Le Cycle du Dieu Noir – saison 1 | les enfants de Djedou.6

Aujourd’hui, partons dans les plaines rouges du Koush, à la frontière sud de Kemet. Nous y retrouverons quelqu’un que nous avions laissé depuis le 1er chapitre.

Le Lion solitaire

 

Plaines du Koush, dixième année du règne d’Amosis

 

Les yeux du Koushite, dardés sur les hommes de la Compagnie du Lion, étincelaient de haine. Le corps luisant de sueur, il portait pour seule armure ses peintures rituelles et serrait dans ses mains une sagaie à la pointe d’ivoire. Sa musculature sèche évoquait une panthère, impression renforcée par ses dents immaculées taillées en biseaux. Autour de lui, des incendies ravageaient ce qui restait des maisons et le sol était jonché des cadavres des habitants. L’odeur âcre de la fumée irritait les poumons et rendait la fournaise insupportable. Les Lions venaient de signer leur passage avec le sang de Koush.

Les mercenaires avaient connu leur lot de pertes dans l’affrontement, trois d’entre eux avaient succombé au poison dont les autochtones enduisaient leurs traits. L’homme noir était le seul défenseur de son village encore debout. Il s’était vaillamment battu, mais à présent, la panthère ressemblait à une antilope cernée par des fauves affamés.

Un vrai guerrier, admira Aenar, il ne tremble pas et mourra plutôt que se rendre

De fait, le rebelle avait des raisons de ne pas capituler. Derrière lui se pelotonnaient sa femme et son enfant. Le regard las, insensible à la peur, la mère serrait son fils contre elle. Ses lèvres remuaient à l’oreille du gamin. Une prière ? Des mots rassurants pour l’apaiser ? Aenar n’était sûr que d’une chose : elle savait ce qui les attendait…

Depuis qu’il arpentait Kemet, le nordique avait tué plus que son compte. Ses mains, tout comme sa redoutable hache Skaering, étaient couvertes du sang d’innombrables ennemis, mais jamais il n’avait été contraint de les souiller avec celui d’autant d’innocents. La Compagnie du Lion ravageait les villages frontaliers sans trier le bon grain de l’ivraie. Les images des femmes et des enfants courant pour tenter de sauver leur pauvre existence aiguillonnaient sa conscience sans relâche.

À ses côtés, ses compagnons ne semblaient pas en proie aux mêmes tourments. Aujourd’hui, ils avaient incendié ce patelin miteux et envoyé leurs montures sur les habitants, fracassant des crânes sans marquer la moindre hésitation. L’un d’eux, Karem, s’était emparé d’une fillette pour la violer sans même descendre de cheval. Puis, sa besogne achevée, il lui avait brisé la nuque. Sans savoir pourquoi, Aenar était resté passif. Une part de lui peinait à croire ce qu’il voyait. Lorsque la Compagnie avait été appelée en renfort par les troupes kemites chargées de protéger les frontières, Aenar avait jubilé. On lui annonçait des tueurs endurcis qui attaquaient le royaume au nom de leur mystérieuse souveraine. Des sauvages qui menaçaient les intérêts d’Amosis. Oui, les Lions les avaient débusqués et affrontés. Oui, les rebelles étaient avides de sang. Mais ces gens n’avaient rien de commun avec eux.

Amon, un gaillard habile à l’arc, avait récupéré des colliers de perles sur des cadavres. Il en agita un en direction de la femme debout derrière le guerrier noir.

« Viens ma belle, tu veux le joli bijou ? Je te le donne, allez, approche !

— Arrête ça, grogna Aenar, tu es grotesque !

— La ferme, rabat-joie ! Je veux qu’elle vienne à genoux. J’ai un beau cadeau pour elle », ajouta-t-il en soulevant son pagne.

Pour toute réponse, la femme retroussa les lèvres et montra les dents, qu’elle avait aussi blanches et affutées que son époux.

