La fille au chapeau / Aquarelle

Aujourd’hui, peu de mots, mais une photo ! 🙂

Au cas où cela ne se verrait pas, je déprime à cause du temps pourri qui règne sur Strasbourg ces dernières semaines. Inspirée par les multiples épisodes de Supernatural que je regarde (enfin!) depuis quelques semaines, je me lance donc dans la sorcellerie à mon tour. Ni sang, ni démon, ni sacrifice humain, je vous rassure; juste une invocation de la chaleur et du soleil avec mes dernières aquarelles. Si vous ne me suivez pas sur Instagram (vous devriez, je suis assez active là-bas), sachez que je propose cet original à la vente pour 80 euros, frais de port inclus. Si vous souhaitez participer au grand rituel d’appel de l’été en adoptant cette aquarelle, n’hésitez pas à me le signaler sur contact[@]aemarielle[.]com !

Sur ce, je vais aller me noyer dans un bol de chocolat chaud !

Première commande de l’année… Jules

Je ne résiste pas à vous montrer le résultat de la dernière commande que j’ai réalisée pour Jo Ann. Si vous l’ignoriez, son roman Les Noces de Jade, est sorti fin 2018 et elle a eu la bonne idée de me demander des portraits de ses personnages principaux.

Nous avons commencé par Jade, honneur aux dames.

Jade par Aemarielle, ne pas utiliser, reposter ou reproduire sans autorisation

Puis ce fut le tour de Jules, qui s’est démarqué de mes dessins précédents par son absence de cheveux ^^. J’ai pris un grand plaisir à le dessiner – je conserve soigneusement son croquis préparatoire que je trouve super cool.

Jules par Aemarielle, ne pas utiliser, reposter ou reproduire sans autorisation

Pour mes illustrations, j’utilise généralement des encres, des marqueurs à alcool et des crayons de couleur sur du papier Clairefontaine naturel couleur kraft. C’est une demande particulière de Jo Ann pour garder une unité sur sa collection de portraits, ce qui tombe bien parce que j’adore ce support.

Si vous aussi vous souhaitez un portrait de personnage, vous pouvez m’envoyer un message sur contact[@]aemarielle[.]com (sans les crochets).

Je vous laisse avec une pub totalement gratuite pour le roman de Jo Ann Von Haff !

Lisbonne. C’est là que Jules a décidé de rencontrer sa future épouse. Cette fois, ce sera un mariage arrangé, sans amour. Sans souffrance. Il veut rompre sa solitude, mais il ne tombera pas amoureux, plus jamais. 

Jade, vingt-quatre ans, est aussi différente de lui qu’on peut l’être. Elle vient de la communauté gitane et elle est très croyante, alors que lui ne croit plus en rien. 

Pourtant, dès la première rencontre, Jules a décidé. Ce sera elle. Mais pourront-ils aller jusqu’au bout, malgré les réticences de leurs proches ? Et peut-on vraiment vivre avec quelqu’un sans que les sentiments s’en mêlent ?

Ma routine d’écriture

Ou comment ancrer une habitude au quotidien

Si je reviens sur 2018, une de mes plus grandes sources de frustration aura été l’écriture. J’ai très peu écrit l’an dernier. Vraiment peu. Je pouvais très bien écrire une grosse quantité de mots un jour, puis ne plus ouvrir mon fichier des mois durant. Recommencer. Échouer à nouveau. Et encore, et encore.

Identifier le problème

Avec le recul, je comprends un peu mieux la source de ce blocage. Je n’ai jamais pris le temps de décider de mes priorités en matière d’écriture. Je voulais continuer le Cycle du Dieu Noir, mais en même temps démarrer un nouveau projet; écrire des nouvelles; le tout en débutant une formation à distance. Mon cerveau a dit stop.

Tout était désorganisé, chaotique et bien au-dessus de mes capacités. Fatalement, la procrastination m’a vaincue.

Mettre son cerveau en pause

J’ai passé le dernier trimestre à lire. Principalement des livres sur l’écriture, comme The Right to Write, de Julia Cameron ou The War of Art, de Steven Pressfield. J’ai aussi dévoré La méthode Bullet Journal, de Ryder Caroll.

