Trouver son essentiel

Noël approche et, tout autour de moi, je n’entends parler que de cadeaux, de shopping, de qui va organiser le repas de fête, de menus raffinés, et je dois avouer que je ne suis pas sous le charme de cette période où tout semble axé sur la surconsommation.

Autant, j’aime l’atmosphère générale de la ville, ses éclairages, le parfum des marrons et du vin chaud, autant l’aspect commercial des fêtes de fin d’année me laisse complètement de marbre. Dans ma famille, on n’a jamais été très fan de Noël, et moi, eh bien… je perpétue bien cette tradition. Je n’achète même pas de sapin, c’est dire ! Ils sont bien mieux à leur place dans leurs forêts, les pauvres. En plus j’ai deux chats, autant dire que c’est la cata assurée à la maison.

Cependant, cette année, j’ai l’intention de m’offrir un cadeau. Le plus important des cadeaux, je trouve : du temps.

Le temps est une denrée rare.

Le mien se déroule dans un bureau, toute dévouée à mes clients, jusqu’à l’épuisement parfois. J’ai passé 2017 seule pour faire le boulot de deux, ultra concentrée sur mes résultats et sur la rapidité de mes réponses à mes collègues, à mes responsables, à mes clients. Si d’un côté, je suis fière de moi pour avoir tenu le navire si longtemps sans flancher, je ressens le malaise de la fin d’année qui me rappelle que, du côté de mes propres projets et aspirations, j’ai presque tout laissé en plan.

Ce matin, j’ai eu une « révélation » en écoutant un podcast passionnant sur la Nife en l’air, qui concernait les objectifs à long terme. Rien à voir avec la définition professionnelle des objectifs, mais plutôt avec nos aspirations, nos buts profonds et l’importance de toujours les avoir en tête pour ne pas passer à côté de ce qui compte vraiment pour nous.

Florie rappelle l’importance de mettre en avant dans notre emploi du temps les  choses qui comptent le plus, et surtout, de connaître notre pourquoi, notre but profond, l’objectif à atteindre parmi tous les autres. Pour certains, leur profession est leur pourquoi, et c’est très bien ainsi. Mais en ce qui me concerne, ce n’est pas le cas. Mon objectif à long terme, c’est d’écrire, raconter et illustrer des histoires pour les partager avec le monde. C’est développer un lien avec des lecteurs, sans forcément en faire un métier (même si ce serait super, admettons-le !) et me dire que j’aurai contribué à créer quelque chose dont au moins quelques personnes se souviendront. Pour ça, il est essentiel que je me redonne le temps, que je relativise l’importance de mon boulot pour ne pas le laisser me carboniser sur pied. Et je commence ce soir, alors que j’écris cette note de blog au lieu de m’endormir sur le canapé.

Je ne dresserai pas de bilan de fin d’année, pas plus que je ne m’imposerai de résolutions. Tout ce qui compte pour moi se trouve dans mon Traveler’s Notebook, sous forme de collages et de notes, pour me rappeler de garder le cap.

J’ai aussi créé il y a peu un carnet dédié à l’écriture, où je note mes idées, je trace chaque jour ce sur quoi je travaille. On y trouve des citations inspirantes, mes auteur.es modèles, qui me donnent envie d’avancer et de croire en ce que je fais, un projet en gestation en attendant un éventuel challenge 2018 sur CoCyclics et tout ce qui me passera par la tête. Pas vraiment un bullet journal, plus un carnet d’artiste, dans lequel je me plonge tous les jours et note tout ce qui me permet de me dire : ok, tu es sur la bonne voie, tu avances.

Sur ce, il faut que je retourne floconner l’étape 4 de mon projet de novella ! Je vous retrouve bientôt avec le programme 2018 du blog, auquel il faut aussi que je m’attelle.

Novembre, le mois de la déprime… ou pas !

Novembre est souvent une période compliquée pour les gens. Temps gris, pluie, froid, de quoi vous coller le moral au fond de vos chaussettes molletonnées. Sauf pour quelques irréductibles écrivain.e.s qui attendent novembre de pied ferme pour participer au NaNoWriMo, ce challenge annuel qui consiste à rédiger un roman de 50000 mots en 30 jours.

