Inktober 2018 commence !

L’automne est pour beaucoup d’artiste la saison de la créativité, principalement grâce à Inktober, le challenge de dessin quotidien qui rassemble des participants de tous horizons. Du papier, de l’encre, un dessin. Répétez chaque jour d’octobre. voilà.

Booster sa créativité

Comme je suis en plein dans la lecture de The Artist’s Way, de Julia Cameron, je me voyais mal refuser ce petit défi. Cette année, je participe à nouveau. Même si je sais que ce sera dur, que mener le boulot et tout le reste de front risque de compliquer mon challenge. Je participe pour le plaisir de partager mes dessins sur la toile avec tout ce petit monde ultra motivé. 

Préserver ses forces

Je n’ai pas réussi Inktober l’an passé. Au bout de 2 semaines, j’étais rincée, vidée de mes forces. C’est ma faute, je suis partie comme toujours sur quelque chose de très ambitieux: dépeindre des scènes de la mythologie grecque, avec des décors, des dessins parfois très longs à réaliser. Je voulais tester des nouvelles choses, améliorer mes compositions, tout ça tout ça. Mauvaise idée. Inktober nécessite de la constance, mais aussi du temps. Je dois composer avec le peu dont je dispose avant et après le travail.

Ne pas se lancer dans des trucs compliqués

Cette année, ne soyez pas surpris.e.s si vous voyez des dessins plus simples que les années précédentes. Je ne veux pas forcément sortir de ma zone de confort, juste me faire plaisir. 31 jours de dessins, c’est dur, très dur. C’est un marathon artistique, pas vraiment le moment de tenter des expériences inédites. Pour moi en tous cas. 

Simplifier au maximum

Dessiner, scanner, poster sur 15000 réseaux sociaux, ça marche quelques jours, après c’est épuisant. Vous trouverez mes inktober sur mon compte Instagram. Quand ce sera fini, je rassemblerai tout dans une galerie sur le blog. Là aussi, il faut préserver son énergie, surtout quand on dessine tard le soir.

Allez, le premier, je suis pas aussi paresseuse, je le poste ici !

Jour 1 – Poisonous – Aconit

 

Psst ! Celleux qui font Inktober, signalez-vous que je puisse aller admirer vos œuvres et vous encourager !

Moi aussi, je retourne à l’école

 

On ne sait pas où le chemin nous emmène, mais on a envie de le suivre.

Cela faisait un moment que l’idée me trottait dans la tête : développer une activité axée autour de mes centres d’intérêts et mes valeurs, la cultiver à mon rythme en profitant de mon emploi actuel pour la faire mûrir.

Il y a quelques mois, j’ai entamé un bilan de compétences pour avoir une vision de mes besoins et aspirations, exprimer les idées qui foisonnent dans ma tête, mais qui restaient prisonnières de mes craintes et de mes pensées automatiques :

  • Ce n’est pas un vrai métier
  • Tu ne gagneras pas bien ta vie
  • C’est super risqué, quand même

Etc.

Le bilan me permet de creuser mes réflexions et d’aborder toutes sortes de pistes sans me restreindre. Et surtout, de retrouver confiance en moi, en ma valeur et en mes compétences. Il faut reconnaître qu’après plusieurs années au même poste, on a tendance à croire qu’on ne saura jamais rien faire de nouveau ou de différent, ce qui est une erreur.

Prendre le temps de se chercher

Mes pérégrinations des derniers mois m’ont confirmé que mes centres d’intérêts principaux sont l’expression de soi, la créativité, l’apprentissage de nouvelles connaissances, mais de façon plus étonnante, c’est le social qui est sorti en premier. Par social, j’entends le goût du contact, l’importance de ne pas rester isolée dans ma bulle professionnelle. Pour une introvertie de ma qualité, il y a de quoi être étonné, mais il est vrai que j’aime parler aux gens et surtout les écouter parler.

L’écriture fait partie des piliers de mon projet. C’est un domaine que j’explore quotidiennement avec plaisir. Il me parait naturel de la garder au centre de mon activité, et de voir comment y maintenir le contact humain en bonne place. Après de longues réflexions, une première tendance s’est dégagée: le métier d’écrivain public.

Artiste, écrivain public, que des activités hyper lucratives, mais ô combien enrichissantes !