L’idée était de remettre un peu d’ordre dans mes objectifs. J’aime écrire, mais j’avais perdu de vue mon pourquoi. Pourquoi, en plus de mon boulot à temps plein, et de ma formation, je voudrais trouver de la place pour l’écriture ? Et comment ?

Sachant que la course à l’édition ne m’enthousiasme pas particulièrement, mais que j’écris pour partager mes histoires avec un public, Wattpad est actuellement mon moteur. Si je n’écris pas régulièrement, je n’aurai rien à partager (Bon, mon audience est très réduite pour le moment, mais c’est une motivation tout de même) et je serai malheureuse. Surtout, Wattpad m’aidera à voir si mon récit vaut le coup d’être auto-édité ou non, ou si je me bouge pour trouver une maison à mon bébé, ou encore si je l’enferme à tout jamais dans un placard et passe à autre chose.

Définir le bon moment

Clairement, si je n’écris pas le matin avant le travail, c’est mort. Au réveil, je suis fraîche et motivée; le soir, je suis une loque tout juste bonne à somnoler devant la télé. Donc, il me faut du temps le matin. Mais pas trop de temps, pour ne pas transformer ma plage d’écriture en corvée.

Déterminer l’objectif

Je me suis fixée un but que certain.e.s qualifieraient de peu ambitieux: 300 mots chaque jour. Certes, c’est un petit objectif. Mais il est quantifiable, réaliste et réalisable. Et surtout, il est quotidien, week-end compris. Tous les matins, je consacre une vingtaine de minutes à rédiger mes 300 mots, que je dépasse régulièrement. Car oui, le dépasser, c’est autorisé, bien sûr. Mais je peux aussi m’y limiter les jours où ça ne va pas, et j’ai tout de même accompli quelque chose.

Et sinon, t’écris quoi ?

300 mots par jour, c’est bien, mais si je ne sais pas sur quoi je travaille, ça ne sert à rien. En janvier, j’ai noté dans mon bullet journal que je rédigeais l’arc d’un personnage du Cycle du Dieu Noir: Aenar. Tout mon mois est consacré à lui. Si j’ai terminé fin janvier, je déterminerai mon prochain sujet d’écriture, sinon je continuerai sur février.

Pour m’encourager, j’ai choisi deux options: une page dédiée dans mon bullet journal, où je coche chaque jour où j’ai écrit d’une grosse croix (c’est très satisfaisant! ) et un fil de discussion sur Twitter où je tiens mes abonnés au courant au quotidien de mes avancées. Le bujo est un engagement personnel, Twitter un outil de motivation externe qui me contraint à donner des nouvelles et donc me pousse à écrire.

Bullet journal janvier
Twitter

Concentrez-vous sur une habitude à la fois

Si j’ai un conseil à donner, c’est de ne vous concentrer que sur une habitude à la fois, jusqu’à ce qu’elle soit acquise. Si vous regardez mon tracker, vous verrez que j’avais essayé d’inclure aussi du sport au début (les autocollants verts), en plus de l’écriture. J’ai laissé tomber très vite, on est des humains, ça ne sert à rien de vouloir trop en faire, on risque surtout de tout lâcher.

Et vous, quelles habitudes mettez-vous en place en ce moment ? Comment ça se passe ?

Retrouvez moi sur Wattpad avec une série de fantasy épicée : Le Cycle du Dieu Noir

2019 sur la Plume d’Aemarielle

Bonjour à vous qui me lisez, que ce soit depuis longtemps ou non. Je vous présente mes meilleurs vœux pour la nouvelle année. Qu’elle vous soit douce, clémente, pleine de projets, de réussites, de petits et grands bonheurs.

De mon côté, vous noterez, si vous me suivez depuis longtemps, que je n’ai pas écrit de bilan 2018. Je n’ai pas non plus l’intention de vous présenter mes objectifs 2019. Pourquoi? Tout simplement parce qu’en 2019, sur la Plume d’Aemarielle et sur les réseaux sociaux que je fréquente, j’ai envie de me concentrer sur les actions plus que sur les paroles.

J’ai toujours cette impression étrange que si je vous fais la liste de tous mes beaux objectifs/résolutions, je me tire une balle dans le pied toute seule, parce qu’il y a des risques importants que je ne fasse pas tout ce que j’ai écrit dans l’enthousiasme de la nouvelle année.

Dire, c’est bien. Faire c’est mieux.

