La procrastination et moi

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, j’ai envie d’aborder un sujet qui m’intéresse beaucoup à titre personnel : la procrastination et surtout, les moyens de lutter contre elle.

Définition de la procrastination :

La procrastination (du latin pro, qui signifie « en avant » et crastinus qui signifie « du lendemain ») est une tendance à remettre systématiquement au lendemain des actions (qu’elles soient limitées à un domaine précis de la vie quotidienne ou non).

Source Wikipédia

Avec ça, nous voilà bien, n’est-ce pas ?

Je fais partie des personnes gravement atteintes par ce fléau, plus particulièrement dans la vie personnelle. Je peux reporter certaines tâches indéfiniment, et être prise d’une frénésie d’accomplissement un matin au réveil. Au travail, au contraire, j’ai tendance à gérer plein de choses en même temps, ce qui ne veut pas dire que ça me rende plus efficace, mais je n’ai pas beaucoup de choix.

Apparemment, la procrastination viendrait de plusieurs facteurs : des tâches rébarbatives à accomplir, l’ennui, l’anxiété, un manque d’estime de soi, mais aussi l’impulsivité. Enfin, d’après Wikipédia. Je dirais que moi, je suis un mélange de tout ça à la fois ! 🙂 (Je rajouterais les réseaux sociaux dans mes problèmes, mais bon…)

Pour autant, ça ne signifie pas que le procrastinateur ne fiche rien de ses journées, bien au contraire. C’est souvent quelqu’un qui va se trouver plein de choses à faire, du moment qu’elles n’ont aucun lien avec ce qui est réellement urgent/important.

Soyons clairs, dans certains aspects de ma vie quotidienne, je suis flemmarde et il y a plein de corvées que je déteste faire. Tout plutôt que le repassage, par exemple. D’ailleurs, j’ai une montagne de linge qui m’attend, mais je préfère écrire un article sur la procrastination, qui est bien plus essentiel, vous comprenez ?

Je peux aussi aller à reculons vers un sujet qui m’effraie, une confrontation, un rendez-vous pénible. Souvent, je ne me sens pas capable de gérer le problème ; j’aurai alors tendance à repousser l’échéance au maximum en m’inventant des choses plus importantes à faire. Alors que le plus souvent, je ressors soulagée de l’épreuve une fois que j’ai osé la traverser.

Personnellement, je dirais que la question de l’estime de soi est importante, notamment dans mon rapport à l’écriture. Je peux repousser des semaines durant la rédaction d’un chapitre, sous prétexte qu’il faut que je fasse plein de recherches. En réalité, c’est souvent une fausse barbe liée à mon perfectionnisme latent. Si je ne me sens pas à l’aise avec une scène, un chapitre, si j’ai l’impression que je cours au casse-pipe, eh bien, je n’y vais pas, c’est pas compliqué ! 🙂

Mes moyens pour lutter contre la procrastination :

1.Le questionnement :

Ça, je l’applique plutôt dans mes activités créatives. Pourquoi est-ce que je repousse ce fichu chapitre ? Qu’est-ce qui me dérange dans sa rédaction ? S’il est ennuyeux à écrire, c’est peut-être qu’il sera ennuyeux à lire aussi, dans ce cas, le problème est plus profond et nécessite de revoir le plan. Parfois, modifier quelques éléments de la trame permet de débloquer un nœud pénible qui retenait la plume. Ça m’est arrivé hier encore et la joie de rédiger plus d’un millier de mots après un silence de plusieurs semaines n’a pas de prix.

Attention toutefois à ne pas laisser le perfectionnisme biaiser votre questionnement. À un moment donné, il faut y aller ! La procrastination est une adversaire retorse qui se cache derrière les plus louables intentions.

2.Le Bullet journal :

J’en ai déjà parlé dans cet article, ce système de planning souple et personnalisable me permet de gérer plus sereinement mon quotidien. Il me permet de répartir les tâches qui ne m’emballent pas dans la semaine ou le mois, de gérer mes listes et de noter mes progrès. Quel plaisir de cocher des croix quand on s’est débarrassé d’un truc à faire !

dailybujo
Bon ok, je décore toujours un peu, mais j’ai acheté tellement de bêtises qu’il faut bien que je les utilise! 🙂

Attention cependant à ne pas procrastiner en faisant joujou avec le BuJo. On peut planifier à l’infini, à un moment donné il faut se mettre à l’œuvre ! Voilà pourquoi j’ai arrêté de me préoccuper de la décoration de mon Bullet Journal. J’y consacrais beaucoup trop de temps, influencée en cela par nombre de Youtubeuses très très créatives dans le domaine, comme l’adorable Boho Berry. Jusqu’à lire cette phrase très sage d’un utilisateur du système :