La bannière des participants 2017
La bannière des participants au NaNoWriMo 2017. Simple et jolie, je trouve.

À titre personnel, vu comme j’ai lâchement abandonné l’Inktober au bout de 3 semaines, je sentais bien que le NaNo ne me conviendrait pas davantage. En réalité, j’ai décidé depuis l’an dernier de ne plus m’y inscrire, tout simplement parce que la méthode ne me correspond pas. Je ne suis pas capable d’enchaîner les pages sans revenir en arrière ni sans réfléchir à mon histoire en cours de route et je ne suis pas encore assez bonne architecte pour tout planifier en amont.

Pourtant, je dois avouer que j’adore l’émulation autour du NaNoWriMo. 1 mois entier où mes contacts sur les réseaux sociaux vont parler écriture, s’encourager et évoquer leurs doutes, leurs joies, partager leurs thés préférés, les parfums de bougies les plus sympas pour accompagner leurs sessions nanotesques. Bref, je trouve que ce défi s’accorde merveilleusement à l’automne.

De ce fait, je me retrouve moi-même bien plus motivée à écrire, à avancer sur ma série, au milieu de cette bouffée d’inspiration. Oh, je suis loin d’arriver à 1667 mots quotidiens, mais j’en écris 200, parfois 500, parfois plus de 1500, et mine de rien, j’ai terminé l’épisode en cours, Ouser le Puissant ! (Titre non contractuel, acteurs en cours de casting)

En l’état, il est moche comme un premier jet qui se respecte, et je crois me souvenir que certains chapitres ne sont pas tout à fait complets. Ceci dit, je suis fière de moi. Je vais prendre le temps de relire une première fois, boucher les trous, puis le soumettre à mon premier alpha lecteur, à savoir Steph, qui est très doué pour détecter les incohérences, me faire un retour général avant une phase de corrections.

Et ensuite ?

Ensuite, il faudra vraiment que je planifie la mise en ligne de l’épisode 1 du Cycle du Dieu Noir, Les Enfants de Djedou. J’ai pris beaucoup de retard dans mes prévisions, je n’ai pas bien suivi le projet. (La faute à mon bujo que j’ai un peu négligé, enfin non, ma faute à moi ! ^^)

Puis, je vais rédiger le synopsis de l’épisode 3 ainsi que de revoir celui de mon roman japonisant, l’héritier du Shogun. Je prévois en effet de me consacrer à ce premier jet en 2018 pendant que je réviserai l’épisode 2 du Cycle du Dieu noir. Mais ce planning fera sans doute l’objet d’un article détaillé d’ici quelques jours.

Qui a dit que novembre était un mois déprimant, déjà ?

 

Inktober 2017 | partie 1

Après 3 petites semaines de silence radio, je me suis dit que ce serait peut-être bien de passer vous dire bonjour sur le blog, au moins pour vous donner des nouvelles. La raison de mon absence ici est toute simple et s’appelle Inktober…

Certains ici connaissent déjà ce défi annuel qui précède le NaNoWriMo et occupe les illustrateurs pros et amateurs du monde entier pendant tout le mois d’octobre. Pour les autres, sachez qu’il s’agit d’un défi tout à fait bon enfant qui consiste à partager chaque jour un dessin fait à l’aide d’outils traditionnels, notamment l’encre (ink, tout ça) sous toutes ses déclinaisons : stylos bille, plume, pinceaux, marqueurs etc.

On peut suivre les thèmes proposés par la page officielle Inktober ou suivre ses thèmes personnels, c’est au choix. L’essentiel est de participer et de s’amuser en dessinant. Et surtout, l’objectif est de maintenir une activité créative régulière, sans crainte de montrer ce qu’on a fait.

Autant dire que dessiner chaque jour avec une échéance vous force à lâcher prise côté perfectionnisme. C’est sur cet aspect-là que j’aime Inktober. Mes dessins ne sont pas tous réussis, ils sont loin d’être parfaits, mais à chaque fois, j’explore une technique ou un outil différent, je me teste sur des exercices difficiles pour moi : dessiner des décors, des personnages masculins, des animaux et c’est fun. En bonus, j’essaye de ne dessiner que d’imagination, sans utiliser de références photos pour m’inspirer. Pas facile, mais la communauté des participants est vraiment un soutien important. On se sent entouré, soutenu dans l’expérience. Et que dire du plaisir d’assister à cette explosion quotidienne d’expression artistique !

