Quelques mises à jour de dessins

Bonjour par ici,

je suis aux abonnées absentes depuis quelques temps, mais je profite d’un peu de répit pour donner quelques nouvelles, notamment en matière de dessins puisque j’ai effectué quelques commandes depuis mon inscription en tant qu’artiste.

Mel, un des personnages de La réelle hauteur des hommes, de Jo Ann Von haff
Léon, tiré du roman Les yeux de Léon, toujours par Jo Ann
Anaëlle, tout droit venue des Yeux de Léon, elle aussi
Tito et Athènes, habitué Du Sorbier des Oiseleurs, le petit dernier de Jo Ann
Virginia, alias Ginie, tout aussi fidèle du Sorbier des Oiseleurs

Je suis ravie de travailler sur la collection de Jo Ann, qui voulait rester dans un thème kraft avec quelques touches de couleur. Je suis restée dans une gamme mêlant l’encre acrylique, les crayons de couleurs et les marqueurs à alcool.

Si mon style de dessin vous plait, que vous aussi avez envie de voir vos personnages prendre vie, n’hésitez pas à me contacter sur contact@aemarielle.com  pour en discuter.

Je reviens prochainement avec quelques nouvelles sur l’écriture (il ne vous aura pas échappé qu’il n’y a plus de mise à jour du Cycle du dieu Noir depuis un certain temps déjà, je vous expliquerai pourquoi) et sur mes activités du moment, à savoir le bilan de compétences.

D’ici là, je vous embrasse !

Ginie, Tito et Athènes, mes toutes premières commandes

Et voilà, les amis, je peux enfin vous montrer les personnages que j’ai réalisés à la demande de Jo Ann von Haff, une talentueuse écrivaine aux univers multiples qui m’a demandé de représenter les personnages d’une de ses histoires. Si vous voulez en savoir plus sur ce qu’écrit Jo Ann, je ne peux que vous conseiller d’aller visiter son site internet pour découvrir ses textes. En attendant, voici le fruit de nos nombreuses discussions et échanges en ligne !

Ginie

Merci de ne pas utiliser cette image ni la reposter sans autorisation

 

Tito et Athènes

Merci de ne pas utiliser ni reposter cette image sans autorisation

 

Je me suis vraiment amusée dans cette aventure, ça m’a fait plaisir de pouvoir rester dans mon style habituel tout en ajoutant une difficulté spécifique: la chouette, Athènes. Je ne suis pas une experte dans le dessin des animaux, il a donc fallu que je cherche, que je m’entraîne dans mon sketchbook. Allez, je n’ai pas peur, je vous montre !

La vie est chouette!
La vie est super chouette !

Eh oui, rien de tel qu’un carnet pour s’entraîner, croquer des idées et occuper le temps le soir quand on est fatiguée. Le mien est un Leuchtturm 1917 à pages blanches, pas vraiment adapté pour cet usage car l’encre se voit énormément à travers les pages (adeptes du bujo, soyez prévenu.e.s, choisissez bien vos stylos ^^), mais je l’adore et la finesse des pages ne me dérange pas.

Je suis ravie de poursuivre l’aventure en mars avec de nouveaux personnages à dessiner. De mon côté, je me fais plaisir avec mes aquarelles et j’ai une nouvelle création à vous proposer, qui va rejoindre ma nouvelle galerie.

Cat lady

Merci de ne pas utiliser ni reposter cette image sans autorisation

N’hésitez pas à me dire si ces dessins vous plaisent. On se retrouve vendredi pour notre rendez-vous hebdomadaire avec le Cycle du Dieu Noir et lundi prochain pour le bilan du mois de février !

Bonne semaine à vous.

 

La Plume d’Aemarielle évolue

Ou plutôt, c’est Aemarielle qui évolue.

Comme je l’expliquais dans mon bilan du mois de janvier, j’ai récemment effectué les démarches pour obtenir le statut d’artiste-auteur auprès du CFE dont je dépend. C’est une étape à laquelle je réfléchissais depuis longtemps sans oser franchir le pas; trop de démarches, la peur de me lancer dans un truc très compliqué, la peur d’oser me qualifier de professionnelle. C’est pourquoi je gardais mes travaux pour moi ou me contentais de les offrir quand quelqu’un s’y intéressait. 