A bullet journal is about getting crap done, not making your crap look good.  Austin Miller

Un bullet journal est là pour gérer tes conneries*, pas pour les rendre jolies. (*sous entendu, tes trucs à faire)

Que rajouter à ça ? Ça m’a fait réfléchir à la façon dont j’utilisais le bullet journal et je me suis rendue à l’évidence, je ne l’exploitais pas. Je le laissais me contrôler en y insérant des tas de choses inutiles pour ne pas avoir à faire ce qui devait être fait.

J'adore Boho Berry, mais ça pour moi, c'est épuisant et je n'y retrouve pas mes petits… :-)
J’adore Boho Berry, mais ça pour moi, c’est épuisant et je n’y retrouve pas mes petits… 🙂

Aujourd’hui, je progresse. J’essaye vraiment de faire ce que j’y inscris. Je considère ça comme un engagement. Par exemple, grâce à lui, je n’ai encore loupé aucun de nos rendez-vous hebdomadaires sur ce blog ! J’y écris mes idées, mes projets, dans le but de les concrétiser et pas juste de faire une belle liste inutile ! 🙂

3.L’engagement :

J’ai décidé de quelques axes que je considère comme non négociables, c’est-à-dire que je dois faire en dépit des contraintes extérieures, du stress ou autres :

  • Le sport. Pour quelqu’un comme moi, avec un job sédentaire et des loisirs tout aussi sédentaires, c’est essentiel. J’ai planifié 2 séances de 2 heures par semaine et je m’efforce de prendre le vélo tous les jours. C’est gravé dans le marbre de mon bullet journal.
  • Le blog. Il est possible que j’en vienne à modifier le rythme, mais en tous cas, je tiens à ma régularité sur le sujet.
  • Écrire un chapitre par semaine sur mon roman en cours. Ça veut dire qu’il va falloir que je travaille sur une routine qui me permette d’avancer un peu tous les jours. Voilà un sujet d’article intéressant !
  • Ma cape violette de modératrice sur CoCyclics
  • Le dessin, notamment pour avancer sur les aventures d’Itti, parce que c’est un projet concret et qu’en plus, je ne suis pas seule dessus !
  • Et surtout, du temps pour Monsieur et moi !

Ouf ! ça en fait un long article, j’espère que vous ne vous êtes pas endormis ! Et vous, comment gérez-vous la procrastination ? Peut-être n’êtes-vous pas confrontés à ce problème et ce serait intéressant d’avoir votre ressenti sur le sujet. Si comme moi, vous en souffrez, n’hésitez pas à partager votre expérience en commentaires !

En attendant, passez une bonne semaine, les amis !

Aemarielle

Mes outils d’organisation: le bullet journal

Coucou tout le monde !

Alors, ça y est, nous voilà rendus à la fin des vacances ! Demain, je reprends le chemin du bureau, peut-être vous y trouvez-vous déjà ?

J’ai envie de rendre cette rentrée la moins désagréable possible et pour ce faire, je me suis attelée à un exercice amusant : j’ai préparé mon bullet journal pour septembre. Vous vous souvenez, j’en ai parlé très vite dans mon article sur mes outils d’écrivain et j’avais mis un lien vers une vidéo de son créateur, Ryder Caroll.

Mais je me suis dit que ça pourrait être sympa de partager ça avec vous, d’autant qu’il me semble que certaines d’entre vous sont déjà des adeptes du bujo, comme on dit !

Pourquoi un bullet journal et pas un agenda tout bête ?

C’est une bonne question. À la base, le bullet journal se veut un système rapide et adaptable pour planifier l’ensemble de ses tâches sur un seul support. Quand vous achetez un agenda tout fait, parfois, vous vous rendez compte qu’il ne répond pas à vos attentes. Par exemple, pour moi, parfois certaines de mes journées sont très chargées, d’autres beaucoup moins. J’aime fonctionner par « to do » listes et ça peut prendre de l’espace. Le bujo me permet de planifier comme je le souhaite.

Ça se présente comment, un bullet journal ?

En gros… Comme vous le voulez. Vous pouvez le tenir dans un vieux cahier, un petit carnet de notes, n’importe quel support papier, en fait. Moi, j’ai choisi d’utiliser un Filofax, parce que j’aime arracher des pages, reconfigurer mon agenda et que les anneaux me laissent cette liberté. Mais rien ne vous oblige à mettre plus de quelques euros dans l’outil de votre choix.

