Ecriture : serais-je en train de devenir architecte ?

Pour ceux qui l’ignorent, je me suis mise à l’écriture en 2013, soit assez tardivement, avec la trentaine. Bon, j’ai toujours eu la fibre littéraire, ce n’est pas pour rien que je suis sortie d’un Bac L, mais je préférais lire, je ne me sentais pas capable de raconter des histoires. Je laissais ça aux autres, plus doués – oui, mon manque de confiance en moi remonte à loin !

C’est un mal-être général qui m’a laissé penser que peut-être, je n’autorisais pas assez ma fibre créative à s’exprimer. Pourquoi ne lui donnais-je pas une chance ? Pourquoi me concentrais-je uniquement sur le travail, au point d’en tomber malade ? J’ai donc entamé la rédaction du Cycle du Dieu Noir, d’abord à titre thérapeutique, avant de bien vouloir admettre que non seulement, c’était génial d’écrire, mais qu’en plus je n’y étais pas trop mauvaise.

À partir de ce moment-là, j’ai commencé à me documenter, à chercher les moyens de progresser et découvert des concepts comme les points de vue, les dialogues, l’art de concevoir une histoire et de la préparer. J’ai découvert que chaque écrivain fonctionne à sa manière, notamment ce que G.R.R Martin appelle les jardiniers et les architectes. Ceux qui fonctionnent à l’instinct ou avec un plan déjà bien précis.

Sans surprise, j’étais une jardinière…

Rédiger un plan ? Pourquoi faire ? J’avais une idée du début et de la fin en tête, des personnages assez clairs, tout était bon ! Je voyais à peu près la route à suivre, même si parfois mes héros me faisaient bifurquer brusquement vers l’imprévu et j’adorais leur laisser la main.

Au fond de moi, je suis désorganisée, mais je finis toujours par arriver à destination. C’est juste long, très long. Trop long. Cela explique sans doute mon intérêt pour les outils comme le bullet journal, comme une volonté de ma part de structurer mes pensées et mes actions pour gagner du temps.

Les jardiniers sèment leurs idées, les arrosent, les laissent croître à leur rythme, selon l’angle qu’elles choisissent. C’est un peu le chaos, ça prend du temps, mais à la fin, en général, ils obtiennent un jardin luxuriant. Charge à eux de tailler, repiquer et désherber pour donner à cette masse sauvage l’aspect ciselé d’un roman. Ou d’abandonner, découragés par la masse de travail, c’est selon !

Du travail, encore du travail…

Etre un jardinier implique en effet un somme considérable de boulot après coup. Quand j’ai écrit le premier jet du tome 1 du Cycle…, c’était un pavé énorme, brut, sorti tout droit du terreau de mon imagination, mais impossible à éditer en l’état, je l’admets aujourd’hui. Cela m’a poussée à réfléchir à sa réécriture. Et aussi à ma façon d’écrire.

Si je ne me cadre pas, ma réécriture sera encore plus bordélique que la précédente. C’est pourquoi j’ai décidé de laisser parler la minuscule part d’architecte qui sommeille en moi.

Poser des bases avant l’écriture

Au contraire des jardiniers, les architectes, eux, préparent le terrain avant de commencer la rédaction. Ils peuvent avoir un synopsis détaillé, des fiches de personnage, une bible d’univers complète avant de se lancer et savent précisément ce qu’ils vont écrire, même s’ils peuvent se laisser la liberté de modifier leur plan.

L’inconvénient de cette préparation, c’est que parfois, à force de jalonner le chemin, on finit par tellement connaître l’histoire qu’on se retrouve à ne plus avoir envie de l’écrire.

Ce que j’essaye de mettre en place, c’est un mélange harmonieux de ces deux aspects de ma personnalité : la bordélique à l’imagination débridée et la fille organisée qui chapeaute un peu l’ensemble. Je suis convaincue qu’elles peuvent bosser ensemble.

Ma méthode actuelle :

  • Je rédige un squelette pour chaque gros épisode.

Quels événements sont prévus ? Où doivent aller les personnages ? Quelle conclusion ? Pas trop de détails, juste un cadre qui me laisse encore de la place pour improviser.

  • Je prépare un mini synopsis de chaque scène avant de l’écrire
  • Plus de premier jet à l’ordi.