Exemple: « Ah! Cette année, c’est décidé, je publie 3 articles par semaine sur le blog. » 2 semaines plus tard: « Pff, j’ai rien à raconter, cette semaine. Je reviendrai plus tard. Ou pas… » Et le blog reste silencieux 3 mois 😀 !

Ne vous méprenez pas: j’ai des objectifs. ils sont notés en évidence dans mon bullet journal, mais ce qui m’intéresse principalement, ce sont les petites actions quotidiennes que je vais réaliser pour les atteindre.

Tiré de Shaun of the Dead

Si vous n’avez pas encore d’idée de ce que vous voulez pour que votre année soit à la fois cool et efficace, je vous propose de jeter un œil du côté de la Nife en l’air, où Florie vous a concocté un programme en 3 étapes pour dynamiser vos réflexions. J’ai fait les exercices, et ça m’a beaucoup aidée à rassembler mes pistes de travail pour 2019

Je reviens dimanche prochain avec un premier article sur la routine d’écriture que je mets en place depuis le 1er janvier. D’ici là, je vous souhaite une très belle semaine.

Retrouvez-moi également chaque semaine sur Wattpad avec Le Cycle du Dieu Noir, une série fantasy épicée !

Illustration du moment : Tahura | Le Cycle du Dieu Noir

Il y a quelques jours, j’ai annoncé sur Wattpad qu’à partir du moment où Le Cycle du Dieu Noir atteindrait cent lectures, je publierais un dessin d’un personnage. Nous en sommes à 105 aujourd’hui, chose promise, chose due.

Tahura, la femme-chacal

Tahura est l’une des trois épouses d’Hetephros, que nous rencontrons dans le troisième chapitre de l’épisode 1. Elle porte un masque en or à l’effigie de Set, le dieu chacal et montre un aussi bon caractère que lui au quotidien. Ses sœurs d’infortune ont tendance à subir ses colères, mais elle voue un profond respect à son maître Hetephros, le sorcier le plus mystérieux de Djedou.

Bilan de novembre sur Wattpad

J’en suis actuellement au chapitre 6 de l’histoire. Je poste deux fois par semaine, ce qui m’oblige à suivre le texte, relire et corriger avec soin. Pour le moment, l’histoire a récolté 20 votes sur 105 lectures, ce qui n’est pas beaucoup, quand on y pense. C’est dommage car les votes aident à propulser l’histoire vers le haut du classement, pour la rendre plus visible. Ceci dit, ce n’est pas grave, j’ai des lecteurs fidèles qui suivent le récit, je suis déjà très contente !

Mise en avant du jour :

Rendez-vous au Cygne Noir

Florie Teller vient de lancer une série littéraire à son tour sur Wattpad. Du space opéra de qualité, dans un univers fouillé et ciselé.

L’épisode 1 est tout chaud, n’hésitez pas à la suivre et à découvrir son histoire !

Sur ce, je vous souhaite une bonne soirée, douce et relaxante.

 

Wattpad | L’art de lutter contre la résistance

Je m’étais pourtant dit « Wattpad, on ne m’y reprendra plus. » Trop chronophage, trop superficiel, trop ci trop ça. Pourtant, la semaine dernière, je suis retournée sur le site et j’ai recréé mon histoire.

La couverture a été conçue par Steph, avec son talent habituel.

https://www.wattpad.com/story/167296490-le-cycle-du-dieu-noir

Pourquoi y retourner ?

Déjà, les résultats des publications sur le blog ont été médiocres, il faut le dire. Peu de lectures, de retours sur les chapitres hebdomadaires. Le blog n’est pas l’interface de lecture la plus pratique, il faut le reconnaître.

  • Wattpad a l’avantage de proposer une application sur smartphone qui n’est pas mal fichue du tout et permet de lire des histoires chez soi ou dans les transports. 
  • Wattpad est l’application la plus peuplée du monde, donc j’augmente les chances que quelqu’un tombe par hasard sur mon texte et décide de le lire !
  • L’application a modifié ses paramètres de classements, ce qui laisse désormais une chance aux histoires adultes d’être affichées et donc plus facilement accessibles.
  • La publication sur cette plateforme me permet de modifier mon état d’esprit vis à vis de mon histoire.