« Je te les arracherai moi-même, chienne », marmonna Amon en se rajustant.

Une monture arriva au pas derrière eux. Torok, capitaine de la Compagnie du Lion amena son destrier à côté de ses soudards. Il mit pied à terre et observa la scène. Il était de bonne stature, avec des bras musclés ceints de bracelets de cuir et une époustouflante crinière noire qui dégringolait sur ses hanches en tresses épaisses. Une expression agacée se dessina sur son visage carré.

« Qu’attendez-vous pour en finir avec ce drôle ? Nous devons rejoindre la garnison avant la nuit.

— Pardon Capitaine, dit Amon, on voulait juste s’amuser avec la femme. »

Torok la regarda. Manifestement, elle ne lui plaisait pas. Pour son usage, il les préférait plus jeunes et plus frêles. Celle-ci ne ressemblait en rien aux délicates gazelles enlevées dans les villages précédents. Petite et trapue, solidement campée sur des jambes parfaitement musclées, elle se permettait – suprême insolence – de les fixer dans les yeux, un manque de modestie détestable selon les goûts de Torok. Grand seigneur, il leva une main d’un geste auguste.

« Faites d’elle ce que bon vous semble, les gars. Vous l’avez bien mérité. »

Les hommes poussèrent des clameurs enthousiastes. Face à eux, la panthère tressaillit et raffermit sa prise sur son arme. Son instinct avait dû lui souffler que ces cris auguraient le pire.

Aenar protesta :

« Le guerrier a le droit de défendre sa maison, sa famille. Qu’il combatte pour la liberté des siens !

— Écoutez-moi Aenar le noble cœur ! railla Karem, le violeur de fillette. Arrête ta leçon ! Tu en as massacré autant que nous, sans parler d’ceux que tu as dû tuer par chez toi !

— J’ai tué des soldats, des bandits, et aussi des merdes dans ton genre ! Jamais avant de vous suivre je n’avais eu à voler la vie d’enfants ni de femmes ! Les dieux nous mépriseront pour ça ! Laissez-moi l’affronter, oubliez sa famille.

— Avoue plutôt que tu veux la femme pour toi, Aenar ! répliqua Pheleas, un type maigre à la barbe rousse et huilée.

— Ne t’en fais pas, on ne la tuera pas, enchérit Amon. Je sais m’y prendre avec ce genre de chienne. Les Koushites aiment qu’on les secoue un peu ! »

Pheleas et lui ricanèrent bêtement. Bande de salopards ! Lorsqu’ils paradaient en Kemet, ils passaient pour des nobles avec leurs manières et usaient d’une quantité infinie de mots doux pour mettre les femmes dans leur couche. Perdus dans les terres rouges, ils faisaient preuve d’une bassesse et d’une brutalité propre aux bandits de la pire espèce.

Aenar se dirigea vers le survivant en levant Skaering. Quoi qu’en pensent ces ordures, il offrirait une belle fin à ce guerrier et sauverait sa famille. Un sifflement résonna près de son oreille, suivi d’un bruit mat. Le Koushite baissa la tête pour observer son torse, percé d’une flèche à empennage noir, puis s’effondra. La femme lâcha son fils pour s’agenouiller aux côtés de son mari. Agité de soubresauts, il marmonnait dans un langage incompréhensible pour Aenar, qui ne pouvait quitter des yeux l’écume rougeâtre agglomérée à la commissure de ses lèvres.

« Que dit ce sauvage ? demanda Torok

— Il prie, répondit Amon en rajustant son arc à l’épaule, il parle de sa reine. Des histoires de malédiction, je crois. »

Aenar se tourna enfin vers ses compagnons.

« Pourquoi ? interrogea-t-il.

— C’est bon, lâche-nous avec tes jérémiades, Aenar. »

Karem et Pheleas allèrent chercher la femme pour l’arracher au corps de son mari. Elle n’opposa aucune résistance, elle ne quittait pas l’homme des yeux et répétait ses paroles.