Me voici lancée dans une formation par correspondance ! Je suis redevenue étudiante; mais une étudiante avec un travail à temps plein à côté, ce qui rend la vie parfois un peu compliquée. 

Faire des choix

Je voudrais pouvoir tout faire: écrire, dessiner, étudier, tenir le blog, bouger, faire des béta lectures sur Cocyclics, mais humainement, ce n’est pas possible. Je vais devoir trier. 

Pour l’heure, en toute logique, je me concentre sur les études. Je veux aussi maintenir un rythme régulier ici-même, parce que je considère ce blog comme mon petit nid virtuel. Le dessin reste aussi une priorité, vu que je démarre mon activité d’artiste et que ce serait bien qu’elle décolle un peu.

Le reste, pour les prochains mois, ce sera « quand je pourrai ». Cela ne m’empêchera pas de préparer le terrain pour les aventures d’Alaia, mais l’écriture de fiction restera en mode « si j’ai le temps et l’énergie ». 

Cette organisation n’est pas contractuelle et est susceptible d’être remise en question par la propriétaire de ce blog à tout moment qu’elle jugera opportun.

Et vous, sinon ? La rentrée, ça se passe ?

 

Un bullet journal pour la rentrée? Oui, mais…

Ça y est, c’est officiellement la rentrée ! La période de l’année où l’on se sent régénéré.e, prêt.e à gérer plein de nouveaux projets, et où l’on recherche la meilleure organisation possible pour tout mener à bien dans sa vie. La rentrée, c’est généralement le moment où on s’achète un nouvel agenda, et peut-être vous dites-vous : « Tiens, pourquoi je ne testerais pas le bullet journal ? »

Ce à quoi je vous répondrais : c’est une très bonne idée, mais…

Après quelques années d’expérimentations, de joies, d’énervement et d’abandon, je vous propose mon retour d’expérience pour bien aborder le bullet journal et ne pas saborder votre belle motivation post-vacances. D’une part, parce que j’ai bien galéré pour trouver ma méthode, d’autre part, parce que j’ai l’impression qu’au fil du temps, le concept initial, d’une simplicité enfantine, est devenue une machine commerciale vouée à nous faire dépenser nos sous en matériel totalement dispensable. Le contenu – gratuit à la base – est parfois récupéré pour en tirer profit, ce qui m’attriste beaucoup, je dois le dire.

Je ne vais pas vous faire un cours sur le bullet journal. Je vais juste vous orienter vers la vidéo de son créateur, ce sera le mieux.

Et si vous ne parlez pas anglais, allez voir ce qu’en dit Solange sur sa chaîne, elle explique parfaitement les bases, au moins dans sa première vidéo. On sent que dans la seconde, elle a aussi été un peu embarquée dans le côté hobby du truc ^^)

Normalement, avec ça, vous devriez avoir le nécessaire pour démarrer de façon zen. 

Le bullet journal, c’est supposé être simple

Au départ, j’ai découvert le concept du bullet journal en tombant par pur hasard sur le site de son créateur, Ryder Caroll. Il nous explique en toute simplicité comment il gère son planning, à la fois à long, moyen et court terme, avec un stylo noir et un carnet. J’ai tout de suite adhéré à la méthode et ai commencé à suivre ses conseils, notant gentiment mes listes et mes tâches. J’ai juste commis une erreur dans mon parcours: je suis allée voir comment d’autres utilisaient leur bullet journal; j’ai notamment cherché sur Pinterest et Youtube, pour voir quelles idées je pouvais trouver pour améliorer mon système. ( Non, je ne mets pas de lien, je veux votre bien, je vous dis !)

Soudain, ce fut le drame…

Décorations, washi tape, stickers, doodles, distress ink, un monde totalement inconnu s’ouvrait à moi. Sans rire, avant de me lancer dans le bullet journal, je ne savais même pas qu’il existait des rouleaux adhésifs décoratifs! Mon cerveau créatif s’est emballé, j’ai commencé à acheter plein de belles choses pour décorer mon bujo. Je trouvais les carnets des autres magnifiques, le mien fade et peu attractif. Du coup je me disais qu’en le rendant plus beau, je l’utiliserais mieux. (Spoiler: non.) 

