Dans l’esprit d’un procrastinateur

Bonsoir à tous!

Me revoici avec un billet un peu différent. Ce soir, je vais laisser quelqu’un nous parler de façon très drôle et très vraie de la procrastination. Il s’agit de Tim Urban, du blog Wait but Why. Si je ne suis pas forcément concernée par le souci des deadlines, je suis plutôt dans la 2ème catégorie de procrastinateurs. Je vous laisse découvrir de quoi je parle !

Sur ce, bonne soirée avec votre petit singe personnel ! 🙂

« Comme par magie, vivre sa créativité sans la craindre », d’Elizabeth Gilbert

Bonjour à tous,

Ces derniers temps, je n’ai pas publié grand-chose sur ce blog, pas plus que je n’ai avancé sur mes différents romans. L’héritier du Shogun est retourné au fond d’un dossier sur ma clé USB et le Cycle du Dieu Noir est resté pendant plusieurs mois au point mort. À vrai dire, je ne sais pas pourquoi j’ai soudainement cessé d’écrire. J’ai eu le sentiment que mon inspiration m’avait déserté, que je n’étais plus bonne à rien. Le peu de mots que je posais sur le papier me paraissait nul et sans intérêt. J’ai même supprimé mon texte de la plate-forme Wattpad car je ne me sentais plus du tout motivée pour y partager quoi que ce soit. Pas tout à fait à tort d’ailleurs, vu que ça n’a manifestement pas été remarqué par grand-monde ! 😀

Je ne voyais plus vraiment de raison pour me consacrer à l’écriture. Pourquoi écrivais-je, en fait ? Si on n’écrit pas dans le but d’attendre en tremblant la réponse des éditeurs, alors pourquoi le faire ? À quoi bon terminer un roman qui ne sera probablement lu que par une poignée de personnes?

Petit à petit, j’ai délaissé la question, je suis partie flâner du côté du dessin si j’y étais (et il se trouve que j’y étais !) et la situation a duré jusqu’à présent. Pourtant, une partie de moi me disait : « Mais c’est pas possible, tu dois reprendre tes travaux, ne laisse pas ton projet en plan comme ça ! »

Je me suis souvenue que Florie, sur La Nife en l’Air, avait évoqué un livre qui avait modifié son approche de l’écriture. (Lisez son billet, il est complet et tout à fait passionnant ! )Elle m’avait aussi parlé des podcasts organisés par l’autrice autour de la créativité, du rapport à l’art, des raisons pour lesquelles on crée quelque chose.

Ce livre, c’est Comme par Magie (ou Big Magic en VO) d’Elizabeth Gilbert. Je suis allée l’acheter un soir de grande déprime après le boulot, en me disant que j’avais besoin de me recentrer sur ce qui comptait vraiment pour moi.

Liz Gilbert est entre autres, l’autrice de Mange, Prie, Aime (que j’avoue sans honte ne pas avoir lu, même si j’en ai beaucoup entendu parler !), et c’est aussi une femme ultra optimiste, qui a connu le long et difficile parcours des écrivains anonymes avant d’arriver à percer. Et sa recette pour y parvenir est un mélange de persévérance, de boulot acharné et de légèreté. Je ne vais pas vous gâcher le plaisir de la découverte en vous révélant trop de son contenu, mais lire son livre m’a pas mal éclairée sur les raisons de mon blocage : parmi elles, la quête de la perfection.

Ouiii ! Le retour du perfectionnisme, celui qui vous dit que ce que vous écrivez est non seulement nul, mais en plus totalement inutile, puisque ça ne vous mène à rien. Celui qui vous informe que de toute façon, sans un vrai message engagé derrière, vos histoires ne servent à rien. Tant de gens écrivent bien mieux que moi, la preuve : les éditeurs apprécient leur travail et les publient parce qu’en plus d’être passionnants, leurs romans sont intelligents et porteurs d’un message important à l’attention du monde entier.

Sauf qu’à la base, j’écris d’abord pour mon petit plaisir égoïste ! J’essaye de raconter l’histoire que j’ai envie de lire, de communiquer avec mes personnages et avec le souffle créatif (appelons-le Muse si on veut) qui me donne l’énergie pour avancer. Si j’aborde parfois des sujets graves, notamment sur la condition féminine dans des mondes profondément patriarcaux, je ne cherche aucunement à imposer une réflexion plus profonde que celle qu’on voudra bien y trouver. Et ce n’est pas une catastrophe, me rappelle l’autrice. Il y aura des gens pour aimer ce que j’écris et il y en aura tout autant pour s’en contrefiche. Je n’en suis pas moins légitime dans mon envie de partager mes textes. Ce livre m’a aussi rappelé que je n’ai besoin de l’autorisation de personne pour exercer ma créativité à tout moment, par l’écriture ou le dessin. J’aime beaucoup cette phrase : si tu es financièrement indépendant et que tu n’ennuies personne, tu as toute liberté de faire ce qui te plait de ta vie.

Eh ben ouais, c’est pas plus compliqué : quand je sors du boulot, je suis une artiste de l’imaginaire ! J’écris des histoires qui n’ont pour autre but que de divertir, des récits où la magie et des créatures fantastiques se promènent en liberté, et j’ai parfaitement le droit de m’en contenter ! Donc, on arrête de pleurnicher et on se remet à l’ouvrage, Madame !

Et vous, connaissez-vous ce petit livre si riche d’expériences et de sagesse? Comment vivez-vous votre créativité au quotidien?

