Gribouillis #4 : Djedou

Bonsoir les amis,

nous sommes dimanche, le jour de mes petits dessins ! Cette fois-ci, je vous présente un personnage important par la place qu’il occupe dans mon premier roman: il s’agit de la cité de Djedou !

Djedou
Ça se voit que je n’ai pas l’habitude de dessiner des bâtiments? ^^

Cette ville se trouve au nord du Kemet, au cœur du Ventre de la Vache (c’est-à-dire le delta du Nil si l’on se référait à notre monde), c’est un lieu important pour le commerce international. Djedou compte plusieurs milliers d’habitants, de tous horizons et origines. Elle abrite également le plus ancien et le plus grand temple d’Astarté de tout Kemet. D’ailleurs, la Reine des Cieux a longtemps été la protectrice de la Nome (province).

Aujourd’hui, le culte de Set gagne du terrain et supplante progressivement celui de son épouse en influence et en richesses, mais le temple d’Astarté n’en demeure pas moins le plus somptueux.

Sur le dessin, on distingue, dans la zone médiane, une partie de la Ruche et toutes ses minuscules maisons imbriquées dans des ruelles tout aussi minuscules. À mesure qu’on monte, les constructions sont plus spacieuses, bâties dans des matériaux plus nobles, on se dirige vers les beaux quartiers ! J’ai inclus une grande place, en aplomb d’une falaise, qui n’était pas prévue au départ, mais qui sert pour les cérémonies religieuses.

En fait, en dessinant la ville, je me suis donnée une idée plus claire de la façon dont je la vois et il faudra que je le précise dans mes descriptions.

Comme quoi, j’ai une approche assez visuelle des choses, pour moi, rien de tel qu’un crayon et du papier pour poser des éléments plus tangibles dans mon esprit.

Alors, est-ce que Djedou vous plait ? Pour les personnes qui ont un peu suivi l’histoire, ressemble-t-elle à l’idée que vous vous en faisiez? (Je comprendrais que non, vu qu’elle est aussi un peu différente de ce que j’avais en tête au départ! ^^)

En attendant, je vous souhaite une bonne fin de week-end!

Aemarielle

Gribouillis #3 : Thémis

Bonsoir à tous,

Ce soir, pas de scénette, j’en suis désolée. J’ai passé du temps sur une idée d’écriture de nouvelle (la toute première en fait!) et je n’ai pas dessiné du tout aujourd’hui.

Ceci étant, je vous propose un portrait de Thémis, que nous rencontrons dans le chapitre 3, le Terrier.

Themis-v3

Vous gagnez un bonbon virtuel si vous trouvez de qui il s’inspire! 🙂

Le chef leva la tête et plongea ses yeux bruns dans ceux d’Alaia. Il se dirigea vers elle d’une démarche nonchalante et se campa devant elle. Aussitôt, Charid et Senon la flanquèrent. Un sourire étira les lèvres minces de Thémis. Son visage étroit et son long nez lui donnaient vraiment des airs de fouine.

« Alors, on se décide enfin à rentrer ? Vous étiez passés où ?

— J’ai… On a fini la journée tous les trois, c’est tout.

— Une belle journée, on dirait. Tu me racontes ? »

Un pli caractéristique au coin de sa bouche trahissait son agacement.

Extrait du Cycle du Dieu Noir, chapitre 3 Le Terrier

J’en profite pour remercier les lecteurs adorables qui prennent le temps de passer me lire sur Wattpad et qui m’ont rendu visite sur ce blog. Vous êtes adorables! <3

Sur ce, je m’en retourne à l’écriture! Bonne fin de semaine à vous!

Aemarielle

Gribouillis #2 Merit et Alaia sortent en ville

Bonjour tout le monde,

C’est parti pour un gribouillis du dimanche !

Si vous avez lu mon dernier extrait sur Wattpad, vous saisirez peut-être la référence. Pour les autres, Alaia s’est vu confier une mission importante dont elle ne connait pas les détails et accompagne sa « sœur » Merit aux Coffres d’Ouadjour, le quartier commerçant de Djedou. Sous une tente, elles s’installent pour boire un verre et Merit s’entretient avec un jeune homme sur un ton qui laisse présager un mauvais coup.