Je me suis aussi fixée une autre contrainte dans mon challenge cette année : utiliser le matériel que j’ai déjà et ne rien acheter dont je n’aie pas absolument besoin. Pas de nouveau stylo, pas de carnets de dessins supplémentaire, rien ! Et je suis contente, car j’ai éclusé pas mal de choses qui encombraient mes tiroirs depuis des années parfois, notamment des blocs de papiers dont je ne me servais jamais. J’ai aussi lâché l’idée de n’utilise qu’un seul support pendant tout le challenge. Jusqu’ici, je faisais mes Inktober dans un carnet spécial, choisi pour l’occasion. Cette année, dès le premier dessin, j’ai compris que ça ne m’irait pas. J’avais récupéré un carnet kraft A5 déjà commencé pour lui donner une deuxième vie, mais le format ne me convient plus. Je réalise que j’ai besoin de place, même si je n’utilise pas forcément toute la feuille. Donc, place aux feuilles A4 ! Si on doit faire 31 dessins, autant les faire sur un support qui nous plait !

Assez papoté, que diriez-vous de voir les 16 premiers dessins ?

Le thème de cette année pour moi et pour Steph est la mythologie Grecque. Pleine d’histoires sombres et de héros tour à tour grandioses ou pathétiques, c’est une source d’inspiration constante pour nous !

Jour 1 Lieu mythique : le Styx
Jour 2 : Malédiction
La pauvre Méduse, violée par Poséidon dans le temple d’Athéna, se voit maudite par la déesse et changée en monstre
Jour 3 : Forge
Héphaïstos, peinard dans son atelier
Jour 4 : Voyage
Icare ne fera pas un long voyage s’il flirte avec le soleil
Jour 5: Art et création
Orphée, l’un des plus grands poètes et musiciens des légendes
Jour 6 Monstre
Un cerbère à l’allure plutôt mignonne ^^
Jour 7 : Mon héros
Le petit Herakles fait la fierté et la terreur de sa maman en tuant les serpents envoyés par Héra pour l’éliminer
Jour 8: Amour maudit
La triste de fin de Callisto, séduite par Zeus qui avait pris l’apparence d’Artemis. Enceinte, elle fut changée en ourse par la déesse qui envoya ses nymphes à sa poursuite. Se sentant coupable, Zeus la changea en la constellation de la Grande Ourse
Jour 9 : Olympe
Me suis pas trop foulée pour celui-là question idée ^^
Jour 10 : Temple
Un petit essai architectural de tête
Jour 11: Défi
Arachné aurait dû s’abstenir de défier Athéna au concours de tissage. A égalité avec une mortelle, la déesse détruisit l’oeuvre de sa rivale, qui de désespoir, se pendit. Athéna en fit une araignée condamnée à tisser sa toile éternellement
Jour 12: Naissance
Où je me suis amusée avec Aphrodite à l’encre bleue et or
Jour 13: Chasse
Hercule et le (petit) sangler d’Erymanthe
Jour 14: Enfers
J’avoue j’avais envie de reprendre le numéro 1 sur papier aquarelle ^^
Jour 15 : Oracle
Cassandre ne peut empêcher la destruction de sa cité, malgré le don de prédiction offert par Apollon. en effet, le dieu lui avait offert en échange de ses faveurs; l’ayant repoussé, elle se vit maudire par le dieu furieux et condamnée à n’être jamais crue.
Jour 16: Défaite
Achille contre Hector

Voilà, j’espère que ça vous aura plu et que j’aurai le courage d’en faire encore 15 d’affilée !

Bonne semaine à tous !

 

Le Cycle du Dieu Noir : Djedou, la carte

En vue de la publication prochaine du Cycle du Dieu Noir en série ici-même, je me suis dit que ce serait sympa de préparer le terrain pour les hordes de quelques lecteurs d’avoir une idée de l’endroit où va se passer la majeure partie de la saison 1.