J’écris d’abord sur papier avec un stylo. Pourquoi ? Parce qu’écrire à la main nécessite plus d’effort qu’au clavier. Un effort conscient qui me pousse à réfléchir à mes phrases, à peser mes mots. Comme je me fatigue plus vite à la main, je cadre davantage l’histoire, j’écris un premier jet concis et j’évite la dispersion. Une fois que je reprends mon chapitre sur le PC, je suis libre d’aménager mes descriptions, ciseler mes dialogues et ajouter les détails qui manquent à chaque scène. En plus, écrire à la main me détache de l’ordinateur et surtout d’internet, donc je me concentre plus et je procrastine moins !

Bien sûr, au fil de l’eau, j’ajusterai cette méthode pour l’améliorer.

Et vous, comment pratiquez-vous l’écriture ? Préparation complète avant ? Plongée en apnée et advienne que pourra ? Racontez-moi, ça m’inspirera peut-être !

LCDN | le résumé

LCDN= Le Cycle du Dieu Noir, hein

Un billet avec de gros morceaux de résumé croquants dedans !

Avec l’arrivée de la rentrée, mon projet de publication sur le blog devient de plus en plus concret. C’est là qu’intervient le moment stressant pour tout auteur/ autrice, celui où l’on doit expliquer aux lecteurs de quoi parle son histoire. Alors en général, quand on n’est pas préparé, ça donne à peu près ça :

« EUHH, alors en fait, il y a cette petite fille, tu vois, c’est une voleuse, dans un genre d’Égypte antique, mais pas vraiment réaliste, en fait. Et euuuuuhhh… elle a trouvé une pierre magique, et euh, mais en fait elle l’a plus, hein, elle l’a juste approchée et depuis, une déesse s’intéresse de près à elle – je raconte mal, désolée, c’est le stress ! C’est compliqué, il se passe plein de trucs dans sa vie ! »

Je crois que j’ai trouvé pire que la rédaction du premier jet d’un roman : en écrire le pitch !

Tiré de « The Big Lebowski », des frères Cohen

Attention, je ne parle pas de la quatrième de couverture, mais bien de ces quelques phrases qui donnent le ton, éveillent l’intérêt pour le texte. Vous savez, quand vous lisez le programme télé, ce tout petit synopsis qui va vous inciter à vous poser devant tel film ou à zapper pour regarder Top Chef.

Après tout, en tant qu’autrice, je connais mon projet par coeur, chaque méandre, chaque secret (enfin sauf qu’en bonne jardinière, ce n’est pas tout à fait vrai, mes personnages arrivent très souvent à me surprendre !) et je n’ai aucune difficulté à cerner les enjeux de mon récit.

Le problème, c’est de réussir à les résumer à mes futurs lecteurs pour leur donner envie de plonger dans mon histoire ! Et le plus fun, c’est que non seulement je dois résumer la série, mais aussi chaque épisode ! Youhou ! Elle est pas belle, la vie ?

Allez, comme je suis d’humeur joyeuse, je vous montre un peu le chemin parcouru dans mon carnet pour pondre une version acceptable du truc ! 

Ecrire un pitch de roman
Et encore, je vous épargne les 2 pages précédentes, déjà pleines de ratures 🙂
Ecrire un pitch de roman
Là, on commence à approcher du résultat voulu !

Que dire dans un pitch ?

Dans un pitch, la tentation est grande d’essayer de tout expliquer, de l’intrigue principale aux personnages. Après tout, ne sont-ils pas fascinants ? On a tant travaillé, sué sang et eau pour donner corps à nos idées, il parait normal d’avoir envie de tout dire, pas vrai ?

Le problème, c’est que c’est impossible. Si on veut « vendre » notre histoire, il faut cibler l’essentiel, être percutant, et surtout bref.

Pour aller à l’essentiel, on doit connaître les éléments qu’on désire mettre en avant. Qu’est-ce qui est réellement important, qu’est-ce qui va donner envie, ouvrir l’appétit ? Très honnêtement, je me cherche encore de ce côté-là. Néanmoins, ça commence à venir, au fil des essais. J’ai soumis mon brouillon à Cocyclics, afin de recevoir un coup de main de la part d’autres auteurs et après quelques retours, voici le résultat :

Pitch de la saison 1

Alaia, une voleuse élevée à la dure dans les rues de Djedou, voit son destin bouleversé par une mystérieuse relique. Désormais sous la protection d’Ishtar, la jeune fille se retrouve à son insu dépositaire des espoirs de la déesse, déterminée à restaurer sa grandeur perdue.