Et puis une commande un peu spéciale est arrivée, qui m’a fait réfléchir sur la valeur que j’accordais à mes dessins. Je suis une autodidacte, je n’ai pas suivi de formation en école d’art, ce qui ne m’empêche pas de consacrer du temps à mes dessins, à faire de mon mieux pour m’améliorer, découvrir des techniques et m’aventurer (parfois!) hors de ma zone de confort. Cette demande rémunérée émanant d’une personne dont j’estime particulièrement le travail m’a poussée à me bouger. Je n’avais plus le choix, il fallait me lancer.

Je me suis donc renseignée sur le site de la Maison des Artistes, pour savoir comment m’inscrire, puisqu’en France, il faut se déclarer, même pour des montants peu élevés. Le site est très clair, il détaille chaque étape et si on suit bien le process, normalement, on ne se trompe pas.

Comment ça marche ?

  1. On s’inscrit sur le site du centre de formalités des entreprises (prévoyez un scan de votre pièce d’identité que vous certifierez conforme) pour obtenir un numéro siret et un code APE (9003 A ou 9003 B pour les artistes-auteurs) par courrier quelques jours plus tard.
  2. Attention, vous recevrez un courrier des impôts peu de temps après pour savoir si vous êtes redevable la cotisation foncière des entreprises avec un questionnaire à remplir. Je ne m’y attendais pas, à celle-là, mais en principe, les artistes tirant des revenus de leur art n’y sont pas assujettis, donc on ne panique pas. Je vous dirai comment ça s’est passé quand je connaîtrai la réponse des impôts.
  3. Dès la première facture émise, il faut remplir la déclaration de début d’activité auprès de la Maison des artistes (on peut le faire sur leur site) avec une copie de la facture. Ceci afin d’obtenir un numéro d’ordre confirmant votre inscription à la Sécurité sociale des artistes-auteurs. NB: cette inscription ne veut pas dire que vous bénéficiez immédiatement de droits à cette couverture. Vous devez juste y cotiser pour être en règle et vos droits éventuels seront évalués l’année suivante lors de votre première déclaration de revenus.

Aujourd’hui, je viens de recevoir mon numéro d’ordre à la Maison des Artistes, ce qui veut dire que, pour le moment, je suis à jour des paperasses (j’espère!) et je n’ai plus qu’à me concentrer sur mes dessins jusqu’à l’an prochain, où j’aurai le loisir de paniquer en comptant mes BNC et mes cotisations sociales ! ^^

Du coup, comme pour le moment, je ne peux pas encore vous montrer le résultat de ma première commande, je me suis armée de mes aquarelles et mes crayons ce week-end autour d’une scène de bain. Je voulais une scène aux tonalités douces et pastel, que j’ai intitulée « les sources de jade ».

Je me suis bien amusée avec cette femme-serpent solitaire en train de jouer dans les eaux cristallines de ces sources chaudes. J’espère qu’elle vous plait. C’est mon premier gros travail personnel depuis mon inscription, je suis toute émotionnée ! 🙂 

Psst: elle est disponible en un seul exemplaire original, envoyez-moi un message sur contact@aemarielle.com si elle vous intéresse. 

J’espère avoir été claire dans mes explications administratives. peut-être que cela servira à d’autres que moi qui attendent dans l’ombre de pouvoir vendre leurs œuvres mais ne savent pas comment s’y prendre. N’hésitez pas si vous avez des questions. Je débute, mais je serai heureuse de vous aider si je le peux.

Récap’ du mois de janvier 2018

Plutôt que de préparer un gros bilan en fin d’année, j’ai décidé de le faire petit à petit, chaque mois, histoire de suivre ce que je fais de bien et ce que je peux améliorer par rapport à mon programme prévisionnel. Pour le mois de janvier, j’ai pas mal de points de satisfaction et quelques petits ratés.

D’abord, ze fail :

Côté lecture, c’est vraiment faiblard. J’ai eu du mal à me plonger dans des textes ce mois-ci. J’ai quand même lu Reine des Batailles et le Faucon Éternel de David Gemmell, même si ce ne sont clairement pas ces romans que je recommanderais à qui veut découvrir cet auteur. Je me suis un peu ennuyée et je pense que ça a freiné mes envies de lecture.

J’ai tout de même commencé un recueil de nouvelles, Dangerous Women, et ai beaucoup aimé la première, Desperada, par Joe Abercrombie. J’apprécie le style sec et direct de l’auteur qui cadre parfaitement avec cette ambiance Western. La deuxième, Cocktail explosif, par Jim Butcher, se lit très bien aussi, malheureusement, elle semble issue d’une série Urban Fantasy qui m’est totalement inconnue, Les Dossiers Dresden, du coup je me suis sentie un peu larguée par certaines références. C’est là que je constate mes lacunes côté culture SFF. Manifestement, j’ai du retard à rattraper sur des sagas archi connues.

