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#OneBookJuly2017 un seul support pour ses projets

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler d’un défi amusant organisé par des Youtubeuses américaines, Carie Harling, MissVickyBee et RhomanysRealms, toutes 3 adeptes des journaux et accumulatrices de beaux carnets. Il parlera sans doute aux adeptes du Bullet Journal et donnera peut-être des idées aux personnes qui cherchent à organiser leurs idées. Ok, c’est en anglais, par contre, mais le fonctionnement n’a rien de compliqué – en théorie.

Simplifier, repenser, alléger…

#OnebookJuly signifie en gros « un carnet pour juillet », ce qui résume assez bien le principe du défi : se débrouiller pour n’utiliser qu’un seul support pendant tout le mois. Pour être plus juste, 1 seul « carnet » et un seul stylo, pour ne plus se concentrer sur la forme, mais bel et bien sur le fond de son système d’organisation.

Alors, quand on suit le système du bullet journal dans son esprit le plus pur, normalement, on devrait déjà en être là. Mais bon, en ce qui me concerne – et je sais que je ne suis pas la seule…  –, telle une bonne fanatique de papeterie, je collectionne les carnets et les stylos. Projets divers, journal intime, bujo, art journal, suivi de désencombrement, je trouve toujours une bonne excuse pour acheter du matos. Surtout avec les possibilités d’achats par internet qui rendent les pulsions consuméristes de plus en plus difficiles à combattre. Paf, un clic ou deux et hop, colis dans la boite à lettres !

Mais ça, c’était avant ! (Rire jaune)

Bon, sans plaisanter, un de mes projets, noté soigneusement en début d’année dans mon bullet journal, consiste à désencombrer mon environnement, réduire mes dépenses et l’accumulation de matériel que je n’utilise pas. J’ai déjà tellement de stylos, de blocs de papier aquarelle, marqueur, bristol, de cahiers et de recharges pour mes Traveler’s Notebook que je pourrais écrire et dessiner pendant une vie entière.

Au début de mon intérêt pour le bujo, j’ai accumulé plein de choses en me disant que j’allais joliment décorer mon carnet, sauf qu’en fait, j’ai réalisé peu après que si j’adorais voir les magnifiques œuvres des autres, (dont certaines débordent tellement de déco qu’on se demande ce qu’elles peuvent écrire dedans) j’avais tout intérêt à garder mon bujo sobre et clair. Impossible de me concentrer dans trop de fouillis. Je ne colle pas d’autocollants partout, à peine quelques touches de washi (adhésif décoratif) par ci par là.

Donc, #OneBookJuly va surtout être pour moi l’occasion de repenser mon système d’organisation en profondeur pour arrêter de repousser les échéances (genre écrire les articles de blog prévus ou publier le Cycle du Dieu noir en ligne…) et me consacrer réellement aux sujets qui comptent : l’écriture,  l’illustration et le désencombrement matériel ainsi que mental.

Je veux que mon système d’organisation soit clair, efficace et sans décoration excessive. (Notez que j’ai l’intention d’utiliser les bêtises que j’ai achetées quand même, hein, ce serait dommage de gaspiller, mais je ne rachèterai plus.) À terme, le principe du Onebook devrait être mon mode de fonctionnement ultime, mon but à atteindre. Cela ne se fera pas du jour au lendemain, mais cela se fera !

Pour vous donner une idée, l’objectif est de passer de ça :

Et encore, j’ai pas tout photographié, ça prenait trop de place…

A ça :

Je suis très optimiste pour le coup, ça risque de me prendre beaucoup de temps de réduire mon stock pour arriver à ce résultat !

Je posterai des articles pour partager le contenu et les préparatifs de mon OnebookJuly avec vous. Si d’autres veulent participer, vous pouvez le faire en commentaires ou rejoindre le #OneBookJuly2017 sur Instagram ou Facebook.

À très vite! 

Changer ses habitudes : instaurer un rituel matinal

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, je voulais vous parler d’un défi personnel que je me suis lancée pour reprendre le rythme, tant au niveau écriture qu’au niveau forme physique. Vous vous souvenez que j’avais parlé du Miracle Morning il y a quelques mois ? Force est de constater que je n’ai pas su exploiter son potentiel. Je me levais certes tôt, mais j’avais l’impression d’y être contrainte et de ne pas utiliser ce temps disponible de la bonne manière. J’ai laissé tomber assez rapidement, parce qu’au fond de moi, je sais que j’ai raté un truc.

Savoir pourquoi on fait les choses

Mon problème était de n’avoir pas déterminé ce qui était important pour moi, quelles étaient mes priorités. Je ne savais pas pourquoi je m’extirpais si tôt de mon lit chaque matin. Enfin si, je savais que je voulais écrire, mais je me retrouvais chaque matin bloquée par le syndrome de la page blanche et je finissais invariablement collée à mon PC en buvant mon café devant des vidéos Youtube. Et chaque fois, je m’en voulais parce que je me disais que j’allais végéter, que plein de gens arrivaient à concilier boulot à temps plein et écriture, que je ne n’étais pas faite pour écrire, que je ne me donnais pas les moyens, bref, que j’étais une feignasse et zou, reprise de contrôle par la petite voix intérieure !