Lutter contre la résistance

La résistance, comme la décrit Steven Pressfield dans son ouvrage The War of Art, c’est la peur qui nous paralyse, nous pousse à procrastiner, à nous cacher derrière des excuses pour ne pas avancer sur nos projets. La peur d’être jugés, la peur de l’échec, entre autres. Elle se tapit bien au chaud dans notre tête et fait son possible pour nous décourager d’entreprendre quoi que ce soit de nouveau ou qui pourrait nous faire avancer vers nos objectifs.

Je vous mets le lien vers une vidéo de Solange te parle qui évoque ce livre avec beaucoup de talent, comme souvent.

Le Cycle du Dieu Noir est un texte auquel je suis émotionnellement très attachée. Je le chouchoute, je le peaufine, je veux qu’il soit parfait. De ce fait, il reste au fond de mon ordinateur, là où personne ne le lira jamais. Le publier sur Wattpad me permet de viser deux objectifs:

Me détacher du perfectionnisme

Arrêter de vouloir surprotéger mon égo en gardant mon histoire secrète jusqu’au jour hypothétique où je la jugerai acceptable.

Créer une routine « professionnelle »

Ecrire régulièrement, corriger, publier, retourner écrire. Point à la ligne. Accepter les retours, ne pas les prendre personnellement, choisir d’en tenir compte ou non, et retourner créer des trucs.

Wattpad sera pour moi une expérience intéressante pour évoluer dans mon approche de l’écriture – mais pas seulement – et interdire au perfectionnisme de régir ma créativité. Vous voulez jouer avec moi ? Contre quoi résistez-vous et comment faire pour changer les choses ?

Bibliographie à l’usage des créatifs bloqués par la résistance

The War of Art, Steven Pressfield

The Right to Write, Julia Cameron

Show your work !, Austin Kleon

Désolée, je les ai lus en version originale, mais je pense que vous trouverez des versions traduites en français pour plus de facilité.

 

Carnet décoré #1 La danse aquatique

Savez-vous que très bientôt, le NaNoWriMo sera là ? Un festival d’écriture, de souffrance créative, de partage autour de multiples romans. Quelle étrange période que l’automne pour les artistes et auteur.e.s: d’abord Inktober en octobre, puis le NaNoWriMo en novembre.

Personnellement, je me laisserai porter par l’enthousiasme des participants, mais je ne m’inscrirai pas. Par contre, je me suis dit qu’un écrivain bien organisé pourrait avoir envie d’un beau carnet pour suivre son projet, pendant ou après le NaNo. Bon, en vrai, j’adore dessiner sur du papier kraft et ces carnets sont juste un support parfait pour accueillir mes dessins !

Voici donc le premier d’une série de carnets dont j’ai illustré la couverture. Celui-ci est un Moleskine et contient une centaine de pages blanches, avec une poche à la fin pour ranger ses papiers volants. Carnet d’écriture ou bullet journal, il est grand (19 cmX 25 cm) et spacieux. Je ne sais pas pour vous, mais j’apprécie de laisser mon stylo plume glisser sur une feuille blanche, sans être limitée ni par des lignes ni des carreaux ni des pointillés. 

Je suis en train de réfléchir à l’opportunité d’ouvrir une boutique en ligne pour vendre ce type de créations. Je n’y proposerai que des dessins traditionnels, sur papier libre ou sur carnet. En attendant, si celui-ci vous intéresse, vous pouvez me contacter ici : contact[@]aemarielle[.]com

Très bonne semaine à toutes et tous !

Inktober 2018 commence !

L’automne est pour beaucoup d’artiste la saison de la créativité, principalement grâce à Inktober, le challenge de dessin quotidien qui rassemble des participants de tous horizons. Du papier, de l’encre, un dessin. Répétez chaque jour d’octobre. voilà.

Booster sa créativité

Comme je suis en plein dans la lecture de The Artist’s Way, de Julia Cameron, je me voyais mal refuser ce petit défi. Cette année, je participe à nouveau. Même si je sais que ce sera dur, que mener le boulot et tout le reste de front risque de compliquer mon challenge. Je participe pour le plaisir de partager mes dessins sur la toile avec tout ce petit monde ultra motivé. 