Ce qui se passe tranquillou:

Le cinéma

On essaye d’aller voir 4 films par mois. Pour janvier, ça aura été 3, mais 3 moments sympas.

D’abord, Jumanji, pour lequel nous partions sans rien attendre de plus qu’un nanar avec Dwayne Johnson dedans, mais qui nous a fait rire à nous décrocher la mâchoire. Plein de références très bien fichues autour des jeux vidéos et un humour très léger. Rien à redire, ce film fait son boulot.

Star Wars 8 nous a aussi bien plu. Déjà, moi, n’en déplaise aux fans de la première heure, j’ai aimé le 7, du coup le 8 s’est trouvé dans la continuité. L’histoire ne casse pas 3 pattes à un canard, hein, on est d’accord, mais j’ai pas vu passer le film, et l’évolution de Luke m’a vraiment plu.

The Greatest Showman, autour des débuts du cirque Barnum. Un film musical ultra pêchu avec des chansons qui vous restent dans la tête, des scènes de danse très très impressionnantes et une bonne humeur contagieuse. Un peu de guimauve, sans trop, je suis sortie de là avec la banane et toute reboostée moralement.

Le Cycle du Dieu Noir

Chaque vendredi depuis le début de l’année, je publie sur le blog un chapitre de ma série. On ne peut pas dire que ce soit un méga succès pour le moment. Je culmine à une trentaine de vues sur le premier chapitre et le score s’érode à chaque publication. Merci aux quelques copines qui ont laissé un commentaire jusqu’ici, ça me fait plaisir ! Bien sûr, j’aimerais davantage de réactions, mais c’est la vie, tout est affaire de patience et de persévérance. Je publie surtout pour le plaisir et pour me pousser à montrer ce que je fais. C’est tout ce qui importe.

L’écriture:

J’ai repris un essai de nouvelle pour en faire un petit roman pulp sans prétention, hommage à mes années passées sur le campus de Strasbourg et au jeu de rôle. J’écris petit à petit, je me donne l’année pour l’écrire, sans forcer. En effet, je me réserve du temps pour des projets professionnels importants.

Le sport:

Je me suis mise au running le 1er janvier et je cours tous les dimanches sans faute, en augmentant la durée à chaque séance. Je ne pensais pas aimer ça, mais finalement, je trouve ça génial. Je finis chaque course plus remontée que jamais, je suis plus concentrée sur mes projets depuis que je vide ma tête des pensées parasites en courant. Je suis loin d’être performante, je cours au rythme d’un escargot, mais monsieur et moi allons plus loin chaque dimanche et c’est cool.

Les trucs totalement exaltants

Je prépare un bilan de compétences histoire de me situer professionnellement à l’approche de la quarantaine et revoir mes valeurs, mes souhaits et mes attentes.

Je me suis également inscrite auprès de l’URSSAF en tant qu’artiste. Oui, je suis désormais une indé ! Me reste à gérer la paperasse qui me tombe dessus en même temps que mon numéro siret et le tour sera joué ! Ce n’était pas prévu au programme, je l’avoue, mais j’ai reçu une commande d’une amie autrice dont j’aime l’univers et la plume. Elle m’a commandé des portraits de certains personnages et je me suis dit que c’était peut-être le moment de surpasser le syndrome de l’imposteur. Je suis à la fois très heureuse et totalement anxieuse de voir si ça peut donner quelque chose d’intéressant au-delà de cette commande. Mon cerveau est en ébullition créative ces jours–ci ! Si vous voyez des changements sur les réseaux sociaux, c’est normal. Comme dirait Florie sur le temps conte, je vais commencer à raconter une nouvelle histoire 🙂 

Voilà pour aujourd’hui, ça fait déjà pas mal de choses pour un mois, non?

Inktober 2017 | partie 1

Après 3 petites semaines de silence radio, je me suis dit que ce serait peut-être bien de passer vous dire bonjour sur le blog, au moins pour vous donner des nouvelles. La raison de mon absence ici est toute simple et s’appelle Inktober…

Certains ici connaissent déjà ce défi annuel qui précède le NaNoWriMo et occupe les illustrateurs pros et amateurs du monde entier pendant tout le mois d’octobre. Pour les autres, sachez qu’il s’agit d’un défi tout à fait bon enfant qui consiste à partager chaque jour un dessin fait à l’aide d’outils traditionnels, notamment l’encre (ink, tout ça) sous toutes ses déclinaisons : stylos bille, plume, pinceaux, marqueurs etc.

