Le 4ème accord toltèque: faites toujours de votre mieux

Aujourd’hui, nous arrivons au terme de notre série d’articles sur les 4 accords toltèques.

Pour mémoire, vous pouvez lire ou relire les articles précédents:

J’espère que cette série de janvier vous a plu et intéressé, ou au moins donné envie d’essayer d’appliquer les accords au quotidien. Le dernier est simple, mais l’appliquer nous aidera à mieux appréhender les 3 autres.

Faites toujours de votre mieux

Ça parait bête, mais faire de son mieux nous conduira à être en paix avec nous-même. Faire de notre mieux musèlera la voix qui nous juge sans cesse pour nos insuffisances présumées.

L’auteur nous conseille de toujours faire de notre mieux, ni plus ni moins. Et c’est là l’élément essentiel. Notre mieux sera différent à chaque tentative, selon qu’on soit en forme, malade, fatigué, plein de motivation. Quoi qu’il arrive, il faut se donner la peine de donner son meilleur selon les circonstances, sans forcer, sans culpabiliser parce qu’on voudrait faire plus.

En faisant de notre mieux, le plus sincèrement possible, on verra nos performances s’améliorer à chaque tentative. Si on force, si on s’obstine à exiger plus que ce qu’on peut donner, on se vide de notre énergie et on risque de laisser le champ libre à l’autocritique. En faisant de son mieux, on se protège de la culpabilité et du jugement, de la honte et de l’autoflagellation.

Je terminerai cette explication avec un exemple très instructif tiré du livre :

Il était une fois un homme qui voulait transcender sa souffrance. Il se rendit à un temple bouddhiste pour trouver un maître qui puisse l’aider. Quand il trouva le Maître, il lui demanda : Maître, si je médite quatre heures par jours, combien de temps me faudra-t-il pour atteindre la transcendance ?

Le Maître le regarda et lui dit : Si tu médites quatre heures par jour, peut-être parviendras-tu à transcender ton existence dans dix ans.

Convaincu qu’il pouvait faire mieux que cela, l’homme lui demanda : Oh Maître, et si je méditais huit heures par jour, combien de temps cela me prendrait-il ?

Le Maître le regarda et lui répondit : Si tu médites huit heures par jour, il te faudra probablement vingt ans.

Mais pourquoi cela me prendrait-il plus de temps si je médite plus ? interrogea l’homme.

Le Maitre lui répondit : Tu n’es pas là pour sacrifier ta joie ni ta vie. Tu es là pour vivre, pour être heureux et pour aimer. Si tu fais de ton mieux en méditant deux heures, mais que tu y consacres huit heures à la place, tu ne feras que te fatiguer, tu passeras à côté de ton objectif et tu n’apprécieras pas ton existence. Fais de ton mieux et peut-être apprendras-tu que, peu importe la durée de la méditation, tu peux vivre aimer et être heureux.

Faire de son mieux, c’est passer à l’action, agir en suivant son envie, et non l’espoir d’une hypothétique récompense. C’est traduire sa liberté par l’action !

En ce qui me concerne, c’est écrire au rythme qui me convient, écouter mes envies, raconter l’histoire qui me plait à moi. C’est m’arrêter quand je n’ai plus d’idées, passer à autre chose, dessiner, tester de nouvelles techniques, apprendre de mes erreurs, recommencer autrement.

Et pour vous, ça veut dire quoi, faire de son mieux ?

 

 


7 thoughts on “Le 4ème accord toltèque: faites toujours de votre mieux”

  1. Merci pour ce dernier articles sur les accords toltèques, ça m’a vraiment fait du bien de me rafraîchir la mémoire à ce sujet, ils sont tellement libérateurs au quotidien 🙂 Même si, d’expérience, réussir à se libérer des accords que l’on a passé une vie à tisser n’est pas une affaire si simple.

    Pour moi, qui suis perfectionniste et qui ai été élevée avec la pression de devoir tout réussir parce que j’ai été diagnostiquée avec un très haut QI, je crois que ce quatrième accord, faites de votre mieux, a sûrement été le plus libérateur des quatre. Pour apprendre à célébrer les victoires au lieu de me concentrer sur le travail qu’il reste à faire. Pour me dire que j’ai fait de mon mieux, et à partir de ce moment je ne peux pas me reprocher quoi que ce soit, même si le résultat n’est pas celui que j’attendais.
    En fait, on vit dans un monde qui nous dit tellement de continuer à aller de l’avant, avoir plus de ci, réussir plus de ça, qu’on est toujours focalisés sur ce qui manque au lieu de se récompenser d’avoir fait de notre mieux… C’est un peu comme le principe d’auti-compassion (self compassion en anglais) qui est une technique qui vise à nous traiter comme on traiterait un ami quand ça ne va pas bien (en se remontant le moral, en se rappelant que tous les êtes humains vivent ce genre de choses à un moment dans leur vie…) Généralement, dans mes méditations d’auto-compassion, je me rappelle que je fais de mon mieux et c’est tout ce qui compte, parce que c’est la seule chose sur laquelle j’ai du contrôle : faire de mon mieux ou ne pas faire de mon mieux…

    Encore une fois un grand merci pour ces articles, je te souhaite plein de bonnes choses en mettant ces accords en pratique 🙂

    1. Merci Florie ! tes commentaires sont encore plus enrichissants que l’article lui-même, je trouve ! ^^
      Tu as raison de tester l’auto compassion, souvent on s’en demande nettement plus à soi qu’aux autres et forcément, on a tendance à se décevoir alors qu’il n’y a pas de raison!

  2. Et le dernier article de cette très belle série de janvier. Faire de son mieux et ne pas se juger/s’en vouloir. Profiter. Chaque jour. Chouette exemple que celui de la méditation qui ne doit pas prendre le pas sur la vie. Vivre, et considérer que, en vivant chaque jour en conscience, finalement, on est déjà un peu au but. Un petit clin d’oeil à Florie : Self-compassion is key. 😉 Un immense merci pour ces quatre moments en ta compagnie, ma chère Aemarielle. C’est toujours un plaisir de te lire ici. <3

    1. Merci pour ton suivi fidèle durant cette série, ma chère Siècle, je suis contente que ça t’ait plu et encore plus heureuse d’avoir eu vos ressentis à toutes durant ce mois ! <3

  3. Merci Aemarielle pour cette série d’articles, très instructive <3 Je crois que c'est déjà ce que j'essaie d'appliquer à ma vie, même si je n'avais jamais mis de mots dessus. Et de lire, ça me donne envie de persévérer (c'est tellement facile de retomber dans nos petits travers) et de faire de mon mieux, justement ^^

    1. Coucou Ifuldrita ! Je crois que parfois, mettre des mots sur certains phénomènes les rend plus faciles à réaliser et à corriger. Personnellement, je suis heureuse d’avoir lu ce livre, même si je tentais déjà de suivre inconsciemment ses conseils. Plein de pompoms à toi pour l’application à long terme dans ta vie!

  4. Cet accord est difficile à mettre en place, je trouve, parce qu’il manque d’exemples pratiques. D’autant qu’on a souvent l’impression de faire déjà de son mieux. 😉
    Je le prends surtout comme « ne sois pas trop exigeante », et là, c’est déjà plus clair (et pas évident à faire !!)

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