Le Cycle du Dieu noir – saison 1 | les enfants de Djedou.3

Hé bien , vendredi est déjà là ! Troisième semaine de l’année, le temps file et le moment est venu de découvrir le nouvel épisode du Cycle du Dieu Noir. Nous avons laissé Alaia après sa dernière mésaventure aux Coffres d’Ouadjour. Si vous souhaitez découvrir la suite, elle arrive juste après. 

Pour lire l’épisode 1: l’homme à la hache

Pour lire l’épisode 2 : Décherchéni

Retour à la tanière

 

En silence, les Musaraignes longèrent le sentier qui bordait les murs de la cité et se dirigèrent vers le fleuve. Rê descendait vers l’horizon, peignant le paysage de rouge. Les trois confrères marquèrent une halte sur une butte pour admirer le coucher du soleil. Les yeux d’Alaia se perdirent vers le nord, bien au-delà des montagnes.

« J’aimerais bien voir à quoi ressemble la Grande Verte, avoua-t-elle.

— Qu’est-ce qui nous en empêcherait ?

— C’est loin, à des jours de marche.

— Et alors ? » Charid haussa les épaules. « Avec ce que tu as pris à ce gros sac, on pourrait s’offrir le voyage en bateau. Rien n’est impossible, allons à la mer ! »

Charid et sa simplicité. Rien ne l’effrayait, pas même l’inconnu. Alaia admirait cet état d’esprit ; elle aurait voulu être taillée dans le même bois. Elle esquiva le regard de son ami. Elle y discernait cet éclat particulier qui lui nouait la gorge.

« Charid… commença-t-elle, hésitante.

— Je sais, coupa-t-il en passant un bras autour de ses épaules. De la folie, comme toujours. Mais si tu te décides, tu sais que tu peux compter sur moi, pas vrai ? »

Bien sûr qu’elle le savait. Elle connaissait la nature des sentiments de Charid depuis qu’elle était en âge de les comprendre. Depuis que leurs mains s’étaient enlacées pour la première fois après une correction de Thémis plus forte qu’à l’accoutumée. De sa voix enfantine, il avait juré avec un grand sérieux qu’il la protégerait de tout. Un courant chaud les avait traversés tous deux, et dès lors, Charid avait veillé à ne jamais quitter Alaia.

Elle contempla sa paume avec dégoût. Une angoisse familière revint la hanter. Que lui as-tu fait, monstre ?

« J’adore quand vous faites comme si j’étais pas là, intervint Senon avec un rire moqueur. Bon, déjà qu’on va se faire étriper, on pourrait peut-être abréger le supplice ! »

Ils traversèrent des champs et croisèrent des bergers qui rentraient les troupeaux pour la nuit. Laisser le bétail dehors l’exposait aux attaques des chiens sauvages à l’appétit féroce. À proximité du fleuve, leurs pieds s’enfoncèrent dans le limon noir et riche qui faisait de la région du Ventre de la Vache une terre si fertile.

Ils marchèrent encore un bon moment jusqu’à une petite ferme aux murs décrépis, isolée sur une colline. Ils y voyaient à peine lorsqu’ils l’atteignirent. L’obscurité s’installait et le froid suivait de près, aussi vif et mordant que l’écrasante chaleur du jour. Ils coururent pour se réchauffer et, délaissant la porte d’entrée miteuse de la maison, se dirigèrent vers une trappe dissimulée sous des buissons. Charid la souleva et jeta un coup d’œil rapide dans son dos. Rassuré, il fit passer Senon et Alaia et ferma l’accès derrière eux trois. Avant qu’ils aient pu descendre les marches délabrées, un jeune homme mince aux cheveux châtains coupés ras les héla :

« Alors, on s’est perdus en chemin ? s’enquit Nizul. Thémis est d’une humeur de chien. 

— Le contraire m’aurait étonné, lâcha Charid.

— Il veut voir la p’tite. »

Alaia pâlit, sachant pertinemment ce que ça signifiait.

« Je viens avec toi, la rassura Charid.

— Moi aussi, murmura Senon, bien moins enthousiaste.

Un couloir étroit les mena dans une cave qui sentait l’humidité et le vieux bois. La pièce était presque vide, à l’exception de coffres à grain utilisés comme tables et sièges de fortune. C’était là leur salle de réunion. Les couches se trouvaient à côté, derrière un drap défraîchi suspendu à des crochets. Elles accueillaient dans la plus grande promiscuité une dizaine de gamins d’âges variés, sous la surveillance de Thémis et de ses adjoints, qui bien entendu, s’étaient arrogé des coins bien à eux. Le terrier des Musaraignes dans toute sa splendeur. Certains enfants, assis sur de vieilles couvertures, tressaient des cordes, d’autres roupillaient, recroquevillés sur leurs paillasses sales.

Une odeur de nourriture masquait la puanteur des lieux : Merit était rentrée. Au-delà de la colère, Alaia éprouva un bref soulagement qui s’estompa à la vue de Thémis, penché sur un morceau de parchemin. Celui-là même qui avait failli lui coûter la vie.

Le chef leva la tête et plongea ses yeux bruns dans ceux d’Alaia. Il se dirigea vers elle d’une démarche nonchalante et se campa devant elle. Aussitôt, Charid et Senon la flanquèrent. Un sourire étira les lèvres minces de Thémis. Son visage étroit et son long nez lui donnaient vraiment des airs de fouine.

« Alors, on se décide enfin à rentrer ? Vous étiez passés où ?

— J’ai… On a fini la journée tous les trois, c’est tout.

— Une belle journée, on dirait. Tu me racontes ? »

Un pli caractéristique au coin de sa bouche trahissait son agacement. Alaia soupira.

« Tu sais très bien ce qui s’est passé, pas vrai ? Merit a dû tout te raconter, alors pourquoi tu veux que je développe ? »

Thémis les examina tous les trois un instant, les mains sur les hanches. Puis il reporta son attention sur Alaia.