La vérité, c’est que ce n’était jamais aussi bien, aussi beau, aussi joliment fait que chez les autres. Je confesse un côté très influençable dans mon approche de l’époque, un besoin d’appartenance à une communauté, peut-être. Et l’envie de croire que je serais moins bordélique en faisant comme faisaient les autres, probablement  Je ne compte plus mes tentatives, mes abandons et ma culpabilité de gaspiller de l’argent et du temps dans ce qui n’est en réalité qu’un agenda personnalisé.

Un bullet journal, en principe ce n’est pas cher

Un cahier, un crayon, ça suffit pour se lancer. Vous n’avez pas besoin de claquer votre salaire en papeterie pour être efficace. Promis, j’ai testé: le washi n’a pas amélioré ma productivité, il a juste encombré mes tiroirs et sérieusement allégé mon compte en banque !

Note: si vous avez envie de vous offrir de la belle papeterie pour votre bujo, je ne suis pas en train de vous juger. Je l’ai fait moi-même, mais j’en suis revenue et je vous dis simplement pourquoi. L’intérêt du bullet journal est de rassembler les informations importantes de votre vie dans un seul support, pour plus d’efficacité. Listes, notes, rendez-vous, tâches, projets. C’est déjà énorme quand on y pense, mieux vaut conserver une certaine lisibilité. La décoration, c’est joli, mais ça détourne l’attention de l’essentiel: le contenu.

Non, vous n’avez pas besoin de savoir dessiner pour commencer votre bullet journal

À la base, je le rappelle, nous parlons d’un système d’organisation, d’un planner adapté à notre façon de fonctionner. Certains bujos sont certes des oeuvres d’art, remplis d’aquarelles, d’illustrations et de beaux dessins, mais pour moi, ce n’est pas l’intérêt premier du bullet journal. Donc, ne complexez pas si vous ne vous sentez pas capable d’imiter les Youtubeurs et autres Instagrameurs qui étalent leurs pages sublimes, iel.s y passent énormément de temps (certain.es en ont fait leur activité professionnelle) et ce n’est pas forcément ce que nous voulons, n’est-ce pas?

De quoi ai-je besoin pour commencer?

Parlons matériel : un carnet ou un cahier, neuf ou pas. Un stylo. C’est la base et en réalité vous pourriez fort bien vous limiter à ça. Admettons, un ou deux surligneurs fluo pour les trucs importants. 

Mais surtout, que voulez-vous planifier ?

Au départ, le concept, c’est quelques pages réservées aux mois à venir, qu’on appelle Future log, une page pour le mois en cours et ensuite la gestion au jour le jour. À cela s’ajoutent les listes et les notes pour nos projets. Point. 

Petit à petit, chacun a développé son contenu et les réseaux sociaux se sont mis à fleurir de pages de trackers d’habitudes, de suivis de séries et de lectures etc. Certains suivent les phases de la lune, d’autres leurs heures de sommeil, d’autres leur consommation d’eau dans la journée. Si cela vous est utile, faites-le, ne vous privez pas. Mais ne vous sentez pas obligés de copier toutes les pages que vous voyez, vous risquez d’être submergés et d’abandonner. Rien n’est essentiel, rien n’est indispensable, sauf ce qui vous aide vraiment dans votre vie.

Personnellement, les trackers me dépriment. J’oublie de les renseigner, je me retrouve avec une page vide à la fin du mois et je me sens nulle. Ok, je vire. Ce n’est pas pour moi, je ne fais pas.

Méfiez-vous des réseaux sociaux

Fut un temps où, à la recherche de conseils sur l’utilisation de mon bujo, j’arpentais les groupes de discussion consacrés au sujet. Je les ai tous quittés. Les gens y sont charmants, ce n’est pas la question, mais on passe plus de temps à parler du matériel qu’on achète et à se demander si les feutres de telle marque vont traverser nos pages qu’à parler de la façon dont on utilise notre journal pour mener à bien nos projets. Au final, on est tentés d’acheter, d’imiter, mais on discute rarement du fond. Je préfère aller visiter les blogs des adeptes du bujo, c’est souvent bien plus intéressant.

En résumé

Commencez par la base. Je vous conseille vivement le site du bullet journal officiel qui propose un mode d’emploi traduit en français – et gratuit – si vous vous abonnez à la newsletter (vous pouvez vous désabonner par la suite si le contenu ne vous plait pas, au moins vous avez le kit de démarrage qui va bien.)