Mais qu’attend réellement Ishtar de son émissaire ? Quelles épreuves Alaia devra-t-elle affronter sur son chemin ?

Est-ce que ce résumé vous donne envie, à vous ? Et comment vivez-vous l’étape du pitch de votre côté ? Bête noire, trop facile ? Si on en parlait ?

Changer ses habitudes : instaurer un rituel matinal

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, je voulais vous parler d’un défi personnel que je me suis lancée pour reprendre le rythme, tant au niveau écriture qu’au niveau forme physique. Vous vous souvenez que j’avais parlé du Miracle Morning il y a quelques mois ? Force est de constater que je n’ai pas su exploiter son potentiel. Je me levais certes tôt, mais j’avais l’impression d’y être contrainte et de ne pas utiliser ce temps disponible de la bonne manière. J’ai laissé tomber assez rapidement, parce qu’au fond de moi, je sais que j’ai raté un truc.

Savoir pourquoi on fait les choses

Mon problème était de n’avoir pas déterminé ce qui était important pour moi, quelles étaient mes priorités. Je ne savais pas pourquoi je m’extirpais si tôt de mon lit chaque matin. Enfin si, je savais que je voulais écrire, mais je me retrouvais chaque matin bloquée par le syndrome de la page blanche et je finissais invariablement collée à mon PC en buvant mon café devant des vidéos Youtube. Et chaque fois, je m’en voulais parce que je me disais que j’allais végéter, que plein de gens arrivaient à concilier boulot à temps plein et écriture, que je ne n’étais pas faite pour écrire, que je ne me donnais pas les moyens, bref, que j’étais une feignasse et zou, reprise de contrôle par la petite voix intérieure !

Comme souvent, j’ai cherché la solution dans les bouquins.

Récemment, j’ai lu un livre assez intéressant :  » Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une« , de Raphaëlle Giordano, qui m’a donné pas mal de pistes de réflexion sur les changements que je voulais apporter à ma vie.

Pas de gros changements, hein : on ne parle pas de tout plaquer, mais de petites choses qu’on peut modifier au quotidien pour arrêter de voir les choses en gris morose et se concentrer sur tout le positif qui jalonne nos journées, mais que notre cerveau a appris à ignorer. Si parfois, les ficelles de ce livre sont un peu grosses, je conseille quand même vivement d’y jeter un œil et de pratiquer les exercices proposés, comme tenir un journal de gratitude, la liste de nos qualités (si si, on en a tous plus qu’on ne veut le croire !) ou la liste de tout ce qu’on aimerait changer dans notre style de vie et de noter quand c’est fait.

Prendre des engagements avec soi-même

Parmi les choses que je voulais modifier, j’ai noté par exemple : « faire de l’exercice tous les jours, ne serait-ce que 10 mn pour commencer ». J’ai aussi pris l’engagement avec moi-même d’avancer dans mon projet littéraire sans me mettre de pression, mais de m’y consacrer quotidiennement.

Ce sont mes axes prioritaires, ceux qui comptent parce qu’ils participent à mon bien-être physique et mental. J’ai donc créé une page de journal avec un calendrier mensuel sur lequel, je me récompense en appliquant un joli tampon pour chaque activité effectuée dans la journée.

Dimanche, par exemple, j’ai fait une pause sport bien méritée, mais j’ai repris le lendemain.

Mon objectif est de parvenir à m’y tenir pendant au moins un mois pour ancrer ces activités dans mes habitudes. Les jours où je travaille, cela implique de me lever 15 minutes plus tôt pour faire immédiatement ma séance de sport, me doucher, prendre un petit déjeuner dans le calme et me plonger 20 à 30 minutes dans mon roman. Les bienfaits du sport sont immédiats sur ma concentration, en ce qui me concerne. J’arrive plus facilement à écrire maintenant que lorsque je m’y attelais sans cette préparation physique. J’espère bien arriver fin mai avec un calendrier rempli !

Petit à petit, j’espère modifier d’autres choses, instaurer de nouvelles habitudes, mais je sais qu’il ne faut pas forcer. Je prends mon temps, un pas après l’autre, et j’avance !