Comme souvent, j’ai cherché la solution dans les bouquins.

Récemment, j’ai lu un livre assez intéressant :  » Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une« , de Raphaëlle Giordano, qui m’a donné pas mal de pistes de réflexion sur les changements que je voulais apporter à ma vie.

Pas de gros changements, hein : on ne parle pas de tout plaquer, mais de petites choses qu’on peut modifier au quotidien pour arrêter de voir les choses en gris morose et se concentrer sur tout le positif qui jalonne nos journées, mais que notre cerveau a appris à ignorer. Si parfois, les ficelles de ce livre sont un peu grosses, je conseille quand même vivement d’y jeter un œil et de pratiquer les exercices proposés, comme tenir un journal de gratitude, la liste de nos qualités (si si, on en a tous plus qu’on ne veut le croire !) ou la liste de tout ce qu’on aimerait changer dans notre style de vie et de noter quand c’est fait.

Prendre des engagements avec soi-même

Parmi les choses que je voulais modifier, j’ai noté par exemple : « faire de l’exercice tous les jours, ne serait-ce que 10 mn pour commencer ». J’ai aussi pris l’engagement avec moi-même d’avancer dans mon projet littéraire sans me mettre de pression, mais de m’y consacrer quotidiennement.

Ce sont mes axes prioritaires, ceux qui comptent parce qu’ils participent à mon bien-être physique et mental. J’ai donc créé une page de journal avec un calendrier mensuel sur lequel, je me récompense en appliquant un joli tampon pour chaque activité effectuée dans la journée.

Dimanche, par exemple, j’ai fait une pause sport bien méritée, mais j’ai repris le lendemain.

Mon objectif est de parvenir à m’y tenir pendant au moins un mois pour ancrer ces activités dans mes habitudes. Les jours où je travaille, cela implique de me lever 15 minutes plus tôt pour faire immédiatement ma séance de sport, me doucher, prendre un petit déjeuner dans le calme et me plonger 20 à 30 minutes dans mon roman. Les bienfaits du sport sont immédiats sur ma concentration, en ce qui me concerne. J’arrive plus facilement à écrire maintenant que lorsque je m’y attelais sans cette préparation physique. J’espère bien arriver fin mai avec un calendrier rempli !

Petit à petit, j’espère modifier d’autres choses, instaurer de nouvelles habitudes, mais je sais qu’il ne faut pas forcer. Je prends mon temps, un pas après l’autre, et j’avance !

Et vous, avez-vous vos propres engagements personnels, vos rituels pour mener vos projets à terme?

Dans l’esprit d’un procrastinateur

Bonsoir à tous!

Me revoici avec un billet un peu différent. Ce soir, je vais laisser quelqu’un nous parler de façon très drôle et très vraie de la procrastination. Il s’agit de Tim Urban, du blog Wait but Why. Si je ne suis pas forcément concernée par le souci des deadlines, je suis plutôt dans la 2ème catégorie de procrastinateurs. Je vous laisse découvrir de quoi je parle !

Sur ce, bonne soirée avec votre petit singe personnel ! 🙂

« Comme par magie, vivre sa créativité sans la craindre », d’Elizabeth Gilbert

Bonjour à tous,

Ces derniers temps, je n’ai pas publié grand-chose sur ce blog, pas plus que je n’ai avancé sur mes différents romans. L’héritier du Shogun est retourné au fond d’un dossier sur ma clé USB et le Cycle du Dieu Noir est resté pendant plusieurs mois au point mort. À vrai dire, je ne sais pas pourquoi j’ai soudainement cessé d’écrire. J’ai eu le sentiment que mon inspiration m’avait déserté, que je n’étais plus bonne à rien. Le peu de mots que je posais sur le papier me paraissait nul et sans intérêt. J’ai même supprimé mon texte de la plate-forme Wattpad car je ne me sentais plus du tout motivée pour y partager quoi que ce soit. Pas tout à fait à tort d’ailleurs, vu que ça n’a manifestement pas été remarqué par grand-monde ! 😀

Je ne voyais plus vraiment de raison pour me consacrer à l’écriture. Pourquoi écrivais-je, en fait ? Si on n’écrit pas dans le but d’attendre en tremblant la réponse des éditeurs, alors pourquoi le faire ? À quoi bon terminer un roman qui ne sera probablement lu que par une poignée de personnes?

Petit à petit, j’ai délaissé la question, je suis partie flâner du côté du dessin si j’y étais (et il se trouve que j’y étais !) et la situation a duré jusqu’à présent. Pourtant, une partie de moi me disait : « Mais c’est pas possible, tu dois reprendre tes travaux, ne laisse pas ton projet en plan comme ça ! »

Je me suis souvenue que Florie, sur La Nife en l’Air, avait évoqué un livre qui avait modifié son approche de l’écriture. (Lisez son billet, il est complet et tout à fait passionnant ! )Elle m’avait aussi parlé des podcasts organisés par l’autrice autour de la créativité, du rapport à l’art, des raisons pour lesquelles on crée quelque chose.