Vous voulez en savoir plus sur Elizabeth Gilbert?

Sa conférence TED Talk  (in English )

Sa page Facebook

Mes projets 2017

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, je vous propose un zoom sur mes projets en cours pour 2017. Il s’agit principalement d’écriture, mais aussi de dessin.

L’héritier du Shogun :

Là, c’est le pavillon d’Or, le palais de Yoshimitsu Ashikaga. Ça claque, non?

C’est mon projet principal du 1er semestre. Un roman en un seul tome, que j’espère assez court et qui relatera le conflit d’un jeune moine bouddhiste contre un démon déterminé à s’emparer du pouvoir, le tout sur fond de guerre de succession shogunale.

C’est un projet qui m’emballe beaucoup, qui m’inspire des illustrations assez différentes de mes précédentes, mais qui va nécessiter de la discipline de ma part si je veux écrire ce premier jet rapidement. J’y écris pour la première fois au présent et je dois gérer une atmosphère profondément masculine, moi qui ai pour habitude de traiter nombre de personnages féminins. Autant dire que je n’ai pas l’intention de laisser les femmes au placard dans ce récit, mais je vais devoir leur permettre de s’exprimer dans un monde qui a tendance à vouloir les réduire à des objets de décoration. (Ah bon, ça n’a pas vraiment changé ? ^^)

Pour me motiver, j’ai ouvert un challenge sur CoCyclics, mon forum d’écriture chéri, et je suis noyée sous les encouragements des participants, ce qui est une source inépuisable de motivation pour avancer ! Merci à toutes les grenouilles qui donnent de leur temps pour encourager les autres tout en menant leur projet de front !

Eh bien sûr, j’ai un carnet spécialement dédié à cet univers, pour y noter les infos essentielles, compiler des listes de termes japonais, la chronologie et mon synopsis.

Le Cycle du Dieu Noir :

Mon premier bébé, celui qui m’obsède depuis 3 ans, pour qui je me suis présentée, tremblante, au speed dating des Imaginales en 2015. Il a bien changé depuis : de roman-pavé, il devient une série composée d’épisodes plus courts, mais qui me permettront de développer l’univers tranquillement.

Le premier d’entre eux est en cours de publication sur Wattpad. J’y raconte le destin d’une jeune voleuse des rues dans un pays inspiré de l’Egypte ancienne,  contrainte de devenir une courtisane par le truchement d’une déesse déterminée à faire d’elle son outil de vengeance. Au contraire de l’Héritier du Shogun, les femmes tiennent le haut du pavé, même si ce n’est pas toujours facile pour elles. J’espère reprendra sa rédaction après avoir fini l’Héritier, mais j’ai besoin de cette pause pour me vider l’esprit et repartir plus sereinement. En attendant, je prépare une bible d’univers en suivant les conseils de Stéphane Desienne dans ses articles consacrés à l’écriture d’une série sur le blog d’Aude Réco.

Normalement, vu mon rythme d’écriture, je devrais terminer la rédaction de cette saga en 2045 environ ! Tout va bien, donc !

Strasbourg by night :

À l’origine une nouvelle commencée pour rire, ce petit texte sans prétention devient une novella. Elle raconte les tribulations d’un groupe de rôlistes strasbourgeois pour retrouver l’un de leurs amis disparu mystérieusement. C’est ma première incursion dans le « pulp » et je me marre comme une baleine à chaque fois que je reprends l’écriture de cette histoire pas du tout inspirée par mes amis !

Je n’ai pas d’illustration pour ce projet, alors je vous offre un extrait pour la peine!

« Octave ? Oh ! Qu’est-ce que tu fous, tu dors ? »

L’interjection de Lucie résonne à mes oreilles, à la fois proche et distante. Elle me secoue sans ménagement. J’émerge pour entendre une voix de femme qui fredonne une chanson sirupeuse à peine audible à travers les enceintes.

« Nan, mais j’y crois pas ! Tu dors ?

—… Non, j’dors pas… »

Je reprends lentement conscience de la situation. Lumières tamisées, guitare acoustique et piano. Les effluves floraux d’un parfum féminin mêlés à du shampoing montent à mes narines. En dessous de moi, les cheveux épars sur le matelas, Lucie me foudroie du regard, les joues empourprées – non pas d’excitation, mais d’une colère brûlante – et le sourcil mortellement froncé. Mes doigts sont encore mêlés aux siens. Je sens la sueur et les murs tournent autour de moi.

Je crois que j’ai déconné.

« Tu te fous de moi ! J’en ai ras le cul de tes conneries ! »

Elle me repousse et se dégage de l’embryon d’étreinte que je lui offrais. Je reste hébété sur son lit minuscule, ma virilité bien plus éveillée que moi de la voir ainsi. Nue et furibarde, elle se dresse de toute sa hauteur, un halo de mascara noir cerclant ses yeux bleus. Un instant, j’imagine que sa chevelure blonde se mue en un flot de serpents vengeurs prêts à s’abattre sur ma tête. Puis mon regard ne peut s’empêcher de descendre d’un cran, là où ses seins lourds me toisent avec mépris. D’un geste sec, elle se penche et ramasse son soutien-gorge.

« Tu peux les oublier, sale con !

J’ignore quelle suite je donnerai à cette histoire une fois qu’elle sera finie, mais elle me plait beaucoup ! On y trouve du jeu de rôle, de la bière, du vaudou, des mecs un peu boulets, et bien sûr, le cadre enchanteur de Strasbourg.