Et vous, avez-vous vos propres engagements personnels, vos rituels pour mener vos projets à terme?

« Comme par magie, vivre sa créativité sans la craindre », d’Elizabeth Gilbert

Bonjour à tous,

Ces derniers temps, je n’ai pas publié grand-chose sur ce blog, pas plus que je n’ai avancé sur mes différents romans. L’héritier du Shogun est retourné au fond d’un dossier sur ma clé USB et le Cycle du Dieu Noir est resté pendant plusieurs mois au point mort. À vrai dire, je ne sais pas pourquoi j’ai soudainement cessé d’écrire. J’ai eu le sentiment que mon inspiration m’avait déserté, que je n’étais plus bonne à rien. Le peu de mots que je posais sur le papier me paraissait nul et sans intérêt. J’ai même supprimé mon texte de la plate-forme Wattpad car je ne me sentais plus du tout motivée pour y partager quoi que ce soit. Pas tout à fait à tort d’ailleurs, vu que ça n’a manifestement pas été remarqué par grand-monde ! 😀

Je ne voyais plus vraiment de raison pour me consacrer à l’écriture. Pourquoi écrivais-je, en fait ? Si on n’écrit pas dans le but d’attendre en tremblant la réponse des éditeurs, alors pourquoi le faire ? À quoi bon terminer un roman qui ne sera probablement lu que par une poignée de personnes?

Petit à petit, j’ai délaissé la question, je suis partie flâner du côté du dessin si j’y étais (et il se trouve que j’y étais !) et la situation a duré jusqu’à présent. Pourtant, une partie de moi me disait : « Mais c’est pas possible, tu dois reprendre tes travaux, ne laisse pas ton projet en plan comme ça ! »

Je me suis souvenue que Florie, sur La Nife en l’Air, avait évoqué un livre qui avait modifié son approche de l’écriture. (Lisez son billet, il est complet et tout à fait passionnant ! )Elle m’avait aussi parlé des podcasts organisés par l’autrice autour de la créativité, du rapport à l’art, des raisons pour lesquelles on crée quelque chose.

Ce livre, c’est Comme par Magie (ou Big Magic en VO) d’Elizabeth Gilbert. Je suis allée l’acheter un soir de grande déprime après le boulot, en me disant que j’avais besoin de me recentrer sur ce qui comptait vraiment pour moi.

Liz Gilbert est entre autres, l’autrice de Mange, Prie, Aime (que j’avoue sans honte ne pas avoir lu, même si j’en ai beaucoup entendu parler !), et c’est aussi une femme ultra optimiste, qui a connu le long et difficile parcours des écrivains anonymes avant d’arriver à percer. Et sa recette pour y parvenir est un mélange de persévérance, de boulot acharné et de légèreté. Je ne vais pas vous gâcher le plaisir de la découverte en vous révélant trop de son contenu, mais lire son livre m’a pas mal éclairée sur les raisons de mon blocage : parmi elles, la quête de la perfection.

Ouiii ! Le retour du perfectionnisme, celui qui vous dit que ce que vous écrivez est non seulement nul, mais en plus totalement inutile, puisque ça ne vous mène à rien. Celui qui vous informe que de toute façon, sans un vrai message engagé derrière, vos histoires ne servent à rien. Tant de gens écrivent bien mieux que moi, la preuve : les éditeurs apprécient leur travail et les publient parce qu’en plus d’être passionnants, leurs romans sont intelligents et porteurs d’un message important à l’attention du monde entier.

Sauf qu’à la base, j’écris d’abord pour mon petit plaisir égoïste ! J’essaye de raconter l’histoire que j’ai envie de lire, de communiquer avec mes personnages et avec le souffle créatif (appelons-le Muse si on veut) qui me donne l’énergie pour avancer. Si j’aborde parfois des sujets graves, notamment sur la condition féminine dans des mondes profondément patriarcaux, je ne cherche aucunement à imposer une réflexion plus profonde que celle qu’on voudra bien y trouver. Et ce n’est pas une catastrophe, me rappelle l’autrice. Il y aura des gens pour aimer ce que j’écris et il y en aura tout autant pour s’en contrefiche. Je n’en suis pas moins légitime dans mon envie de partager mes textes. Ce livre m’a aussi rappelé que je n’ai besoin de l’autorisation de personne pour exercer ma créativité à tout moment, par l’écriture ou le dessin. J’aime beaucoup cette phrase : si tu es financièrement indépendant et que tu n’ennuies personne, tu as toute liberté de faire ce qui te plait de ta vie.