Ce livre, c’est Comme par Magie (ou Big Magic en VO) d’Elizabeth Gilbert. Je suis allée l’acheter un soir de grande déprime après le boulot, en me disant que j’avais besoin de me recentrer sur ce qui comptait vraiment pour moi.

Liz Gilbert est entre autres, l’autrice de Mange, Prie, Aime (que j’avoue sans honte ne pas avoir lu, même si j’en ai beaucoup entendu parler !), et c’est aussi une femme ultra optimiste, qui a connu le long et difficile parcours des écrivains anonymes avant d’arriver à percer. Et sa recette pour y parvenir est un mélange de persévérance, de boulot acharné et de légèreté. Je ne vais pas vous gâcher le plaisir de la découverte en vous révélant trop de son contenu, mais lire son livre m’a pas mal éclairée sur les raisons de mon blocage : parmi elles, la quête de la perfection.

Ouiii ! Le retour du perfectionnisme, celui qui vous dit que ce que vous écrivez est non seulement nul, mais en plus totalement inutile, puisque ça ne vous mène à rien. Celui qui vous informe que de toute façon, sans un vrai message engagé derrière, vos histoires ne servent à rien. Tant de gens écrivent bien mieux que moi, la preuve : les éditeurs apprécient leur travail et les publient parce qu’en plus d’être passionnants, leurs romans sont intelligents et porteurs d’un message important à l’attention du monde entier.

Sauf qu’à la base, j’écris d’abord pour mon petit plaisir égoïste ! J’essaye de raconter l’histoire que j’ai envie de lire, de communiquer avec mes personnages et avec le souffle créatif (appelons-le Muse si on veut) qui me donne l’énergie pour avancer. Si j’aborde parfois des sujets graves, notamment sur la condition féminine dans des mondes profondément patriarcaux, je ne cherche aucunement à imposer une réflexion plus profonde que celle qu’on voudra bien y trouver. Et ce n’est pas une catastrophe, me rappelle l’autrice. Il y aura des gens pour aimer ce que j’écris et il y en aura tout autant pour s’en contrefiche. Je n’en suis pas moins légitime dans mon envie de partager mes textes. Ce livre m’a aussi rappelé que je n’ai besoin de l’autorisation de personne pour exercer ma créativité à tout moment, par l’écriture ou le dessin. J’aime beaucoup cette phrase : si tu es financièrement indépendant et que tu n’ennuies personne, tu as toute liberté de faire ce qui te plait de ta vie.

Eh ben ouais, c’est pas plus compliqué : quand je sors du boulot, je suis une artiste de l’imaginaire ! J’écris des histoires qui n’ont pour autre but que de divertir, des récits où la magie et des créatures fantastiques se promènent en liberté, et j’ai parfaitement le droit de m’en contenter ! Donc, on arrête de pleurnicher et on se remet à l’ouvrage, Madame !

Et vous, connaissez-vous ce petit livre si riche d’expériences et de sagesse? Comment vivez-vous votre créativité au quotidien?

Vous voulez en savoir plus sur Elizabeth Gilbert?

Sa conférence TED Talk  (in English )

Sa page Facebook

Vaincre l’angoisse de la première page dans son carnet

Bonjour les amis !

Pardonnez mon silence ces dernières semaines, mais je n’avais tout simplement rien à vous raconter ! Noyée sous le boulot, la fatigue de cette fin d’hiver, tout ça, tout ça… Mais je ne suis pas restée inactive pour autant. Si côté écriture, je suis au point mort – espérons qu’avril soit plus prolifique ! –, mon cerveau est en mode dessin. Je n’arrête pas de semer des croquis partout, dès qu’une idée arrive. Je dois dire que c’est très utile, car ça m’a permis d’avancer sur le projet ITTI dont j’ai presque fini d’illustrer le premier épisode !

En prime, et voici l’objet de cet article, j’ai terminé mon premier sketchbook !

Alerte : ceci est un article qui parlera particulièrement aux adeptes du papier. Si ce n’est pas votre cas, vous risquez de me prendre pour une folle. Vous voilà prévenus !

Ça n’a l’air de rien comme ça, mais terminer un carnet est un acte hyper important pour moi. C’est la sensation d’avoir accompli quelque chose, d’avoir mené une tâche à son terme et surtout, d’avoir tenu (partiellement) ma promesse d’utiliser tout ce que j’achète.

En effet, je suis du genre collectionneuse dès qu’on parle de papèterie. Je possède une quantité impressionnante de carnets, cahiers, Traveler’s Notebooks en cuir etc. Je ne suis pas du genre à accumuler les fringues ou les bijoux, mais pour tout ce qui est lié à l’acte d’écrire ou dessiner, c’est proche de l’obsession.

