« Comme par magie, vivre sa créativité sans la craindre », d’Elizabeth Gilbert

Bonjour à tous,

Ces derniers temps, je n’ai pas publié grand-chose sur ce blog, pas plus que je n’ai avancé sur mes différents romans. L’héritier du Shogun est retourné au fond d’un dossier sur ma clé USB et le Cycle du Dieu Noir est resté pendant plusieurs mois au point mort. À vrai dire, je ne sais pas pourquoi j’ai soudainement cessé d’écrire. J’ai eu le sentiment que mon inspiration m’avait déserté, que je n’étais plus bonne à rien. Le peu de mots que je posais sur le papier me paraissait nul et sans intérêt. J’ai même supprimé mon texte de la plate-forme Wattpad car je ne me sentais plus du tout motivée pour y partager quoi que ce soit. Pas tout à fait à tort d’ailleurs, vu que ça n’a manifestement pas été remarqué par grand-monde ! 😀

Je ne voyais plus vraiment de raison pour me consacrer à l’écriture. Pourquoi écrivais-je, en fait ? Si on n’écrit pas dans le but d’attendre en tremblant la réponse des éditeurs, alors pourquoi le faire ? À quoi bon terminer un roman qui ne sera probablement lu que par une poignée de personnes?

Petit à petit, j’ai délaissé la question, je suis partie flâner du côté du dessin si j’y étais (et il se trouve que j’y étais !) et la situation a duré jusqu’à présent. Pourtant, une partie de moi me disait : « Mais c’est pas possible, tu dois reprendre tes travaux, ne laisse pas ton projet en plan comme ça ! »

Je me suis souvenue que Florie, sur La Nife en l’Air, avait évoqué un livre qui avait modifié son approche de l’écriture. (Lisez son billet, il est complet et tout à fait passionnant ! )Elle m’avait aussi parlé des podcasts organisés par l’autrice autour de la créativité, du rapport à l’art, des raisons pour lesquelles on crée quelque chose.

Ce livre, c’est Comme par Magie (ou Big Magic en VO) d’Elizabeth Gilbert. Je suis allée l’acheter un soir de grande déprime après le boulot, en me disant que j’avais besoin de me recentrer sur ce qui comptait vraiment pour moi.

Liz Gilbert est entre autres, l’autrice de Mange, Prie, Aime (que j’avoue sans honte ne pas avoir lu, même si j’en ai beaucoup entendu parler !), et c’est aussi une femme ultra optimiste, qui a connu le long et difficile parcours des écrivains anonymes avant d’arriver à percer. Et sa recette pour y parvenir est un mélange de persévérance, de boulot acharné et de légèreté. Je ne vais pas vous gâcher le plaisir de la découverte en vous révélant trop de son contenu, mais lire son livre m’a pas mal éclairée sur les raisons de mon blocage : parmi elles, la quête de la perfection.

Ouiii ! Le retour du perfectionnisme, celui qui vous dit que ce que vous écrivez est non seulement nul, mais en plus totalement inutile, puisque ça ne vous mène à rien. Celui qui vous informe que de toute façon, sans un vrai message engagé derrière, vos histoires ne servent à rien. Tant de gens écrivent bien mieux que moi, la preuve : les éditeurs apprécient leur travail et les publient parce qu’en plus d’être passionnants, leurs romans sont intelligents et porteurs d’un message important à l’attention du monde entier.

Sauf qu’à la base, j’écris d’abord pour mon petit plaisir égoïste ! J’essaye de raconter l’histoire que j’ai envie de lire, de communiquer avec mes personnages et avec le souffle créatif (appelons-le Muse si on veut) qui me donne l’énergie pour avancer. Si j’aborde parfois des sujets graves, notamment sur la condition féminine dans des mondes profondément patriarcaux, je ne cherche aucunement à imposer une réflexion plus profonde que celle qu’on voudra bien y trouver. Et ce n’est pas une catastrophe, me rappelle l’autrice. Il y aura des gens pour aimer ce que j’écris et il y en aura tout autant pour s’en contrefiche. Je n’en suis pas moins légitime dans mon envie de partager mes textes. Ce livre m’a aussi rappelé que je n’ai besoin de l’autorisation de personne pour exercer ma créativité à tout moment, par l’écriture ou le dessin. J’aime beaucoup cette phrase : si tu es financièrement indépendant et que tu n’ennuies personne, tu as toute liberté de faire ce qui te plait de ta vie.