Itti :

Cette fois, il s’agit d’un projet d’illustration pour des histoires destinées aux tout petits qu’écrit Colcoriane, une adorable autrice rencontrée par le biais de CoCyclics. Je n’ai pas pu lui donner assez de place en 2016, je compte bien y remédier en 2017 !

Pfiou, ça promet une année riche et chargée, mais je ne me mets aucune pression. Je ne veux pas me rendre malade inutilement si je ne parviens pas à tout gérer. Faisons cela sérieusement, mais sans nous prendre au sérieux, hein !

Le 4ème accord toltèque: faites toujours de votre mieux

Aujourd’hui, nous arrivons au terme de notre série d’articles sur les 4 accords toltèques.

Pour mémoire, vous pouvez lire ou relire les articles précédents:

J’espère que cette série de janvier vous a plu et intéressé, ou au moins donné envie d’essayer d’appliquer les accords au quotidien. Le dernier est simple, mais l’appliquer nous aidera à mieux appréhender les 3 autres.

Faites toujours de votre mieux

Ça parait bête, mais faire de son mieux nous conduira à être en paix avec nous-même. Faire de notre mieux musèlera la voix qui nous juge sans cesse pour nos insuffisances présumées.

L’auteur nous conseille de toujours faire de notre mieux, ni plus ni moins. Et c’est là l’élément essentiel. Notre mieux sera différent à chaque tentative, selon qu’on soit en forme, malade, fatigué, plein de motivation. Quoi qu’il arrive, il faut se donner la peine de donner son meilleur selon les circonstances, sans forcer, sans culpabiliser parce qu’on voudrait faire plus.

En faisant de notre mieux, le plus sincèrement possible, on verra nos performances s’améliorer à chaque tentative. Si on force, si on s’obstine à exiger plus que ce qu’on peut donner, on se vide de notre énergie et on risque de laisser le champ libre à l’autocritique. En faisant de son mieux, on se protège de la culpabilité et du jugement, de la honte et de l’autoflagellation.

Je terminerai cette explication avec un exemple très instructif tiré du livre :

Il était une fois un homme qui voulait transcender sa souffrance. Il se rendit à un temple bouddhiste pour trouver un maître qui puisse l’aider. Quand il trouva le Maître, il lui demanda : Maître, si je médite quatre heures par jours, combien de temps me faudra-t-il pour atteindre la transcendance ?

Le Maître le regarda et lui dit : Si tu médites quatre heures par jour, peut-être parviendras-tu à transcender ton existence dans dix ans.

Convaincu qu’il pouvait faire mieux que cela, l’homme lui demanda : Oh Maître, et si je méditais huit heures par jour, combien de temps cela me prendrait-il ?

Le Maître le regarda et lui répondit : Si tu médites huit heures par jour, il te faudra probablement vingt ans.

Mais pourquoi cela me prendrait-il plus de temps si je médite plus ? interrogea l’homme.

Le Maitre lui répondit : Tu n’es pas là pour sacrifier ta joie ni ta vie. Tu es là pour vivre, pour être heureux et pour aimer. Si tu fais de ton mieux en méditant deux heures, mais que tu y consacres huit heures à la place, tu ne feras que te fatiguer, tu passeras à côté de ton objectif et tu n’apprécieras pas ton existence. Fais de ton mieux et peut-être apprendras-tu que, peu importe la durée de la méditation, tu peux vivre aimer et être heureux.

Faire de son mieux, c’est passer à l’action, agir en suivant son envie, et non l’espoir d’une hypothétique récompense. C’est traduire sa liberté par l’action !

En ce qui me concerne, c’est écrire au rythme qui me convient, écouter mes envies, raconter l’histoire qui me plait à moi. C’est m’arrêter quand je n’ai plus d’idées, passer à autre chose, dessiner, tester de nouvelles techniques, apprendre de mes erreurs, recommencer autrement.

Et pour vous, ça veut dire quoi, faire de son mieux ?

 

 

Le 3ème accord toltèque: ne faites pas de suppositions

Bonjour à vous, les amis !

Je continue ma série d’articles sur les 4 accords toltèques avec l’avant-dernier d’entre eux. Je dois avouer que j’ai de plus en plus de mal à dire lequel est le plus complexe à mettre en place.

Jusqu’ici, nous avons parlé de :

Garder une parole impeccable

Ne jamais en faire une affaire personnelle

Aujourd’hui nous allons parler d’un autre conseil important pour préserver ses relations et sa liberté personnelle :

Ne faites pas de suppositions

C’est un problème que je rencontre souvent et dont j’ai longtemps souffert. Les suppositions sont aussi inutiles que dangereuses. Nous imaginons des choses à propos des gens, de leurs attentes, leurs motivations, nous imaginons qu’ils nous aiment ou au contraire, qu’ils ne nous aiment pas, nous en faisons une affaire personnelle et nous nous empoisonnons, ainsi que les autres.

Et ça peut finir en vraie dispute, oui !

 

Il vaut toujours mieux poser des questions que faire des suppositions, parce que celles-ci nous programment à souffrir

Combien de fois me suis-je fait des films dans ma tête, à redouter des entretiens professionnels parce que je  me faisais une montagne des attentes des gens, alors qu’en réalité ils n’en avaient aucune et surtout, n’avaient aucun grief à mon égard ? Quel stress inutile, les amis ! Si j’avais éclairci d’entrée de jeu l’objectif de l’entretien, j’aurais peut-être mieux dormi !

