Libérez votre créativité | Julia Cameron

Cet été, je me suis offert quelques livres sur la créativité et la façon dont on peut la retrouver quand elle est partie en vacances, ou l’entretenir et l’aider à s’épanouir. C’est un sujet qui me passionne parce que la créativité et moi entretenons une liaison parfois fluctuante, souvent conflictuelle et tout à fait imprévisible. 

Madame s’absente parfois des semaines, voire des mois, elle rejaillit quand j’estime ne pas avoir le temps, s’évapore quand je m’assied à mon bureau, motivée à avancer. Elle est espiègle, inconstante, mais revient toujours quand je ne l’attends pas. C’est… amusant (non), séduisant (non, toujours pas) et charmant (en fait c’est très énervant).

Parmi les ouvrages de références pour les artistes en quête d’un rapport sain et nourrissant avec leur créativité, figure The Artist’s Way, de Julia Cameron, romancière, scénariste et poète entre autres choses, autrice de l’un des ouvrages les plus lus en matière de développement personnel. Lu par beaucoup de monde sauf moi. Jusqu’à maintenant.

12 semaines pour renouer avec son artiste

En terme de contenu, Libérez votre créativité a été écrit il y a longtemps (1982) et cela se ressent dans le style et le côté un peu vieillot des exemples utilisés. je crois qu’il existe une version plus récente, mais ce n’est pas la mienne. On peut aussi être un peu gêné par les mentions récurrentes à Dieu ou au grand créateur, mais je me contente de faire l’impasse ou de remplacer par l’Univers, ça marche aussi. J’ai pris l’habitude en lisant les 4 accords toltèques

J’ai tendance à dévorer ce genre de bouquins, mais dans le cas présent, Libérez votre créativité se savoure par petites touches, ou plutôt par semaines. En effet, l’idée est de suivre un programme de réconciliation avec son artiste intérieur à l’aide d’explications et d’exercices à appliquer chaque semaine. Pour le moment, j’en suis à la semaine 2 sur 12 et je suis agréablement surprise par les premiers effets des conseils de Julia Cameron sur moi. 

Faites vos pages du matin

Le premier pilier du programme, ce sont les pages du matin – ça doit parler aux adeptes du Miracle Morning – un exercice non négociable à faire dès le lever pour clarifier son esprit et le nettoyer de tout ce qui le pèse. L’idée est de prendre un carnet et de noircir 3 pages chaque jour, sans se soucier de la forme.

C’est pour cela que Julia Cameron parle de faire ses pages, plutôt qu’écrire ses pages, car elle a constaté que souvent, les écrivains se bloquent à l’idée de mal écrire, de faire des fautes, alors qu’il ne s’agit pas de juger ce qu’on jette dans ce carnet. D’ailleurs il ne faut surtout pas les relire avant au moins 8 semaines et encore moins les montrer à qui que ce soit. On écrit en mode automatique, on laisse couler ce qui vient.

Chez moi, ça commence souvent par un maelstrom de pensées en vrac, puis quelques idées intéressantes qui fleurissent sur ce tas de fumier. Julia Cameron précise aussi de noter des affirmations positives dans son carnet pour recalibrer son cerveau et faire fuir le syndrome de l’imposteur. 

Emmenez votre artiste en rendez-vous

Le deuxième pilier du programme, c’est le rendez-vous avec son artiste. Chaque semaine, on se bloque un moment, 1 ou 2 heures et on part en vadrouille, rien que soi. Une promenade dans la nature, une visite de musée, un film au cinéma, une incursion dans une papeterie en quête de matériel pour décorer son carnet, embellir son bureau, peu importe, du moment que ça nourrit l’artiste en nous. Et si possible, un truc qui nous plait vraiment. Pas la peine de courir au musée si ça ne nous dit rien en réalité. 

Le livre propose également une série de petits exercices qu’on peut inclure ou non dans le programme, comme des lettres imaginaires, ou se projeter dans le.s métier.s de nos rêves et essayer de le.s vivre pendant la semaine, ou encore se remémorer les compliments qu’on a pu nous faire et qui ont regonflé notre amour-propre créatif, les noter et les garder en vue. 

Tout ceci me donne pour le moment une très bonne opinion de ce livre. J’espère bien mener le programme à son terme et vous en faire un rapport d’expérience. Peut-être pourrais-je faire quelques points d’étape pour vous parler des différents aspects du programme, ça vous intéresserait ? N’hésitez pas à me le dire en commentaires. De même si vous l’avez lu et avez testé le programme, racontez-moi comment ça s’est passé, ce que vous en avez retiré. 

 

Quelques mises à jour de dessins

Bonjour par ici,

je suis aux abonnées absentes depuis quelques temps, mais je profite d’un peu de répit pour donner quelques nouvelles, notamment en matière de dessins puisque j’ai effectué quelques commandes depuis mon inscription en tant qu’artiste.

Mel, un des personnages de La réelle hauteur des hommes, de Jo Ann Von haff
Léon, tiré du roman Les yeux de Léon, toujours par Jo Ann
Anaëlle, tout droit venue des Yeux de Léon, elle aussi
Tito et Athènes, habitué Du Sorbier des Oiseleurs, le petit dernier de Jo Ann
Virginia, alias Ginie, tout aussi fidèle du Sorbier des Oiseleurs

Je suis ravie de travailler sur la collection de Jo Ann, qui voulait rester dans un thème kraft avec quelques touches de couleur. Je suis restée dans une gamme mêlant l’encre acrylique, les crayons de couleurs et les marqueurs à alcool.