Eh ben ouais, c’est pas plus compliqué : quand je sors du boulot, je suis une artiste de l’imaginaire ! J’écris des histoires qui n’ont pour autre but que de divertir, des récits où la magie et des créatures fantastiques se promènent en liberté, et j’ai parfaitement le droit de m’en contenter ! Donc, on arrête de pleurnicher et on se remet à l’ouvrage, Madame !

Et vous, connaissez-vous ce petit livre si riche d’expériences et de sagesse? Comment vivez-vous votre créativité au quotidien?

Vous voulez en savoir plus sur Elizabeth Gilbert?

Sa conférence TED Talk  (in English )

Sa page Facebook

2017 en 4 outils et 4 conseils

Bonjour tout le monde,

Les fêtes sont derrière nous ! Nous voici bien ancrés en 2017, que je vous souhaite douce, heureuse, et propice à la réalisation de vos projets.

La transition entre 2 années est souvent un moment de réflexion sur soi, sur ses envies, les choses qu’on souhaiterait modifier, améliorer, réécrire. Je ne fais pas exception à la règle, si ce n’est que cette fois, je n’ai pas rédigé mon article bilan habituel de fin d’année. Je ne rédigerai pas non plus d’article vous exposant mes bonnes résolutions pour 2017, tout simplement parce que je n’en prends plus.

Cela ne signifie pas que je n’ai envie de rien, que je ne nourris aucune envie pour démarrer 2017 sur les chapeaux de roue, au contraire ! Mes rêves créatifs sont bien présents, mais j’ai juste décidé de les commencer avant le Nouvel-An. Décembre a été un mois très agréable à cet égard. Des lectures passionnantes, des portes ouvertes sur une réflexion apaisée, des dessins à foison, une découverte de l’aquarelle, des idées à écrire.

Aujourd’hui, plutôt que de bonnes résolutions, je vous propose un rapide point sur mes compagnons créatifs en 2017 :

La bougie ne compte pas, hein! 😉

Mon Traveler’s Notebook :

Je ne lâche plus cette belle couverture en cuir aménageable à l’envi avec des carnets, pochettes cartonnées, papiers en vrac. Mon carnet du voyageur (qui ne voyage pas beaucoup pour l’instant) contient mon Bullet Journal, un carnet destiné à l’écriture de mes idées de romans, mes suivis de béta lecture sur CoCyclics

Mon carnet à dessins :

Ce formidable cahier en kraft format A4 environ est génial et ne coute presque rien ! Depuis que Steph en a acheté pour son projet de journal surnaturel/horreur, je n’utilise que ça pour mes croquis, ébauches, portraits. Ce papier épais et non traité supporte l’encre, le crayon, les aquarelles même bien mouillées. C’est un bonheur !

Mon art journal :

L’Art Therapy est un concept encore un peu méconnu, pourtant ses bienfaits m’ont vraiment étonnée en cette fin d’année chargée. L’acte créatif peut vraiment soulager quelqu’un de ses tensions, le relaxer au même titre que la méditation. Sans m’être plongée dans des études poussées sur le sujet, j’ai commencé à utiliser un carnet fait maison avec des feuilles Canson noires dont je n’avais guère l’utilité. Dessus, je fais du collage, je peins, j’écris, je déchire, je brûle, je fais ce que je veux ! Je ne me fixe aucun thème, aucun objectif. Je démarre une page sans savoir où je vais et j’oublie le temps. Si vous êtes stressé, essayez ! Vous serez surpris de constater la joie qu’on éprouve en observant le résultat. En plus, c’est un excellent moyen pour ceux qui ont des vieilles peintures, papiers et autres matériels artistiques chez eux de les utiliser ! Mieux vaut ça que laisser ses affaires moisir au fond d’un tiroir, je trouve !

Les Quatre Accords Toltèques :

En décembre, lors d’un déplacement sur Paris, j’ai acheté ce petit bouquin de Don Miguel Ruiz à la gare et je l’ai dévoré le jour même. J’avais déjà entendu parler des 4 accords Toltèques, une sorte de philosophie de vie en 4 axes à la fois très simple à comprendre et parfois si difficiles à suivre.