J’ai la chance d’avoir à mes côtés un artiste talentueux qui adoooore réaliser ce genre de choses, donc je lui ai demandé d’illustrer Djedou. On a beaucoup discuté en amont, en plus il connait l’histoire, autant dire qu’il était le plus compétent pour la représenter.

De mon côté, j’avais d’abord peint une petite illustration à l’aquarelle de l’extérieur de la cité.

Ma série débute dans un cadre urbain et je considère la ville comme un personnage important, en tous cas, j’espère parvenir à lui donner cette profondeur. Mes personnages principaux viennent tous d’ici, ils évoluent dans des mondes différents, mais toujours à l’abri des murs de Djedou.

Mais là, Steph a atteint un niveau de détail dont je suis bien incapable. Tout est formidable dans cette carte : les couleurs, le fourmillement des maisons, les différences entre quartiers, c’est vraiment génial de pouvoir visualiser la cité portuaire avec autant de précision, je suis fière et ravie !

Merci de ne pas réutiliser cette carte sans l’autorisation de son auteur

Ne manquent plus que les légendes pour compléter l’ensemble, et la carte sera parée pour accompagner le texte. De son côté, Steph a expliqué son travail sur son propre blog, Artis-Delirium. N’hésitez pas à aller lire comment il procède et à lui laisser un petit mot si le résultat vous plait.

Alors, vous la trouvez comment cette carte ?

Ecriture : serais-je en train de devenir architecte ?

Pour ceux qui l’ignorent, je me suis mise à l’écriture en 2013, soit assez tardivement, avec la trentaine. Bon, j’ai toujours eu la fibre littéraire, ce n’est pas pour rien que je suis sortie d’un Bac L, mais je préférais lire, je ne me sentais pas capable de raconter des histoires. Je laissais ça aux autres, plus doués – oui, mon manque de confiance en moi remonte à loin !

C’est un mal-être général qui m’a laissé penser que peut-être, je n’autorisais pas assez ma fibre créative à s’exprimer. Pourquoi ne lui donnais-je pas une chance ? Pourquoi me concentrais-je uniquement sur le travail, au point d’en tomber malade ? J’ai donc entamé la rédaction du Cycle du Dieu Noir, d’abord à titre thérapeutique, avant de bien vouloir admettre que non seulement, c’était génial d’écrire, mais qu’en plus je n’y étais pas trop mauvaise.

À partir de ce moment-là, j’ai commencé à me documenter, à chercher les moyens de progresser et découvert des concepts comme les points de vue, les dialogues, l’art de concevoir une histoire et de la préparer. J’ai découvert que chaque écrivain fonctionne à sa manière, notamment ce que G.R.R Martin appelle les jardiniers et les architectes. Ceux qui fonctionnent à l’instinct ou avec un plan déjà bien précis.

Sans surprise, j’étais une jardinière…

Rédiger un plan ? Pourquoi faire ? J’avais une idée du début et de la fin en tête, des personnages assez clairs, tout était bon ! Je voyais à peu près la route à suivre, même si parfois mes héros me faisaient bifurquer brusquement vers l’imprévu et j’adorais leur laisser la main.

Au fond de moi, je suis désorganisée, mais je finis toujours par arriver à destination. C’est juste long, très long. Trop long. Cela explique sans doute mon intérêt pour les outils comme le bullet journal, comme une volonté de ma part de structurer mes pensées et mes actions pour gagner du temps.

Les jardiniers sèment leurs idées, les arrosent, les laissent croître à leur rythme, selon l’angle qu’elles choisissent. C’est un peu le chaos, ça prend du temps, mais à la fin, en général, ils obtiennent un jardin luxuriant. Charge à eux de tailler, repiquer et désherber pour donner à cette masse sauvage l’aspect ciselé d’un roman. Ou d’abandonner, découragés par la masse de travail, c’est selon !

Du travail, encore du travail…

Etre un jardinier implique en effet un somme considérable de boulot après coup. Quand j’ai écrit le premier jet du tome 1 du Cycle…, c’était un pavé énorme, brut, sorti tout droit du terreau de mon imagination, mais impossible à éditer en l’état, je l’admets aujourd’hui. Cela m’a poussée à réfléchir à sa réécriture. Et aussi à ma façon d’écrire.

