de la rentrée.

Ou comment utiliser ses chutes de vieux papier ?
Ou comment utiliser ses chutes de vieux papier ?
Quoi ? Tout ça à faire ? Oh, ça va, j'ai dit que c'était les vacances!
Quoi ? Tout ça à faire ? Oh, ça va, j’ai dit que c’était les vacances!

 

Le dernier carnet me servira de boîte à idées, tout simplement. Pas d’organisation particulière dedans, juste les infos que je juge utiles, les idées qui jaillissent, les débuts de scène qui naissent dans ma tête. Bref, tout ce qui va me permettre de calmer mes tempêtes de cerveau.

MTN 6

J’espère pouvoir tirer le meilleur de cet outil, qui a l’avantage de pouvoir être transporté partout assez facilement. Je ferai des mises à jour de temps en temps pour vous dire ce que j’en pense sur le long terme.

Et vous, vous êtes plutôt papier, numérique ? Comment gérez-vous vos notes de votre côté ?

Au plaisir de vous lire et sinon, à vendredi !