D’ailleurs, je vous laisse avec ces quatre petits conseils pour bien commencer 2017 :

Que votre parole soit impeccable

Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle

Ne faites pas de suppositions

Faites toujours de votre mieux !

Dit comme ça, ça parait évident, mais je vous assure que mettre en pratique ces conseils demande beaucoup de persévérance ! J’ai envie d’en faire le thème de ce blog pour le début d’année ! Ça vous dirait qu’on aborde ces sujets un par un le lundi et qu’on en discute ici ? Lundi prochain, on parlera ensemble de l’importance de la parole dans nos rapports.

En attendant, je vous souhaite une très belle semaine, mais aussi une fantastique année !

 

 

Écriture : La genèse du Cycle du Dieu Noir

Bonjour à vous !

Ces derniers temps, je vous ai beaucoup parlé des outils que j’utilise pour écrire, suivre mes projets, mais force est de constater que je suis assez discrète sur le contenu de mon roman lui-même. Non par peur d’un éventuel vol d’idées, mais plus par timidité et peur de déranger.

Aujourd’hui, j’ai donc décidé de vous parler un peu plus en détails des origines du Cycle du Dieu Noir.

Commençons par un résumé:

Le Dieu Noir s’est éteint depuis des siècles, assassiné de la main de son « frère » Set, qui a revendiqué le trône et la main de la Reine des Cieux. Cette dernière, dans l’ombre, ourdit patiemment sa vengeance contre l’usurpateur qui l’a spoliée de son pouvoir et de son époux.

Sur la terre de Kemet, Alaia, une orpheline élevée parmi une bande de voleurs, croise le chemin d’un guerrier inconnu. L’homme transporte une gemme mystérieuse, dont l’appel attire étrangement la fillette. Si Alaia est loin de mesurer le pouvoir qui vient de la frôler, elle se retrouve néanmoins emprisonnée dans la toile tissée par la puissante et retorse Astarté, qui rêve de restaurer sa grandeur perdue.

L’idée de poser cette histoire sur le papier m’est venue après une longue campagne de jeu de rôles dans un univers aux parfums d’Antiquité.

(Pour de plus amples explications sur le jeu de rôles, je vous invite à lire l’article très complet rédigé par Dorian Lake sur son blog.)

À ce moment là, il y a environ trois ans, je n’allais pas très bien moralement et j’avais besoin de me vider la tête. L’envie d’écrire s’est imposée d’elle-même. Jusque là, je n’avais rien écrit d’autres que des historiques pour mes différents personnages. Pas de nouvelles, pas de roman laissé dans un tiroir, rien. Et aucune expérience de la création littéraire non plus, en dehors d’une longue liste de lecture dont il a fallu que je tire l’essence pour savoir comment débuter mon récit.

Ce que je savais faire, en revanche, c’était créer des personnages et leur donner une famille, une vie, des objectifs et des projets. Je suppose que c’est grâce à cela que j’ai mené le tome 1 à son terme au lieu d’abandonner cette idée saugrenue ! (Ça et le soutien sans faille de Monsieur !)

J’avais envie de parler de mes personnages, de les voir évoluer, grandir, souffrir et aimer. C’était au moins un début.

Quand j’ai posé les bases du Cycle du Dieu Noir, je connaissais :

  • l’objectif du récit, puisque je l’avais longuement joué
  • le personnage principal
  • quelques antagonistes

Je savais que je voulais:

  • une femme comme personnage central et si possible, pas une femme sachant manier l’épée à deux mains comme personne et/ou animée d’une envie de vengeance, pouvoir, conquête, trouver le prince charmant, devenir le sidekick de l’élu de la prophétie etc. (Attention, certains romans impliquant ces caractéristiques sont très bien, c’est juste que le schéma ne me parlait pas pour le Cycle du Dieu Noir. ^^)
  • qu’elle ne soit pas la seule femme du récit
  • que les dieux interviennent dans l’histoire, mais de façon subtile.
  • revisiter le thème Isis Osiris.
  • que l’ambiance serait résolument sombre
  • Qu’on puisse reconnaître quelques aspects de notre monde, sans pour autant s’y trouver.