Si je ne me cadre pas, ma réécriture sera encore plus bordélique que la précédente. C’est pourquoi j’ai décidé de laisser parler la minuscule part d’architecte qui sommeille en moi.

Poser des bases avant l’écriture

Au contraire des jardiniers, les architectes, eux, préparent le terrain avant de commencer la rédaction. Ils peuvent avoir un synopsis détaillé, des fiches de personnage, une bible d’univers complète avant de se lancer et savent précisément ce qu’ils vont écrire, même s’ils peuvent se laisser la liberté de modifier leur plan.

L’inconvénient de cette préparation, c’est que parfois, à force de jalonner le chemin, on finit par tellement connaître l’histoire qu’on se retrouve à ne plus avoir envie de l’écrire.

Ce que j’essaye de mettre en place, c’est un mélange harmonieux de ces deux aspects de ma personnalité : la bordélique à l’imagination débridée et la fille organisée qui chapeaute un peu l’ensemble. Je suis convaincue qu’elles peuvent bosser ensemble.

Ma méthode actuelle :

  • Je rédige un squelette pour chaque gros épisode.

Quels événements sont prévus ? Où doivent aller les personnages ? Quelle conclusion ? Pas trop de détails, juste un cadre qui me laisse encore de la place pour improviser.

  • Je prépare un mini synopsis de chaque scène avant de l’écrire
  • Plus de premier jet à l’ordi.

J’écris d’abord sur papier avec un stylo. Pourquoi ? Parce qu’écrire à la main nécessite plus d’effort qu’au clavier. Un effort conscient qui me pousse à réfléchir à mes phrases, à peser mes mots. Comme je me fatigue plus vite à la main, je cadre davantage l’histoire, j’écris un premier jet concis et j’évite la dispersion. Une fois que je reprends mon chapitre sur le PC, je suis libre d’aménager mes descriptions, ciseler mes dialogues et ajouter les détails qui manquent à chaque scène. En plus, écrire à la main me détache de l’ordinateur et surtout d’internet, donc je me concentre plus et je procrastine moins !

Bien sûr, au fil de l’eau, j’ajusterai cette méthode pour l’améliorer.

Et vous, comment pratiquez-vous l’écriture ? Préparation complète avant ? Plongée en apnée et advienne que pourra ? Racontez-moi, ça m’inspirera peut-être !

Alors, elle parle de quoi ton histoire, en fait ?

Un billet avec de gros morceaux de résumé croquants dedans !

Avec l’arrivée de la rentrée, mon projet de publication sur le blog devient de plus en plus concret. C’est là qu’intervient le moment stressant pour tout auteur/ autrice, celui où l’on doit expliquer aux lecteurs de quoi parle son histoire. Alors en général, quand on n’est pas préparé, ça donne à peu près ça :

« EUHH, alors en fait, il y a cette petite fille, tu vois, c’est une voleuse, dans un genre d’Égypte antique, mais pas vraiment réaliste, en fait. Et euuuuuhhh… elle a trouvé une pierre magique, et euh, mais en fait elle l’a plus, hein, elle l’a juste approchée et depuis, une déesse s’intéresse de près à elle – je raconte mal, désolée, c’est le stress ! C’est compliqué, il se passe plein de trucs dans sa vie ! »

Je crois que j’ai trouvé pire que la rédaction du premier jet d’un roman : en écrire le pitch !

Tiré de « The Big Lebowski », des frères Cohen

 

Attention, je ne parle pas de la quatrième de couverture, mais bien de ces quelques phrases qui donnent le ton, éveillent l’intérêt pour le texte. Vous savez, quand vous lisez le programme télé, ce tout petit synopsis qui va vous inciter à vous poser devant tel film ou à zapper pour regarder Top Chef.

Après tout, en tant qu’autrice, je connais mon projet par coeur, chaque méandre, chaque secret (enfin sauf qu’en bonne jardinière, ce n’est pas tout à fait vrai, mes personnages arrivent très souvent à me surprendre !) et je n’ai aucune difficulté à cerner les enjeux de mon récit.