Je ne vous ai pas photographié la pile de mes carnets, je n’aurais jamais réussi à tous les faire tenir ^^

Mon problème, c’est que pendant longtemps, j’ai été hantée par…

L’angoisse de la première page

Vous savez, ce moment où l’on entame un très beau nouveau carnet, on l’ouvre, on regarde sa perfection, on touche ses feuilles lisses et immaculées, puis on le referme, effrayé à l’idée de le ruiner en faisant un pâté dedans dès la première page ! Je suis certaine que quelques-uns d’entre vous comprennent de quoi je parle ! ^^

Combien de carnets ai-je ainsi abandonnés à leur solitude au fond de mes tiroirs ? Je ne saurais dire. Mais aujourd’hui, avec le recul et l’envie de consommer différemment, j’ai pris la décision d’utiliser jusqu’au bout chaque carnet que j’ai acheté. Autant dire que j’ai du papier jusqu’à la fin de mes jours !

Pourquoi un sketchbook devrait-il être parfait ?

Eh bien, en réalité, il n’y a aucune raison. Pareil pour nos carnets de notes, un bullet journal ou tout autre outil supposé nous aider au quotidien. Un sketchbook est là pour nous permettre de nous entraîner, c’est donc normal de foirer des essais à un moment ou à un autre ! Alors pourquoi cette crainte de « rater » ? Pourquoi abandonne-t-on un cahier quand on a le sentiment qu’il est moche ?

D’un côté, il y a notre propre perfectionnisme, qui nous murmure toujours que ce qu’on fait est raté (1er accord toltèque, bonjour ^^) et je crois qu’il y a aussi la prédominance actuelle des réseaux sociaux.

Cherchez sur Youtube des vidéos pour apprendre le dessin ou pour créer votre bullet journal et pleurez ! Tout est le plus souvent magnifique, on vous présente des œuvres d’art au style graphique impeccable. C’est rare de voir quelqu’un sur Youtube qui vous montre des trucs moches ou des ratages. Clairement, ça peut décourager !

D’ailleurs pour la peine, je ne vous montre pas non plus mes ratages dans l’article, mais j’en ai quelques uns dans la vidéo qui vous attend si vous lisez bien tout 🙂

Mais pourquoi est-ce beau ? Parce que les gens qui partagent leur travail s’entraînent depuis des mois, voire des années pour arriver à ce résultat. Il est normal de ne pas atteindre le même niveau en débutant et il ne faut surtout pas se mettre en tête qu’on peut les imiter.

Comment dépasser cette peur du ratage ?

Plusieurs idées pour vous :

Déjà, cherchez ce que vous voulez, vous. Ne vous basez pas sur ce que les autres vous montrent à travers le miroir idéalisé des réseaux sociaux. Attention, j’adore regarder ce qui se passe sur Youtube, Instagram ou Tumblr au niveau création artistique, journaling ou organisation. C’est vraiment inspirant, mais il faut savoir aller au-delà de ce qu’on admire pour créer l’outil qui nous convient réellement. Carnet de croquis ou bullet journal, pensez d’abord à ce que vous avez envie de voir quand vous travaillerez dedans.

Genre du Kung Fu Panda ! J’adore Kung Fu Panda ^^

Si la première page vous fait peur, vous avez la possibilité de commencer par la page suivante, ou par la couverture, si elle est faite pour dessiner dessus. J’adore mes carnets en kraft parce que la couverture permet de l’illustrer, c’est vraiment chouette pour personnaliser un carnet. Et si vous avez peur du dessin, il reste la solution collage ! Mettez de belles photos dedans, constituez un journal de vos souvenirs. Pour les écrivains de fiction, faites votre casting de personnages avec des portraits découpés et collés à côté de vos fiches de description !

D’ailleurs, le collage, n’est-ce pas une formidable solution pour dissimuler un ratage ? Paf, une jolie feuille blanche plaquée sur un échec et le tour est joué !

Pour débuter, optez pour un carnet de taille modeste, avec un nombre de pages raisonnables. Pour celui que je viens de finir, j’ai choisi un format de 20 pages en kraft. Je l’ai commencé en novembre et l’ai terminé le 19 mars, c’est vous dire si c’est dur pour moi ! Il faut dire que je suis infidèle, j’en utilise plusieurs en même temps, comme le montrent mes photos.

Limitez le croquis au crayon de papier au minimum. Encrez-le très vite. Ça fait peur, mais c’est très formateur. C’est un conseil donné par Boulet aux Imaginales, alors bon, hein, on écoute les pros ! Depuis que je fais ça, je stresse moins et mon trait est plus assuré. Je n’ai pas encore osé me lancer directement à l’encre sur de gros dessins, mais parfois, j’attaque tout de suite au stylo bille et le résultat final est assez sympa. Dites-vous qu’aucun croquis n’est jamais parfait, de toute façon. Aucun carnet, aussi beau soit-il, n’est sacré. Mieux vaut l’utiliser de bon cœur, avec le risque de rater quelques pages, plutôt que le laisser moisir dans le noir. J’ai des cahiers noircis de pages et de pages d’écriture moche, peu soignée, et pourtant, rien de me plait plus que de tourner les pages et de sentir le craquement caractéristique du papier usagé sous mes doigts.

