Alors, elle parle de quoi ton histoire, en fait ?

Un billet avec de gros morceaux de résumé croquants dedans !

Avec l’arrivée de la rentrée, mon projet de publication sur le blog devient de plus en plus concret. C’est là qu’intervient le moment stressant pour tout auteur/ autrice, celui où l’on doit expliquer aux lecteurs de quoi parle son histoire. Alors en général, quand on n’est pas préparé, ça donne à peu près ça :

« EUHH, alors en fait, il y a cette petite fille, tu vois, c’est une voleuse, dans un genre d’Égypte antique, mais pas vraiment réaliste, en fait. Et euuuuuhhh… elle a trouvé une pierre magique, et euh, mais en fait elle l’a plus, hein, elle l’a juste approchée et depuis, une déesse s’intéresse de près à elle – je raconte mal, désolée, c’est le stress ! C’est compliqué, il se passe plein de trucs dans sa vie ! »

Je crois que j’ai trouvé pire que la rédaction du premier jet d’un roman : en écrire le pitch !

Tiré de « The Big Lebowski », des frères Cohen

 

Attention, je ne parle pas de la quatrième de couverture, mais bien de ces quelques phrases qui donnent le ton, éveillent l’intérêt pour le texte. Vous savez, quand vous lisez le programme télé, ce tout petit synopsis qui va vous inciter à vous poser devant tel film ou à zapper pour regarder Top Chef.

Après tout, en tant qu’autrice, je connais mon projet par coeur, chaque méandre, chaque secret (enfin sauf qu’en bonne jardinière, ce n’est pas tout à fait vrai, mes personnages arrivent très souvent à me surprendre !) et je n’ai aucune difficulté à cerner les enjeux de mon récit.

Le problème, c’est de réussir à les résumer à mes futurs lecteurs pour leur donner envie de plonger dans mon histoire ! Et le plus fun, c’est que non seulement je dois résumer la série, mais aussi chaque épisode ! Youhou ! Elle est pas belle, la vie ?

Allez, comme je suis d’humeur joyeuse, je vous montre un peu le chemin parcouru dans mon carnet pour pondre une version acceptable du truc ! 

Et encore, je vous épargne les 2 pages précédentes, déjà pleines de ratures 🙂
Là, on commence à approcher du résultat voulu !

Que dire dans un pitch ?

Dans un pitch, la tentation est grande d’essayer de tout expliquer, de l’intrigue principale aux personnages. Après tout, ne sont-ils pas fascinants ? On a tant travaillé, sué sang et eau pour donner corps à nos idées, il parait normal d’avoir envie de tout dire, pas vrai ?

Le problème, c’est que c’est impossible. Si on veut « vendre » notre histoire, il faut cibler l’essentiel, être percutant, et surtout bref.

Pour aller à l’essentiel, on doit connaître les éléments qu’on désire mettre en avant. Qu’est-ce qui est réellement important, qu’est-ce qui va donner envie, ouvrir l’appétit ? Très honnêtement, je me cherche encore de ce côté-là. Néanmoins, ça commence à venir, au fil des essais. J’ai soumis mon brouillon à Cocyclics, afin de recevoir un coup de main de la part d’autres auteurs et après quelques retours, voici le résultat :

Pitch de la saison 1

Alaia, une voleuse élevée à la dure dans les rues de Djedou, voit son destin bouleversé par une mystérieuse relique. Désormais sous la protection d’Ishtar, la jeune fille se retrouve à son insu dépositaire des espoirs de la déesse, déterminée à restaurer sa grandeur perdue.

Mais qu’attend réellement Ishtar de son émissaire ? Quelles épreuves Alaia devra-t-elle affronter sur son chemin ?

Est-ce que ce résumé vous donne envie, à vous ? Et comment vivez-vous l’étape du pitch de votre côté ? Bête noire, trop facile ? Si on en parlait ?


19 thoughts on “Alors, elle parle de quoi ton histoire, en fait ?”

  1. Kikou ! Moi je suis fan et je connaissais déjà le pitch, donc difficile d’avoir un oeil neuf dessus.
    C’est toujours aussi alléchant, je dirais…
    J’aurais rajouté une phrase sur l’ambiance « égyptienne » de ton roman, qui lui donne cette atmosphère unique. ♥
    Ah, et juste une chose, la première fois j’ai lu « (le) savoir » (le nom), du coup j’ai dû relire plusieurs fois avant de comprendre la phrase.
    En tout cas, j’aime beaucoup le titre dans ton bujo (« pitch o mon pitch ») : merci, j’ai maintenant cet air dans la tête pour la journée ! 😀

    1. Héhé, moi aussi, il m’est resté un moment dans la tête ! ^^
      Merci pour tes remarques, notamment sur le sans le savoir ! Si je mets « à son insu », tu penses que ce sera plus clair, peut-être ?