Évitez les recherches associées au bullet journal sur Pinterest et Instagram pendant les premiers mois. Vraiment. Testez, faites votre cuisine, prenez ce qui vous convient, appropriez-vous le système avant de vous soucier de ce que font les autres.

Vous avez envie d’un peu de déco: c’est super. Soyez difficile. Choisissez un washi qui vous plait vraiment, le tampon encreur qui vous procure de la joie. Ne vous jetez pas sur le rayon papeterie. La tentation est grande, je suis bien placée pour le savoir, mais je vous assure qu’une fois encombré par trop de matériel, votre cerveau vous fera savoir qu’il nage en pleine confusion. Privilégiez le fond avant la forme, résistez aux signaux marketing distillés à travers les réseaux sociaux et profitez à fond de votre bullet journal à vous et rien qu’à vous !

Amusez-vous bien et bonne rentrée !

 

 

 

 

 

Libérez votre créativité | Julia Cameron

Cet été, je me suis offert quelques livres sur la créativité et la façon dont on peut la retrouver quand elle est partie en vacances, ou l’entretenir et l’aider à s’épanouir. C’est un sujet qui me passionne parce que la créativité et moi entretenons une liaison parfois fluctuante, souvent conflictuelle et tout à fait imprévisible. 

Madame s’absente parfois des semaines, voire des mois, elle rejaillit quand j’estime ne pas avoir le temps, s’évapore quand je m’assied à mon bureau, motivée à avancer. Elle est espiègle, inconstante, mais revient toujours quand je ne l’attends pas. C’est… amusant (non), séduisant (non, toujours pas) et charmant (en fait c’est très énervant).

Parmi les ouvrages de références pour les artistes en quête d’un rapport sain et nourrissant avec leur créativité, figure The Artist’s Way, de Julia Cameron, romancière, scénariste et poète entre autres choses, autrice de l’un des ouvrages les plus lus en matière de développement personnel. Lu par beaucoup de monde sauf moi. Jusqu’à maintenant.

12 semaines pour renouer avec son artiste

En terme de contenu, Libérez votre créativité a été écrit il y a longtemps (1982) et cela se ressent dans le style et le côté un peu vieillot des exemples utilisés. je crois qu’il existe une version plus récente, mais ce n’est pas la mienne. On peut aussi être un peu gêné par les mentions récurrentes à Dieu ou au grand créateur, mais je me contente de faire l’impasse ou de remplacer par l’Univers, ça marche aussi. J’ai pris l’habitude en lisant les 4 accords toltèques

J’ai tendance à dévorer ce genre de bouquins, mais dans le cas présent, Libérez votre créativité se savoure par petites touches, ou plutôt par semaines. En effet, l’idée est de suivre un programme de réconciliation avec son artiste intérieur à l’aide d’explications et d’exercices à appliquer chaque semaine. Pour le moment, j’en suis à la semaine 2 sur 12 et je suis agréablement surprise par les premiers effets des conseils de Julia Cameron sur moi. 

Faites vos pages du matin

Le premier pilier du programme, ce sont les pages du matin – ça doit parler aux adeptes du Miracle Morning – un exercice non négociable à faire dès le lever pour clarifier son esprit et le nettoyer de tout ce qui le pèse. L’idée est de prendre un carnet et de noircir 3 pages chaque jour, sans se soucier de la forme.

C’est pour cela que Julia Cameron parle de faire ses pages, plutôt qu’écrire ses pages, car elle a constaté que souvent, les écrivains se bloquent à l’idée de mal écrire, de faire des fautes, alors qu’il ne s’agit pas de juger ce qu’on jette dans ce carnet. D’ailleurs il ne faut surtout pas les relire avant au moins 8 semaines et encore moins les montrer à qui que ce soit. On écrit en mode automatique, on laisse couler ce qui vient.

Chez moi, ça commence souvent par un maelstrom de pensées en vrac, puis quelques idées intéressantes qui fleurissent sur ce tas de fumier. Julia Cameron précise aussi de noter des affirmations positives dans son carnet pour recalibrer son cerveau et faire fuir le syndrome de l’imposteur. 

Emmenez votre artiste en rendez-vous

Le deuxième pilier du programme, c’est le rendez-vous avec son artiste. Chaque semaine, on se bloque un moment, 1 ou 2 heures et on part en vadrouille, rien que soi. Une promenade dans la nature, une visite de musée, un film au cinéma, une incursion dans une papeterie en quête de matériel pour décorer son carnet, embellir son bureau, peu importe, du moment que ça nourrit l’artiste en nous. Et si possible, un truc qui nous plait vraiment. Pas la peine de courir au musée si ça ne nous dit rien en réalité. 