Allez, avant de vous laisser sur ces réflexions, je vous offre une petite surprise: un tour en vidéo de mon carnet à dessins ! J’espère que ça vous plaira ! Je ne vous les montre pas tous parce que certains ne sont vraiment pas destinés à tous les petits yeux chastes et mineurs, sorry ! Mais pour le reste, amusez-vous bien!

 

Point d’étape 2017 : Le projet Itti

Bonjour à tous !

Aujourd’hui, ce sera un billet très court, pour vous tenir un peu au courant d’un des projets que j’évoquais dans mon article précédent. Cette semaine, j’ai eu l’occasion d’échanger avec Colcoriane, une copine grenouille rencontrée sur CoCyclics sur la manière dont nous allions aborder notre projet d’histoire illustrée pour les tout petits. Cet entretien m’a permis de relancer l’inspiration, de me motiver et de foncer dans le tas ! ^^

Me voici donc membre du site Whisperies, qui est une plateforme dont le fonctionnement peut rappeler un peu Wattpad, à ceci près que les auteurs et illustrateurs sont rémunérés pour leurs œuvres. Bon, pour être tout à fait honnête, je n’attends pas la fortune en me lançant dans le projet Itti, mais j’espère de l’amusement et si possible, du plaisir pour les enfants qui se verront offrir notre histoire. C’est aussi l’occasion de découvrir un peu le monde de l’illustration, ce qui m’enthousiasme beaucoup !

Comme ça fait une éternité que je n’ai plus posté de gribouillis, je vous offre une petite mise en bouche !

Oui c’est petit, mais je ne veux pas trop en dévoiler pour le moment ! ^^

Sur ce, je retourne au travail et je vous souhaite d’avance une très belle semaine!

Mes projets 2017

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, je vous propose un zoom sur mes projets en cours pour 2017. Il s’agit principalement d’écriture, mais aussi de dessin.

L’héritier du Shogun :

Là, c’est le pavillon d’Or, le palais de Yoshimitsu Ashikaga. Ça claque, non?

C’est mon projet principal du 1er semestre. Un roman en un seul tome, que j’espère assez court et qui relatera le conflit d’un jeune moine bouddhiste contre un démon déterminé à s’emparer du pouvoir, le tout sur fond de guerre de succession shogunale.

C’est un projet qui m’emballe beaucoup, qui m’inspire des illustrations assez différentes de mes précédentes, mais qui va nécessiter de la discipline de ma part si je veux écrire ce premier jet rapidement. J’y écris pour la première fois au présent et je dois gérer une atmosphère profondément masculine, moi qui ai pour habitude de traiter nombre de personnages féminins. Autant dire que je n’ai pas l’intention de laisser les femmes au placard dans ce récit, mais je vais devoir leur permettre de s’exprimer dans un monde qui a tendance à vouloir les réduire à des objets de décoration. (Ah bon, ça n’a pas vraiment changé ? ^^)

Pour me motiver, j’ai ouvert un challenge sur CoCyclics, mon forum d’écriture chéri, et je suis noyée sous les encouragements des participants, ce qui est une source inépuisable de motivation pour avancer ! Merci à toutes les grenouilles qui donnent de leur temps pour encourager les autres tout en menant leur projet de front !

Eh bien sûr, j’ai un carnet spécialement dédié à cet univers, pour y noter les infos essentielles, compiler des listes de termes japonais, la chronologie et mon synopsis.

Le Cycle du Dieu Noir :

Mon premier bébé, celui qui m’obsède depuis 3 ans, pour qui je me suis présentée, tremblante, au speed dating des Imaginales en 2015. Il a bien changé depuis : de roman-pavé, il devient une série composée d’épisodes plus courts, mais qui me permettront de développer l’univers tranquillement.

Le premier d’entre eux est en cours de publication sur Wattpad. J’y raconte le destin d’une jeune voleuse des rues dans un pays inspiré de l’Egypte ancienne,  contrainte de devenir une courtisane par le truchement d’une déesse déterminée à faire d’elle son outil de vengeance. Au contraire de l’Héritier du Shogun, les femmes tiennent le haut du pavé, même si ce n’est pas toujours facile pour elles. J’espère reprendra sa rédaction après avoir fini l’Héritier, mais j’ai besoin de cette pause pour me vider l’esprit et repartir plus sereinement. En attendant, je prépare une bible d’univers en suivant les conseils de Stéphane Desienne dans ses articles consacrés à l’écriture d’une série sur le blog d’Aude Réco.

Normalement, vu mon rythme d’écriture, je devrais terminer la rédaction de cette saga en 2045 environ ! Tout va bien, donc !

Strasbourg by night :

À l’origine une nouvelle commencée pour rire, ce petit texte sans prétention devient une novella. Elle raconte les tribulations d’un groupe de rôlistes strasbourgeois pour retrouver l’un de leurs amis disparu mystérieusement. C’est ma première incursion dans le « pulp » et je me marre comme une baleine à chaque fois que je reprends l’écriture de cette histoire pas du tout inspirée par mes amis !