Préserver ses forces

Je n’ai pas réussi Inktober l’an passé. Au bout de 2 semaines, j’étais rincée, vidée de mes forces. C’est ma faute, je suis partie comme toujours sur quelque chose de très ambitieux: dépeindre des scènes de la mythologie grecque, avec des décors, des dessins parfois très longs à réaliser. Je voulais tester des nouvelles choses, améliorer mes compositions, tout ça tout ça. Mauvaise idée. Inktober nécessite de la constance, mais aussi du temps. Je dois composer avec le peu dont je dispose avant et après le travail.

Ne pas se lancer dans des trucs compliqués

Cette année, ne soyez pas surpris.e.s si vous voyez des dessins plus simples que les années précédentes. Je ne veux pas forcément sortir de ma zone de confort, juste me faire plaisir. 31 jours de dessins, c’est dur, très dur. C’est un marathon artistique, pas vraiment le moment de tenter des expériences inédites. Pour moi en tous cas. 

Simplifier au maximum

Dessiner, scanner, poster sur 15000 réseaux sociaux, ça marche quelques jours, après c’est épuisant. Vous trouverez mes inktober sur mon compte Instagram. Quand ce sera fini, je rassemblerai tout dans une galerie sur le blog. Là aussi, il faut préserver son énergie, surtout quand on dessine tard le soir.

Allez, le premier, je suis pas aussi paresseuse, je le poste ici !

Jour 1 – Poisonous – Aconit

 

Psst ! Celleux qui font Inktober, signalez-vous que je puisse aller admirer vos œuvres et vous encourager !

Moi aussi, je retourne à l’école

 

On ne sait pas où le chemin nous emmène, mais on a envie de le suivre.

Cela faisait un moment que l’idée me trottait dans la tête : développer une activité axée autour de mes centres d’intérêts et mes valeurs, la cultiver à mon rythme en profitant de mon emploi actuel pour la faire mûrir.

Il y a quelques mois, j’ai entamé un bilan de compétences pour avoir une vision de mes besoins et aspirations, exprimer les idées qui foisonnent dans ma tête, mais qui restaient prisonnières de mes craintes et de mes pensées automatiques :

  • Ce n’est pas un vrai métier
  • Tu ne gagneras pas bien ta vie
  • C’est super risqué, quand même

Etc.

Le bilan me permet de creuser mes réflexions et d’aborder toutes sortes de pistes sans me restreindre. Et surtout, de retrouver confiance en moi, en ma valeur et en mes compétences. Il faut reconnaître qu’après plusieurs années au même poste, on a tendance à croire qu’on ne saura jamais rien faire de nouveau ou de différent, ce qui est une erreur.

Prendre le temps de se chercher

Mes pérégrinations des derniers mois m’ont confirmé que mes centres d’intérêts principaux sont l’expression de soi, la créativité, l’apprentissage de nouvelles connaissances, mais de façon plus étonnante, c’est le social qui est sorti en premier. Par social, j’entends le goût du contact, l’importance de ne pas rester isolée dans ma bulle professionnelle. Pour une introvertie de ma qualité, il y a de quoi être étonné, mais il est vrai que j’aime parler aux gens et surtout les écouter parler.

L’écriture fait partie des piliers de mon projet. C’est un domaine que j’explore quotidiennement avec plaisir. Il me parait naturel de la garder au centre de mon activité, et de voir comment y maintenir le contact humain en bonne place. Après de longues réflexions, une première tendance s’est dégagée: le métier d’écrivain public.

Artiste, écrivain public, que des activités hyper lucratives, mais ô combien enrichissantes !

Me voici lancée dans une formation par correspondance ! Je suis redevenue étudiante; mais une étudiante avec un travail à temps plein à côté, ce qui rend la vie parfois un peu compliquée. 

Faire des choix

Je voudrais pouvoir tout faire: écrire, dessiner, étudier, tenir le blog, bouger, faire des béta lectures sur Cocyclics, mais humainement, ce n’est pas possible. Je vais devoir trier. 

Pour l’heure, en toute logique, je me concentre sur les études. Je veux aussi maintenir un rythme régulier ici-même, parce que je considère ce blog comme mon petit nid virtuel. Le dessin reste aussi une priorité, vu que je démarre mon activité d’artiste et que ce serait bien qu’elle décolle un peu.

Le reste, pour les prochains mois, ce sera « quand je pourrai ». Cela ne m’empêchera pas de préparer le terrain pour les aventures d’Alaia, mais l’écriture de fiction restera en mode « si j’ai le temps et l’énergie ». 