Le livre propose également une série de petits exercices qu’on peut inclure ou non dans le programme, comme des lettres imaginaires, ou se projeter dans le.s métier.s de nos rêves et essayer de le.s vivre pendant la semaine, ou encore se remémorer les compliments qu’on a pu nous faire et qui ont regonflé notre amour-propre créatif, les noter et les garder en vue. 

Tout ceci me donne pour le moment une très bonne opinion de ce livre. J’espère bien mener le programme à son terme et vous en faire un rapport d’expérience. Peut-être pourrais-je faire quelques points d’étape pour vous parler des différents aspects du programme, ça vous intéresserait ? N’hésitez pas à me le dire en commentaires. De même si vous l’avez lu et avez testé le programme, racontez-moi comment ça s’est passé, ce que vous en avez retiré. 

 

Le blog fait sa rentrée !

Photo par Stéphane Dietkiewicz

J’ai du mal à croire que ce blog soit resté silencieux aussi longtemps. Navrée pour cette absence de nouvelles, mais parfois, l’IRL prend beaucoup de place et il faut savoir la lui accorder, au moins pendant un temps.

Pour ma part, ces derniers mois auront été très chargés: bilan de compétences (encore en cours), formations par correspondance, beaucoup de lecture pour les copines, dessin et un besoin de réfléchir au calme à la suite que je veux donner au Cycle du Dieu Noir, dont vous aurez pu constater que la publication s’est arrêtée il y a un moment. Bon, en fait, je suis presque sûre que vous ne l’avez pas remarqué, mais ça n’a pas d’importance, au fond 😀 

Malgré tout, il y avait aussi une forme de « peur » dans mon absence sur le blog ces derniers temps. L’impression de ne rien avoir à raconter, que mes articles sont ennuyeux comme la mort, que je suis invisible de toute façon. Plus le temps passait sans écrire, plus démarrer la rédaction d’un article devenait difficile. Il a fallu que je me donne un bon coup de pied aux fesses pour commencer à écrire celui-ci, directement dans l’éditeur du blog, histoire de ne pas reculer.

Tout ça pour dire qu’il est temps de rouvrir la porte et de faire la poussière dans ma petite maison virtuelle. Le programme de la rentrée risque d’être amusant car j’ai lu beaucoup de livres passionnants et je compte bien tester leurs conseils en live avec vous. 

On parie que j’arrive à tenir le rythme d’au moins une publication hebdomadaire cette année ? Chiche !

Et pour terminer, je ne résiste pas à vous montrer ce que je fabriquais encore ce week-end. 

Visite à Pairi Daiza, pas trop loin de Bruxelles. Un parc magnifique, un endroit parfait pour se ressourcer, prendre une bouffée d’air et d’inspiration.

Y a-t-il quelque chose de plus adorable que ces petits singes ? Je veux des preuves ! 😀

Adopte un animal… sur papier !

Boostée par mon premier essai de peinture à l’acrylique, je me suis lancée une fois encore sur un projet de petites perruches aux couleurs chatoyantes. Cette fois, j’ai peint un couple, histoire qu’elles ne se sentent pas seules sur leur support cartonné. J’aime bien le rendu final, même si la photo ne rend pas aussi bien le côté métallique de certaines couleurs acryliques. Ma première petite perruche, la bleue, a été adoptée par une maîtresse aimante. On verra bien ce qu’il adviendra de ces deux-là ! 🙂 

Perruches vertes. Acrylique et encre acrylique sur carton. 18X21 cm

Sinon, je suis bien rentrée des Imaginales, l’esprit empli de beaux souvenirs. Je vous raconterai ça quand je serai remise de mes émotions et des kilomètres parcourus pendant le week-end ! Sur ce, je retourne récupérer mes forces.  

À bientôt !

 

En mai, je teste des trucs trop fun !

Cette année, le mois de mai est un gruyère à RTT et ponts, aussi ai-je décidé d’en profiter un peu pour découvrir de nouvelles choses et stimuler ma créativité différemment. 