« Tu sais, petite souris, c’est moi qui ai demandé à Merit de t’emmener. Pourquoi ? Parce que j’avais confiance en toi. Je n’attendais pas grand-chose de toi, juste que tu utilises tes yeux à bon escient. Et voilà que tu allumes le premier singe venu ! Tu te comportes comme une putain et tu compromets tous mes projets ! »

Merit apparut derrière un rideau et coula un regard lourd de sens sur sa cadette. Alaia se mordit la langue pour ne pas cracher ce qu’elle avait sur le cœur. La main de Charid se posa sur son épaule. Si elle ne prenait pas une décision rapidement, il commettrait une grave erreur.

« Je voulais pas le séduire. Il est arrivé et a tout gâché. Il m’a brutalisée.

— Et alors ? La prochaine fois, au lieu de jouer les abeilles affolées, assume et fais ce qu’il demande. Comme ça, on évitera les démonstrations de violence dans les Coffres. » Il se frappa le front en secouant la tête. « Bastet ! Pourquoi faut-il que tu sois si bête ? Et toi, ajouta-t-il à l’attention de Merit, c’est la dernière fois que je te la confie. »

Il saisit le menton d’Alaia et lui tourna le visage sans ménagement. Ses yeux s’arrêtèrent sur la plaie, sur laquelle il posa un index inquisiteur. Elle grimaça quand il appuya plus fort. Il approcha son nez de la pommette, la humant doucement. Alaia retint son souffle. Le sentir tout près d’elle la mettait mal à l’aise. Son bouc – qu’il entretenait pour se donner l’air plus vieux – lui grattait la joue.

« Qui t’a soignée ? » demanda-t-il.

Alaia se tut. Il posa ses lèvres sur la plaie puis la lécha.

« Donne-moi le reste », murmura-t-il.

Elle lui tendit la bourse, qu’il examina avec un haussement de sourcil. Pour la première fois de la soirée, il se détendit.

« Oh ! Petite souris, c’est pas mal du tout, ça. On devrait pouvoir faire quelque chose de toi. »

Il appuya son front contre le sien. Leurs haleines se mêlèrent, celle de Thémis sentait la bière et le vin. Ses cheveux noirs s’échappaient de son bandeau et lui tombaient dans les yeux. Voilà qu’il remettait ça, avec sa douceur de façade. Depuis qu’elle le connaissait, il distribuait violence ou cajoleries de manière imprévisible.

« Laisse-la tranquille, Them », commença Charid.

Le chef l’ignora.

« Qu’est-ce que je pourrais bien faire de toi, hein ? insista-t-il en libérant ses cheveux roux de leur carcan.

— J’en sais foutre rien, répondit-elle, mais la prochaine fois, explique-moi les choses, m’envoie pas à l’aveugle dans une mission dont j’ignore les détails.

— Tu sauras en temps et en heure, c’est moi qui décide de ce que doivent savoir mes troupes. »

Sa main saisit l’amulette-ren autour du cou d’Alaia. Il la tourna entre ses doigts.

« Tu te souviens de ce que je t’ai dit, n’est-ce pas ?

— Oui, murmura-t-elle, le cœur au bord des lèvres.

— Répète-le.

— Celui qui reçoit un nom appartient à celui qui lui offre.

— N’oublie jamais ça, Alaia. » Il sourit. « Et si tu te faisais pardonner, hein ?

— Fous-lui la paix ! » rugit Charid.

Rouge de colère, le jeune homme poussa Thémis avec une force étonnante. Ce dernier recula, pris par surprise.

« Charid, prévint-il, joue pas au con. Tu oublies qui est le chef ici !

— J’oublie rien du tout, répondit Charid, mais ça te donne pas tous les droits ! Touche-la et tu le regretteras !

— Toujours à ouvrir ta gueule, hein ! T’as beau être costaud, tu verras ce qui t’arrivera si tu me cherches, gamin. »

Azul et Kimbra, ses deux cogneurs, le flanquèrent en signe de soutien. Thémis les arrêta avant qu’ils ne lèvent la main sur le rebelle.

« Je suis affilié à la Confrérie, Charid, tu comprends ce que ça signifie ?

— T’es personne, répliqua le garçon, rien qu’une merde de Musaraigne comme nous, personne s’intéresse à toi ! Règle ça avec moi au lieu de te planquer derrière les patrons. »

Les molosses en question éclatèrent de rire. Thémis lui, ne quittait pas Charid des yeux. Une moue étrange déformait le coin de sa bouche. Il avait la trouille, devina Alaia. La trouille de perdre la face devant tout le monde.

« T’es un gamin, Charid. Tu comprends rien à notre monde. Je veille sur vous, je vous nourris, je vous protège, vous obéissez. Sans moi, vous êtes perdus. Toi, par exemple, tu possèdes des muscles impressionnants, mais la cervelle d’une carpe. » Les grands ricanèrent. « Comment un abruti comme toi pourrait protéger qui que ce soit ? Si je dirige, c’est parce que je sais comment utiliser les atouts de chacun pour le bien de tous.

— On n’est pas tes pions, Them, objecta Charid, les poings serrés.

— Si, vous l’êtes ! éructa-t-il. Parce que les dieux ont décidé de vous faire naître dans la rue et que moi, je vous en ai tirés ! Apprends où est ta place, Charid. Tu vis et tu respires parce que je le veux bien. »

Alaia s’interposa entre eux.

« Charid, calme-toi, s’il te plaît. Tout va bien. » Elle inspira pour se donner du courage.  « Je suis la seule responsable. Thémis, s’il te plait, pardonne-lui. Sans lui, je serais morte. »

Elle regarda le chef dans les yeux un instant, priant pour ne pas recevoir une raclée. À son grand soulagement, il ne leva pas la main sur elle. 

« La souris a raison, acquiesça Thémis d’une voix tranchante. Je suis prêt à pardonner ton comportement pour cette fois. Dans quelques jours, le cours de nos vies va changer. Je veux que vous soyez prêts. Vas voir Merit, elle te donnera à manger, et prends la nuit pour réfléchir à la portée de tes actes, compris ? »

La voix se voulait ferme et posée, mais les prunelles brunes luisaient de fureur. Alaia connaissait bien la rouerie du jeune homme ; l’affront ne resterait pas impuni. Thémis ne supportait pas qu’on lui manque de respect.