On peut suivre les thèmes proposés par la page officielle Inktober ou suivre ses thèmes personnels, c’est au choix. L’essentiel est de participer et de s’amuser en dessinant. Et surtout, l’objectif est de maintenir une activité créative régulière, sans crainte de montrer ce qu’on a fait.

Autant dire que dessiner chaque jour avec une échéance vous force à lâcher prise côté perfectionnisme. C’est sur cet aspect-là que j’aime Inktober. Mes dessins ne sont pas tous réussis, ils sont loin d’être parfaits, mais à chaque fois, j’explore une technique ou un outil différent, je me teste sur des exercices difficiles pour moi : dessiner des décors, des personnages masculins, des animaux et c’est fun. En bonus, j’essaye de ne dessiner que d’imagination, sans utiliser de références photos pour m’inspirer. Pas facile, mais la communauté des participants est vraiment un soutien important. On se sent entouré, soutenu dans l’expérience. Et que dire du plaisir d’assister à cette explosion quotidienne d’expression artistique !

Je me suis aussi fixée une autre contrainte dans mon challenge cette année : utiliser le matériel que j’ai déjà et ne rien acheter dont je n’aie pas absolument besoin. Pas de nouveau stylo, pas de carnets de dessins supplémentaire, rien ! Et je suis contente, car j’ai éclusé pas mal de choses qui encombraient mes tiroirs depuis des années parfois, notamment des blocs de papiers dont je ne me servais jamais. J’ai aussi lâché l’idée de n’utilise qu’un seul support pendant tout le challenge. Jusqu’ici, je faisais mes Inktober dans un carnet spécial, choisi pour l’occasion. Cette année, dès le premier dessin, j’ai compris que ça ne m’irait pas. J’avais récupéré un carnet kraft A5 déjà commencé pour lui donner une deuxième vie, mais le format ne me convient plus. Je réalise que j’ai besoin de place, même si je n’utilise pas forcément toute la feuille. Donc, place aux feuilles A4 ! Si on doit faire 31 dessins, autant les faire sur un support qui nous plait !

Assez papoté, que diriez-vous de voir les 16 premiers dessins ?

Le thème de cette année pour moi et pour Steph est la mythologie Grecque. Pleine d’histoires sombres et de héros tour à tour grandioses ou pathétiques, c’est une source d’inspiration constante pour nous !

Jour 1 Lieu mythique : le Styx
Jour 2 : Malédiction
La pauvre Méduse, violée par Poséidon dans le temple d’Athéna, se voit maudite par la déesse et changée en monstre
Jour 3 : Forge
Héphaïstos, peinard dans son atelier
Jour 4 : Voyage
Icare ne fera pas un long voyage s’il flirte avec le soleil
Jour 5: Art et création
Orphée, l’un des plus grands poètes et musiciens des légendes
Jour 6 Monstre
Un cerbère à l’allure plutôt mignonne ^^
Jour 7 : Mon héros
Le petit Herakles fait la fierté et la terreur de sa maman en tuant les serpents envoyés par Héra pour l’éliminer
Jour 8: Amour maudit
La triste de fin de Callisto, séduite par Zeus qui avait pris l’apparence d’Artemis. Enceinte, elle fut changée en ourse par la déesse qui envoya ses nymphes à sa poursuite. Se sentant coupable, Zeus la changea en la constellation de la Grande Ourse
Jour 9 : Olympe
Me suis pas trop foulée pour celui-là question idée ^^
Jour 10 : Temple
Un petit essai architectural de tête
Jour 11: Défi
Arachné aurait dû s’abstenir de défier Athéna au concours de tissage. A égalité avec une mortelle, la déesse détruisit l’oeuvre de sa rivale, qui de désespoir, se pendit. Athéna en fit une araignée condamnée à tisser sa toile éternellement
Jour 12: Naissance
Où je me suis amusée avec Aphrodite à l’encre bleue et or
Jour 13: Chasse
Hercule et le (petit) sangler d’Erymanthe
Jour 14: Enfers
J’avoue j’avais envie de reprendre le numéro 1 sur papier aquarelle ^^
Jour 15 : Oracle
Cassandre ne peut empêcher la destruction de sa cité, malgré le don de prédiction offert par Apollon. en effet, le dieu lui avait offert en échange de ses faveurs; l’ayant repoussé, elle se vit maudire par le dieu furieux et condamnée à n’être jamais crue.
Jour 16: Défaite
Achille contre Hector

Voilà, j’espère que ça vous aura plu et que j’aurai le courage d’en faire encore 15 d’affilée !