Cette organisation n’est pas contractuelle et est susceptible d’être remise en question par la propriétaire de ce blog à tout moment qu’elle jugera opportun.

Et vous, sinon ? La rentrée, ça se passe ?

 

Un bullet journal pour la rentrée? Oui, mais…

Ça y est, c’est officiellement la rentrée ! La période de l’année où l’on se sent régénéré.e, prêt.e à gérer plein de nouveaux projets, et où l’on recherche la meilleure organisation possible pour tout mener à bien dans sa vie. La rentrée, c’est généralement le moment où on s’achète un nouvel agenda, et peut-être vous dites-vous : « Tiens, pourquoi je ne testerais pas le bullet journal ? »

Ce à quoi je vous répondrais : c’est une très bonne idée, mais…

Après quelques années d’expérimentations, de joies, d’énervement et d’abandon, je vous propose mon retour d’expérience pour bien aborder le bullet journal et ne pas saborder votre belle motivation post-vacances. D’une part, parce que j’ai bien galéré pour trouver ma méthode, d’autre part, parce que j’ai l’impression qu’au fil du temps, le concept initial, d’une simplicité enfantine, est devenue une machine commerciale vouée à nous faire dépenser nos sous en matériel totalement dispensable. Le contenu – gratuit à la base – est parfois récupéré pour en tirer profit, ce qui m’attriste beaucoup, je dois le dire.

Je ne vais pas vous faire un cours sur le bullet journal. Je vais juste vous orienter vers la vidéo de son créateur, ce sera le mieux.

Et si vous ne parlez pas anglais, allez voir ce qu’en dit Solange sur sa chaîne, elle explique parfaitement les bases, au moins dans sa première vidéo. On sent que dans la seconde, elle a aussi été un peu embarquée dans le côté hobby du truc ^^)

Normalement, avec ça, vous devriez avoir le nécessaire pour démarrer de façon zen. 

Le bullet journal, c’est supposé être simple

Au départ, j’ai découvert le concept du bullet journal en tombant par pur hasard sur le site de son créateur, Ryder Caroll. Il nous explique en toute simplicité comment il gère son planning, à la fois à long, moyen et court terme, avec un stylo noir et un carnet. J’ai tout de suite adhéré à la méthode et ai commencé à suivre ses conseils, notant gentiment mes listes et mes tâches. J’ai juste commis une erreur dans mon parcours: je suis allée voir comment d’autres utilisaient leur bullet journal; j’ai notamment cherché sur Pinterest et Youtube, pour voir quelles idées je pouvais trouver pour améliorer mon système. ( Non, je ne mets pas de lien, je veux votre bien, je vous dis !)

Soudain, ce fut le drame…

Décorations, washi tape, stickers, doodles, distress ink, un monde totalement inconnu s’ouvrait à moi. Sans rire, avant de me lancer dans le bullet journal, je ne savais même pas qu’il existait des rouleaux adhésifs décoratifs! Mon cerveau créatif s’est emballé, j’ai commencé à acheter plein de belles choses pour décorer mon bujo. Je trouvais les carnets des autres magnifiques, le mien fade et peu attractif. Du coup je me disais qu’en le rendant plus beau, je l’utiliserais mieux. (Spoiler: non.) 

La vérité, c’est que ce n’était jamais aussi bien, aussi beau, aussi joliment fait que chez les autres. Je confesse un côté très influençable dans mon approche de l’époque, un besoin d’appartenance à une communauté, peut-être. Et l’envie de croire que je serais moins bordélique en faisant comme faisaient les autres, probablement  Je ne compte plus mes tentatives, mes abandons et ma culpabilité de gaspiller de l’argent et du temps dans ce qui n’est en réalité qu’un agenda personnalisé.

Un bullet journal, en principe ce n’est pas cher

Un cahier, un crayon, ça suffit pour se lancer. Vous n’avez pas besoin de claquer votre salaire en papeterie pour être efficace. Promis, j’ai testé: le washi n’a pas amélioré ma productivité, il a juste encombré mes tiroirs et sérieusement allégé mon compte en banque !