« Quant à toi, ma petite souris, continua ce dernier, tu n’auras rien à manger, ça apprendra à Charid à fermer son clapet et toi, à me dérober mon bien pour ton usage personnel. » Il afficha un petit sourire suffisant en contemplant la bourse. « Bien sûr, si la punition te paraît injuste, viens me voir, on en discutera tous les deux. »

Alaia détourna le regard et, drapée des lambeaux de sa dignité, alla s’asseoir dans un coin, l’estomac dans les talons. Par tous les dieux, elle le détestait ! Et Charid qui le provoquait sans réfléchir ! Evidemment, c’était elle qui payait les pots cassés !

Si seulement je pouvais partir, quitter Djedou pour ne jamais revenir dans ce trou à rats.

La proposition de Charid hanta son esprit un instant. Partir, voir la mer, voyager. Folie ! Les routes pullulaient de dangers. Même entourées de gardes chevronnés, les caravanes n’étaient pas à l’abri des pillards, alors comment survivraient-ils, seuls ? D’ailleurs, où iraient-ils ? À Fayat comme à Lukhsur, la vie n’était sans doute guère plus clémente pour les orphelins.

Une ombre penchée sur elle interrompit ses réflexions. Senon s’assit à ses côtés et passa la main dans ses cheveux. Son trouble faisait ressortir les innombrables taches brunes sur ses joues et son nez. Lui aussi était inquiet.

« Merit te gardera quelques restes, chuchota-t-il à son oreille. Laisse courir, ce n’est pas grave. Ces deux-là aboient tout le temps, mais ils ne se battront pas. Thémis a besoin de Charid, il le sait.

— Tu as vu ses yeux ? Charid ne devrait pas aller si loin avec lui.

— Il t’aime bien. Il oublie la prudence élémentaire à cause de ça. Euh, je dis pas que c’est de ta faute, hein, mais bon, enfin, tu vois, il te trouve jolie et…

— J’ai compris, coupa-t-elle. Mais prendre autant de risques, juste parce qu’il m’aime bien, c’est stupide !

— Bah ! C’est pas seulement ça. Ils ont tous les deux un tempérament de chef, c’est là que ça coince. Mais Charid n’est pas fou, enfin j’espère ! »

Le susnommé semblait – enfin – avoir réalisé les conséquences de son imprudence ; il s’était isolé plus loin, honteux, se détournant chaque fois qu’Alaia regardait dans sa direction. Pendant un long moment, il hésita, jetant des coups d’œil dans la direction du garde-manger, puis son estomac fit taire sa culpabilité. Il fila chercher sa part de nourriture.

Plus tard, Thémis et Nizul quittèrent le terrier pour la soirée. Thémis devait rendre des comptes à la Confrérie et recevoir ses instructions. Les enfants y trouvaient un peu de répit, malgré la surveillance de Kimbra et Azul. Les matons relâchaient toujours leur attention en l’absence du chef et de son bras droit.

Alaia s’approcha discrètement de Merit. Celle-ci avait rassemblé les gamelles et s’apprêtait à aller les nettoyer. L’estomac d’Alaia choisit cet instant pour manifester son mécontentement par un gargouillis sonore, provoquant l’hilarité de la cuisinière. Elle fouilla son vieux tablier et sortit une grosse boulette de blé cuit aux herbes.  

« Ne te fais pas voir avec ça, ma belle. Je ne tiens pas à avoir d’ennuis. Mais bon, je te dois bien ça. »

Alaia ressentit un immense soulagement alors qu’elle dévorait la nourriture en quelques bouchées. 

« Merci, dit-elle. Pour la nourriture, hein. Pas de m’avoir abandonnée et brodé ta version de l’histoire pour éviter la colère de Thémis.

— C’est la vie, Alaia. Désolée, mais à choisir, je sauverai toujours ma peau en premier. L’essentiel est sauf : il a son plan, il est content.

— Mais c’est quoi au juste, cette histoire ? Dis-moi, tu me le dois aussi !

— Bon, admit Merit, je suppose que c’est vrai. Them a réussi à corrompre un serviteur de la maison Lemphis et a obtenu un plan détaillé de sa villa. Nous attendons le bon moment pour nous y introduire et faire main basse sur ses richesses. Voilà, tu es contente ?

— La villa d’un marchand ? C’est pas un peu trop gros pour nous ?

— D’ordinaire oui, mais la fête du Renouveau approche et Them pense que ce sera le moment idéal pour frapper. Tout le monde sera dans les rues et au temple d’Ishtar, les gens seront ivres. On sera tranquilles.

— Admettons. Et pourquoi faire ça dans le dos de la Confrérie ?

— Alors ça, tu vois, c’est entre Thémis et Phéos. Tu n’as pas besoin d’en savoir plus. Par contre, un petit conseil entre sœurs : préserve-toi. L’amitié, c’est joli, mais ça sert à rien par les temps qui courent.

— C’est-à-dire ?

— Thémis est le chef, pas Charid. Tu n’as pas à payer pour la stupidité de ton ami. Si j’étais toi, je ne me poserais pas de questions, je profiterais de l’attrait que tu exerces sur Them. Tu gagnerais une place enviable.

— Enviable ? J’aurais tout entendu.

— Bah, Thémis n’est pas si terrible que ça ! Crois-moi, il y a des hommes plus laids et plus dangereux que lui au sein de la Confrérie. Et puis, si tu vas avec lui de ton plein gré, ça te paraîtra moins déplaisant que s’il t’y contraint. »

S’imaginer partageant la couche de Thémis provoqua un frisson dans la nuque d’Alaia. Son déplaisir dut se voir, car Merit gloussa. 

« Tu es une petite abeille si naïve, c’est… amusant. Endurcis-toi un peu, ça vaudra mieux pour toi. »

Après avoir emballé les gamelles dans un baluchon, Merit tourna les talons vers la sortie. Alaia demeura songeuse. Une abeille… Une vierge pure et intègre. Quelle idiotie. Elle a raison, se dit-elle, je suis stupide !

Elle avait déjà vu des couples se livrer à leurs ébats. Des prostituées et leurs clients, le plus souvent. Dans des ruelles crasseuses, avec force gémissements. Cela lui semblait tellement bestial qu’elle ne trouvait rien de tentant dans ces étreintes. Comment imaginer quoi que ce soit de plaisant avec Thémis, de toute façon ?