Tout ça parce que nous sommes persuadés que les gens voient la vie de la même façon que nous, qu’ils ressentent les mêmes choses et fonctionnent de la même façon que nous. Évidemment, ça nous amène à penser qu’ils vont nous juger et nous maltraiter si nous faisons une erreur, parce que nous sommes programmés à nous auto-infliger ce genre de violence.

En réalité, nous fonctionnons ainsi parce que notre cerveau a horreur du vide et que pour être rassuré, il a besoin d’avoir des réponses aux questions que nous n’osons pas poser. Alors, il crée des suppositions, des idées fausses, et nous nous mettons à les croire, parce que c’est bien plus simple que d’oser formuler ce qui nous angoisse et d’éclaircir la situation.

J’aime beaucoup cet exemple :

Faire des suppositions à propos de nos relations est le moyen le plus sûr de s’attirer des problèmes. Par exemple, nous supposons généralement que notre partenaire sait ce que nous voulons ; nous croyons donc ne pas avoir besoin de lui dire. Nous pensons qu’il va faire ce que nous désirons, parce qu’il nous connait bien. Et s’il ne le fait pas, nous nous sentons blessés et lui reprochons : « Tu aurais dû le savoir. »

Nous prêtons tellement d’intentions aux autres, sans vérifier si ce que nous pensons est vrai. À cause de cela, nous médisons, nous  nous enfermons dans la colère et le ressentiment, sans bien sûr exprimer ce qui nous dérange, parce qu’après tout, les gens devraient s’en douter, non ?

J’ai fait ça. J’ai été le genre de personne à ne pas oser exprimer mes craintes, mes doutes, mes besoins. Je partais du principe que c’était tellement évident. Bien sûr, j’étais déçue et je m’enfermais dans une attitude passive-agressive totalement vide de sens. Pourquoi ? Parce que je pensais que me plaindre explicitement ferait de moi la chieuse de service, mais c’était mon jugement, pas celui des autres. Et c’est moi que je laissais souffrir inutilement.

J’ai aussi été le type de personne à ne pas oser montrer ce que je créais, dessinais, écrivais, parce que mon cerveau et ma petite voix perfide me soufflaient que les autres ne pourraient trouver ça que mauvais. Et du jour où j’ai osé partager ce que je faisais, je me suis aperçu qu’au contraire, la réception des autres était bienveillante et très positive !

Alors les amis, on ne présuppose rien, on se lance, on questionne, on éclaircit et surtout on ne prête aucune intention aux autres !

Le deuxième accord toltèque: n’en faites pas une affaire personnelle

Bonjour à tous !

Cette semaine nous poursuivons notre chemin à travers les 4 accords toltèques, de Don Miguel Ruiz, pour que janvier ne soit pas un mois de déprime hivernale, mais plutôt un mois consacré à l’amélioration de nos relations avec nous-même et les autres.

Lundi dernier, nous avons discuté du premier : Que votre parole soit impeccable. Nous avons vu que cette simple petite phrase contient en réalité un pouvoir énorme sur vous et sur les autres. C’est probablement le conseil le plus important et le plus difficile à mettre en place, mais bien suivi, il peut nous mener vers la quiétude et une liberté retrouvée.

Les 3 accords suivants découlent naturellement du premier, vous verrez. Aujourd’hui, nous abordons le deuxième :

Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle

Alors, même si le premier accord toltèque est le plus exigeant, je trouve que celui-ci est presque aussi compliqué à aborder. Nous avons été habitués à prendre personnellement tout ce qui se passe autour de nous. Le monde actuel nous pousse à prendre parti pour toutes sortes de choses. Un exemple flagrant à mes yeux, ce sont les réseaux sociaux. Combien de fois ai-je assisté à des disputes, à des débats qui tournaient au pugilat sur Facebook ou ailleurs ?

Pourquoi ?

Vous faites une affaire personnelle de ce qui vous est dit parce que vous y donnez votre accord. Dès lors, le poison s’infiltre en vous et vous êtes piégé dans l’enfer. La raison pour laquelle vous vous faites piéger est ce que l’on appelle l’importance personnelle, c’est-à-dire l’importance que l’on se donne. S’accorder de l’importance, se prendre au sérieux, ou faire de tout une affaire personnelle, voilà la plus grande manifestation d’égoïsme, puisque nous partons du principe que tout ce qui nous arrive nous concerne. Au cours de notre éducation, de notre domestication, nous apprenons à tout prendre pour soi. Nous pensons être responsable de tout.

Don Miguel Ruiz, les 4 accords toltèques

Parce que nous avons été programmés pour avoir le dernier mot. Si quelqu’un nous oppose un argument, nous nous faisons un devoir de lui prouver qu’il a tort et que nous avons raison. Parce que nous en faisons une affaire personnelle. En réagissant à des propos négatifs, voire à des insultes, nous invitons les gens à nous inclure dans leur vision du monde et à nous infecter avec leur poison.

Car c’est bien de poison qu’il s’agit, vous savez, poison émotionnel dont l’auteur parlait déjà dans le premier accord. En prenant les choses de façon personnelle, nous devenons vulnérables à la souffrance, à la colère et aux croyances mensongères projetées vers nous par les autres. Et nous courons le risque de les projeter à d’autres à notre tour.