Bonne semaine à tous !

 

Le Cycle du Dieu Noir : Djedou, la carte

En vue de la publication prochaine du Cycle du Dieu Noir en série ici-même, je me suis dit que ce serait sympa de préparer le terrain pour les hordes de quelques lecteurs d’avoir une idée de l’endroit où va se passer la majeure partie de la saison 1.

J’ai la chance d’avoir à mes côtés un artiste talentueux qui adoooore réaliser ce genre de choses, donc je lui ai demandé d’illustrer Djedou. On a beaucoup discuté en amont, en plus il connait l’histoire, autant dire qu’il était le plus compétent pour la représenter.

De mon côté, j’avais d’abord peint une petite illustration à l’aquarelle de l’extérieur de la cité.

Ma série débute dans un cadre urbain et je considère la ville comme un personnage important, en tous cas, j’espère parvenir à lui donner cette profondeur. Mes personnages principaux viennent tous d’ici, ils évoluent dans des mondes différents, mais toujours à l’abri des murs de Djedou.

Mais là, Steph a atteint un niveau de détail dont je suis bien incapable. Tout est formidable dans cette carte : les couleurs, le fourmillement des maisons, les différences entre quartiers, c’est vraiment génial de pouvoir visualiser la cité portuaire avec autant de précision, je suis fière et ravie !

Merci de ne pas réutiliser cette carte sans l’autorisation de son auteur

Ne manquent plus que les légendes pour compléter l’ensemble, et la carte sera parée pour accompagner le texte. De son côté, Steph a expliqué son travail sur son propre blog, Artis-Delirium. N’hésitez pas à aller lire comment il procède et à lui laisser un petit mot si le résultat vous plait.

Alors, vous la trouvez comment cette carte ?

Joyeux anniversaire !

Je m’en suis souvenue récemment, mais La Plume d’Aemarielle fête son premier anniversaire aujourd’hui !

C’est le moment pour moi de réfléchir à cette première année écoulée et à la suivante. Mais avant toute chose, j’aimerais remercier les lecteurs (enfin lectrices, surtout !) qui sont venues me soutenir régulièrement à chaque publication d’article. Je n’ai pas écrit autant que je l’aurais voulu, néanmoins vous avez toujours été là pour me laisser un petit mot d’encouragement et je vous aime pour ça !

Pour célébrer l’événement, je vous propose un mini concours ici-même! Le principe: toutes les personnes qui passeront par ici laisser un petit mot pour l’occasion feront partie d’un tirage au sort pour gagner une illustration faite avec amour par moi-même et mise en couleur numériquement par Steph.

Un petit teaser ? (Le travail est encore en cours, mais ça vous donnera peut-être envie de jouer, enfin j’espère !)

Partie de pêche

Inspiration photo Laurent Schwebel

C’est une représentation d’Alaia, Senon et Charid enfants, en train de pêcher au-dessus du Neilos pendant la saison des pluies. Cette scène n’existe pas dans le récit, mais j’aime bien les sortir du contexte habituel du Cycle du Dieu Noir.

Le concours s’arrêtera le 10 août à minuit et je désignerai le ou la gagnante le 11 août. Il/elle recevra un exemplaire imprimé du dessin.

Le programme de 2016/2017 a surtout été axé sur mes outils d’organisation et d’écriture, ainsi que sur mes dessins. Je suis en train de revoir la « ligne éditoriale » de mon blog pour la saison 2017/2018 et je vous en dirai plus à ce sujet dans de prochains billets. 

En attendant, je souhaite bonne chance à ceux qui participeront au concours et je vous dis à très vite !

Vaincre l’angoisse de la première page dans son carnet

Bonjour les amis !

Pardonnez mon silence ces dernières semaines, mais je n’avais tout simplement rien à vous raconter ! Noyée sous le boulot, la fatigue de cette fin d’hiver, tout ça, tout ça… Mais je ne suis pas restée inactive pour autant. Si côté écriture, je suis au point mort – espérons qu’avril soit plus prolifique ! –, mon cerveau est en mode dessin. Je n’arrête pas de semer des croquis partout, dès qu’une idée arrive. Je dois dire que c’est très utile, car ça m’a permis d’avancer sur le projet ITTI dont j’ai presque fini d’illustrer le premier épisode !

En prime, et voici l’objet de cet article, j’ai terminé mon premier sketchbook !

Alerte : ceci est un article qui parlera particulièrement aux adeptes du papier. Si ce n’est pas votre cas, vous risquez de me prendre pour une folle. Vous voilà prévenus !