Le problème, c’est de réussir à les résumer à mes futurs lecteurs pour leur donner envie de plonger dans mon histoire ! Et le plus fun, c’est que non seulement je dois résumer la série, mais aussi chaque épisode ! Youhou ! Elle est pas belle, la vie ?

Allez, comme je suis d’humeur joyeuse, je vous montre un peu le chemin parcouru dans mon carnet pour pondre une version acceptable du truc ! 

Et encore, je vous épargne les 2 pages précédentes, déjà pleines de ratures 🙂
Là, on commence à approcher du résultat voulu !

Que dire dans un pitch ?

Dans un pitch, la tentation est grande d’essayer de tout expliquer, de l’intrigue principale aux personnages. Après tout, ne sont-ils pas fascinants ? On a tant travaillé, sué sang et eau pour donner corps à nos idées, il parait normal d’avoir envie de tout dire, pas vrai ?

Le problème, c’est que c’est impossible. Si on veut « vendre » notre histoire, il faut cibler l’essentiel, être percutant, et surtout bref.

Pour aller à l’essentiel, on doit connaître les éléments qu’on désire mettre en avant. Qu’est-ce qui est réellement important, qu’est-ce qui va donner envie, ouvrir l’appétit ? Très honnêtement, je me cherche encore de ce côté-là. Néanmoins, ça commence à venir, au fil des essais. J’ai soumis mon brouillon à Cocyclics, afin de recevoir un coup de main de la part d’autres auteurs et après quelques retours, voici le résultat :

Pitch de la saison 1

Alaia, une voleuse élevée à la dure dans les rues de Djedou, voit son destin bouleversé par une mystérieuse relique. Désormais sous la protection d’Ishtar, la jeune fille se retrouve à son insu dépositaire des espoirs de la déesse, déterminée à restaurer sa grandeur perdue.

Mais qu’attend réellement Ishtar de son émissaire ? Quelles épreuves Alaia devra-t-elle affronter sur son chemin ?

Est-ce que ce résumé vous donne envie, à vous ? Et comment vivez-vous l’étape du pitch de votre côté ? Bête noire, trop facile ? Si on en parlait ?

Au programme de la rentrée sur le blog

Je fais bref aujourd’hui : c’est mon dernier jour de vacances alors je veux en profiter ! C’est d’ailleurs pour ça que j’ai choisi une vignette ensoleillée pour ce billet, je ne veux pas retourner au travail ! ^^

Septembre approche, il est temps de se remettre sur les rails tant au niveau de l’écriture que de la tenue de ce blog. J’espère que vos vacances furent agréables et reposantes.

Pour ma part, je me suis beaucoup consacrée à la peinture, j’ai essayé de m’améliorer à l’aquarelle et à la gouache, c’était très amusant de découvrir des ressources cachées en moi !

Je me suis aussi fait plaisir avec de belles lectures, même si dans ma PAL se trouvaient quelques histoires un peu dures pour le moral !

Je me suis régalée de deux séries sympa : American Gods et The Man in the High Castle, dont je dois encore visionner la saison 2.

Côté écriture, le Cycle du Dieu Noir a eu droit à un rafraîchissement de son synopsis. J’ai passé pas mal de temps à creuser l’histoire pour éviter de me perdre et j’en parlerai dans un prochain billet.

Certains le savent, d’autres pas : j’ai décidé d’utiliser mon blog pour publier mes textes. Le Cycle du Dieu Noir paraîtra donc ici, chapitre par chapitre, avant d’être accessible en format numérique sous forme de série littéraire. Ce projet me tient trop à cœur pour le repousser indéfiniment sous prétexte que je suis trop timide, trop timorée, pour le concrétiser. Là aussi, je vous donnerai les détails très prochainement, avec des billets sur le pitch de la série, la carte (magnifique !) où se situe l’action, et une présentation des personnages principaux !

Et voilà pour – je l’espère – vous donner envie de vous abonner au blog afin de suivre l’évolution de cette histoire ! Je reviens lundi prochain pour de nouvelles aventures.

Résultat du concours anniversaire !

Et voilà, nous sommes le 11 août et comme convenu, j’ai procédé ce matin au tirage au sort pour désigner le ou la gagnante du petit concours organisé par mes soins pour fêter le premier anniversaire du blog.