En premier lieu, je teste le yoga au quotidien. Non, non, je ne vais pas en club, c’est au delà de ce que mon introversion supporte, j’ai fini par l’admettre. Je pratique dans mon salon, où tout ce dont j’ai besoin est un tapis confortable, une tenue tout aussi cosy et éventuellement, une brique en liège (pas encore utilisée pour le moment). Ma prof s’appelle Adriene Mischler, elle officie sur Youtube avec des vidéos formidables – si on comprend l’anglais, malheureusement.

Personnellement, je la comprends bien, ses explications sont très claires, très décomposées. Cela me permet de me dérouiller le matin avant d’entreprendre quoi que ce soit et je dois avouer que je ressens un grand plaisir à redécouvrir mon corps avec le yoga.

Ensuite, je me suis mise à apprendre l’allemand, comme ça toute seule aussi. J’ai vraiment envie de m’y plonger, surtout qu’en Alsace, on est à la frontière avec l’Allemagne, ça me permet donc d’ajouter une corde à mon arc tout en expliquant à mon cerveau qu’il n’est pas trop vieux pour ces conneries. C’est une langue assez complexe, avec ses déclinaisons, ses verbes irréguliers, la construction yodaesque de ses phrases, mais j’aime bien comprendre son fonctionnement.

Enfin, j’ai retrouvé ma tonne de vieux tubes de peinture acrylique et j’ai décidé de m’y recoller. Je n’ai jamais été une grande peintre, ma préférence va au dessin à l’encre, aux marqueurs et aux crayons. Mais ça m’ennuie de voir mes tubes prendre la poussières, d’autant que j’ai très envie de couleur en ce moment. Du coup, j’ai décidé de peindre plus régulièrement, peu importe sur quel support.

Par exemple, ici, c’est un petit morceau de carton récupéré d’un emballage de l’un de mes carnets qui m’a servi à peindre cette perruche colorée.

Perruche turquoise le stylo vous donne une idée de sa taille.

Qu’en dites-vous ? Cela vous plairait d’adopter des oiseaux, poissons, ou autres petites créatures animales pigmentées ? De toute façon, je pense en peindre d’autres pour m’amuser et tester mes couleurs.

Et bientôt, les Imaginales, l’un de mes moments préférés du mois ! J’ai hâte d’y faire un tour et de voir ce qu’elles réservent cette année !

Quelques mises à jour de dessins

Bonjour par ici,

je suis aux abonnées absentes depuis quelques temps, mais je profite d’un peu de répit pour donner quelques nouvelles, notamment en matière de dessins puisque j’ai effectué quelques commandes depuis mon inscription en tant qu’artiste.

Mel, un des personnages de La réelle hauteur des hommes, de Jo Ann Von haff
Léon, tiré du roman Les yeux de Léon, toujours par Jo Ann
Anaëlle, tout droit venue des Yeux de Léon, elle aussi
Tito et Athènes, habitué Du Sorbier des Oiseleurs, le petit dernier de Jo Ann
Virginia, alias Ginie, tout aussi fidèle du Sorbier des Oiseleurs

Je suis ravie de travailler sur la collection de Jo Ann, qui voulait rester dans un thème kraft avec quelques touches de couleur. Je suis restée dans une gamme mêlant l’encre acrylique, les crayons de couleurs et les marqueurs à alcool.

Si mon style de dessin vous plait, que vous aussi avez envie de voir vos personnages prendre vie, n’hésitez pas à me contacter sur contact@aemarielle.com  pour en discuter.

Je reviens prochainement avec quelques nouvelles sur l’écriture (il ne vous aura pas échappé qu’il n’y a plus de mise à jour du Cycle du dieu Noir depuis un certain temps déjà, je vous expliquerai pourquoi) et sur mes activités du moment, à savoir le bilan de compétences.

D’ici là, je vous embrasse !

Le Cycle du Dieu Noir – saison 1 | Les enfants de Djedou.8

Où Aenar se voit apprendre les bonnes manières…

La solitude du guerrier

 

Plaines du Koush

 

« Je comprends rien à ce que tu dis, femme ! » 

Aenar avait parlé dans sa langue, un idiome rocailleux venu du Nord, aussi étranger à la sauvage que le koushite pour le colosse. Elle leva les yeux au ciel. L’exaspération la rendait séduisante. Allongé sur le dos, au milieu d’un tas de fourrures, le guerrier la dévisagea : ses traits un peu lourds ne manquaient pas de piquant, son regard sombre sous ses sourcils froncés dénotait une force de caractère peu commune, impression accrue par ses cheveux ras sur son crâne parfait. Ses lèvres épaisses rosissaient sur les bords, Aenar trouvait cela attirant.