Ça n’a l’air de rien comme ça, mais terminer un carnet est un acte hyper important pour moi. C’est la sensation d’avoir accompli quelque chose, d’avoir mené une tâche à son terme et surtout, d’avoir tenu (partiellement) ma promesse d’utiliser tout ce que j’achète.

En effet, je suis du genre collectionneuse dès qu’on parle de papèterie. Je possède une quantité impressionnante de carnets, cahiers, Traveler’s Notebooks en cuir etc. Je ne suis pas du genre à accumuler les fringues ou les bijoux, mais pour tout ce qui est lié à l’acte d’écrire ou dessiner, c’est proche de l’obsession.

Je ne vous ai pas photographié la pile de mes carnets, je n’aurais jamais réussi à tous les faire tenir ^^

Mon problème, c’est que pendant longtemps, j’ai été hantée par…

L’angoisse de la première page

Vous savez, ce moment où l’on entame un très beau nouveau carnet, on l’ouvre, on regarde sa perfection, on touche ses feuilles lisses et immaculées, puis on le referme, effrayé à l’idée de le ruiner en faisant un pâté dedans dès la première page ! Je suis certaine que quelques-uns d’entre vous comprennent de quoi je parle ! ^^

Combien de carnets ai-je ainsi abandonnés à leur solitude au fond de mes tiroirs ? Je ne saurais dire. Mais aujourd’hui, avec le recul et l’envie de consommer différemment, j’ai pris la décision d’utiliser jusqu’au bout chaque carnet que j’ai acheté. Autant dire que j’ai du papier jusqu’à la fin de mes jours !

Pourquoi un sketchbook devrait-il être parfait ?

Eh bien, en réalité, il n’y a aucune raison. Pareil pour nos carnets de notes, un bullet journal ou tout autre outil supposé nous aider au quotidien. Un sketchbook est là pour nous permettre de nous entraîner, c’est donc normal de foirer des essais à un moment ou à un autre ! Alors pourquoi cette crainte de « rater » ? Pourquoi abandonne-t-on un cahier quand on a le sentiment qu’il est moche ?

D’un côté, il y a notre propre perfectionnisme, qui nous murmure toujours que ce qu’on fait est raté (1er accord toltèque, bonjour ^^) et je crois qu’il y a aussi la prédominance actuelle des réseaux sociaux.

Cherchez sur Youtube des vidéos pour apprendre le dessin ou pour créer votre bullet journal et pleurez ! Tout est le plus souvent magnifique, on vous présente des œuvres d’art au style graphique impeccable. C’est rare de voir quelqu’un sur Youtube qui vous montre des trucs moches ou des ratages. Clairement, ça peut décourager !

D’ailleurs pour la peine, je ne vous montre pas non plus mes ratages dans l’article, mais j’en ai quelques uns dans la vidéo qui vous attend si vous lisez bien tout 🙂

Mais pourquoi est-ce beau ? Parce que les gens qui partagent leur travail s’entraînent depuis des mois, voire des années pour arriver à ce résultat. Il est normal de ne pas atteindre le même niveau en débutant et il ne faut surtout pas se mettre en tête qu’on peut les imiter.

Comment dépasser cette peur du ratage ?

Plusieurs idées pour vous :

Déjà, cherchez ce que vous voulez, vous. Ne vous basez pas sur ce que les autres vous montrent à travers le miroir idéalisé des réseaux sociaux. Attention, j’adore regarder ce qui se passe sur Youtube, Instagram ou Tumblr au niveau création artistique, journaling ou organisation. C’est vraiment inspirant, mais il faut savoir aller au-delà de ce qu’on admire pour créer l’outil qui nous convient réellement. Carnet de croquis ou bullet journal, pensez d’abord à ce que vous avez envie de voir quand vous travaillerez dedans.

Genre du Kung Fu Panda ! J’adore Kung Fu Panda ^^

Si la première page vous fait peur, vous avez la possibilité de commencer par la page suivante, ou par la couverture, si elle est faite pour dessiner dessus. J’adore mes carnets en kraft parce que la couverture permet de l’illustrer, c’est vraiment chouette pour personnaliser un carnet. Et si vous avez peur du dessin, il reste la solution collage ! Mettez de belles photos dedans, constituez un journal de vos souvenirs. Pour les écrivains de fiction, faites votre casting de personnages avec des portraits découpés et collés à côté de vos fiches de description !