L’idée, c’est que chacun voit le monde à travers un prisme qui lui appartient. Nous sommes le scénariste de notre histoire, nous en sommes aussi le personnage principal, mais nous essayons d’inviter les autres à prendre part à notre histoire, à y jouer un rôle. Réciproquement, les autres essayent de nous entraîner dans un rôle qu’ils ont choisi pour nous. Si nous y consentons, nous perdons le contrôle sur notre propre histoire. Tout ce que les autres vous disent n’est qu’une projection de leur scénario sur vous. En prenant personnellement ce qu’ils vous disent, vous risquez d’y croire.

Si quelqu’un vous donne son opinion en disant : « Qu’est-ce que tu as l’air gros ! », n’en faites pas une affaire personnelle, parce qu’en vérité cette personne est confrontée à ses propres sentiments, croyances et opinions. Elle essaye de vous envoyer du poison et si vous en faites une affaire personnelle, alors vous le recevez et vous l’appropriez.

Don Miguel Ruiz, les 4 accords toltèques

Si vous avez accepté l’idée de ne jamais rien prendre personnellement, vous vous immunisez contre le poison des autres, vous savez que rien de qu’ils vous diront ne vous touchera, car ce qu’ils disent pour vous blesser est en réalité une projection de leur propre souffrance.

Dans mon travail, je suis confrontée à la clientèle, en face à face et au téléphone. Autant dire que les risques de conflits sont légions. Combien de clients viennent cracher leur mécontentement chaque jour dans mon bureau ? Je l’ignore. Ce que je sais, maintenant, c’est qu’en ne prenant plus leur colère à titre personnel, non seulement je m’épargne de l’angoisse et de la culpabilité inutiles, mais je limite fortement la virulence des gens. Pour autant, je ne suis pas toujours aussi détachée que je le voudrais. Il m’arrive encore de me sentir blessée par des remarques au quotidien, alors qu’elles n’ont en réalité rien à voir avec moi. C’est du boulot, ces accords, je vous le dis !

Comme toujours, n’hésitez pas à donner votre opinion dans les commentaires. Pensez-vous maîtriser cet accord ? Sinon, avez-vous l’intention d’essayer ?

En attendant, je vous souhaite une excellente semaine et vous dis à lundi prochain!

 

Premier accord toltèque : Que votre parole soit impeccable

Bonjour à tous,

En janvier, je vois passer énormément d’articles sur les bonnes résolutions, la façon dont on va changer sa vie, les objectifs qu’on se fixe. Souvent, on veut changer son corps, se donner du mal pour répondre aux critères d’appréciation des autres. Mincir, devenir plus beau, gagner plus d’argent. Et fatalement, quand on n’arrive pas à tenir ses engagements, on culpabilise, on se sent nul et on se voit comme un bon à rien. Normal, puisque la société nous serine à longueur de temps nos insuffisances.

Crédit image: Pénélope Bagieu

Et si on commençait par changer son point de vue personnel, s’aimer soi-même, en toute sincérité ? Si on cessait de prêter attention aux voix négatives qui nous murmurent qu’on n’est pas assez ceci ? Pas assez cela ? C’est en tous cas le travail que j’ai décidé de faire cette année.

La semaine dernière, je vous parlais de mes compagnons pour 2017 et parmi eux se trouvait ce formidable petit livre, les 4 accords toltèques, de Don Miguel Ruiz. Un tout petit ouvrage de même pas 150 pages format poche qui contient pourtant des enseignements passionnants pour progresser dans sa recherche de liberté et ses rapports avec les autres. Quand je l’ai lu, je suis restée un long moment pensive, avec l’envie de le relire. Je sais qu’il va rester avec moi un bout de temps, car si les 4 accords toltèques paraissent évidents, leur mise en place effective réclame de la persévérance et oserai-je dire, de la foi.

Dans la série d’article que je prépare, je vous exposerai chaque accord séparément pour expliquer le message de l’auteur et ce que moi j’en ai retiré. Je lui laisserai ses opinions sur Dieu et le côté un peu religieux qui transparait dans son livre. Après tout, Don Miguel Ruiz est un nagual, ou Maître de la connaissance des Toltèques. Moi, je suis… moi. Une lectrice athée, qui mène une vie simple et souffre comme beaucoup d’autres d’un sérieux manque de confiance en elle. Et ce livre m’a quand même délivré pas mal de pistes pour apaiser ce complexe qui me ronge depuis des années, c’est la raison pour laquelle j’en parle avec vous aujourd’hui.

Si vous avez envie de partager votre ressenti sur le sujet, si vous avez aussi expérimenté ses conseils, je vous invite à le dire dans les commentaires. Je serai ravie d’échanger sur le sujet.

On y va ?

Que votre parole soit toujours impeccable

« Le langage est la première arme des humains. »

Dr Louise Banks, Premier contact.

J’ai vu ce film hier et son message m’a paru en résonance avec le premier et le plus important des accords Toltèques. On y voit la façon dont les humains tentent de communiquer avec des créatures extra-terrestres mystérieusement arrivées sur Terre. On y voit toute la force du langage, le pouvoir bénéfique qu’il peut revêtir, mais aussi son potentiel destructeur. Là où un groupe d’humains tente d’utiliser la parole pour nouer des liens avec les arrivants, comprendre leur point de vue et leurs intentions, d’autres utilisent la parole pour susciter la peur parmi leurs pairs et générer la haine de l’inconnu.

La parole n’est pas seulement un son ou un symbole écrit. C’est une force ; elle représente votre capacité à communiquer et à vous exprimer, à penser et donc à créer les évènements de votre vie. […] Mais comme une lame à double tranchant, votre parole peut créer les rêves les plus beaux ou tout détruire autour de vous.