« Silence, sauvage ! » grogna Pheleas.

Il la frappa à la mâchoire, puis planta sa lame dans la gorge du moribond.

« Ta reine-déesse ne peut rien pour toi, putain, utilise ta langue pour autre chose… »

Le petit garçon se rua sur les hommes qui maltraitaient sa mère dans l’espoir de l’arracher à leurs mains. Négligemment, Karem dégaina son glaive…

« Attend ! »

 … Et embrocha l’enfant sans lui accorder plus d’attention. Un soupir, du sang et une envolée de poussière accompagnèrent sa chute.

« Maudits… Nous sommes maudits… » murmura Aenar.

Ses entrailles se nouèrent et son cœur manqua un battement. Il entendit à peine le hurlement désespéré de la femme. Elle voulut étreindre son fils, mais les Lions l’en empêchèrent. Pheleas et Karem la traînèrent à l’écart et la jetèrent au sol pour la besogner à leur aise.

Aenar serra les poings.

« Alors c’est ça qu’on devient ? Des bourreaux d’enfants ?

— Ces sauvages ne comprennent que cela, répondit patiemment Torok. Mon roi a été clair au sujet de ces primates qui menacent notre pays. Ils invoquent des noms interdits, se réclament de cette soi-disant reine-homme qu’ils vénèrent comme une idole ! Tu n’es pas des nôtres, Aenar, tout cela t’échappe. On nous a envoyés pour réprimer les troubles, pas pour discuter avec ces gens. Tu savais cela en t’engageant ! 

— La pute ! Elle me mord ! hurla Pheleas. Tiens-la, mais tiens-la donc ! »

La Koushite se débattait tout en serrant la main du mercenaire entre ses dents. Même à deux, ils peinaient à maintenir la furie au sol.

« Suffit ! Cette créature est folle, finissez-en avec elle, ordonna le commandant.

— Tu crois pas qu’on a assez versé de sang inutile aujourd’hui ? répliqua Aenar en montrant les corps calcinés étendus tout autour d’eux.

— Que veux-tu ? Ce sont des pertes inévitables en temps de guerre… »

Torok n’acheva pas sa phrase : le poing d’Aenar heurta violemment son menton, le faisant tomber à la renverse.

« On dirait que ton beau visage vient de subir des pertes inévitables aussi, bâtard Kemite, cracha le géant blond, t’en penses quoi ? »

Amon contempla, incrédule, son capitaine à terre. Torok maintenait les mains plaquées sur sa bouche ensanglantée, comme s’il craignait d’en voir s’échapper des dents. La surprise passée, Amon dégaina son épée et fit barrage devant son supérieur, mais la poigne inexorable d’Aenar lui saisit le bras. En un instant, il se trouva serré contre le colosse, le fil brillant d’une hache d’acier collé contre sa gorge.

« Oh ! balbutia-t-il. Aenar, qu’est-ce que tu fous ?

— Vous là-bas ! cria le géant blond. Lâchez la femme ! »

Karem était occupé à tenir les épaules de la captive pendant que Pheleas, qui avait dégainé son glaive, le brandissait au-dessus d’elle. Du sang coulait de sa main blessée par la morsure de la Koushite.

« Phel ! s’exclama Karem en découvrant la scène. On a un problème ! »

Le rouquin suspendit son geste, mais ne baissa pas les bras.

« Espèce de salopard, tu oses nous trahir, marmonna Torok, toujours à genoux.

— Et comment ! Karem, laisse partir la femme ou j’étripe Amon. Après ça, j’égorgerai Torok.

— Tu ne le feras pas, Aenar, répliqua son prisonnier, on est amis, tu te souviens ? Arrête tes conneries ! »

— Je viens de Sörter, Amon. Tu n’es pas de mon clan, tu ne vaux rien. Je te tuerai sans hésiter, et après je t’oublierai. »

Une vive brûlure traversa le mollet d’Aenar. Il baissa la tête pour voir la dague de Torok fichée dans sa chair. Ce dernier la retira et un flot de sang jaillit de la plaie.

