Changer ses habitudes : instaurer un rituel matinal

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, je voulais vous parler d’un défi personnel que je me suis lancée pour reprendre le rythme, tant au niveau écriture qu’au niveau forme physique. Vous vous souvenez que j’avais parlé du Miracle Morning il y a quelques mois ? Force est de constater que je n’ai pas su exploiter son potentiel. Je me levais certes tôt, mais j’avais l’impression d’y être contrainte et de ne pas utiliser ce temps disponible de la bonne manière. J’ai laissé tomber assez rapidement, parce qu’au fond de moi, je sais que j’ai raté un truc.

Savoir pourquoi on fait les choses

Mon problème était de n’avoir pas déterminé ce qui était important pour moi, quelles étaient mes priorités. Je ne savais pas pourquoi je m’extirpais si tôt de mon lit chaque matin. Enfin si, je savais que je voulais écrire, mais je me retrouvais chaque matin bloquée par le syndrome de la page blanche et je finissais invariablement collée à mon PC en buvant mon café devant des vidéos Youtube. Et chaque fois, je m’en voulais parce que je me disais que j’allais végéter, que plein de gens arrivaient à concilier boulot à temps plein et écriture, que je ne n’étais pas faite pour écrire, que je ne me donnais pas les moyens, bref, que j’étais une feignasse et zou, reprise de contrôle par la petite voix intérieure !

Comme souvent, j’ai cherché la solution dans les bouquins.

Récemment, j’ai lu un livre assez intéressant :  » Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une« , de Raphaëlle Giordano, qui m’a donné pas mal de pistes de réflexion sur les changements que je voulais apporter à ma vie.

Pas de gros changements, hein : on ne parle pas de tout plaquer, mais de petites choses qu’on peut modifier au quotidien pour arrêter de voir les choses en gris morose et se concentrer sur tout le positif qui jalonne nos journées, mais que notre cerveau a appris à ignorer. Si parfois, les ficelles de ce livre sont un peu grosses, je conseille quand même vivement d’y jeter un œil et de pratiquer les exercices proposés, comme tenir un journal de gratitude, la liste de nos qualités (si si, on en a tous plus qu’on ne veut le croire !) ou la liste de tout ce qu’on aimerait changer dans notre style de vie et de noter quand c’est fait.

Prendre des engagements avec soi-même

Parmi les choses que je voulais modifier, j’ai noté par exemple : « faire de l’exercice tous les jours, ne serait-ce que 10 mn pour commencer ». J’ai aussi pris l’engagement avec moi-même d’avancer dans mon projet littéraire sans me mettre de pression, mais de m’y consacrer quotidiennement.

Ce sont mes axes prioritaires, ceux qui comptent parce qu’ils participent à mon bien-être physique et mental. J’ai donc créé une page de journal avec un calendrier mensuel sur lequel, je me récompense en appliquant un joli tampon pour chaque activité effectuée dans la journée.

Dimanche, par exemple, j’ai fait une pause sport bien méritée, mais j’ai repris le lendemain.

Mon objectif est de parvenir à m’y tenir pendant au moins un mois pour ancrer ces activités dans mes habitudes. Les jours où je travaille, cela implique de me lever 15 minutes plus tôt pour faire immédiatement ma séance de sport, me doucher, prendre un petit déjeuner dans le calme et me plonger 20 à 30 minutes dans mon roman. Les bienfaits du sport sont immédiats sur ma concentration, en ce qui me concerne. J’arrive plus facilement à écrire maintenant que lorsque je m’y attelais sans cette préparation physique. J’espère bien arriver fin mai avec un calendrier rempli !

Petit à petit, j’espère modifier d’autres choses, instaurer de nouvelles habitudes, mais je sais qu’il ne faut pas forcer. Je prends mon temps, un pas après l’autre, et j’avance !

Et vous, avez-vous vos propres engagements personnels, vos rituels pour mener vos projets à terme?

Vaincre l’angoisse de la première page dans son carnet

Bonjour les amis !

Pardonnez mon silence ces dernières semaines, mais je n’avais tout simplement rien à vous raconter ! Noyée sous le boulot, la fatigue de cette fin d’hiver, tout ça, tout ça… Mais je ne suis pas restée inactive pour autant. Si côté écriture, je suis au point mort – espérons qu’avril soit plus prolifique ! –, mon cerveau est en mode dessin. Je n’arrête pas de semer des croquis partout, dès qu’une idée arrive. Je dois dire que c’est très utile, car ça m’a permis d’avancer sur le projet ITTI dont j’ai presque fini d’illustrer le premier épisode !

En prime, et voici l’objet de cet article, j’ai terminé mon premier sketchbook !

Alerte : ceci est un article qui parlera particulièrement aux adeptes du papier. Si ce n’est pas votre cas, vous risquez de me prendre pour une folle. Vous voilà prévenus !

Ça n’a l’air de rien comme ça, mais terminer un carnet est un acte hyper important pour moi. C’est la sensation d’avoir accompli quelque chose, d’avoir mené une tâche à son terme et surtout, d’avoir tenu (partiellement) ma promesse d’utiliser tout ce que j’achète.

En effet, je suis du genre collectionneuse dès qu’on parle de papèterie. Je possède une quantité impressionnante de carnets, cahiers, Traveler’s Notebooks en cuir etc. Je ne suis pas du genre à accumuler les fringues ou les bijoux, mais pour tout ce qui est lié à l’acte d’écrire ou dessiner, c’est proche de l’obsession.