Depuis le temps qu’il voyageait en Kemet, il s’était accoutumé à l’absence de pudeur des femmes du sud. En Koush, le concept même de décence semblait inexistant. Pendant qu’elle nettoyait les blessures de son « sauveur », ses petits seins noirs s’agitaient au rythme de ses mouvements. Sans réfléchir, Aenar en captura un. La gifle qu’il reçut en retour faillit l’assommer.

La colère de la femme doucha ses ardeurs. Visiblement, elle ne t’invitait pas… Elle lui cria dessus quelques instants, avant de croiser les bras sur sa poitrine.

« C’est bon, je ne te toucherai plus. T’es pas mon genre de toute façon ! » 

Son ouvrage terminé, elle se leva et sortit. Aenar examina les saletés qu’elle avait posées sur ses plaies. Malgré l’aspect repoussant de la pâte verdâtre, il sentait moins la douleur. Cela lui rappela les mixtures employées par les guérisseurs dans son pays et il éprouva de la nostalgie. Sa famille lui manquait. Jusqu’ici, il faisait son possible pour l’effacer de sa mémoire, mais l’ennui et son repos forcé le plongeaient dans des abîmes d’introspection. Quel temps faisait-il en Sörter ? À quoi pouvaient ressembler les siens, s’ils vivaient encore ? Pensaient-ils à lui ou honnissaient-ils son nom ? Il se massa le cuir chevelu et chassa ses souvenirs. Se morfondre ne servait à rien.

La journée passa sans qu’il vît la femme. Pourtant il entendit du bruit autour de la maison. Il finit par comprendre qu’elle s’occupait des cadavres. L’imaginer seule en train de traîner tous ces corps le troubla. Il décida de se lever, et de la rejoindre.

Elle avait allumé un feu à l’aide de tout ce qu’elle avait pu rassembler et installé chacun de ses proches autour du brasier. Son époux et son fils, propres et parés de peaux de bêtes gisaient à une place d’honneur près des braises. Elle tourna la tête dans sa direction et il l’entendit murmurer tristement :

« Tero Buru… »

La femme récupéra des cendres et s’en couvrit la peau en chantant à voix basse. Elle ne cessa que lorsque tout son corps eût pris une teinte grisâtre.

« Tu ne pourras pas les brûler avec ce petit feu, » dit Aenar.

Il se souvint avec nostalgie des gigantesques bûchers qui emportaient les guerriers tombés au combat. Il se revit allumant le brasier pour conduire son père dans l’autre monde. La colère le saisit. Ne ravive pas les vieilles braises !

Le soir arriva sans que la femme ait fait autre chose que chanter et rajouter des cendres chaudes sur son corps. Aenar préféra retourner se coucher. Plus tard, elle entra et le réveilla en secouant son épaule.

« Tero Buru…

— Quoi ? marmonna le guerrier à moitié endormi. C’est quoi, Tero boro ? Ouais c’est joli comme nom…

— Tero Buru ! »

Elle le tira par le bras pour le relever. Il obtempéra de mauvaise grâce, râlant et jurant. Tous deux sortirent de la maison. Elle avait ranimé le feu, et Aenar entendit du bruit. Des sabots et des cris… Merde, ils reviennent ! 

La femme ne paniquait pas. Bientôt de la poussière s’éleva et cinq Koushites montés sur des taureaux entrèrent dans le village. Les hommes avaient revêtu des coiffes de plumes rouges et couverts leurs hanches de ceintures ornementales d’or serti d’émeraudes. Les armes levées, ils hululaient pour guider leurs bêtes cornues autour des cadavres. Aenar se rapprocha de la femme, mais celle-ci le repoussa et se mit à danser près des flammes. Ses gestes saccadés manquaient de grâce, songea-t-il, mais ce n’était sans doute pas l’esprit de la cérémonie.

Les hommes ignorèrent Aenar, à son grand soulagement. Ils menèrent deux taureaux vers la case de la sauvage et les firent entrer. Drôle d’idée, à quoi cela peut-il bien rimer ? 