Alaia replia ses genoux contre elle et se cacha sous ses cheveux pour se reposer ; elle n’avait pas envie de penser à ça ce soir. Alors qu’elle était en train de s’endormir, Charid vint la rejoindre et s’assit à ses côtés. Sa mine contrite et sa tête basse la firent rire. 

« Ne fais pas cette tronche, âne bâté, se moqua-t-elle, je t’ai déjà pardonné !

— Je sais, mais je regrette quand même. À cause de moi tu n’as rien mangé. »

Alaia se garda de le détromper ; cela lui servirait de leçon.

« Je m’en fiche d’être punie. Bon, c’est faux, admit-elle, je m’en fiche pas, mais Thémis pourrait te faire du mal, alors sois prudent. Arrête de le défier bêtement.

— Je ferai attention, répondit Charid, et je suis content que tu m’aies pardonné. »

Il la serra dans ses bras comme pour confirmer ses dires. 

« Diviser pour mieux régner, c’est le principe de Thémis depuis toujours », rappela Alaia.

Charid leva son poing devant lui et fit craquer ses phalanges.

« Il peut me prendre pour un imbécile si ça lui fait plaisir, mais je lui déconseille d’essayer de nous séparer. Ma réponse risque de pas lui plaire. »

Vers l’épisode 4: Au service de Djedou

Au programme de la rentrée sur le blog

Je fais bref aujourd’hui : c’est mon dernier jour de vacances alors je veux en profiter ! C’est d’ailleurs pour ça que j’ai choisi une vignette ensoleillée pour ce billet, je ne veux pas retourner au travail ! ^^

Septembre approche, il est temps de se remettre sur les rails tant au niveau de l’écriture que de la tenue de ce blog. J’espère que vos vacances furent agréables et reposantes.

Pour ma part, je me suis beaucoup consacrée à la peinture, j’ai essayé de m’améliorer à l’aquarelle et à la gouache, c’était très amusant de découvrir des ressources cachées en moi !

Je me suis aussi fait plaisir avec de belles lectures, même si dans ma PAL se trouvaient quelques histoires un peu dures pour le moral !

Je me suis régalée de deux séries sympa : American Gods et The Man in the High Castle, dont je dois encore visionner la saison 2.

Côté écriture, le Cycle du Dieu Noir a eu droit à un rafraîchissement de son synopsis. J’ai passé pas mal de temps à creuser l’histoire pour éviter de me perdre et j’en parlerai dans un prochain billet.

Certains le savent, d’autres pas : j’ai décidé d’utiliser mon blog pour publier mes textes. Le Cycle du Dieu Noir paraîtra donc ici, chapitre par chapitre, avant d’être accessible en format numérique sous forme de série littéraire. Ce projet me tient trop à cœur pour le repousser indéfiniment sous prétexte que je suis trop timide, trop timorée, pour le concrétiser. Là aussi, je vous donnerai les détails très prochainement, avec des billets sur le pitch de la série, la carte (magnifique !) où se situe l’action, et une présentation des personnages principaux !

Et voilà pour – je l’espère – vous donner envie de vous abonner au blog afin de suivre l’évolution de cette histoire ! Je reviens lundi prochain pour de nouvelles aventures.

Le 4ème accord toltèque: faites toujours de votre mieux

Aujourd’hui, nous arrivons au terme de notre série d’articles sur les 4 accords toltèques.

Pour mémoire, vous pouvez lire ou relire les articles précédents:

J’espère que cette série de janvier vous a plu et intéressé, ou au moins donné envie d’essayer d’appliquer les accords au quotidien. Le dernier est simple, mais l’appliquer nous aidera à mieux appréhender les 3 autres.

Faites toujours de votre mieux

Ça parait bête, mais faire de son mieux nous conduira à être en paix avec nous-même. Faire de notre mieux musèlera la voix qui nous juge sans cesse pour nos insuffisances présumées.

L’auteur nous conseille de toujours faire de notre mieux, ni plus ni moins. Et c’est là l’élément essentiel. Notre mieux sera différent à chaque tentative, selon qu’on soit en forme, malade, fatigué, plein de motivation. Quoi qu’il arrive, il faut se donner la peine de donner son meilleur selon les circonstances, sans forcer, sans culpabiliser parce qu’on voudrait faire plus.

En faisant de notre mieux, le plus sincèrement possible, on verra nos performances s’améliorer à chaque tentative. Si on force, si on s’obstine à exiger plus que ce qu’on peut donner, on se vide de notre énergie et on risque de laisser le champ libre à l’autocritique. En faisant de son mieux, on se protège de la culpabilité et du jugement, de la honte et de l’autoflagellation.

Je terminerai cette explication avec un exemple très instructif tiré du livre :

Il était une fois un homme qui voulait transcender sa souffrance. Il se rendit à un temple bouddhiste pour trouver un maître qui puisse l’aider. Quand il trouva le Maître, il lui demanda : Maître, si je médite quatre heures par jours, combien de temps me faudra-t-il pour atteindre la transcendance ?

Le Maître le regarda et lui dit : Si tu médites quatre heures par jour, peut-être parviendras-tu à transcender ton existence dans dix ans.

Convaincu qu’il pouvait faire mieux que cela, l’homme lui demanda : Oh Maître, et si je méditais huit heures par jour, combien de temps cela me prendrait-il ?

Le Maître le regarda et lui répondit : Si tu médites huit heures par jour, il te faudra probablement vingt ans.

Mais pourquoi cela me prendrait-il plus de temps si je médite plus ? interrogea l’homme.

Le Maitre lui répondit : Tu n’es pas là pour sacrifier ta joie ni ta vie. Tu es là pour vivre, pour être heureux et pour aimer. Si tu fais de ton mieux en méditant deux heures, mais que tu y consacres huit heures à la place, tu ne feras que te fatiguer, tu passeras à côté de ton objectif et tu n’apprécieras pas ton existence. Fais de ton mieux et peut-être apprendras-tu que, peu importe la durée de la méditation, tu peux vivre aimer et être heureux.

Faire de son mieux, c’est passer à l’action, agir en suivant son envie, et non l’espoir d’une hypothétique récompense. C’est traduire sa liberté par l’action !