Je ne vous ai pas photographié la pile de mes carnets, je n’aurais jamais réussi à tous les faire tenir ^^

Mon problème, c’est que pendant longtemps, j’ai été hantée par…

L’angoisse de la première page

Vous savez, ce moment où l’on entame un très beau nouveau carnet, on l’ouvre, on regarde sa perfection, on touche ses feuilles lisses et immaculées, puis on le referme, effrayé à l’idée de le ruiner en faisant un pâté dedans dès la première page ! Je suis certaine que quelques-uns d’entre vous comprennent de quoi je parle ! ^^

Combien de carnets ai-je ainsi abandonnés à leur solitude au fond de mes tiroirs ? Je ne saurais dire. Mais aujourd’hui, avec le recul et l’envie de consommer différemment, j’ai pris la décision d’utiliser jusqu’au bout chaque carnet que j’ai acheté. Autant dire que j’ai du papier jusqu’à la fin de mes jours !

Pourquoi un sketchbook devrait-il être parfait ?

Eh bien, en réalité, il n’y a aucune raison. Pareil pour nos carnets de notes, un bullet journal ou tout autre outil supposé nous aider au quotidien. Un sketchbook est là pour nous permettre de nous entraîner, c’est donc normal de foirer des essais à un moment ou à un autre ! Alors pourquoi cette crainte de « rater » ? Pourquoi abandonne-t-on un cahier quand on a le sentiment qu’il est moche ?

D’un côté, il y a notre propre perfectionnisme, qui nous murmure toujours que ce qu’on fait est raté (1er accord toltèque, bonjour ^^) et je crois qu’il y a aussi la prédominance actuelle des réseaux sociaux.

Cherchez sur Youtube des vidéos pour apprendre le dessin ou pour créer votre bullet journal et pleurez ! Tout est le plus souvent magnifique, on vous présente des œuvres d’art au style graphique impeccable. C’est rare de voir quelqu’un sur Youtube qui vous montre des trucs moches ou des ratages. Clairement, ça peut décourager !

D’ailleurs pour la peine, je ne vous montre pas non plus mes ratages dans l’article, mais j’en ai quelques uns dans la vidéo qui vous attend si vous lisez bien tout 🙂

Mais pourquoi est-ce beau ? Parce que les gens qui partagent leur travail s’entraînent depuis des mois, voire des années pour arriver à ce résultat. Il est normal de ne pas atteindre le même niveau en débutant et il ne faut surtout pas se mettre en tête qu’on peut les imiter.

Comment dépasser cette peur du ratage ?

Plusieurs idées pour vous :

Déjà, cherchez ce que vous voulez, vous. Ne vous basez pas sur ce que les autres vous montrent à travers le miroir idéalisé des réseaux sociaux. Attention, j’adore regarder ce qui se passe sur Youtube, Instagram ou Tumblr au niveau création artistique, journaling ou organisation. C’est vraiment inspirant, mais il faut savoir aller au-delà de ce qu’on admire pour créer l’outil qui nous convient réellement. Carnet de croquis ou bullet journal, pensez d’abord à ce que vous avez envie de voir quand vous travaillerez dedans.

Genre du Kung Fu Panda ! J’adore Kung Fu Panda ^^

Si la première page vous fait peur, vous avez la possibilité de commencer par la page suivante, ou par la couverture, si elle est faite pour dessiner dessus. J’adore mes carnets en kraft parce que la couverture permet de l’illustrer, c’est vraiment chouette pour personnaliser un carnet. Et si vous avez peur du dessin, il reste la solution collage ! Mettez de belles photos dedans, constituez un journal de vos souvenirs. Pour les écrivains de fiction, faites votre casting de personnages avec des portraits découpés et collés à côté de vos fiches de description !

D’ailleurs, le collage, n’est-ce pas une formidable solution pour dissimuler un ratage ? Paf, une jolie feuille blanche plaquée sur un échec et le tour est joué !

Pour débuter, optez pour un carnet de taille modeste, avec un nombre de pages raisonnables. Pour celui que je viens de finir, j’ai choisi un format de 20 pages en kraft. Je l’ai commencé en novembre et l’ai terminé le 19 mars, c’est vous dire si c’est dur pour moi ! Il faut dire que je suis infidèle, j’en utilise plusieurs en même temps, comme le montrent mes photos.

Limitez le croquis au crayon de papier au minimum. Encrez-le très vite. Ça fait peur, mais c’est très formateur. C’est un conseil donné par Boulet aux Imaginales, alors bon, hein, on écoute les pros ! Depuis que je fais ça, je stresse moins et mon trait est plus assuré. Je n’ai pas encore osé me lancer directement à l’encre sur de gros dessins, mais parfois, j’attaque tout de suite au stylo bille et le résultat final est assez sympa. Dites-vous qu’aucun croquis n’est jamais parfait, de toute façon. Aucun carnet, aussi beau soit-il, n’est sacré. Mieux vaut l’utiliser de bon cœur, avec le risque de rater quelques pages, plutôt que le laisser moisir dans le noir. J’ai des cahiers noircis de pages et de pages d’écriture moche, peu soignée, et pourtant, rien de me plait plus que de tourner les pages et de sentir le craquement caractéristique du papier usagé sous mes doigts.

Allez, avant de vous laisser sur ces réflexions, je vous offre une petite surprise: un tour en vidéo de mon carnet à dessins ! J’espère que ça vous plaira ! Je ne vous les montre pas tous parce que certains ne sont vraiment pas destinés à tous les petits yeux chastes et mineurs, sorry ! Mais pour le reste, amusez-vous bien!