Le plus souvent, cette arme commence par nous nuire à nous-même. Combien de fois nous disons-nous des choses horribles ? Que nous sommes stupides, pas assez doués pour accomplir nos rêves ? Notre parole, au lieu de l’utiliser pour construire, nous l’utilisons souvent pour nous juger, nous dévaloriser, ou perpétuer des croyances limitantes qu’on nous a inculquées depuis notre plus jeune âge. Notre propre parole nous instille la peur ou ce que l’auteur appelle notre poison émotionnel, au lieu de nous nourrir d’amour.

Être impeccable, d’après Don Miguel Ruiz, c’est commencer par ne rien faire contre soi-même. Et là, le travail commence. Bien sûr, cela commence par ne pas nous détruire intérieurement avec des mots cruels et des jugements, mais cela veut dire aussi ne pas utiliser la parole contre les autres, afin de ne pas retourner notre arme contre nous-même !

Si je m’aime, j’exprimerai cet amour dans mes interactions avec vous et ma parole sera impeccable, car cette manière d’agir produira une réaction similaire. Si je vous aime, vous m’aimerez. Si je vous insulte, vous m’insulterez. Si j’ai de la gratitude envers vous, vous en aurez envers moi. Si je suis égoïste avec vous, vous le serez avec moi. Si j’utilise ma parole pour vos jeter un sort, vous m’en jetterez aussi un.

L’idée est d’apprendre à utiliser la parole dans le sens de la vérité et de l’amour, de ne pas l’employer pour médire ou propager des idées fausses qui se propageront à leur tour. Et c’est dur, parce qu’on nous a appris qu’il fallait avoir le dessus sur les autres, avoir le dernier mot, quoi qu’il arrive. Pour avoir le dessus, on utilise le pouvoir de la parole pour souffler aux autres des idées négatives qu’ils porteront en eux des années durant. Parfois on le fait involontairement, sans réaliser à quel point la magie de la parole est puissante. Quand l’auteur parle de sort jeté à autrui, j’ai tendance à partager son avis. Si quelqu’un vous que vous aimez vous dit que vous êtes beau, vous aurez tendance à le croire, à vous sentir beau. Votre confiance en vous sera renforcée. Si vos proches vous rabâchent que vous n’êtes pas capable de réaliser votre projet, que c’est trop dur, eh bien vous risquez de les croire et de vous abstenir de le tenter. C’est là la puissance de la parole.

Oui, on peut refuser de prêter foi aux paroles d’autrui, ça marche aussi!

Pour ma part, je me suis souvent blessée avec ma parole. « Je ne serai jamais un écrivain légitime, qui en a quelque chose à cirer de ce que j’écris, de toute façon ? Et mes dessins ! Bah, tu ferais mieux de les cacher, ils ne valent pas ceux des vrais artistes ! » Ça vous parle, à vous aussi ?

Alors, voilà : à partir de maintenant, je vais travailler sur ma parole, essayer de la rendre la plus impeccable possible, la guider vers l’acte créateur plutôt que la pensée limitante et négative. Je sais que ce sera dur, que je serai souvent amenée à faiblir, mais tel sera mon objectif numéro 1 !

Qui veut en être ?

2017 en 4 outils et 4 conseils

Bonjour tout le monde,

Les fêtes sont derrière nous ! Nous voici bien ancrés en 2017, que je vous souhaite douce, heureuse, et propice à la réalisation de vos projets.

La transition entre 2 années est souvent un moment de réflexion sur soi, sur ses envies, les choses qu’on souhaiterait modifier, améliorer, réécrire. Je ne fais pas exception à la règle, si ce n’est que cette fois, je n’ai pas rédigé mon article bilan habituel de fin d’année. Je ne rédigerai pas non plus d’article vous exposant mes bonnes résolutions pour 2017, tout simplement parce que je n’en prends plus.

Cela ne signifie pas que je n’ai envie de rien, que je ne nourris aucune envie pour démarrer 2017 sur les chapeaux de roue, au contraire ! Mes rêves créatifs sont bien présents, mais j’ai juste décidé de les commencer avant le Nouvel-An. Décembre a été un mois très agréable à cet égard. Des lectures passionnantes, des portes ouvertes sur une réflexion apaisée, des dessins à foison, une découverte de l’aquarelle, des idées à écrire.

Aujourd’hui, plutôt que de bonnes résolutions, je vous propose un rapide point sur mes compagnons créatifs en 2017 :

La bougie ne compte pas, hein! 😉

Mon Traveler’s Notebook :

Je ne lâche plus cette belle couverture en cuir aménageable à l’envi avec des carnets, pochettes cartonnées, papiers en vrac. Mon carnet du voyageur (qui ne voyage pas beaucoup pour l’instant) contient mon Bullet Journal, un carnet destiné à l’écriture de mes idées de romans, mes suivis de béta lecture sur CoCyclics

Mon carnet à dessins :

Ce formidable cahier en kraft format A4 environ est génial et ne coute presque rien ! Depuis que Steph en a acheté pour son projet de journal surnaturel/horreur, je n’utilise que ça pour mes croquis, ébauches, portraits. Ce papier épais et non traité supporte l’encre, le crayon, les aquarelles même bien mouillées. C’est un bonheur !