« T’es pas près de partir, railla Torok, lâche Amon tout de suite ! »

Aenar grimaça de douleur.

« Je veux la femme, répéta-t-il, et si je dois tous vous tuer pour l’avoir, je le ferai ! »

D’un mouvement du bras, il saigna Amon, jeta son corps sur Torok et, sans se préoccuper de la douleur dans sa jambe, se rua sur ceux qui avaient autrefois été ses camarades. Un voile rouge tomba devant ses yeux ; il haïssait ces hommes et ne voulait pas devenir l’un d’eux.

Karem ne semblait pas disposé à se laisser trucider sans réagir. Il dégaina son glaive et s’abrita de justesse sous son bouclier pour sauver sa peau. Skaering mordit le bois, en arrachant d’épaisses échardes. Le bras de Karem trembla sous le choc et ce dernier gémit de douleur.

Sous l’empire de la rage, Aenar frappa comme un sourd, forçant son adversaire à reculer. Pheleas en profita pour porter un coup dans le dos du colosse, le touchant à la hanche. Aenar poussa un grognement d’animal blessé et tomba, genou à terre. Le Kemite posa sa lame sur la nuque offerte, prêt à en finir.

« Traîne pas, achève-le ! l’enjoignit Karem en massant son bras endolori.

Le temps se suspendit. Toujours au sol, Aenar guettait le coup de grâce. Après tout, que méritait-il de mieux ?

« Garce ! Lâche-le tout de suite ! » siffla Karem.

Aenar ouvrit un œil. Au-dessus de lui, la femme maintenait Pheleas immobile, un couteau en ivoire sous sa gorge et une main fermement calée sous son pagne. Le mercenaire clignait des paupières sans s’arrêter, la bouche figée en un cri silencieux.

« Pitié », parvint-il à bredouiller d’une voix éteinte.

Du sang se mit à couler de son aine et soudain, la Koushite retira sa main d’un coup sec. Aenar et tous les hommes restants partagèrent la douleur atroce de Pheleas avant qu’il sombre dans l’inconscience. Dans un geste aussi lent que sinistre, la femme brandit son trophée macabre et lâcha son prisonnier, devenu trop lourd pour elle.

« Kulaa oba niwa ! » enragea-t-elle.

À cet instant, des cris s’élevèrent et, autour du village, des silhouettes brunes émergèrent. Des guerriers, à en juger par leur musculature travaillée et leurs colliers de dents humaines. Leur peau enduite de glaise leur permettait de se fondre dans le paysage, d’approcher en silence avant de tomber sur leurs proies. Des traits de sarbacane fusèrent parmi les mercenaires. D’expérience, Aenar les savait imprégnés du venin d’une grenouille multicolore, qui provoquait la paralysie dans le meilleur des cas et une longue agonie dans le pire.

Délaissant Aenar, les Lions se regroupèrent pour faire face à la nouvelle menace. Hélas, avec un mort – bientôt deux – et leur capitaine mal en point, les mercenaires ne faisaient pas le poids. Les assaillants étaient une quinzaine et la garnison se trouvait à deux heures de leur position.

« On se replie, grommela Torok, aux chevaux ! »

Boucliers en avant, les Lions reculèrent vers leurs montures. Malgré l’agitation extrême dans le village, ces dernières restaient calmes. Les guerriers Koushites suivirent le mouvement, mais s’arrêtèrent à distance respectueuse : à plusieurs reprises, les Kemites avaient remarqué la peur qu’inspiraient les destriers aux locaux.