Note pour ceux qui débutent: parmi la communauté des bullet journalists, on trouve énormément de magnifiques spécimens entièrement décorés de washi tapes, stickers, dessins… Au début, je me suis laissée gagner par cette fièvre, mais sincèrement, je vous encourage à ne pas y céder. Vous gagnerez du temps et de l’argent, parce que ça finit par coûter très cher et surtout, par vous détourner de l’objectif premier du bujo: la simplicité.

Filofax 1

Filofax 2
J’aime bien décorer l’intérieur de l’agenda, mais vous verrez que mes pages restent ultra sobres.

 

Par où commencer?

En premier lieu, si vous avez opté pour un carnet, il est recommandé de laisser quelques pages vides pour tenir à jour votre table des matières. Cela implique aussi de numéroter les pages de votre bujo pour vous repérer. Perso, je ne le fais pas, mais ça peut être utile pour certains.

La deuxième étape consiste à choisir vos « bullets« , c’est-à-dire, les symboles qui définiront les tâches à accomplir, les événements ou les notes. Je n’en ai pas défini beaucoup, pour ma part. Si vous regardez certains bujos, vous verrez parfois des codes très complexes, des systèmes mêlant symboles, codes couleurs, etc. Honnêtement, mieux vaut rester très simple au début, le temps de s’approprier l’outil. Moi, je suis encore en train de me l’approprier, de chercher ce qui me sert le plus, ce dont je peux me passer…

Filofax 3

Parmi les bullets les plus communes, on trouve les tâches. Moi, j’ai répertorié :

Les tâches à faire, celles restant à faire, celles qui sont reportées (je mets une flèche devant pour les signaler)

Les événements:

Mes rendez-vous (une étoile), les sujets importants (le point d’exclamation) et les trucs importants à voir (l’œil)

Les notes:

Je ne les ai pas précisées dans ma liste, mais je les représente le cas échéant… par du texte. Ryder Caroll utilise un « _ », mais je ne garde de sa méthode que ce qui m’est utile.

Surtout, gardez à l’esprit que le bullet journal est un outil rapide. Il est important d’utiliser des termes courts et concis pour ne pas se noyer ou se sentir submergé. Et surtout, il est essentiel de l’adapter à ses besoins.

Planifier longtemps à l’avance:

Le principe du bujo, au départ, c’est de planifier au jour le jour, selon ses besoins. néanmoins, il peut être pratique de noter des choses prévues dans plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Je me suis donc réservée quelques pages mensuelles ou je note les événements à venir longtemps à l’avance.

Filofax 5
Un petit exemple avec septembre et octobre

Le planning mensuel:

Une fois les étapes précédentes franchies (Rassurez-vous, ce sont celles qui prennent le plus de temps, mais vous ne les faites qu’une fois ^^), vous pouvez passer au mois en cours.

L’idée, c’est d’avoir un visuel du mois en un seul coup d’œil, avec les rdv importants, les événements à ne pas manquer, entre autres.

 

Filofax 7
Là, je viens de faire septembre, donc je ne résiste pas à vous le montrer en avant-première

Sur un côté, j’ai tout simplement un calendrier où figurent les choses essentielles du mois, que je mets à jour selon l’évolution du planning. Sur l’autre page, je note les objectifs et les trucs importants pour moi. Vous voyez que je prévois de faire du sport et d’écrire, ce mois-ci! ^^

Et enfin, on trouve le planning quotidien. Celui-ci, on ne le prévoit pas à l’avance, on s’y penche la veille au soir ou parfois le matin, pour préparer sa journée sereinement. On note les tâches prévues, les rdv, les essentiels du jour, point.

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À titre d’exemple, le début du mois d’aout, où je n’étais pas encore en mode vacances 🙂 Ensuite, je n’ai presque plus rien planifié du mois! ^^

Voilà pour cette présentation de mon bullet journal. Il évoluera certainement encore dans les prochains mois, c’est tout à fait normal. En attendant, je l’utilise dans la vie pro et perso et je dois dire qu’il m’est d’une aide précieuse.

Et vous, vous utilisez un agenda classique, pas d’agenda du tout? Un bullet journal ? Qu’est-ce qui vous plait le plus dans cet outil ?

Au fait, je profite de cet article pour vous remercier chaleureusement ! Grâce à vous, ce blog est vivant, on y discute ! vous venez régulièrement m’y retrouver et j’en suis extrêmement heureuse! Je vous adore et je vous souhaite une excellente rentrée !