D’ailleurs, le collage, n’est-ce pas une formidable solution pour dissimuler un ratage ? Paf, une jolie feuille blanche plaquée sur un échec et le tour est joué !

Pour débuter, optez pour un carnet de taille modeste, avec un nombre de pages raisonnables. Pour celui que je viens de finir, j’ai choisi un format de 20 pages en kraft. Je l’ai commencé en novembre et l’ai terminé le 19 mars, c’est vous dire si c’est dur pour moi ! Il faut dire que je suis infidèle, j’en utilise plusieurs en même temps, comme le montrent mes photos.

Limitez le croquis au crayon de papier au minimum. Encrez-le très vite. Ça fait peur, mais c’est très formateur. C’est un conseil donné par Boulet aux Imaginales, alors bon, hein, on écoute les pros ! Depuis que je fais ça, je stresse moins et mon trait est plus assuré. Je n’ai pas encore osé me lancer directement à l’encre sur de gros dessins, mais parfois, j’attaque tout de suite au stylo bille et le résultat final est assez sympa. Dites-vous qu’aucun croquis n’est jamais parfait, de toute façon. Aucun carnet, aussi beau soit-il, n’est sacré. Mieux vaut l’utiliser de bon cœur, avec le risque de rater quelques pages, plutôt que le laisser moisir dans le noir. J’ai des cahiers noircis de pages et de pages d’écriture moche, peu soignée, et pourtant, rien de me plait plus que de tourner les pages et de sentir le craquement caractéristique du papier usagé sous mes doigts.

Allez, avant de vous laisser sur ces réflexions, je vous offre une petite surprise: un tour en vidéo de mon carnet à dessins ! J’espère que ça vous plaira ! Je ne vous les montre pas tous parce que certains ne sont vraiment pas destinés à tous les petits yeux chastes et mineurs, sorry ! Mais pour le reste, amusez-vous bien!

 

Point d’étape 2017 : Le projet Itti

Bonjour à tous !

Aujourd’hui, ce sera un billet très court, pour vous tenir un peu au courant d’un des projets que j’évoquais dans mon article précédent. Cette semaine, j’ai eu l’occasion d’échanger avec Colcoriane, une copine grenouille rencontrée sur CoCyclics sur la manière dont nous allions aborder notre projet d’histoire illustrée pour les tout petits. Cet entretien m’a permis de relancer l’inspiration, de me motiver et de foncer dans le tas ! ^^

Me voici donc membre du site Whisperies, qui est une plateforme dont le fonctionnement peut rappeler un peu Wattpad, à ceci près que les auteurs et illustrateurs sont rémunérés pour leurs œuvres. Bon, pour être tout à fait honnête, je n’attends pas la fortune en me lançant dans le projet Itti, mais j’espère de l’amusement et si possible, du plaisir pour les enfants qui se verront offrir notre histoire. C’est aussi l’occasion de découvrir un peu le monde de l’illustration, ce qui m’enthousiasme beaucoup !

Comme ça fait une éternité que je n’ai plus posté de gribouillis, je vous offre une petite mise en bouche !

Oui c’est petit, mais je ne veux pas trop en dévoiler pour le moment ! ^^

Sur ce, je retourne au travail et je vous souhaite d’avance une très belle semaine!

Mes projets 2017

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, je vous propose un zoom sur mes projets en cours pour 2017. Il s’agit principalement d’écriture, mais aussi de dessin.

L’héritier du Shogun :

Là, c’est le pavillon d’Or, le palais de Yoshimitsu Ashikaga. Ça claque, non?

C’est mon projet principal du 1er semestre. Un roman en un seul tome, que j’espère assez court et qui relatera le conflit d’un jeune moine bouddhiste contre un démon déterminé à s’emparer du pouvoir, le tout sur fond de guerre de succession shogunale.

C’est un projet qui m’emballe beaucoup, qui m’inspire des illustrations assez différentes de mes précédentes, mais qui va nécessiter de la discipline de ma part si je veux écrire ce premier jet rapidement. J’y écris pour la première fois au présent et je dois gérer une atmosphère profondément masculine, moi qui ai pour habitude de traiter nombre de personnages féminins. Autant dire que je n’ai pas l’intention de laisser les femmes au placard dans ce récit, mais je vais devoir leur permettre de s’exprimer dans un monde qui a tendance à vouloir les réduire à des objets de décoration. (Ah bon, ça n’a pas vraiment changé ? ^^)

Pour me motiver, j’ai ouvert un challenge sur CoCyclics, mon forum d’écriture chéri, et je suis noyée sous les encouragements des participants, ce qui est une source inépuisable de motivation pour avancer ! Merci à toutes les grenouilles qui donnent de leur temps pour encourager les autres tout en menant leur projet de front !