Je précise que ce n’était pas juste pour le plaisir de parler de sexe et de violence que j’évoque l’ambiance sombre, mais parce qu’ayant été nourrie depuis l’enfance avec des bouquins de mythologie Grecque et Égyptienne – les parents ne savent pas toujours ce qu’ils font ! ^^ –, certains récits impliquant meurtres, viols, enlèvements, inceste m’ont laissée imaginer que, non, je n’allais pas écrire la vie des Bisounours !

Ce que j’ignorais:

  • Comment mener Alaia, mon héroïne, du point de départ à l’arrivée, c’est-à-dire au terme de sa quête, tout en la faisant grandir et mûrir de sorte qu’on s’attache à elle malgré ses nombreuses fêlures et défauts.
  • Combien de tomes je voulais vraiment écrire. Je suis passée par des phases de 3 à 6 volets. Finalement, je me demande si le format série n’est pas plus adapté à ce que j’ai envie de développer.
  • Comment introduire les antagonistes de façon crédibles, sans rester dans le schéma classique : « Méchant sorcier noir convoiter puissant artefact-qui-menace-le-monde, tuer famille du brave et courageux héros (forcément en possession de ce maudit truc ) et le poursuivre sans relâche jusqu’à bataille finale !! »

Ces éléments ont heureusement eu le temps de décanter au fil de l’écriture et des réécritures ! En plus, j’ai acquis des connaissances à force de fréquenter les forums comme CoCyclics et tous les sites dédiés aux auteurs.

Quand j’ai commencé sa rédaction, j’ai naturellement pensé que Le Cycle du Dieu Noir se destinait aux adultes, au vu de son contenu explicite. Aujourd’hui, je me demande si en réalité, je n’ai pas écrit du Young Adult, étant donné qu’Alaia et ses camarades sont assez jeunes. mais bon, franchement, je ne m’embarrasse pas trop de ces considérations. Le plus important pour moi est le plaisir d’écrire cette histoire et de vous offrir un bon moment de lecture.

Et vous, d’où vous viennent vos idées pour vos projets ? N’hésitez pas à venir en discuter par ici !

Bonne semaine à vous! 🙂

Aemarielle

Ray’s Day 2016

Bonjour les amis,

Aujourd’hui nous sommes le 22 août, un jour pas comme les autres pour les auteurs et les lecteurs puisque c’est le « Ray’s day ». pour ceux qui ne connaissent pas cette initiative, il s’agit d’une journée d’hommage à Ray Bradbury, auteur (entre autres) de Fahrenheit 451, amoureux des livres disparu en 2012, qui aurait célébré son anniversaire aujourd’hui.

Le principe du Ray’s day est de partager le plaisir de lire différemment, en libre accès, gratuitement. De nombreux auteurs ont préparé des textes particuliers pour l’occasion qui sont déjà accessibles via leurs blog, pages ou sites d’écriture.

Parmi mes camarades auteurs, je vous conseille d’aller zyeuter du côté d’Olivier Saraja qui vous offre sa nouvelle L’appétit des Ombres en téléchargement gratuit. Jo Ann Von Haff vous a concocté une très jolie nouvelle, le Bal de la Vieille Ville issue de son univers Fantasy Tarandes et Sakranim et Florie Vignon, du blog la Nife en l’air vous prépare aussi une surprise à déguster. Et si vous voulez trouver d’autres pépites à lire, vous pourrez les trouver sur le site dédié au Ray’s Day, où sont recensés la plupart des participants.

Et moi dans tout ça?

Initialement, j’avais prévu de me planquer et de parler de mes lectures actuelles, mais samedi soir, j’ai changé mon fusil d’épaule et me suis imposée un défi pour me sortir de ma zone de confort. Du coup à 20h samedi soir, j’étais en train de rédiger le début de ma toute première nouvelle. Je n’avais aucun espoir de la terminer pour aujourd’hui bien sûr, mais la machine est lancée.

Je me suis dit que j’allais partager le début avec vous, histoire de rire un peu. Car oui, l’objectif de cette histoire est surtout de se marrer. Il faut imaginer une ambiance mêlant The Big Lebowski et Buffy contre les Vampires, mais à Strasbourg ! C’est du pur premier jet et c’est surtout la première fois que je me lance dans l’exercice de la nouvelle, autant dire que ça va piquer les yeux! Et c’est surtout un hommage à des années de jeux de rôles qui se poursuivent aujourd’hui !