Mon art journal :

L’Art Therapy est un concept encore un peu méconnu, pourtant ses bienfaits m’ont vraiment étonnée en cette fin d’année chargée. L’acte créatif peut vraiment soulager quelqu’un de ses tensions, le relaxer au même titre que la méditation. Sans m’être plongée dans des études poussées sur le sujet, j’ai commencé à utiliser un carnet fait maison avec des feuilles Canson noires dont je n’avais guère l’utilité. Dessus, je fais du collage, je peins, j’écris, je déchire, je brûle, je fais ce que je veux ! Je ne me fixe aucun thème, aucun objectif. Je démarre une page sans savoir où je vais et j’oublie le temps. Si vous êtes stressé, essayez ! Vous serez surpris de constater la joie qu’on éprouve en observant le résultat. En plus, c’est un excellent moyen pour ceux qui ont des vieilles peintures, papiers et autres matériels artistiques chez eux de les utiliser ! Mieux vaut ça que laisser ses affaires moisir au fond d’un tiroir, je trouve !

Les Quatre Accords Toltèques :

En décembre, lors d’un déplacement sur Paris, j’ai acheté ce petit bouquin de Don Miguel Ruiz à la gare et je l’ai dévoré le jour même. J’avais déjà entendu parler des 4 accords Toltèques, une sorte de philosophie de vie en 4 axes à la fois très simple à comprendre et parfois si difficiles à suivre.

D’ailleurs, je vous laisse avec ces quatre petits conseils pour bien commencer 2017 :

Que votre parole soit impeccable

Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle

Ne faites pas de suppositions

Faites toujours de votre mieux !

Dit comme ça, ça parait évident, mais je vous assure que mettre en pratique ces conseils demande beaucoup de persévérance ! J’ai envie d’en faire le thème de ce blog pour le début d’année ! Ça vous dirait qu’on aborde ces sujets un par un le lundi et qu’on en discute ici ? Lundi prochain, on parlera ensemble de l’importance de la parole dans nos rapports.

En attendant, je vous souhaite une très belle semaine, mais aussi une fantastique année !

 

 

Mes blogs préférés en 2016

Bonjour à tous !

Décembre, c’est souvent la période où l’on dresse des bilans, où on réfléchit à la façon dont s’est déroulée l’année. Je ne suis pas encore dans cette phase, mais aujourd’hui, j’avais envie de parler des blogs qui ont m’ont accompagnée en 2016.

Mais pourquoi cette idée ?

Pour moi, lire un blog, c’est être à proximité de son auteur, c’est partager ses tranches de vie, ses humeurs, ses passions. Lire un billet, c’est un moment très privilégié que j’adore déguster avec un bon café bien chaud ou un thé, au calme. Et c’est souvent une vague d’inspiration qui réchauffe mon petit cœur !

Voilà pourquoi j’ai envie de vous présenter mes coups de cœur, les blogs qui m’ont inspirée, amusée, fait vibrer.

Le blog de Nathalie Bagadey

nathbag

Nathalie, c’est le genre de personne qui a un objectif et qui file droit dans sa direction sans tergiverser. Et en prime, elle nous explique très généreusement sa démarche, les étapes de son parcours, ses difficultés et la façon dont elle les surpasse. C’est un peu Ze blog pour quelqu’un qui veut se lancer dans l’autopublication et qui a besoin d’informations fiables sur le sujet. C’est aussi un support extraordinairement motivant quand on a une baisse de régime côté écriture.

La Nife en l’air

lanifeenlair

Je suis une lectrice assidue de la Nife en l’air parce que c’est typiquement le genre de blog où je me sens chez moi. Son autrice, Florie y partage ses pensées sur la simplicité, sur un rythme plus en accord avec qui nous sommes réellement, ses lectures et son parcours pour changer de vie. C’est aussi une plume de grand talent qui aime la SFF. Un peu comme Nathalie, c’est une personne déterminée qui a pris les décisions nécessaires pour parcourir sa voie vers le bonheur.

Boho Berry

bohoberry

J’ai découvert Boho Berry à l’époque où je cherchais des informations sur le Bullet Journal. On peut dire que c’est devenu une référence sur le sujet. C’est aussi une Youtubeuse passionnante. Elle a ce petit côté éternellement positif et cet engouement pour la vie qui me donne la banane dès que je la lis. C’est un trait de caractère assez fréquent chez les américains, à priori. Moi, je trouve que dans un monde tout gris, son peps a quelque chose de rafraichissant. Évidemment, son blog et ses vidéos sont en Anglais, mais je trouvais normal de la citer parce que je l’adore ! Et elle a tenté le NaNoWriMo cette année pour la première fois. Elle ne l’a pas terminé, mais elle n’a pas perdu sa motivation à écrire pour autant.

Job’s Journal

jobsjournal

Job est un jeune homme Coréen qui pratique assidument le Art Journaling (une sorte de journal intime artistique) et j’ai tout de suite été séduite par son blog. Déjà, c’est rare de voir un homme pratiquer cette activité sans complexe et en plus, il interviewe souvent d’autres créateurs qui partagent la même passion. Le Art Journaling est un loisir très relaxant qui permet de tenir dans ses mains un carnet rempli de merveilleuses images, couleurs, notes qu’on a soi-même compilées. Ça nourrit mon amour pour la belle papèterie et ça me permet d’utiliser la tonne de matériel acheté au fil des années et donc, de lui donner un sens.