Eh bien sûr, j’ai un carnet spécialement dédié à cet univers, pour y noter les infos essentielles, compiler des listes de termes japonais, la chronologie et mon synopsis.

Le Cycle du Dieu Noir :

Mon premier bébé, celui qui m’obsède depuis 3 ans, pour qui je me suis présentée, tremblante, au speed dating des Imaginales en 2015. Il a bien changé depuis : de roman-pavé, il devient une série composée d’épisodes plus courts, mais qui me permettront de développer l’univers tranquillement.

Le premier d’entre eux est en cours de publication sur Wattpad. J’y raconte le destin d’une jeune voleuse des rues dans un pays inspiré de l’Egypte ancienne,  contrainte de devenir une courtisane par le truchement d’une déesse déterminée à faire d’elle son outil de vengeance. Au contraire de l’Héritier du Shogun, les femmes tiennent le haut du pavé, même si ce n’est pas toujours facile pour elles. J’espère reprendra sa rédaction après avoir fini l’Héritier, mais j’ai besoin de cette pause pour me vider l’esprit et repartir plus sereinement. En attendant, je prépare une bible d’univers en suivant les conseils de Stéphane Desienne dans ses articles consacrés à l’écriture d’une série sur le blog d’Aude Réco.

Normalement, vu mon rythme d’écriture, je devrais terminer la rédaction de cette saga en 2045 environ ! Tout va bien, donc !

Strasbourg by night :

À l’origine une nouvelle commencée pour rire, ce petit texte sans prétention devient une novella. Elle raconte les tribulations d’un groupe de rôlistes strasbourgeois pour retrouver l’un de leurs amis disparu mystérieusement. C’est ma première incursion dans le « pulp » et je me marre comme une baleine à chaque fois que je reprends l’écriture de cette histoire pas du tout inspirée par mes amis !

Je n’ai pas d’illustration pour ce projet, alors je vous offre un extrait pour la peine!

« Octave ? Oh ! Qu’est-ce que tu fous, tu dors ? »

L’interjection de Lucie résonne à mes oreilles, à la fois proche et distante. Elle me secoue sans ménagement. J’émerge pour entendre une voix de femme qui fredonne une chanson sirupeuse à peine audible à travers les enceintes.

« Nan, mais j’y crois pas ! Tu dors ?

—… Non, j’dors pas… »

Je reprends lentement conscience de la situation. Lumières tamisées, guitare acoustique et piano. Les effluves floraux d’un parfum féminin mêlés à du shampoing montent à mes narines. En dessous de moi, les cheveux épars sur le matelas, Lucie me foudroie du regard, les joues empourprées – non pas d’excitation, mais d’une colère brûlante – et le sourcil mortellement froncé. Mes doigts sont encore mêlés aux siens. Je sens la sueur et les murs tournent autour de moi.

Je crois que j’ai déconné.

« Tu te fous de moi ! J’en ai ras le cul de tes conneries ! »

Elle me repousse et se dégage de l’embryon d’étreinte que je lui offrais. Je reste hébété sur son lit minuscule, ma virilité bien plus éveillée que moi de la voir ainsi. Nue et furibarde, elle se dresse de toute sa hauteur, un halo de mascara noir cerclant ses yeux bleus. Un instant, j’imagine que sa chevelure blonde se mue en un flot de serpents vengeurs prêts à s’abattre sur ma tête. Puis mon regard ne peut s’empêcher de descendre d’un cran, là où ses seins lourds me toisent avec mépris. D’un geste sec, elle se penche et ramasse son soutien-gorge.

« Tu peux les oublier, sale con !

J’ignore quelle suite je donnerai à cette histoire une fois qu’elle sera finie, mais elle me plait beaucoup ! On y trouve du jeu de rôle, de la bière, du vaudou, des mecs un peu boulets, et bien sûr, le cadre enchanteur de Strasbourg.

Itti :

Cette fois, il s’agit d’un projet d’illustration pour des histoires destinées aux tout petits qu’écrit Colcoriane, une adorable autrice rencontrée par le biais de CoCyclics. Je n’ai pas pu lui donner assez de place en 2016, je compte bien y remédier en 2017 !

Pfiou, ça promet une année riche et chargée, mais je ne me mets aucune pression. Je ne veux pas me rendre malade inutilement si je ne parviens pas à tout gérer. Faisons cela sérieusement, mais sans nous prendre au sérieux, hein !