Vous voulez vous infliger les prémices de la première enquête d’Octave Schneider, brillant étudiant en histoire ? C’est par ici, cliquez, parce que je le vaux bien! 🙂

Et promis, je la posterai en entier dès qu’elle sera terminée! 😉

Profitez bien du Ray’s Day, remplissez vos liseuses et savourez la journée!

Aemarielle.

 

Cet été, ton bureau tu rangeras !

Bonjour tout le monde !

Aujourd’hui, je vous propose un petit jeu – si vous en avez envie bien évidemment !

Et si nous partagions nos bureaux ?

Je ne parle pas de celui sur lequel nous stockons nos fichiers en polluant les beaux fonds d’écran de nos PC, non. Je parle vraiment de nos espaces de travail, ateliers ou autres lieux dédiés à la création.

Pendant très longtemps, mon bureau était extrêmement désordonné et peu propice à la concentration : entre le linge à sécher, à repasser, les affaires des chats, il m’était impossible d’y travailler alors je posais mon portable au salon, parfois, puis de plus en plus souvent. Jusqu’à ne plus le quitter !

C’était sympa, quand j’y repense, mais avec la télé, il m’est difficile de me concentrer pour écrire. Il y a peu de temps, Monsieur et moi avons donc refait la pièce qui devait nous servir d’espace de travail commun. Quelques pots d’enduits, de peinture et quelques meubles neufs plus tard, je dispose enfin d’un endroit calme et zen pour écrire, préparer mes articles de blog, avec de la place pour dessiner et juste ce qu’il faut de lumière naturelle.

Faire le vide et respirer

Je ne suis pas une fée du logis, loin s’en faut. En fait, rien ne m’ennuie plus que faire le ménage et ranger. Pourtant, je dois bien reconnaître que le joyeux désordre so bohème qui régnait dans mon bureau ne me convenait pas. Trop d’objets, fringues, carnets à dessins peu voire pas utilisés partout, crayons dispersés, tout cela me donnait la sensation d’étouffer.

Le refaire aura été l’occasion de trier le superflu (je n’ai même pas encore fini !), de ranger la paperasse et les bouquins. C’est une excellente occasion de faire le point sur ce dont on peut se passer ou pas, même si on n’a pas forcément besoin de tout repeindre pour cela !

Au final, voici le résultat:

Mon tableau de liège risque de se charger très vite, je devrai veiller à ne pas le couvrir de bêtises !
Mon tableau de liège risque de se charger très vite, je devrai veiller à ne pas le couvrir de bêtises !

Et de face:

Le tableau au mur est un cadeau de Monsieur, une version Steampunk et pinup de ma petite personne! ;-)
Le tableau au mur est un cadeau de Monsieur, une version Steampunk et pinup de ma petite personne! 😉

En gros, sur mon bureau, on trouve: mon portable, une trousse, un pot à crayons pour mes feutres de dessin, ma lampe, une petite enceinte hyper efficace sans fil, mon Filofax, une bougie à la rose que je n’allume pas parce qu’elle est trop belle intacte et un petit pot contenant une rose blanche offerte par Monsieur. Mes livres, mes feutres Copic et le reste de mon matériel de dessin sont rangés dans des étagères ou des tiroirs et il me reste encore pas mal de choses à trier pour savoir ce que je garde ou pas.

Clairement, depuis que j’ai pris mes marques dans ce nouvel espace, j’ai besoin qu’il soit clair et dépouillé. À l’inverse, la zone de Monsieur est décorée de nombreux tableaux aux murs, son plan de travail est occupé par les écrans dont il a besoin pour travailler.

Est-ce que ça me perturbe? Non, parce que nous nous tournons le dos tout en pouvant papoter, et du coup, ça ne me gêne pas ; j’ai une vue directe sur mon espace, mon petit temple minimaliste à moi !

Chacun son territoire bien à nous et ça me plait comme ça !

Et vous, vous attachez de l’importance à l’endroit où vous écrivez, dessinez, travaillez ? Et si vous nous le montriez? Sur vos blogs, vos pages Facebook ou autres, ou même ici, si vous voulez ! Cela pourrait même être l’occasion de le repenser, de réfléchir sur ce qui vous plait dedans ou ce qui vous manque pour qu’il soit vraiment parfait !

En attendant, je vous souhaite une belle semaine et je vous retrouve vendredi !