  2. Ton pitch est assez percutant, il en dit assez pour intriguer, alpaguer, sans tout révéler. On a envie d’en savoir plus, ce qui est, selon moi, le rôle numero un du pitch. Quant à l’exercice… je dirais que tout dépend des écrits. Pour l’un d’eux la question ne s’est jamais posée, j’avais déjà le pitch en tête très rapidement. Pour d’autres, c’est parfois plus compliqué. 😛

    En tout cas bravo de t’être sortie de cet exercice délicat. Je pense que tu tiens un bon pitch qui devrait attiser la curiosité o/

    1. Merci de ton retour, Ellie ! Ça me rassure de voir que pour le moment, il passe bien et donne envie, je dois dire que j’y aurai passé pas mal de temps. C’est génial quand on a une idée claire dès le départ, il faut profiter de ça, ça n’arrive pas assez souvent à mon goût ^^

  3. Très bien ce pitch, je trouve aussi que rajouter un mot sur l’ambiance égyptienne serait pas mal, surtout si c’est important dans ton histoire.
    Sinon le pitch c’est une étape que je n’aime pas beaucoup non plus, j’ai du mal à trouver les mots percutants, à prendre le recul nécessaire… Quelquefois je m’inspire des retours de mes bêtas, ça aide… Bon courage !

    1. Merci beaucoup Lynda. <3 Je vais voir comment je pourrais préciser l'atmosphère égyptienne sans trop en faire. C'est le cadre général de l'histoire. Disons qu'une fois dedans, le lecteur devrait s'en rendre assez vite compte, mais il faudrait que je trouve une astuce pour le laisser entendre plus clairement qu'avec le seul nom Djedou.
      Je ne crois pas qu'il y ait beaucoup d'auteurs qui soient hyper à l'aise avec le fait de pitcher leur roman. Tu as raison de te servir des retours de bêta si ça t'aide !

  4. J’aime beaucoup ce pitch moi aussi ! C’est sur que c’est un exercice compliqué. Il va d’ailleurs falloir que je me penche là-dessus pour les soumissions de Frère des lions, je sens que ça va être chaud…

    1. Félicitations pour Frère des Lions, je suis sûre qu’il trouvera une bonne maison pour lui. Le Crawl des pitchs/syno est vraiment une aide précieuse si tu galères, rien que pour les nombreux conseils que tu peux y trouver ! Comme tu as pu le voir, de mon côté, j’ai surtout écrit des pages et de pages de pitch jusqu’à trouver la tournure qui me plaisait ! Bon courage 🙂

  5. Ah, l’exercice difficile du pitch! Je trouve que c’est un véritable exercice d’introspection sur le texte en fait : un peu comme quand on doit rédiger une lettre de motivation ou une biographie… Du coup c’est une mise à l’épreuve du texte en fait : qu’est-ce qui le rend intéressant? Comment donner envie de s’y plonger?

    En tout cas, je trouve ton pitch très réussi, on voit que tu y a mis du temps et de l’énergie 🙂 Connaissant un peu ton histoire, ça correspond vraiment bien à ce qu’on peut y trouver en plus. Je rejoins d’autres commentaires sur le fait d’ajouter un élément qui évoque le côté égyptien, mais sinon il est nickel ton pitch 😉

    1. Merci beaucoup pour ton ressenti, Florie ! Il va vraiment falloir que je trouve une façon d’amener le setting égyptien, au moins à l’oral, pour voir! Je trouve que le rapprochement avec la lettre de motivation est bien trouvé, c’est le même type de galère, en fin de compte: savoir vendre son histoire, savoir se vendre soi-même 😉

    1. Merci beaucoup de ton avis Roanne, ça me booste. J’ai écrit un tas de version de ce pitch avant de trouver celle qui me paraissait la plus adaptée ^^

      1. C’est souvent ce qu’il faut faire, rédiger plusieurs versions et vérifier sur notre entourage laquelle fonctionne le mieux. 😉 Un bon exercice, pour s’améliorer encore plus, c’est le travail sur la prémisse de son roman (la différence étant que la prémisse spoile à mort, donc à garder pour soi / son éditeur quand on veut lui présenter le projet complet, là où le pitch doit donner juste assez pour donner envie de découvrir le projet par soi-même).
        (ps : la rédaction de la prémisse est un chapitre à part entière dans L’anatomie du scénario, désolée, je n’avais pas spécialement l’intention de re-citer Truby, mais bon, trop tard ^^)
        (ps bis : si tu as de jolis plumes à me conseiller de suivre pour l’Inktober, sur Instagram ou via blog interposé, je suis preneuse !)

        1. Tiens, pour Inktober, Boulet fait chaque jour une vidéo de son inktober et c’est génial. Je suis aussi Semiskimmedmin (Minnie Small) sur Instagram et YT. Je te trouverai d’autres noms, j’en suis tellement que je ne sais plus par où commencer ^^

Laisser un commentaire