En ce qui me concerne, c’est écrire au rythme qui me convient, écouter mes envies, raconter l’histoire qui me plait à moi. C’est m’arrêter quand je n’ai plus d’idées, passer à autre chose, dessiner, tester de nouvelles techniques, apprendre de mes erreurs, recommencer autrement.

Et pour vous, ça veut dire quoi, faire de son mieux ?

 

 

Le 3ème accord toltèque: ne faites pas de suppositions

Bonjour à vous, les amis !

Je continue ma série d’articles sur les 4 accords toltèques avec l’avant-dernier d’entre eux. Je dois avouer que j’ai de plus en plus de mal à dire lequel est le plus complexe à mettre en place.

Jusqu’ici, nous avons parlé de :

Garder une parole impeccable

Ne jamais en faire une affaire personnelle

Aujourd’hui nous allons parler d’un autre conseil important pour préserver ses relations et sa liberté personnelle :

Ne faites pas de suppositions

C’est un problème que je rencontre souvent et dont j’ai longtemps souffert. Les suppositions sont aussi inutiles que dangereuses. Nous imaginons des choses à propos des gens, de leurs attentes, leurs motivations, nous imaginons qu’ils nous aiment ou au contraire, qu’ils ne nous aiment pas, nous en faisons une affaire personnelle et nous nous empoisonnons, ainsi que les autres.

Et ça peut finir en vraie dispute, oui !

 

Il vaut toujours mieux poser des questions que faire des suppositions, parce que celles-ci nous programment à souffrir

Combien de fois me suis-je fait des films dans ma tête, à redouter des entretiens professionnels parce que je  me faisais une montagne des attentes des gens, alors qu’en réalité ils n’en avaient aucune et surtout, n’avaient aucun grief à mon égard ? Quel stress inutile, les amis ! Si j’avais éclairci d’entrée de jeu l’objectif de l’entretien, j’aurais peut-être mieux dormi !

Tout ça parce que nous sommes persuadés que les gens voient la vie de la même façon que nous, qu’ils ressentent les mêmes choses et fonctionnent de la même façon que nous. Évidemment, ça nous amène à penser qu’ils vont nous juger et nous maltraiter si nous faisons une erreur, parce que nous sommes programmés à nous auto-infliger ce genre de violence.

En réalité, nous fonctionnons ainsi parce que notre cerveau a horreur du vide et que pour être rassuré, il a besoin d’avoir des réponses aux questions que nous n’osons pas poser. Alors, il crée des suppositions, des idées fausses, et nous nous mettons à les croire, parce que c’est bien plus simple que d’oser formuler ce qui nous angoisse et d’éclaircir la situation.

J’aime beaucoup cet exemple :

Faire des suppositions à propos de nos relations est le moyen le plus sûr de s’attirer des problèmes. Par exemple, nous supposons généralement que notre partenaire sait ce que nous voulons ; nous croyons donc ne pas avoir besoin de lui dire. Nous pensons qu’il va faire ce que nous désirons, parce qu’il nous connait bien. Et s’il ne le fait pas, nous nous sentons blessés et lui reprochons : « Tu aurais dû le savoir. »

Nous prêtons tellement d’intentions aux autres, sans vérifier si ce que nous pensons est vrai. À cause de cela, nous médisons, nous  nous enfermons dans la colère et le ressentiment, sans bien sûr exprimer ce qui nous dérange, parce qu’après tout, les gens devraient s’en douter, non ?

J’ai fait ça. J’ai été le genre de personne à ne pas oser exprimer mes craintes, mes doutes, mes besoins. Je partais du principe que c’était tellement évident. Bien sûr, j’étais déçue et je m’enfermais dans une attitude passive-agressive totalement vide de sens. Pourquoi ? Parce que je pensais que me plaindre explicitement ferait de moi la chieuse de service, mais c’était mon jugement, pas celui des autres. Et c’est moi que je laissais souffrir inutilement.

J’ai aussi été le type de personne à ne pas oser montrer ce que je créais, dessinais, écrivais, parce que mon cerveau et ma petite voix perfide me soufflaient que les autres ne pourraient trouver ça que mauvais. Et du jour où j’ai osé partager ce que je faisais, je me suis aperçu qu’au contraire, la réception des autres était bienveillante et très positive !

Alors les amis, on ne présuppose rien, on se lance, on questionne, on éclaircit et surtout on ne prête aucune intention aux autres !

Le deuxième accord toltèque: n’en faites pas une affaire personnelle

Bonjour à tous !

Cette semaine nous poursuivons notre chemin à travers les 4 accords toltèques, de Don Miguel Ruiz, pour que janvier ne soit pas un mois de déprime hivernale, mais plutôt un mois consacré à l’amélioration de nos relations avec nous-même et les autres.

Lundi dernier, nous avons discuté du premier : Que votre parole soit impeccable. Nous avons vu que cette simple petite phrase contient en réalité un pouvoir énorme sur vous et sur les autres. C’est probablement le conseil le plus important et le plus difficile à mettre en place, mais bien suivi, il peut nous mener vers la quiétude et une liberté retrouvée.

Les 3 accords suivants découlent naturellement du premier, vous verrez. Aujourd’hui, nous abordons le deuxième :

Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle

Alors, même si le premier accord toltèque est le plus exigeant, je trouve que celui-ci est presque aussi compliqué à aborder. Nous avons été habitués à prendre personnellement tout ce qui se passe autour de nous. Le monde actuel nous pousse à prendre parti pour toutes sortes de choses. Un exemple flagrant à mes yeux, ce sont les réseaux sociaux. Combien de fois ai-je assisté à des disputes, à des débats qui tournaient au pugilat sur Facebook ou ailleurs ?

Pourquoi ?

Vous faites une affaire personnelle de ce qui vous est dit parce que vous y donnez votre accord. Dès lors, le poison s’infiltre en vous et vous êtes piégé dans l’enfer. La raison pour laquelle vous vous faites piéger est ce que l’on appelle l’importance personnelle, c’est-à-dire l’importance que l’on se donne. S’accorder de l’importance, se prendre au sérieux, ou faire de tout une affaire personnelle, voilà la plus grande manifestation d’égoïsme, puisque nous partons du principe que tout ce qui nous arrive nous concerne. Au cours de notre éducation, de notre domestication, nous apprenons à tout prendre pour soi. Nous pensons être responsable de tout.

