Le 3ème accord toltèque: ne faites pas de suppositions

Bonjour à vous, les amis !

Je continue ma série d’articles sur les 4 accords toltèques avec l’avant-dernier d’entre eux. Je dois avouer que j’ai de plus en plus de mal à dire lequel est le plus complexe à mettre en place.

Jusqu’ici, nous avons parlé de :

Garder une parole impeccable

Ne jamais en faire une affaire personnelle

Aujourd’hui nous allons parler d’un autre conseil important pour préserver ses relations et sa liberté personnelle :

Ne faites pas de suppositions

C’est un problème que je rencontre souvent et dont j’ai longtemps souffert. Les suppositions sont aussi inutiles que dangereuses. Nous imaginons des choses à propos des gens, de leurs attentes, leurs motivations, nous imaginons qu’ils nous aiment ou au contraire, qu’ils ne nous aiment pas, nous en faisons une affaire personnelle et nous nous empoisonnons, ainsi que les autres.

Et ça peut finir en vraie dispute, oui !

 

Il vaut toujours mieux poser des questions que faire des suppositions, parce que celles-ci nous programment à souffrir

Combien de fois me suis-je fait des films dans ma tête, à redouter des entretiens professionnels parce que je  me faisais une montagne des attentes des gens, alors qu’en réalité ils n’en avaient aucune et surtout, n’avaient aucun grief à mon égard ? Quel stress inutile, les amis ! Si j’avais éclairci d’entrée de jeu l’objectif de l’entretien, j’aurais peut-être mieux dormi !

Tout ça parce que nous sommes persuadés que les gens voient la vie de la même façon que nous, qu’ils ressentent les mêmes choses et fonctionnent de la même façon que nous. Évidemment, ça nous amène à penser qu’ils vont nous juger et nous maltraiter si nous faisons une erreur, parce que nous sommes programmés à nous auto-infliger ce genre de violence.

En réalité, nous fonctionnons ainsi parce que notre cerveau a horreur du vide et que pour être rassuré, il a besoin d’avoir des réponses aux questions que nous n’osons pas poser. Alors, il crée des suppositions, des idées fausses, et nous nous mettons à les croire, parce que c’est bien plus simple que d’oser formuler ce qui nous angoisse et d’éclaircir la situation.

J’aime beaucoup cet exemple :

Faire des suppositions à propos de nos relations est le moyen le plus sûr de s’attirer des problèmes. Par exemple, nous supposons généralement que notre partenaire sait ce que nous voulons ; nous croyons donc ne pas avoir besoin de lui dire. Nous pensons qu’il va faire ce que nous désirons, parce qu’il nous connait bien. Et s’il ne le fait pas, nous nous sentons blessés et lui reprochons : « Tu aurais dû le savoir. »

Nous prêtons tellement d’intentions aux autres, sans vérifier si ce que nous pensons est vrai. À cause de cela, nous médisons, nous  nous enfermons dans la colère et le ressentiment, sans bien sûr exprimer ce qui nous dérange, parce qu’après tout, les gens devraient s’en douter, non ?

J’ai fait ça. J’ai été le genre de personne à ne pas oser exprimer mes craintes, mes doutes, mes besoins. Je partais du principe que c’était tellement évident. Bien sûr, j’étais déçue et je m’enfermais dans une attitude passive-agressive totalement vide de sens. Pourquoi ? Parce que je pensais que me plaindre explicitement ferait de moi la chieuse de service, mais c’était mon jugement, pas celui des autres. Et c’est moi que je laissais souffrir inutilement.

J’ai aussi été le type de personne à ne pas oser montrer ce que je créais, dessinais, écrivais, parce que mon cerveau et ma petite voix perfide me soufflaient que les autres ne pourraient trouver ça que mauvais. Et du jour où j’ai osé partager ce que je faisais, je me suis aperçu qu’au contraire, la réception des autres était bienveillante et très positive !

Alors les amis, on ne présuppose rien, on se lance, on questionne, on éclaircit et surtout on ne prête aucune intention aux autres !


6 réflexions au sujet de « Le 3ème accord toltèque: ne faites pas de suppositions »

  1. Je trouve cet accord le plus libérateur des 4. Et l’exemple du conjoint est particulièrement bien choisi. 😉
    C’est difficile (surtout s’il on est très indépendant) de solliciter l’autre, on aimerait que tout arrive « naturellement ». Mais le hic c’est que notre nature n’est pas la même que celle de notre entourage…
    Bref, un très bel accord, à mettre le plus possible en pratique ! ♥

    1. C’est vrai, nous vivons tous notre propre vie, nous la voyons d’une manière qui nous appartient et qui peut parfois être tellement différente de celle de nos proches, voire de l’être aimé! Je suis en train de lire La Voix de la Connaissance, du même auteur, livre qui s’il reprend fortement les 4 accords, délivre un très beau message sur l’amour et la façon de le montrer aux autres en leur laissant leur liberté, sans leur coller le poids de nos attentes sur le dos. C’est très enrichissant aussi!

  2. Merci pour ce bel article qui résume ce troisième accord très clairement 🙂 Je me souviens que, quand j’ai lu le livre pour la première fois (et que j’étais encore bien jeune), cet accord avait été très libérateur par rapport à l’estime de soi : quand on ne se fait pas confiance, on suppose que les autres ne voient que nos faiblesses, et on ne se rend pas compte de la valeur qu’on peut avoir à leurs yeux (que ce soit la valeur d’ami ou de proche, ou la valeur professionnelle dans le cadre d’entretiens par exemple).

    C’est en effet très libérateur de reconnaître ce mécanisme et de remettre nos propres suppositions en question, notamment pour oser demander ou faire des choses qu’on suppose qu’on ne va pas arriver ou qui vont nous être refusées.

    Pour l’exemple du couple, il y a une super vidéo de la School of Life sur « why we sulk », et justement le fait qu’on a tendance à bouder parce qu’on pense que notre partenaire devrait tout comprendre… Elle est là https://www.youtube.com/watch?v=F164UeMGltE

    Merci beaucoup en tout cas pour ce bel article 😉

    1. Aah, merci pour ce lien Florie !Et j’admire le fait que tu sembles avoir amplement étudié ces accords et les avoir expérimentés!
      Je dois dire que depuis que je fais partie des instances représentatives du personnel de mon entreprise, je dois vraiment bosser dur pour appliquer les 4 accords, mais le 3ème me permet d’éclaircir des situations vraiment tendues, je trouve ça impressionnant!

  3. Comme Nathalie et Florie, je crois cet accord très libérateur… quand on arrive à le mettre en application. Je pense que ne pas faire de suppositions permet de se sentir plus serein, léger au quotidien. De ne pas se crisper sur des projections, des peurs et des attentes, mais, au contraire, d’embrasser pleinement le côté bubble-gum-magico-piou de la vie. Et ça, c’est ultra-merveilleux ! 😉
    Un grand merci pour ce bel article, ma chère Aemarielle. je le déguste avec autant de plaisir que les deux précédent. <3

    1. Mais je t’en prie, ma chère Siècle ! C’est un plaisir pour moi de parler bonheur et bien-être en ce mois givré ! Cet accord est libérateur, mais difficile à appliquer quand on est une introvertie comme moi ^^ néanmoins, je constate que petit à petit, mes peurs s’estompent, mon mental se dégage, ça fait un bien fou!

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