Pendant le reste de la nuit, les guerriers creusèrent des tombes. Ils enterrèrent chaque défunt dans leur maison respective, déplaçant les bovins afin qu’ils visitent chaque demeure. De toute évidence, les bestiaux représentaient une forme de protection pour les morts, comprit Aenar. Laisser pourrir leurs corps sous le foyer lui semblait des plus incongrus. Mais pas autant que les rites kemites qui nécessitaient de vider les cadavres comme on nettoie les poissons pour les conserver. Fatigué, il observa la Koushite danser sans répit. Elle avait perdu sa famille, ses voisins, ses amis, pour l’amusement et le bon plaisir de sadiques et Aenar s’en voulut pour cela. Pourquoi m’avoir sauvé, femme ? Pour que je me sente encore plus mal ? 

L’un des guerriers s’approcha de lui. Aenar le considéra d’un œil méfiant. En signe d’apaisement, le Koushite posa sa main contre son torse nu.

« Tes… amis, balbutia-t-il dans un Kemite hésitant, impurs. Pas rester ici. » 

Il désigna les cadavres en armure. Personne ne les avait touchés.

« Enlève eux, ordonna-t-il.

— Je m’occuperai d’eux, » répondit platement Aenar.

Que dire d’autre ? Merci de m’avoir épargné ? Plutôt rôtir dans les enfers de Set ! 

« Kori aider toi. Stupide femme ! Tu es avec eux, tu mérites mort.

— Je comprends, Peau-Noire. On règle ça quand tu veux. » 

Il fit craquer les articulations de ses mains. Le Koushite secoua la tête.

« Pas de combat. Kori femme de chef, j’obéis.

— Pas étonnant que les choses tournent mal chez vous autres, bougonna Aenar. Un pays où l’on écoute les femmes…

— Quand tu es guéri, tu pars, sinon je te tue, répondit l’homme, qui appuya ses dires en passant un doigt le long de sa gorge.

— T’inquiète pas, j’ai pas l’intention de rester ici. »

J’ai vu tout ce que j’avais à voir dans ce trou. Cette fois, je ne laisserai rien me retenir. 

Aenar se rassit contre un mur de bouse, les jambes repliées contre lui. Il aurait vendu son âme pour une outre d’alcool fort.

 

Ginie, Tito et Athènes, mes toutes premières commandes

Et voilà, les amis, je peux enfin vous montrer les personnages que j’ai réalisés à la demande de Jo Ann von Haff, une talentueuse écrivaine aux univers multiples qui m’a demandé de représenter les personnages d’une de ses histoires. Si vous voulez en savoir plus sur ce qu’écrit Jo Ann, je ne peux que vous conseiller d’aller visiter son site internet pour découvrir ses textes. En attendant, voici le fruit de nos nombreuses discussions et échanges en ligne !

Ginie

Merci de ne pas utiliser cette image ni la reposter sans autorisation

 

Tito et Athènes

Merci de ne pas utiliser ni reposter cette image sans autorisation

 

Je me suis vraiment amusée dans cette aventure, ça m’a fait plaisir de pouvoir rester dans mon style habituel tout en ajoutant une difficulté spécifique: la chouette, Athènes. Je ne suis pas une experte dans le dessin des animaux, il a donc fallu que je cherche, que je m’entraîne dans mon sketchbook. Allez, je n’ai pas peur, je vous montre !

La vie est chouette!
La vie est super chouette !

Eh oui, rien de tel qu’un carnet pour s’entraîner, croquer des idées et occuper le temps le soir quand on est fatiguée. Le mien est un Leuchtturm 1917 à pages blanches, pas vraiment adapté pour cet usage car l’encre se voit énormément à travers les pages (adeptes du bujo, soyez prévenu.e.s, choisissez bien vos stylos ^^), mais je l’adore et la finesse des pages ne me dérange pas.

Je suis ravie de poursuivre l’aventure en mars avec de nouveaux personnages à dessiner. De mon côté, je me fais plaisir avec mes aquarelles et j’ai une nouvelle création à vous proposer, qui va rejoindre ma nouvelle galerie.

Cat lady

Merci de ne pas utiliser ni reposter cette image sans autorisation

N’hésitez pas à me dire si ces dessins vous plaisent. On se retrouve vendredi pour notre rendez-vous hebdomadaire avec le Cycle du Dieu Noir et lundi prochain pour le bilan du mois de février !

Bonne semaine à vous.