Don Miguel Ruiz, les 4 accords toltèques

Parce que nous avons été programmés pour avoir le dernier mot. Si quelqu’un nous oppose un argument, nous nous faisons un devoir de lui prouver qu’il a tort et que nous avons raison. Parce que nous en faisons une affaire personnelle. En réagissant à des propos négatifs, voire à des insultes, nous invitons les gens à nous inclure dans leur vision du monde et à nous infecter avec leur poison.

Car c’est bien de poison qu’il s’agit, vous savez, poison émotionnel dont l’auteur parlait déjà dans le premier accord. En prenant les choses de façon personnelle, nous devenons vulnérables à la souffrance, à la colère et aux croyances mensongères projetées vers nous par les autres. Et nous courons le risque de les projeter à d’autres à notre tour.

L’idée, c’est que chacun voit le monde à travers un prisme qui lui appartient. Nous sommes le scénariste de notre histoire, nous en sommes aussi le personnage principal, mais nous essayons d’inviter les autres à prendre part à notre histoire, à y jouer un rôle. Réciproquement, les autres essayent de nous entraîner dans un rôle qu’ils ont choisi pour nous. Si nous y consentons, nous perdons le contrôle sur notre propre histoire. Tout ce que les autres vous disent n’est qu’une projection de leur scénario sur vous. En prenant personnellement ce qu’ils vous disent, vous risquez d’y croire.

Si quelqu’un vous donne son opinion en disant : « Qu’est-ce que tu as l’air gros ! », n’en faites pas une affaire personnelle, parce qu’en vérité cette personne est confrontée à ses propres sentiments, croyances et opinions. Elle essaye de vous envoyer du poison et si vous en faites une affaire personnelle, alors vous le recevez et vous l’appropriez.

Don Miguel Ruiz, les 4 accords toltèques

Si vous avez accepté l’idée de ne jamais rien prendre personnellement, vous vous immunisez contre le poison des autres, vous savez que rien de qu’ils vous diront ne vous touchera, car ce qu’ils disent pour vous blesser est en réalité une projection de leur propre souffrance.

Dans mon travail, je suis confrontée à la clientèle, en face à face et au téléphone. Autant dire que les risques de conflits sont légions. Combien de clients viennent cracher leur mécontentement chaque jour dans mon bureau ? Je l’ignore. Ce que je sais, maintenant, c’est qu’en ne prenant plus leur colère à titre personnel, non seulement je m’épargne de l’angoisse et de la culpabilité inutiles, mais je limite fortement la virulence des gens. Pour autant, je ne suis pas toujours aussi détachée que je le voudrais. Il m’arrive encore de me sentir blessée par des remarques au quotidien, alors qu’elles n’ont en réalité rien à voir avec moi. C’est du boulot, ces accords, je vous le dis !

Comme toujours, n’hésitez pas à donner votre opinion dans les commentaires. Pensez-vous maîtriser cet accord ? Sinon, avez-vous l’intention d’essayer ?

En attendant, je vous souhaite une excellente semaine et vous dis à lundi prochain!

 

2017 en 4 outils et 4 conseils

Bonjour tout le monde,

Les fêtes sont derrière nous ! Nous voici bien ancrés en 2017, que je vous souhaite douce, heureuse, et propice à la réalisation de vos projets.

La transition entre 2 années est souvent un moment de réflexion sur soi, sur ses envies, les choses qu’on souhaiterait modifier, améliorer, réécrire. Je ne fais pas exception à la règle, si ce n’est que cette fois, je n’ai pas rédigé mon article bilan habituel de fin d’année. Je ne rédigerai pas non plus d’article vous exposant mes bonnes résolutions pour 2017, tout simplement parce que je n’en prends plus.

Cela ne signifie pas que je n’ai envie de rien, que je ne nourris aucune envie pour démarrer 2017 sur les chapeaux de roue, au contraire ! Mes rêves créatifs sont bien présents, mais j’ai juste décidé de les commencer avant le Nouvel-An. Décembre a été un mois très agréable à cet égard. Des lectures passionnantes, des portes ouvertes sur une réflexion apaisée, des dessins à foison, une découverte de l’aquarelle, des idées à écrire.

Aujourd’hui, plutôt que de bonnes résolutions, je vous propose un rapide point sur mes compagnons créatifs en 2017 :

La bougie ne compte pas, hein! 😉

Mon Traveler’s Notebook :

Je ne lâche plus cette belle couverture en cuir aménageable à l’envi avec des carnets, pochettes cartonnées, papiers en vrac. Mon carnet du voyageur (qui ne voyage pas beaucoup pour l’instant) contient mon Bullet Journal, un carnet destiné à l’écriture de mes idées de romans, mes suivis de béta lecture sur CoCyclics

Mon carnet à dessins :

Ce formidable cahier en kraft format A4 environ est génial et ne coute presque rien ! Depuis que Steph en a acheté pour son projet de journal surnaturel/horreur, je n’utilise que ça pour mes croquis, ébauches, portraits. Ce papier épais et non traité supporte l’encre, le crayon, les aquarelles même bien mouillées. C’est un bonheur !

Mon art journal :

L’Art Therapy est un concept encore un peu méconnu, pourtant ses bienfaits m’ont vraiment étonnée en cette fin d’année chargée. L’acte créatif peut vraiment soulager quelqu’un de ses tensions, le relaxer au même titre que la méditation. Sans m’être plongée dans des études poussées sur le sujet, j’ai commencé à utiliser un carnet fait maison avec des feuilles Canson noires dont je n’avais guère l’utilité. Dessus, je fais du collage, je peins, j’écris, je déchire, je brûle, je fais ce que je veux ! Je ne me fixe aucun thème, aucun objectif. Je démarre une page sans savoir où je vais et j’oublie le temps. Si vous êtes stressé, essayez ! Vous serez surpris de constater la joie qu’on éprouve en observant le résultat. En plus, c’est un excellent moyen pour ceux qui ont des vieilles peintures, papiers et autres matériels artistiques chez eux de les utiliser ! Mieux vaut ça que laisser ses affaires moisir au fond d’un tiroir, je trouve !