Note: si vous avez envie de vous offrir de la belle papeterie pour votre bujo, je ne suis pas en train de vous juger. Je l’ai fait moi-même, mais j’en suis revenue et je vous dis simplement pourquoi. L’intérêt du bullet journal est de rassembler les informations importantes de votre vie dans un seul support, pour plus d’efficacité. Listes, notes, rendez-vous, tâches, projets. C’est déjà énorme quand on y pense, mieux vaut conserver une certaine lisibilité. La décoration, c’est joli, mais ça détourne l’attention de l’essentiel: le contenu.

Non, vous n’avez pas besoin de savoir dessiner pour commencer votre bullet journal

À la base, je le rappelle, nous parlons d’un système d’organisation, d’un planner adapté à notre façon de fonctionner. Certains bujos sont certes des oeuvres d’art, remplis d’aquarelles, d’illustrations et de beaux dessins, mais pour moi, ce n’est pas l’intérêt premier du bullet journal. Donc, ne complexez pas si vous ne vous sentez pas capable d’imiter les Youtubeurs et autres Instagrameurs qui étalent leurs pages sublimes, iel.s y passent énormément de temps (certain.es en ont fait leur activité professionnelle) et ce n’est pas forcément ce que nous voulons, n’est-ce pas?

De quoi ai-je besoin pour commencer?

Parlons matériel : un carnet ou un cahier, neuf ou pas. Un stylo. C’est la base et en réalité vous pourriez fort bien vous limiter à ça. Admettons, un ou deux surligneurs fluo pour les trucs importants. 

Mais surtout, que voulez-vous planifier ?

Au départ, le concept, c’est quelques pages réservées aux mois à venir, qu’on appelle Future log, une page pour le mois en cours et ensuite la gestion au jour le jour. À cela s’ajoutent les listes et les notes pour nos projets. Point. 

Petit à petit, chacun a développé son contenu et les réseaux sociaux se sont mis à fleurir de pages de trackers d’habitudes, de suivis de séries et de lectures etc. Certains suivent les phases de la lune, d’autres leurs heures de sommeil, d’autres leur consommation d’eau dans la journée. Si cela vous est utile, faites-le, ne vous privez pas. Mais ne vous sentez pas obligés de copier toutes les pages que vous voyez, vous risquez d’être submergés et d’abandonner. Rien n’est essentiel, rien n’est indispensable, sauf ce qui vous aide vraiment dans votre vie.

Personnellement, les trackers me dépriment. J’oublie de les renseigner, je me retrouve avec une page vide à la fin du mois et je me sens nulle. Ok, je vire. Ce n’est pas pour moi, je ne fais pas.

Méfiez-vous des réseaux sociaux

Fut un temps où, à la recherche de conseils sur l’utilisation de mon bujo, j’arpentais les groupes de discussion consacrés au sujet. Je les ai tous quittés. Les gens y sont charmants, ce n’est pas la question, mais on passe plus de temps à parler du matériel qu’on achète et à se demander si les feutres de telle marque vont traverser nos pages qu’à parler de la façon dont on utilise notre journal pour mener à bien nos projets. Au final, on est tentés d’acheter, d’imiter, mais on discute rarement du fond. Je préfère aller visiter les blogs des adeptes du bujo, c’est souvent bien plus intéressant.

En résumé

Commencez par la base. Je vous conseille vivement le site du bullet journal officiel qui propose un mode d’emploi traduit en français – et gratuit – si vous vous abonnez à la newsletter (vous pouvez vous désabonner par la suite si le contenu ne vous plait pas, au moins vous avez le kit de démarrage qui va bien.)

Évitez les recherches associées au bullet journal sur Pinterest et Instagram pendant les premiers mois. Vraiment. Testez, faites votre cuisine, prenez ce qui vous convient, appropriez-vous le système avant de vous soucier de ce que font les autres.

Vous avez envie d’un peu de déco: c’est super. Soyez difficile. Choisissez un washi qui vous plait vraiment, le tampon encreur qui vous procure de la joie. Ne vous jetez pas sur le rayon papeterie. La tentation est grande, je suis bien placée pour le savoir, mais je vous assure qu’une fois encombré par trop de matériel, votre cerveau vous fera savoir qu’il nage en pleine confusion. Privilégiez le fond avant la forme, résistez aux signaux marketing distillés à travers les réseaux sociaux et profitez à fond de votre bullet journal à vous et rien qu’à vous !

Amusez-vous bien et bonne rentrée !