Si mon style de dessin vous plait, que vous aussi avez envie de voir vos personnages prendre vie, n’hésitez pas à me contacter sur contact@aemarielle.com  pour en discuter.

Je reviens prochainement avec quelques nouvelles sur l’écriture (il ne vous aura pas échappé qu’il n’y a plus de mise à jour du Cycle du dieu Noir depuis un certain temps déjà, je vous expliquerai pourquoi) et sur mes activités du moment, à savoir le bilan de compétences.

D’ici là, je vous embrasse !

Récap’ du mois de janvier 2018

Plutôt que de préparer un gros bilan en fin d’année, j’ai décidé de le faire petit à petit, chaque mois, histoire de suivre ce que je fais de bien et ce que je peux améliorer par rapport à mon programme prévisionnel. Pour le mois de janvier, j’ai pas mal de points de satisfaction et quelques petits ratés.

D’abord, ze fail :

Côté lecture, c’est vraiment faiblard. J’ai eu du mal à me plonger dans des textes ce mois-ci. J’ai quand même lu Reine des Batailles et le Faucon Éternel de David Gemmell, même si ce ne sont clairement pas ces romans que je recommanderais à qui veut découvrir cet auteur. Je me suis un peu ennuyée et je pense que ça a freiné mes envies de lecture.

J’ai tout de même commencé un recueil de nouvelles, Dangerous Women, et ai beaucoup aimé la première, Desperada, par Joe Abercrombie. J’apprécie le style sec et direct de l’auteur qui cadre parfaitement avec cette ambiance Western. La deuxième, Cocktail explosif, par Jim Butcher, se lit très bien aussi, malheureusement, elle semble issue d’une série Urban Fantasy qui m’est totalement inconnue, Les Dossiers Dresden, du coup je me suis sentie un peu larguée par certaines références. C’est là que je constate mes lacunes côté culture SFF. Manifestement, j’ai du retard à rattraper sur des sagas archi connues.

Ce qui se passe tranquillou:

Le cinéma

On essaye d’aller voir 4 films par mois. Pour janvier, ça aura été 3, mais 3 moments sympas.

D’abord, Jumanji, pour lequel nous partions sans rien attendre de plus qu’un nanar avec Dwayne Johnson dedans, mais qui nous a fait rire à nous décrocher la mâchoire. Plein de références très bien fichues autour des jeux vidéos et un humour très léger. Rien à redire, ce film fait son boulot.

Star Wars 8 nous a aussi bien plu. Déjà, moi, n’en déplaise aux fans de la première heure, j’ai aimé le 7, du coup le 8 s’est trouvé dans la continuité. L’histoire ne casse pas 3 pattes à un canard, hein, on est d’accord, mais j’ai pas vu passer le film, et l’évolution de Luke m’a vraiment plu.

The Greatest Showman, autour des débuts du cirque Barnum. Un film musical ultra pêchu avec des chansons qui vous restent dans la tête, des scènes de danse très très impressionnantes et une bonne humeur contagieuse. Un peu de guimauve, sans trop, je suis sortie de là avec la banane et toute reboostée moralement.

Le Cycle du Dieu Noir

Chaque vendredi depuis le début de l’année, je publie sur le blog un chapitre de ma série. On ne peut pas dire que ce soit un méga succès pour le moment. Je culmine à une trentaine de vues sur le premier chapitre et le score s’érode à chaque publication. Merci aux quelques copines qui ont laissé un commentaire jusqu’ici, ça me fait plaisir ! Bien sûr, j’aimerais davantage de réactions, mais c’est la vie, tout est affaire de patience et de persévérance. Je publie surtout pour le plaisir et pour me pousser à montrer ce que je fais. C’est tout ce qui importe.

L’écriture:

J’ai repris un essai de nouvelle pour en faire un petit roman pulp sans prétention, hommage à mes années passées sur le campus de Strasbourg et au jeu de rôle. J’écris petit à petit, je me donne l’année pour l’écrire, sans forcer. En effet, je me réserve du temps pour des projets professionnels importants.

Le sport:

Je me suis mise au running le 1er janvier et je cours tous les dimanches sans faute, en augmentant la durée à chaque séance. Je ne pensais pas aimer ça, mais finalement, je trouve ça génial. Je finis chaque course plus remontée que jamais, je suis plus concentrée sur mes projets depuis que je vide ma tête des pensées parasites en courant. Je suis loin d’être performante, je cours au rythme d’un escargot, mais monsieur et moi allons plus loin chaque dimanche et c’est cool.

Les trucs totalement exaltants

Je prépare un bilan de compétences histoire de me situer professionnellement à l’approche de la quarantaine et revoir mes valeurs, mes souhaits et mes attentes.

Je me suis également inscrite auprès de l’URSSAF en tant qu’artiste. Oui, je suis désormais une indé ! Me reste à gérer la paperasse qui me tombe dessus en même temps que mon numéro siret et le tour sera joué ! Ce n’était pas prévu au programme, je l’avoue, mais j’ai reçu une commande d’une amie autrice dont j’aime l’univers et la plume. Elle m’a commandé des portraits de certains personnages et je me suis dit que c’était peut-être le moment de surpasser le syndrome de l’imposteur. Je suis à la fois très heureuse et totalement anxieuse de voir si ça peut donner quelque chose d’intéressant au-delà de cette commande. Mon cerveau est en ébullition créative ces jours–ci ! Si vous voyez des changements sur les réseaux sociaux, c’est normal. Comme dirait Florie sur le temps conte, je vais commencer à raconter une nouvelle histoire 🙂 

Voilà pour aujourd’hui, ça fait déjà pas mal de choses pour un mois, non?