Trouver son essentiel

Noël approche et, tout autour de moi, je n’entends parler que de cadeaux, de shopping, de qui va organiser le repas de fête, de menus raffinés, et je dois avouer que je ne suis pas sous le charme de cette période où tout semble axé sur la surconsommation.

Autant, j’aime l’atmosphère générale de la ville, ses éclairages, le parfum des marrons et du vin chaud, autant l’aspect commercial des fêtes de fin d’année me laisse complètement de marbre. Dans ma famille, on n’a jamais été très fan de Noël, et moi, eh bien… je perpétue bien cette tradition. Je n’achète même pas de sapin, c’est dire ! Ils sont bien mieux à leur place dans leurs forêts, les pauvres. En plus j’ai deux chats, autant dire que c’est la cata assurée à la maison.

Cependant, cette année, j’ai l’intention de m’offrir un cadeau. Le plus important des cadeaux, je trouve : du temps.

Le temps est une denrée rare.

Le mien se déroule dans un bureau, toute dévouée à mes clients, jusqu’à l’épuisement parfois. J’ai passé 2017 seule pour faire le boulot de deux, ultra concentrée sur mes résultats et sur la rapidité de mes réponses à mes collègues, à mes responsables, à mes clients. Si d’un côté, je suis fière de moi pour avoir tenu le navire si longtemps sans flancher, je ressens le malaise de la fin d’année qui me rappelle que, du côté de mes propres projets et aspirations, j’ai presque tout laissé en plan.

Ce matin, j’ai eu une « révélation » en écoutant un podcast passionnant sur la Nife en l’air, qui concernait les objectifs à long terme. Rien à voir avec la définition professionnelle des objectifs, mais plutôt avec nos aspirations, nos buts profonds et l’importance de toujours les avoir en tête pour ne pas passer à côté de ce qui compte vraiment pour nous.

Florie rappelle l’importance de mettre en avant dans notre emploi du temps les  choses qui comptent le plus, et surtout, de connaître notre pourquoi, notre but profond, l’objectif à atteindre parmi tous les autres. Pour certains, leur profession est leur pourquoi, et c’est très bien ainsi. Mais en ce qui me concerne, ce n’est pas le cas. Mon objectif à long terme, c’est d’écrire, raconter et illustrer des histoires pour les partager avec le monde. C’est développer un lien avec des lecteurs, sans forcément en faire un métier (même si ce serait super, admettons-le !) et me dire que j’aurai contribué à créer quelque chose dont au moins quelques personnes se souviendront. Pour ça, il est essentiel que je me redonne le temps, que je relativise l’importance de mon boulot pour ne pas le laisser me carboniser sur pied. Et je commence ce soir, alors que j’écris cette note de blog au lieu de m’endormir sur le canapé.

Je ne dresserai pas de bilan de fin d’année, pas plus que je ne m’imposerai de résolutions. Tout ce qui compte pour moi se trouve dans mon Traveler’s Notebook, sous forme de collages et de notes, pour me rappeler de garder le cap.

J’ai aussi créé il y a peu un carnet dédié à l’écriture, où je note mes idées, je trace chaque jour ce sur quoi je travaille. On y trouve des citations inspirantes, mes auteur.es modèles, qui me donnent envie d’avancer et de croire en ce que je fais, un projet en gestation en attendant un éventuel challenge 2018 sur CoCyclics et tout ce qui me passera par la tête. Pas vraiment un bullet journal, plus un carnet d’artiste, dans lequel je me plonge tous les jours et note tout ce qui me permet de me dire : ok, tu es sur la bonne voie, tu avances.

Sur ce, il faut que je retourne floconner l’étape 4 de mon projet de novella ! Je vous retrouve bientôt avec le programme 2018 du blog, auquel il faut aussi que je m’attelle.