Heartshapedglassestheory

hsgt

Celui-ci, c’est un petit nouveau, mais quelques mots de Siècle ne pouvaient que me toucher. Siècle, c’est un peu une magicienne. Elle écrit et hop ! Vous voyez la vie complètement différemment. Elle, son truc, c’est la création, la créativité. Ses billets sont longs, plus longs que sur la plupart des blogs que j’ai lus, mais on va au bout des choses. On sort de là avec plein de paires de lunettes différentes qu’on peut essayer pour voir la vie sous un nouveau point de vue.

J’aurais pu en ajouter encore, mais je trouve que c’est déjà une longue liste. Je suis toujours à l’affût d’oasis de détente et de lecture, alors j’espère bien vous proposer une nouvelle liste pour 2017 ! En attendant, je vous souhaite de bien vous préparer pour Noël et son cortège d’agapes.

Bises.

Aemarielle

Bilan d’écriture et pourquoi je ne participe plus au NaNoWriMo…

Bonjour à tous,

Cette semaine, je vous propose un rapide bilan écriture, notamment parce que novembre est le mois du NaNoWriMo et que cette année, j’ai décidé de ne pas tenter l’aventure.

Le NaNoWriMo, c’est quoi donc ?

J’ai découvert l’existence de ce challenge il y a deux ans, à l’époque où j’ai commencé la rédaction du deuxième volet du Cycle du Dieu Noir. Je cherchais un moyen de me motiver et de rencontrer d’autres plumes. J’ai ainsi découvert qu’à Strasbourg vivait une petite communauté d’auteurs. Je me suis préparée mentalement et en novembre 2014, je me suis lancée dans ce marathon d’écriture qui, je le rappelle, consiste à écrire une histoire de 50000 mots sur trente jours. Dès que je le pouvais, je me collais devant mon PC pour aligner mes 1667 mots quotidiens et j’étais heureuse de voir mon compteur de mots suivre une belle progression sur le site du NaNoWriMo.  Je participais à des Write-in (sessions d’écriture) au café avec les autres, j’étais plongée dans l’émulation du moment.

Et je l’ai fait ! Mon premier « NaNo » fut une victoire et une fierté… Un joli petit badge en cadeau et une bannière pour exposer mon exploit sur les réseaux sociaux. C’était génial… Jusqu’à ce que je relise ce que j’avais écrit, en me demandant si je n’avais pas tout simplement perdu mon temps.

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Pourquoi le NaNoWriMo ne me correspond pas ?

J’ai une approche de l’écriture peut-être un peu perfectionniste, c’est vrai, avec une forte propension à me relire, à avancer lentement, à corriger. Beaucoup corriger. Le NaNo, c’était un peu l’occasion de lâcher prise, de ne pas me bloquer sur tel ou tel passage, mais d’avancer coûte que coûte. Le problème, c’est que je détestais ce que j’avais écrit. Tout était brouillon, bordélique. Mes personnages n’avaient pas eu le temps d’acquérir de la substance. C’était affreux à relire.

En 2015, j’ai retenté l’expérience, pour voir si je pouvais faire mieux que ça, qualitativement parlant. Malheureusement, j’ai vite compris que ça repartait comme l’année précédente. Du coup, j’ai littéralement tout stoppé. J’ai abandonné le challenge et je n’ai plus touché mon fichier pendant des mois. Début 2016, je suis passée par une phase de remise en question sur les raisons pour lesquelles j’écrivais, je me suis demandé si j’avais vraiment envie de continuer. Après tout, qui me lirait de toute façon ? Même les éditeurs du speed-dating des Imaginales avaient soi refusé le manuscrit du tome 1, soit ne répondaient tout simplement pas à mes mails.

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Bref, un gros gros passage à vide, dont je dois la fin à mes formidables copines d’écriture, Siècle, Sunny, Florie, Ifuldrita, Citarienne, ma discrète Yria, ainsi qu’à toutes les « grenouilles » qui passent régulièrement m’encourager sur CoCyclics.

C’est pour ça que cette année, je ne participe pas au NaNoWriMo. Les objectifs rapidité et performance ne me correspondent pas. Ils n’ont jamais correspondu à ma personnalité d’ailleurs. Je suis lente, c’est comme ça et ce n’est pas grave, car je ne vis pas de l’écriture et je n’ai pas besoin de me mettre la pression pour le nombre de mots. Par contre, je me suis fixé un objectif : celui d’écrire tous les jours, même un peu. Je pars sur une base de 500 mots quotidiens, mais l’essentiel est d’acquérir ce réflexe d’ouvrir mon fichier Word chaque jour et d’écrire tranquillement, de réfléchir à mes phrases, de poser le récit comme je l’entends.

Jusqu’ici, je me tiens bien, même si certains jours, il m’est arrivé d’écrire seulement 2 phrases ! Muse est capricieuse, parfois. Heureusement, mon quota se rattrape les jours suivants. Pour me motiver, je me suis inscrite dans un petit groupe sur CoCyclics avec d’autres écrivains qui restent en marge du NaNo, mais qui veulent avancer ensemble. L’ambiance y est très sympathique, comme toujours !

Bref, le mode lièvre n’est pas pour moi, je préfère opter pour la stratégie tortue !

PS: Pour ceux qui ont envie de lire ce que donne le début du Cycle du Dieu Noir, je rappelle qu’il est en lecture libre sur Wattpad depuis quelques semaines. Jusqu’ici, je suis plutôt contente des retours qu’il obtient de la part des lecteurs. Si vous passez y jeter un œil, je vous souhaite une très bonne lecture !