Les Quatre Accords Toltèques :

En décembre, lors d’un déplacement sur Paris, j’ai acheté ce petit bouquin de Don Miguel Ruiz à la gare et je l’ai dévoré le jour même. J’avais déjà entendu parler des 4 accords Toltèques, une sorte de philosophie de vie en 4 axes à la fois très simple à comprendre et parfois si difficiles à suivre.

D’ailleurs, je vous laisse avec ces quatre petits conseils pour bien commencer 2017 :

Que votre parole soit impeccable

Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle

Ne faites pas de suppositions

Faites toujours de votre mieux !

Dit comme ça, ça parait évident, mais je vous assure que mettre en pratique ces conseils demande beaucoup de persévérance ! J’ai envie d’en faire le thème de ce blog pour le début d’année ! Ça vous dirait qu’on aborde ces sujets un par un le lundi et qu’on en discute ici ? Lundi prochain, on parlera ensemble de l’importance de la parole dans nos rapports.

En attendant, je vous souhaite une très belle semaine, mais aussi une fantastique année !

 

 

Mes blogs préférés en 2016

Bonjour à tous !

Décembre, c’est souvent la période où l’on dresse des bilans, où on réfléchit à la façon dont s’est déroulée l’année. Je ne suis pas encore dans cette phase, mais aujourd’hui, j’avais envie de parler des blogs qui ont m’ont accompagnée en 2016.

Mais pourquoi cette idée ?

Pour moi, lire un blog, c’est être à proximité de son auteur, c’est partager ses tranches de vie, ses humeurs, ses passions. Lire un billet, c’est un moment très privilégié que j’adore déguster avec un bon café bien chaud ou un thé, au calme. Et c’est souvent une vague d’inspiration qui réchauffe mon petit cœur !

Voilà pourquoi j’ai envie de vous présenter mes coups de cœur, les blogs qui m’ont inspirée, amusée, fait vibrer.

Le blog de Nathalie Bagadey

nathbag

Nathalie, c’est le genre de personne qui a un objectif et qui file droit dans sa direction sans tergiverser. Et en prime, elle nous explique très généreusement sa démarche, les étapes de son parcours, ses difficultés et la façon dont elle les surpasse. C’est un peu Ze blog pour quelqu’un qui veut se lancer dans l’autopublication et qui a besoin d’informations fiables sur le sujet. C’est aussi un support extraordinairement motivant quand on a une baisse de régime côté écriture.

La Nife en l’air

lanifeenlair

Je suis une lectrice assidue de la Nife en l’air parce que c’est typiquement le genre de blog où je me sens chez moi. Son autrice, Florie y partage ses pensées sur la simplicité, sur un rythme plus en accord avec qui nous sommes réellement, ses lectures et son parcours pour changer de vie. C’est aussi une plume de grand talent qui aime la SFF. Un peu comme Nathalie, c’est une personne déterminée qui a pris les décisions nécessaires pour parcourir sa voie vers le bonheur.

Boho Berry

bohoberry

J’ai découvert Boho Berry à l’époque où je cherchais des informations sur le Bullet Journal. On peut dire que c’est devenu une référence sur le sujet. C’est aussi une Youtubeuse passionnante. Elle a ce petit côté éternellement positif et cet engouement pour la vie qui me donne la banane dès que je la lis. C’est un trait de caractère assez fréquent chez les américains, à priori. Moi, je trouve que dans un monde tout gris, son peps a quelque chose de rafraichissant. Évidemment, son blog et ses vidéos sont en Anglais, mais je trouvais normal de la citer parce que je l’adore ! Et elle a tenté le NaNoWriMo cette année pour la première fois. Elle ne l’a pas terminé, mais elle n’a pas perdu sa motivation à écrire pour autant.

Job’s Journal

jobsjournal

Job est un jeune homme Coréen qui pratique assidument le Art Journaling (une sorte de journal intime artistique) et j’ai tout de suite été séduite par son blog. Déjà, c’est rare de voir un homme pratiquer cette activité sans complexe et en plus, il interviewe souvent d’autres créateurs qui partagent la même passion. Le Art Journaling est un loisir très relaxant qui permet de tenir dans ses mains un carnet rempli de merveilleuses images, couleurs, notes qu’on a soi-même compilées. Ça nourrit mon amour pour la belle papèterie et ça me permet d’utiliser la tonne de matériel acheté au fil des années et donc, de lui donner un sens.

Heartshapedglassestheory

hsgt

Celui-ci, c’est un petit nouveau, mais quelques mots de Siècle ne pouvaient que me toucher. Siècle, c’est un peu une magicienne. Elle écrit et hop ! Vous voyez la vie complètement différemment. Elle, son truc, c’est la création, la créativité. Ses billets sont longs, plus longs que sur la plupart des blogs que j’ai lus, mais on va au bout des choses. On sort de là avec plein de paires de lunettes différentes qu’on peut essayer pour voir la vie sous un nouveau point de vue.

J’aurais pu en ajouter encore, mais je trouve que c’est déjà une longue liste. Je suis toujours à l’affût d’oasis de détente et de lecture, alors j’espère bien vous proposer une nouvelle liste pour 2017 ! En attendant, je vous souhaite de bien vous préparer pour Noël et son cortège d’agapes.

Bises.

Aemarielle

Les Pirates de l’Escroc-Griffe | Les terres interdites, Jean-Sébastien Guillermou

Bonjour à tous,

J’inaugure une nouvelle section sur le blog. Après les bafouilles, les gribouillis et l’organisation, viennent les chroniques. Ça faisait longtemps que je n’avais pas partagé mes coups de cœur littéraires, et j’espère que ça va me pousser à consacrer un peu plus de temps à la lecture en 2017.

J’ai une pile à lire gigantesque, surtout depuis les Imaginales ! Si je ne me botte pas les fesses, elle ne descendra jamais ! Et surtout, j’ai une masse de livres que j’ai adorés, mais dont je n’ai pas pris le temps de parler.

Oui, pour ces chroniques, je ne me fixe qu’une règle : je ne parle de ce que j’ai aimé. Vous ne me verrez jamais descendre un livre sur ce blog, à moins que je ne sois ivre ce jour-là, ce qui n’est pas près d’arriver !