J’aurais pu chercher une application pour désigner le vainqueur, j’ai vu certaines personnes le faire pour des concours, mais je suis attachée au papier et donc, ce matin, j’ai découpé de petits bouts de kraft sur lesquels j’ai inscrit les noms des 12 participants et j’ai tout balancé dans une urne spécialement « craftée » pour l’occasion, vous verrez sur la photo ! ^^

J’ai chargé Monsieur Aemarielle d’être l’innocente main dans laquelle reposait le destin de ce concours et il a rempli sa mission avec sérieux et attention. 

Avant de publier le résultat, je tiens à tous vous remercier: 12 participants, c’est bien plus que je n’aurais pu l’espérer au vu de la notoriété presque inexistante de ce blog! Quand on organise un événement comme celui-ci, on ne peut pas s’empêcher de redouter que ce soit un flop total et que personne ne participe. Bon, je ne redoutais pas vraiment ça parce que je sais que j’ai des amis formidables qui suivent ce blog, mais quand même 12, c’est vraiment chouette ! Donc MERCI à tous!

Sans plus attendre, voici le résultat du tirage au sort:

Vous avez vu cette urne comme elle claque ? 🙂

Un grand bravo à Chany qui remporte l’illustration de mes 3 petits loupiots à la pêche ! Je viendrai vers toi pour récupérer tes coordonnées postales et je devrais t’expédier le dessin courant de semaine prochaine !

Encore un grand merci à tous pour avoir participé à cette petite célébration d’anniversaire ! A très bientôt pour la reprise des programmes sur le blog !

 

Joyeux anniversaire !

Je m’en suis souvenue récemment, mais La Plume d’Aemarielle fête son premier anniversaire aujourd’hui !

C’est le moment pour moi de réfléchir à cette première année écoulée et à la suivante. Mais avant toute chose, j’aimerais remercier les lecteurs (enfin lectrices, surtout !) qui sont venues me soutenir régulièrement à chaque publication d’article. Je n’ai pas écrit autant que je l’aurais voulu, néanmoins vous avez toujours été là pour me laisser un petit mot d’encouragement et je vous aime pour ça !

Pour célébrer l’événement, je vous propose un mini concours ici-même! Le principe: toutes les personnes qui passeront par ici laisser un petit mot pour l’occasion feront partie d’un tirage au sort pour gagner une illustration faite avec amour par moi-même et mise en couleur numériquement par Steph.

Un petit teaser ? (Le travail est encore en cours, mais ça vous donnera peut-être envie de jouer, enfin j’espère !)

Partie de pêche

Inspiration photo Laurent Schwebel

C’est une représentation d’Alaia, Senon et Charid enfants, en train de pêcher au-dessus du Neilos pendant la saison des pluies. Cette scène n’existe pas dans le récit, mais j’aime bien les sortir du contexte habituel du Cycle du Dieu Noir.

Le concours s’arrêtera le 10 août à minuit et je désignerai le ou la gagnante le 11 août. Il/elle recevra un exemplaire imprimé du dessin.

Le programme de 2016/2017 a surtout été axé sur mes outils d’organisation et d’écriture, ainsi que sur mes dessins. Je suis en train de revoir la « ligne éditoriale » de mon blog pour la saison 2017/2018 et je vous en dirai plus à ce sujet dans de prochains billets. 

En attendant, je souhaite bonne chance à ceux qui participeront au concours et je vous dis à très vite !

One book July et bullet journal, réduire pour mieux organiser.

Dernièrement, j’ai publié un article sur le One Book July, ou comment rassembler ce dont on a vraiment besoin dans un seul support. Nous sommes le 3 juillet, j’ai donc envie de partager avec vous ma vision du bullet journal réduite au strict nécessaire. Je trouve bien de démarrer sa réflexion dans une période moins chargée, plus propice à l’introspection et plus simple à mettre en œuvre qu’à la rentrée.

Le constat de base :

Cela fait un moment que je remarque que mon usage du Bujo est sporadique et inadapté à mes besoins. Il me manque un soupçon d’anticipation et (Argh, je n’aime pas ce mot !) de proactivité. C’est limite si je ne le remplis pas à posteriori ces jours-ci, ce qui, certes, me donne une vision de ce que j’ai accompli dans la journée, mais aucun plan pour concrétiser mes projets littéraires, artistiques et bloguesques ( si, ce mot existe en vrai !)