Je n’ai pas d’illustration pour ce projet, alors je vous offre un extrait pour la peine!

« Octave ? Oh ! Qu’est-ce que tu fous, tu dors ? »

L’interjection de Lucie résonne à mes oreilles, à la fois proche et distante. Elle me secoue sans ménagement. J’émerge pour entendre une voix de femme qui fredonne une chanson sirupeuse à peine audible à travers les enceintes.

« Nan, mais j’y crois pas ! Tu dors ?

—… Non, j’dors pas… »

Je reprends lentement conscience de la situation. Lumières tamisées, guitare acoustique et piano. Les effluves floraux d’un parfum féminin mêlés à du shampoing montent à mes narines. En dessous de moi, les cheveux épars sur le matelas, Lucie me foudroie du regard, les joues empourprées – non pas d’excitation, mais d’une colère brûlante – et le sourcil mortellement froncé. Mes doigts sont encore mêlés aux siens. Je sens la sueur et les murs tournent autour de moi.

Je crois que j’ai déconné.

« Tu te fous de moi ! J’en ai ras le cul de tes conneries ! »

Elle me repousse et se dégage de l’embryon d’étreinte que je lui offrais. Je reste hébété sur son lit minuscule, ma virilité bien plus éveillée que moi de la voir ainsi. Nue et furibarde, elle se dresse de toute sa hauteur, un halo de mascara noir cerclant ses yeux bleus. Un instant, j’imagine que sa chevelure blonde se mue en un flot de serpents vengeurs prêts à s’abattre sur ma tête. Puis mon regard ne peut s’empêcher de descendre d’un cran, là où ses seins lourds me toisent avec mépris. D’un geste sec, elle se penche et ramasse son soutien-gorge.

« Tu peux les oublier, sale con !

J’ignore quelle suite je donnerai à cette histoire une fois qu’elle sera finie, mais elle me plait beaucoup ! On y trouve du jeu de rôle, de la bière, du vaudou, des mecs un peu boulets, et bien sûr, le cadre enchanteur de Strasbourg.

Itti :

Cette fois, il s’agit d’un projet d’illustration pour des histoires destinées aux tout petits qu’écrit Colcoriane, une adorable autrice rencontrée par le biais de CoCyclics. Je n’ai pas pu lui donner assez de place en 2016, je compte bien y remédier en 2017 !

Pfiou, ça promet une année riche et chargée, mais je ne me mets aucune pression. Je ne veux pas me rendre malade inutilement si je ne parviens pas à tout gérer. Faisons cela sérieusement, mais sans nous prendre au sérieux, hein !

Le 4ème accord toltèque: faites toujours de votre mieux

Aujourd’hui, nous arrivons au terme de notre série d’articles sur les 4 accords toltèques.

Pour mémoire, vous pouvez lire ou relire les articles précédents:

J’espère que cette série de janvier vous a plu et intéressé, ou au moins donné envie d’essayer d’appliquer les accords au quotidien. Le dernier est simple, mais l’appliquer nous aidera à mieux appréhender les 3 autres.

Faites toujours de votre mieux

Ça parait bête, mais faire de son mieux nous conduira à être en paix avec nous-même. Faire de notre mieux musèlera la voix qui nous juge sans cesse pour nos insuffisances présumées.

L’auteur nous conseille de toujours faire de notre mieux, ni plus ni moins. Et c’est là l’élément essentiel. Notre mieux sera différent à chaque tentative, selon qu’on soit en forme, malade, fatigué, plein de motivation. Quoi qu’il arrive, il faut se donner la peine de donner son meilleur selon les circonstances, sans forcer, sans culpabiliser parce qu’on voudrait faire plus.

En faisant de notre mieux, le plus sincèrement possible, on verra nos performances s’améliorer à chaque tentative. Si on force, si on s’obstine à exiger plus que ce qu’on peut donner, on se vide de notre énergie et on risque de laisser le champ libre à l’autocritique. En faisant de son mieux, on se protège de la culpabilité et du jugement, de la honte et de l’autoflagellation.

Je terminerai cette explication avec un exemple très instructif tiré du livre :

Il était une fois un homme qui voulait transcender sa souffrance. Il se rendit à un temple bouddhiste pour trouver un maître qui puisse l’aider. Quand il trouva le Maître, il lui demanda : Maître, si je médite quatre heures par jours, combien de temps me faudra-t-il pour atteindre la transcendance ?

Le Maître le regarda et lui dit : Si tu médites quatre heures par jour, peut-être parviendras-tu à transcender ton existence dans dix ans.

Convaincu qu’il pouvait faire mieux que cela, l’homme lui demanda : Oh Maître, et si je méditais huit heures par jour, combien de temps cela me prendrait-il ?

Le Maître le regarda et lui répondit : Si tu médites huit heures par jour, il te faudra probablement vingt ans.

Mais pourquoi cela me prendrait-il plus de temps si je médite plus ? interrogea l’homme.