Outre le fait que je connaisse la difficulté d’écrire un roman, mes goûts sont totalement personnels, subjectifs, et ce qui ne me plait pas à moi peut très bien plaire à d’autres lecteurs.

Aujourd’hui, je commence avec Les Pirates de l’Escroc-Griffe, tome 1 : Les terres interdites, par Jean-Sébastien Guillermou.

couverturepiratestome1

Le résumé:

Lorsque Caboche, après s’être enfui de l’orphelinat militaire, part à la recherche de son père, il ne s’attendait certainement pas à rencontrer la compagnie de L’Escroc-Griffe et encore moins à monter à bord de leur bateau ! Connu pour n’avoir jamais réussi un abordage, l’équipage de Bretelle, vieux capitaine désabusé, ressemble plus à la troupe d’un cirque qu’à une bande de pirates. Mais Caboche va les entraîner dans un voyage rocambolesque sur les Mers Turquoises, à la recherche d’un trésor mythique. Une quête dangereuse puisqu’ils sont pourchassés par l’invincible et immortel Amiral-Fantôme, et qui les mènera jusqu’aux confins du Monde-Fleur, aux abords des mystérieuses Terres Interdites…

Mon avis:

Vous aimez l’aventure, les voyages, les galeries de personnages qui n’auraient en principe rien à faire ensemble ? Vous êtes servis ! L’équipage de l’Escroc-Griffe est aussi hétéroclite qu’attachant. Si on suit principalement Caboche, jeune garçon à la recherche de son père, on découvre progressivement la personnalité de ses compagnons, du Capitaine Bretelle, capitaine farfelu à Goowan, doté d’une sagesse incomparable.

Comme dans toute bonne histoire de cape et d’épée, le rythme est rapide, enlevé, et nos héros ne connaissent guère de répit dans leur parcours à travers les Mers Turquoises. À la fois losers et intrépides, ils enchaînent les actes de bravoure et contrecarrent les plans d’un cardinal machiavélique dont l’ambition pourrait bien mener le monde à sa perte.

Personnellement, je suis séduite ! J’aime le parfum d’exploration et de mystère qui flotte sur le Monde-Fleur. J’apprécie l’écriture, simple et directe, parfaitement adaptée à l’ambiance, les dialogues efficaces, les réparties pleine d’humour. Et surtout, le soin mis dans les descriptions des navires et les scènes d’action.

Bref, j’ai bientôt fini le tome 2, les feux de Mortifice, alors je reviendrai vite pour parler de la suite ! (D’ailleurs, j’ai un contentieux en cours avec Jean-Sébastien pour cruauté excessive envers ses lecteurs ! 😀 )

Sinon, vous avez une intégrale qui vient de paraître chez Bragelonne ; comme ça, vous vous ferez une idée vous-même sur cette fantastique trilogie ! 😉

Sur ce, bon dimanche à vous, les amis !

Vendredi fantasy #7: le Cycle du Dieu Noir sur Wattpad

Hello tout le monde,

ça y est, le 7ème extrait du Cycle du Dieu Noir est posté sur Wattpad. Cette semaine, on entrevoit l’influence divine sur le récit.

J’ai toujours aimé les récits mythologiques où les dieux interviennent dans la vie des mortels. Pourtant je suis moi-même complètement athée, allez comprendre ! 🙂

Ceci dit, je préfère toujours que ça reste subtil, donc les miens ne se manifestent pas de façon aussi claire que dans le Choc des Titans, par exemple. NDLA: je parle du vieux film, hein, pas de son médiocre reboot !

Petit à petit, leur présence va se faire sentir de façon de plus en plus palpable, pour le bonheur des uns et le malheur des autres. Je ne vous en dis pas plus, je vous laisse découvrir ça dans le dernier chapitre :


Que lire de beau sur Wattpad ?

Cette semaine, je vous présente Salicorne, un roman mêlant Science-fiction et fantasy écrit de main de maître par KAKY31, qui se déroule dans un monde colonisé par d’étranges et belliqueuses créatures.

J’aime beaucoup la plume de cette auteure au vocabulaire particulièrement riche, mais qui ne nous assomme pas sous un style trop ampoulé. Les personnages sont creusés, l’atmosphère parfaitement décrite. Ça se savoure tranquillement.

Et voilà, ce sera tout pour ce soir, les amis. Ma semaine fut épuisante et j’ai grand besoin de me reposer !

Je vous retrouve dimanche pour de nouveaux gribouillis!

Vendredi fantasy #4 : Le Cycle du Dieu Noir sur Wattpad

Bonjour les amis !

Et voilà, c’est le dernier vendredi du mois d’août, déjà ! La semaine prochaine, je reprendrai le chemin du travail, mais en attendant, je vous propose un nouveau chapitre de mon roman en lecture libre sur Wattpad.


Cette semaine, on découvre un nouveau personnage, le capitaine Taleb, de la Medjaï. Et l’on apprend que servir l’ordre à Djedou, ce n’est pas la joie tous les jours!

Mon bilan de l’expérience Wattpad

Cela fera bientôt un mois que je publie mes textes sur ce site et pour le moment, je dois dire que j’ai un avis plutôt positif en la matière. Beaucoup de commentaires sympa, des conseils, des pistes de réflexion. Je n’espérais pas rencontrer aussi vite des lecteurs réguliers et curieux, donc je suis vraiment ravie. Je suis moins satisfaite de l’ergonomie de Wattpad. La gestion des commentaires est une plaie, que ce soit sur PC ou sur smartphone, même si dans le dernier cas, c’est plus facile à gérer.

Je n’ai pas à me plaindre, toutefois, car c’est déjà chouette d’être suivie et de recevoir des retours de lecture. De mon côté, je découvre sans arrêt de nouvelles perles sur ce site et comme la semaine passée, je vous en propose une qui me plait par son ton et le talent de son auteur, m_okubo :


Vous aimez les romans historiques à la sauce western spaghetti ? Dans ce cas, Chevalier Larouille est pour vous ! J’aime beaucoup l’ambiance de cette histoire, les dialogues percutants et la galerie de portraits dépeints par m_okubo. Peut-être vous laisserez-vous emporter aussi ?

Quoi que vous fassiez ce week-end, je vous le souhaite beau et agréable !

À très vite!