Visite guidée de Djedou 2 | Le port

Amis lecteurs, je vous propose aujourd’hui la suite de notre visite touristique de la belle ville de Djedou. Après avoir parcouru la Ruche lors de notre première promenade, flânons ensemble le long des quais malodorants du port.

Le temple de Neilos

C’est au cœur du port que se situe le temple de Neilos, à qui l’on rend hommage durant la saison d’Akhet, marquée par les grandes crues du fleuve. Neilos apporte la vie et la fertilité avec lui, c’est donc une divinité très importante en Kemet.

Capitainerie

Djedou accueille les embarcations de commerce Kemites, mais aussi des navires venus de l’étranger par la Grande Verte pour délester leurs cales des marchandises exotiques qu’ils transportent. C’est à la Capitainerie que tout ce petit monde paye les taxes, s’enregistre comme visiteur et obtient l’accès au quartier des étrangers. Le royaume de Kemet, de plus en plus refermé sur lui-même, accepte encore les visiteurs pour peu qu’ils restent dans l’enclave qui leur est réservée. Sur dérogation fournie par l’Administrateur, certains ont le droit de parcourir la ville, mais ils restent sous étroite surveillance.

Pour autant, il y a de quoi s’occuper au port et dans l’enclave. On y trouve des maisons de bière animées, à la qualité variable. Le Mulet, par exemple, est un endroit mal famé où l’on se livre au commerce de la chair et à des combats clandestins. C’est probablement l’établissement préféré de la Confrérie, la pègre locale, mais personne n’en dira jamais rien.

La maison d’Hathor et les bas greniers

Annexe du temple, la maison d’Hathor veille sur les greniers à blé du quartier. Elle gère la sécurité et la distribution du blé aux habitants quand le besoin s’en fait sentir, en cas de disette, par exemple.

J’espère que cette visite vous aura plu. Petit à petit, nous allons découvrir les quartiers les plus reluisants de la cité, des temples aux Coffres d’Ouadjour.

 

Visite guidée de Djedou 1 | La Ruche

C’est parti, le Cycle du Dieu Noir a débarqué sur le blog vendredi dernier. Nous avons découvert la première (més)aventure d’Alaia dans les rues de Djedou. Histoire d’accompagner le texte, je vous propose une visite guidée de la ville en plusieurs épisodes. Après tout, le cadre est important, je considère Djedou comme un personnage à part entière dans cette première saison.

Je vous présente donc le premier fragment de la magnifique carte dessinée par Steph avec une patience infinie. J’espère qu’elle vous plaira et qu’elle vous aidera à vous repérer durant votre lecture.

Sans plus tarder, faisons connaissance avec…

La Ruche

La Ruche, c’est un peu le sale quartier de Djedou. Alors que les classes aisées et les notables prenaient possession des hauteurs, ils ont progressivement exilé les défavorisés sur la rive, les abandonnant à la merci des crues annuelles du fleuve Neilos. Le sol de la Ruche est un amalgame de sable et de boue noire, les maisons sont inondées chaque année et si ce quartier accueille les voyageurs et les caravanes, il compte également dans ses habitants nombre de voleurs et de trafiquants. Ses allées étroites et tortueuses sont des coupe-gorges où la Medjaï évite d’intervenir. D’une façon générale, les gens raisonnables se tiennent loin des taudis.

Institutions

Trois temples restent pourtant au cœur de la Ruche: le dispensaire financé par Thot, qui préfère surveiller la salubrité du quartier et éviter le développement d’épidémies, celui d’Hathor, déesse des cultures et de la fertilité, qui veille sur le bétail et accueille les fermiers environnants quand ils en ont besoin, et celui de Nebetou, la Dame du désert, qui protège les caravanes pendant leurs longs voyages.

Commerce

Comme le montre la carte, la Ruche est le point d’arrivée et de départ des caravanes. Si la plupart des marchands préfèrent vendre leurs marchandises plus haut en ville, là où se trouvent les vrais négociants, certains campent l’allée des siffleurs, une rue marchande bruyante et encombrée de chariots, d’étals et de bestiaux impropres à être vendus aux classes supérieures.

Les caravaniers disposent d’un établissement pour se reposer, boire de la bière et et disposer de galante compagnie pendant leur séjour. Malgré son nom civilisé, La Maison des caravaniers se targue de l’étiquette « maison de bière et de toutes les bonnes choses », mais n’est en fait qu’un bordel à peine amélioré, que le temple d’Ishtar a renoncé à faire fermer.

Artisanat

Parmi la population de la Ruche, on trouve nombre d’artisans dont le travail les rend peu populaires, voire impurs aux yeux des autres Kemites, comme les lingères, les bouchers, ou les tanneurs qui doivent même effectuer leur travail sur une île à proximité de Djedou. Sans être ostracisés, ils sont considérés avec un mépris que leur travail ne mérite pourtant pas.

Voilà pour cette première incursion à Djedou. J’espère que ça vous a envie de venir y passer vos prochaines vacances ! Comme toujours, sentez-vous libre d’intervenir, de poser vos questions si vous en avez. en attendant, je vous dis à vendredi !

Le Cycle du Dieu Noir : Djedou, la carte

En vue de la publication prochaine du Cycle du Dieu Noir en série ici-même, je me suis dit que ce serait sympa de préparer le terrain pour les hordes de quelques lecteurs d’avoir une idée de l’endroit où va se passer la majeure partie de la saison 1.

J’ai la chance d’avoir à mes côtés un artiste talentueux qui adoooore réaliser ce genre de choses, donc je lui ai demandé d’illustrer Djedou. On a beaucoup discuté en amont, en plus il connait l’histoire, autant dire qu’il était le plus compétent pour la représenter.

De mon côté, j’avais d’abord peint une petite illustration à l’aquarelle de l’extérieur de la cité.

Ma série débute dans un cadre urbain et je considère la ville comme un personnage important, en tous cas, j’espère parvenir à lui donner cette profondeur. Mes personnages principaux viennent tous d’ici, ils évoluent dans des mondes différents, mais toujours à l’abri des murs de Djedou.

Mais là, Steph a atteint un niveau de détail dont je suis bien incapable. Tout est formidable dans cette carte : les couleurs, le fourmillement des maisons, les différences entre quartiers, c’est vraiment génial de pouvoir visualiser la cité portuaire avec autant de précision, je suis fière et ravie !

Merci de ne pas réutiliser cette carte sans l’autorisation de son auteur

Ne manquent plus que les légendes pour compléter l’ensemble, et la carte sera parée pour accompagner le texte. De son côté, Steph a expliqué son travail sur son propre blog, Artis-Delirium. N’hésitez pas à aller lire comment il procède et à lui laisser un petit mot si le résultat vous plait.

Alors, vous la trouvez comment cette carte ?