Le Maitre lui répondit : Tu n’es pas là pour sacrifier ta joie ni ta vie. Tu es là pour vivre, pour être heureux et pour aimer. Si tu fais de ton mieux en méditant deux heures, mais que tu y consacres huit heures à la place, tu ne feras que te fatiguer, tu passeras à côté de ton objectif et tu n’apprécieras pas ton existence. Fais de ton mieux et peut-être apprendras-tu que, peu importe la durée de la méditation, tu peux vivre aimer et être heureux.

Faire de son mieux, c’est passer à l’action, agir en suivant son envie, et non l’espoir d’une hypothétique récompense. C’est traduire sa liberté par l’action !

En ce qui me concerne, c’est écrire au rythme qui me convient, écouter mes envies, raconter l’histoire qui me plait à moi. C’est m’arrêter quand je n’ai plus d’idées, passer à autre chose, dessiner, tester de nouvelles techniques, apprendre de mes erreurs, recommencer autrement.

Et pour vous, ça veut dire quoi, faire de son mieux ?

 

 

Le 3ème accord toltèque: ne faites pas de suppositions

Bonjour à vous, les amis !

Je continue ma série d’articles sur les 4 accords toltèques avec l’avant-dernier d’entre eux. Je dois avouer que j’ai de plus en plus de mal à dire lequel est le plus complexe à mettre en place.

Jusqu’ici, nous avons parlé de :

Garder une parole impeccable

Ne jamais en faire une affaire personnelle

Aujourd’hui nous allons parler d’un autre conseil important pour préserver ses relations et sa liberté personnelle :

Ne faites pas de suppositions

C’est un problème que je rencontre souvent et dont j’ai longtemps souffert. Les suppositions sont aussi inutiles que dangereuses. Nous imaginons des choses à propos des gens, de leurs attentes, leurs motivations, nous imaginons qu’ils nous aiment ou au contraire, qu’ils ne nous aiment pas, nous en faisons une affaire personnelle et nous nous empoisonnons, ainsi que les autres.

Et ça peut finir en vraie dispute, oui !

 

Il vaut toujours mieux poser des questions que faire des suppositions, parce que celles-ci nous programment à souffrir

Combien de fois me suis-je fait des films dans ma tête, à redouter des entretiens professionnels parce que je  me faisais une montagne des attentes des gens, alors qu’en réalité ils n’en avaient aucune et surtout, n’avaient aucun grief à mon égard ? Quel stress inutile, les amis ! Si j’avais éclairci d’entrée de jeu l’objectif de l’entretien, j’aurais peut-être mieux dormi !

Tout ça parce que nous sommes persuadés que les gens voient la vie de la même façon que nous, qu’ils ressentent les mêmes choses et fonctionnent de la même façon que nous. Évidemment, ça nous amène à penser qu’ils vont nous juger et nous maltraiter si nous faisons une erreur, parce que nous sommes programmés à nous auto-infliger ce genre de violence.

En réalité, nous fonctionnons ainsi parce que notre cerveau a horreur du vide et que pour être rassuré, il a besoin d’avoir des réponses aux questions que nous n’osons pas poser. Alors, il crée des suppositions, des idées fausses, et nous nous mettons à les croire, parce que c’est bien plus simple que d’oser formuler ce qui nous angoisse et d’éclaircir la situation.

J’aime beaucoup cet exemple :

Faire des suppositions à propos de nos relations est le moyen le plus sûr de s’attirer des problèmes. Par exemple, nous supposons généralement que notre partenaire sait ce que nous voulons ; nous croyons donc ne pas avoir besoin de lui dire. Nous pensons qu’il va faire ce que nous désirons, parce qu’il nous connait bien. Et s’il ne le fait pas, nous nous sentons blessés et lui reprochons : « Tu aurais dû le savoir. »

Nous prêtons tellement d’intentions aux autres, sans vérifier si ce que nous pensons est vrai. À cause de cela, nous médisons, nous  nous enfermons dans la colère et le ressentiment, sans bien sûr exprimer ce qui nous dérange, parce qu’après tout, les gens devraient s’en douter, non ?

J’ai fait ça. J’ai été le genre de personne à ne pas oser exprimer mes craintes, mes doutes, mes besoins. Je partais du principe que c’était tellement évident. Bien sûr, j’étais déçue et je m’enfermais dans une attitude passive-agressive totalement vide de sens. Pourquoi ? Parce que je pensais que me plaindre explicitement ferait de moi la chieuse de service, mais c’était mon jugement, pas celui des autres. Et c’est moi que je laissais souffrir inutilement.

J’ai aussi été le type de personne à ne pas oser montrer ce que je créais, dessinais, écrivais, parce que mon cerveau et ma petite voix perfide me soufflaient que les autres ne pourraient trouver ça que mauvais. Et du jour où j’ai osé partager ce que je faisais, je me suis aperçu qu’au contraire, la réception des autres était bienveillante et très positive !

Alors les amis, on ne présuppose rien, on se lance, on questionne, on éclaircit et surtout on ne prête aucune intention aux autres !