Torok et Karem enfourchèrent leur bête, laissant le pauvre Pheleas à son sort. Au vu des spasmes qui secouaient son corps, il était trop tard pour lui. Aenar entendit le bruit des sabots s’éloigner. Il tenta de se redresser, la paume pressée contre sa hanche pour empêcher son sang de trop s’écouler. Il en avait déjà perdu pas mal, réalisa-t-il. Une demi-douzaine de Koushites se lança à la suite des mercenaires, mais les autres encerclèrent le grand combattant pâle. Aenar serra le manche de Skaering.

« Vous m’aurez pas aussi facilement, les gars ! »

Une piqûre dans sa nuque le chatouilla. Il tâtonna à la recherche du projectile et tenta de l’arracher en pestant contre ses gestes curieusement maladroits. Un grand Koushite – d’une taille proche de la sienne – aux muscles protégés sous une épaisse couche de graisse brandit sa lance vers lui. Son sourire carnassier n’annonçait rien de bon.

Une main se posa sur l’arme. La vision embrumée par le poison, Aenar crut distinguer la femme noire à ses côtés. Elle s’adressa au nouveau venu d’une voix tranchante. Il suspendit son geste, étonné, avant de répliquer vertement à l’impudente. Tous deux commencèrent à se disputer sous les rires de leurs camarades, laissant Aenar de côté. Finalement, le guerrier rendit les armes face à la vindicte féminine. D’un coup de pied moqueur, il poussa Aenar sur le dos.

Quand je pourrai me relever, on en reparlera, fils de chienne !

Le ciel se mit à danser sous ses yeux.

« Amesi, ulunzi na Ista. »

La femme noire se pencha vers le colosse affaibli. Elle passa son bras autour de ses épaules, et avec une force surprenante, l’aida à se redresser.

D’un signe de tête, la veuve désigna une maison au toit calciné non loin. Ses murs faits d’un mélange de terre et de bouse étaient à peu près intacts. En proie à des vertiges, Aenar se laissa mener vers la bicoque. Si les dieux veillaient sur lui, il aurait droit à un peu de repos. Dans le cas contraire, elle lui arracherait les couilles, comme à ce pauvre Pheleas.

Vers l’épisode 7 : Les eaux noires du Neilos


7 thoughts on “Le Cycle du Dieu Noir – saison 1 | les enfants de Djedou.6”

  1. Ohhh, encore une scène inédite, où la violence est toujours aussi présente, mais avec de l’espoir, cette fois… Même si je regrette que Torok s’en soit sorti, je trouve que le fait qu’Aenar soit blessé à plusieurs reprises ajoute du réalisme. En tout cas, on a hâte de savoir la suite ! 🙂

    1. Merci beaucoup ! C’était une scène assez difficile à écrire parce qu’il fallait faire transpirer tout le mépris et le racisme des Kemites à l’égard des Koushites. Quant à Aenar, autant c’est facile pour lui de battre quelques voleurs en ville, autant face à des combattants expérimentés, le challenge est bien plus dur. Aussi doué soit-il, il n’est pas invincible.

  2. J’ai enfin lu ce passage, même si avec un peu de retard par rapport à sa publication. Toujours un vrai régal de te lire^^ Ce personnage d’Aenar m’a toujours plu. La veuve qui l’aide aussi, ilforment un beau duo tout en complexité.

    1. Pas de souci pour le retard de lecture ( personne n’a rien vu, mais j’ai complètement zappé la publication de vendredi dernier, malade comme un chien ^^) les textes sont là et attendent gentiment <3
      J'ai approfondi un peu le personnage de Kori, elle va avoir un impact un peu plus important que Aenar ces prochains temps.

      1. Arf j’espère rien de grave pour ta maladie. Courage à toi, même si on a hâte de relire à nouveau^^
        Pour Kori, c’est effectivement un personnage très intéressant que j’aime beaucoup 🙂

        1. Non non rassure-toi, rien de très grave, juste une migraine particulièrement violente qui m’a assommée le vendredi soir et du coup, j’ai complètement oublié de publier après coup. ^^

Laisser un commentaire