Ce que j’attends de mon bullet journal :

Qu’il soit un vrai outil et assistant, qu’il me donne un visuel des étapes à franchir pour arriver à destination et qu’il soit suffisamment simple pour ne pas m’embrouiller ou me pousser à procrastiner en le couvrant de petits stickers trop choupis.

Qu’il tienne dans un seul support, pas trop gros, pas trop encombrant et qui rentre dans mon sac à mains.

Qu’il soit suffisamment agréable au toucher et à l’œil pour me donner envie de l’utiliser tous les jours.

Mon choix :

Comme je suis une fan absolue des Traveler’s Notebooks (attention, ce lien contient des images choquantes !) je me suis naturellement tournée vers cette solution. Cette couverture en cuir, munie d’un élastique, permet d’intégrer plusieurs carnets à l’intérieur. Je peux donc diviser mon système en plusieurs catégories assez facilement.

Dans mon système, je prévois un premier carnet destiné à mon planning (bujo) avec quelques pages de kraft pour un joli calendrier mensuel. (monthly log en langage bujo)

tracer le tableau à main levée me prend environ 5 mn, ça va, ce n’est pas trop chronophage !

Je les plie en deux et les glisse dans le carnet pour avoir un visuel du mois sans m’encombrer d’un insert complet contenant une année. Une fois le carnet rempli, je n’ai qu’à le remplacer par un nouveau et on est reparti. Je n’emploie plus aucun tracker, ça me rend folle. Je n’ai pas besoin de surveiller si j’ai bien bu mon litre et demi d’eau, marché tant de pas dans la journée ou mangé 5 fruits et légumes par jour. Non au contrôle obsessionnel, ça me semble désormais inutile…

Sur la page de gauche, j’ai mes objectifs de la semaine et sur la page de droite, ma journée en cours. J’y inclue un petite partie journal avec un moment sympa de la journée. Un peu comme un gratitude journal, si on veut;

Le second carnet concerne mon activité d’autrice. Je l’ai nommé d’après mon pseudo et il contient mes listes, mes tempêtes de cerveau, mes tentatives d’apprivoiser le système GTD (Getting Things Done, de David Allen) et toutes les petites surprises que je prépare pour la rentrée sur ce blog ! Il se remplit nettement moins vite et a vocation à m’accompagner un bon moment. Je ne vous le montrerai pas pour ne pas spoiler le contenu des prochains articles. 

À côté de ça, j’utilise un dossier en kraft pliable et une pochette plastique pour transporter mes papiers, stocker quelques notes repositionnables, billets de train ou autres.

Et voilà ! Mon planner se limite désormais à ça. Et à un stylo plume pour écrire.

Réduire pour moins dépenser

Cela fait quelques mois que j’essaye de désencombrer ma vie, mon sac à mains, mes tiroirs. Ce challenge est dans la logique de mes objectifs : me contenter du minimum et parvenir à l’utiliser au mieux. Ne pas accumuler du matériel inutile dont je ne me servirai qu’une fois ou deux. Je fais d’ailleurs une liste de toutes les bêtises que je ne rachèterai pas, comme ces marqueurs de plein plein de couleurs différentes qui dorment dans mon tiroir ou ces rouleaux de washi que je n’ai pas le réflexe de coller sur mes pages. Ou encore ces tampons encreurs super jolis, mais ultra pénibles à utiliser et à nettoyer. Peut-être m’amuserai-je à décorer mes pages à posteriori pour leur trouver une utilité. 

Voilà pour cette mise à jour rapide de mon système d’organisation. Je me laisse l’été pour le peaufiner et en attendant, mes articles estivaux parleront principalement du Cycle du Dieu Noir et de l’écriture ! 

Si vous avez envie d’en savoir plus sur le Bullet Journal pendant l’été, allez lire cet article de Florie, ou sur le blog du Bullet journal officiel (en anglais ) ou passez rendre visite à Scribujo !

Bonnes vacances aux juillettistes !