Merit sait parler aux hommes…
Merit sait parler aux hommes…

Le pauvre, songea Alaia. Qu’avait-il pu faire à Baast pour que Thémis lui cherche des noises ? Comment un membre d’une maison marchande avait-il rencontré le chef des Musaraignes ?

« Et pour ce qui a été convenu ? s’enquit Merit sans se soucier du trouble de son interlocuteur.

— Ce n’est pas si simple, je dois en référer à l’intendant… C’est lui qui décide, pas moi.

— Oui, mais nous savons tous à quel point le vieux t’apprécie, n’est-ce pas ? »

Perba rougit jusqu’à la racine de ses cheveux noirs. Alaia le sentait au bord des larmes. Elle reprit sa surveillance, troublée d’éprouver de la sympathie pour un inconnu. Peut-être parce que comme elle, il était littéralement l’esclave d’un homme qu’il semblait détester.

« Écoute, demain, nous t’enverrons Zeke. Tu le recommanderas avec ta meilleure volonté à ton intendant, et comme ça, tout le monde sera content. Thémis serait vraiment navré qu’il arrive quelque chose à ta pauvre mère. Une veuve, perdue dans la Ruche, qui sait ce qui pourrait lui arriver?

— Vous êtes des ordures… marmonna Perba entre ses dents.

Extrait de Décherchéni, chapitre 2 du Cycle du Dieu Noir

Je n’ai pas l’habitude de dessiner beaucoup de décors autour des personnages, j’avoue que c’est quelque chose qui m’ennuie profondément. Mais j’ai décidé de m’entraîner et d’ajouter quelques éléments à la composition. C’est un peu léger en termes de perspective, le résultat n’est pas parfait, mais là encore, je soigne mon perfectionnisme aigu en me disant que ce n’est pas bien grave.

Mes outils:

J’ai utilisé du papier kraft A3, une base au crayon de papier, puis j’ai encré les contour au Pentel Pocket brush (encre de Chine) avant de poser les couleurs aux Copic, le tout suivi de touches de crayons de couleur Polychromos de chez Faber-Castell.

J’espère que ce deuxième gribouillis du dimanche vous a plu ! n’hésitez pas à venir discuter ici, me donner votre avis ou poser vos questions si besoin !

Bonne fin de week-end à vous!

Aemarielle.

Gribouillis #1 Aenar et Alaia

Bonsoir à tous,

nous sommes dimanche, le jour où je vous offre un bonus « gribouillis » ! Pour bien commencer cette section du blog, je vous ai concocté un dessin totalement inédit, qui représente la rencontre entre Alaia, la petite voleuse et Aenar, mercenaire venu du grand nord dans le Cycle du Dieu Noir. Si le cœur vous en dit, vous pouvez lire leur rencontre par ici.

Aenar-et-Alaia_800

Surprise, Alaia recula la main avant de décoller du sol. Elle cria de terreur en croisant les yeux bleus du colosse qui la tenait par le col de sa tunique. Les coutures déjà moribondes craquèrent sous l’étreinte.

« Oh, petite chose ! Pas touche ! »

Sous sa masse de cheveux blonds, le démon avait l’air humain, malgré le sang qui maculait ses joues. Le sang de ses ennemis. Il fronça les sourcils et agita la hache près du visage d’Alaia. Celle-ci répondit par la seule stratégie de défense qu’elle connaissait : elle fondit en larmes, ses pieds battant désespérément dans le vide.

Extrait de l’homme à la hache, premier chapitre du Cycle du dieu Noir

Alors, vous me direz:

« Aemarielle, tu te fiches du monde, il agite même pas une hache, juste le poing !

— Exact, mais je suis nulle pour dessiner des armes correctes et je ne voulais pas massacrer Skaering, la fidèle hache de mon cher Aenar. Voilà voilà… »

Oui, c’est la honte, mais au moins c’est une réponse honnête! 🙂

J’espère que ce petit interlude graphique du dimanche vous plait, je me suis bien amusée à représenter ce moment entre ces deux-là. N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez! 😉

À très vite!