Le deuxième accord toltèque: n’en faites pas une affaire personnelle

Bonjour à tous !

Cette semaine nous poursuivons notre chemin à travers les 4 accords toltèques, de Don Miguel Ruiz, pour que janvier ne soit pas un mois de déprime hivernale, mais plutôt un mois consacré à l’amélioration de nos relations avec nous-même et les autres.

Lundi dernier, nous avons discuté du premier : Que votre parole soit impeccable. Nous avons vu que cette simple petite phrase contient en réalité un pouvoir énorme sur vous et sur les autres. C’est probablement le conseil le plus important et le plus difficile à mettre en place, mais bien suivi, il peut nous mener vers la quiétude et une liberté retrouvée.

Les 3 accords suivants découlent naturellement du premier, vous verrez. Aujourd’hui, nous abordons le deuxième :

Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle

Alors, même si le premier accord toltèque est le plus exigeant, je trouve que celui-ci est presque aussi compliqué à aborder. Nous avons été habitués à prendre personnellement tout ce qui se passe autour de nous. Le monde actuel nous pousse à prendre parti pour toutes sortes de choses. Un exemple flagrant à mes yeux, ce sont les réseaux sociaux. Combien de fois ai-je assisté à des disputes, à des débats qui tournaient au pugilat sur Facebook ou ailleurs ?

Pourquoi ?

Vous faites une affaire personnelle de ce qui vous est dit parce que vous y donnez votre accord. Dès lors, le poison s’infiltre en vous et vous êtes piégé dans l’enfer. La raison pour laquelle vous vous faites piéger est ce que l’on appelle l’importance personnelle, c’est-à-dire l’importance que l’on se donne. S’accorder de l’importance, se prendre au sérieux, ou faire de tout une affaire personnelle, voilà la plus grande manifestation d’égoïsme, puisque nous partons du principe que tout ce qui nous arrive nous concerne. Au cours de notre éducation, de notre domestication, nous apprenons à tout prendre pour soi. Nous pensons être responsable de tout.

Don Miguel Ruiz, les 4 accords toltèques

Parce que nous avons été programmés pour avoir le dernier mot. Si quelqu’un nous oppose un argument, nous nous faisons un devoir de lui prouver qu’il a tort et que nous avons raison. Parce que nous en faisons une affaire personnelle. En réagissant à des propos négatifs, voire à des insultes, nous invitons les gens à nous inclure dans leur vision du monde et à nous infecter avec leur poison.

Car c’est bien de poison qu’il s’agit, vous savez, poison émotionnel dont l’auteur parlait déjà dans le premier accord. En prenant les choses de façon personnelle, nous devenons vulnérables à la souffrance, à la colère et aux croyances mensongères projetées vers nous par les autres. Et nous courons le risque de les projeter à d’autres à notre tour.

L’idée, c’est que chacun voit le monde à travers un prisme qui lui appartient. Nous sommes le scénariste de notre histoire, nous en sommes aussi le personnage principal, mais nous essayons d’inviter les autres à prendre part à notre histoire, à y jouer un rôle. Réciproquement, les autres essayent de nous entraîner dans un rôle qu’ils ont choisi pour nous. Si nous y consentons, nous perdons le contrôle sur notre propre histoire. Tout ce que les autres vous disent n’est qu’une projection de leur scénario sur vous. En prenant personnellement ce qu’ils vous disent, vous risquez d’y croire.

Si quelqu’un vous donne son opinion en disant : « Qu’est-ce que tu as l’air gros ! », n’en faites pas une affaire personnelle, parce qu’en vérité cette personne est confrontée à ses propres sentiments, croyances et opinions. Elle essaye de vous envoyer du poison et si vous en faites une affaire personnelle, alors vous le recevez et vous l’appropriez.

Don Miguel Ruiz, les 4 accords toltèques

Si vous avez accepté l’idée de ne jamais rien prendre personnellement, vous vous immunisez contre le poison des autres, vous savez que rien de qu’ils vous diront ne vous touchera, car ce qu’ils disent pour vous blesser est en réalité une projection de leur propre souffrance.

Dans mon travail, je suis confrontée à la clientèle, en face à face et au téléphone. Autant dire que les risques de conflits sont légions. Combien de clients viennent cracher leur mécontentement chaque jour dans mon bureau ? Je l’ignore. Ce que je sais, maintenant, c’est qu’en ne prenant plus leur colère à titre personnel, non seulement je m’épargne de l’angoisse et de la culpabilité inutiles, mais je limite fortement la virulence des gens. Pour autant, je ne suis pas toujours aussi détachée que je le voudrais. Il m’arrive encore de me sentir blessée par des remarques au quotidien, alors qu’elles n’ont en réalité rien à voir avec moi. C’est du boulot, ces accords, je vous le dis !

Comme toujours, n’hésitez pas à donner votre opinion dans les commentaires. Pensez-vous maîtriser cet accord ? Sinon, avez-vous l’intention d’essayer ?

En attendant, je vous souhaite une excellente semaine et vous dis à lundi prochain!