Eh ben ouais, c’est pas plus compliqué : quand je sors du boulot, je suis une artiste de l’imaginaire ! J’écris des histoires qui n’ont pour autre but que de divertir, des récits où la magie et des créatures fantastiques se promènent en liberté, et j’ai parfaitement le droit de m’en contenter ! Donc, on arrête de pleurnicher et on se remet à l’ouvrage, Madame !

Et vous, connaissez-vous ce petit livre si riche d’expériences et de sagesse? Comment vivez-vous votre créativité au quotidien?

Vous voulez en savoir plus sur Elizabeth Gilbert?

Sa conférence TED Talk  (in English )

Sa page Facebook

Les Pirates de l’Escroc-Griffe | Les terres interdites, Jean-Sébastien Guillermou

Bonjour à tous,

J’inaugure une nouvelle section sur le blog. Après les bafouilles, les gribouillis et l’organisation, viennent les chroniques. Ça faisait longtemps que je n’avais pas partagé mes coups de cœur littéraires, et j’espère que ça va me pousser à consacrer un peu plus de temps à la lecture en 2017.

J’ai une pile à lire gigantesque, surtout depuis les Imaginales ! Si je ne me botte pas les fesses, elle ne descendra jamais ! Et surtout, j’ai une masse de livres que j’ai adorés, mais dont je n’ai pas pris le temps de parler.

Oui, pour ces chroniques, je ne me fixe qu’une règle : je ne parle de ce que j’ai aimé. Vous ne me verrez jamais descendre un livre sur ce blog, à moins que je ne sois ivre ce jour-là, ce qui n’est pas près d’arriver !

Outre le fait que je connaisse la difficulté d’écrire un roman, mes goûts sont totalement personnels, subjectifs, et ce qui ne me plait pas à moi peut très bien plaire à d’autres lecteurs.

Aujourd’hui, je commence avec Les Pirates de l’Escroc-Griffe, tome 1 : Les terres interdites, par Jean-Sébastien Guillermou.

couverturepiratestome1

Le résumé:

Lorsque Caboche, après s’être enfui de l’orphelinat militaire, part à la recherche de son père, il ne s’attendait certainement pas à rencontrer la compagnie de L’Escroc-Griffe et encore moins à monter à bord de leur bateau ! Connu pour n’avoir jamais réussi un abordage, l’équipage de Bretelle, vieux capitaine désabusé, ressemble plus à la troupe d’un cirque qu’à une bande de pirates. Mais Caboche va les entraîner dans un voyage rocambolesque sur les Mers Turquoises, à la recherche d’un trésor mythique. Une quête dangereuse puisqu’ils sont pourchassés par l’invincible et immortel Amiral-Fantôme, et qui les mènera jusqu’aux confins du Monde-Fleur, aux abords des mystérieuses Terres Interdites…

Mon avis:

Vous aimez l’aventure, les voyages, les galeries de personnages qui n’auraient en principe rien à faire ensemble ? Vous êtes servis ! L’équipage de l’Escroc-Griffe est aussi hétéroclite qu’attachant. Si on suit principalement Caboche, jeune garçon à la recherche de son père, on découvre progressivement la personnalité de ses compagnons, du Capitaine Bretelle, capitaine farfelu à Goowan, doté d’une sagesse incomparable.

Comme dans toute bonne histoire de cape et d’épée, le rythme est rapide, enlevé, et nos héros ne connaissent guère de répit dans leur parcours à travers les Mers Turquoises. À la fois losers et intrépides, ils enchaînent les actes de bravoure et contrecarrent les plans d’un cardinal machiavélique dont l’ambition pourrait bien mener le monde à sa perte.

Personnellement, je suis séduite ! J’aime le parfum d’exploration et de mystère qui flotte sur le Monde-Fleur. J’apprécie l’écriture, simple et directe, parfaitement adaptée à l’ambiance, les dialogues efficaces, les réparties pleine d’humour. Et surtout, le soin mis dans les descriptions des navires et les scènes d’action.

Bref, j’ai bientôt fini le tome 2, les feux de Mortifice, alors je reviendrai vite pour parler de la suite ! (D’ailleurs, j’ai un contentieux en cours avec Jean-Sébastien pour cruauté excessive envers ses lecteurs ! 😀 )

Sinon, vous avez une intégrale qui vient de paraître chez Bragelonne ; comme ça, vous vous ferez une idée vous-même sur cette fantastique trilogie ! 😉

Sur ce, bon dimanche à vous, les amis !