Premier accord toltèque : Que votre parole soit impeccable

Bonjour à tous,

En janvier, je vois passer énormément d’articles sur les bonnes résolutions, la façon dont on va changer sa vie, les objectifs qu’on se fixe. Souvent, on veut changer son corps, se donner du mal pour répondre aux critères d’appréciation des autres. Mincir, devenir plus beau, gagner plus d’argent. Et fatalement, quand on n’arrive pas à tenir ses engagements, on culpabilise, on se sent nul et on se voit comme un bon à rien. Normal, puisque la société nous serine à longueur de temps nos insuffisances.

Crédit image: Pénélope Bagieu

Et si on commençait par changer son point de vue personnel, s’aimer soi-même, en toute sincérité ? Si on cessait de prêter attention aux voix négatives qui nous murmurent qu’on n’est pas assez ceci ? Pas assez cela ? C’est en tous cas le travail que j’ai décidé de faire cette année.

La semaine dernière, je vous parlais de mes compagnons pour 2017 et parmi eux se trouvait ce formidable petit livre, les 4 accords toltèques, de Don Miguel Ruiz. Un tout petit ouvrage de même pas 150 pages format poche qui contient pourtant des enseignements passionnants pour progresser dans sa recherche de liberté et ses rapports avec les autres. Quand je l’ai lu, je suis restée un long moment pensive, avec l’envie de le relire. Je sais qu’il va rester avec moi un bout de temps, car si les 4 accords toltèques paraissent évidents, leur mise en place effective réclame de la persévérance et oserai-je dire, de la foi.

Dans la série d’article que je prépare, je vous exposerai chaque accord séparément pour expliquer le message de l’auteur et ce que moi j’en ai retiré. Je lui laisserai ses opinions sur Dieu et le côté un peu religieux qui transparait dans son livre. Après tout, Don Miguel Ruiz est un nagual, ou Maître de la connaissance des Toltèques. Moi, je suis… moi. Une lectrice athée, qui mène une vie simple et souffre comme beaucoup d’autres d’un sérieux manque de confiance en elle. Et ce livre m’a quand même délivré pas mal de pistes pour apaiser ce complexe qui me ronge depuis des années, c’est la raison pour laquelle j’en parle avec vous aujourd’hui.

Si vous avez envie de partager votre ressenti sur le sujet, si vous avez aussi expérimenté ses conseils, je vous invite à le dire dans les commentaires. Je serai ravie d’échanger sur le sujet.

On y va ?

Que votre parole soit toujours impeccable

« Le langage est la première arme des humains. »

Dr Louise Banks, Premier contact.

J’ai vu ce film hier et son message m’a paru en résonance avec le premier et le plus important des accords Toltèques. On y voit la façon dont les humains tentent de communiquer avec des créatures extra-terrestres mystérieusement arrivées sur Terre. On y voit toute la force du langage, le pouvoir bénéfique qu’il peut revêtir, mais aussi son potentiel destructeur. Là où un groupe d’humains tente d’utiliser la parole pour nouer des liens avec les arrivants, comprendre leur point de vue et leurs intentions, d’autres utilisent la parole pour susciter la peur parmi leurs pairs et générer la haine de l’inconnu.

La parole n’est pas seulement un son ou un symbole écrit. C’est une force ; elle représente votre capacité à communiquer et à vous exprimer, à penser et donc à créer les évènements de votre vie. […] Mais comme une lame à double tranchant, votre parole peut créer les rêves les plus beaux ou tout détruire autour de vous.

Le plus souvent, cette arme commence par nous nuire à nous-même. Combien de fois nous disons-nous des choses horribles ? Que nous sommes stupides, pas assez doués pour accomplir nos rêves ? Notre parole, au lieu de l’utiliser pour construire, nous l’utilisons souvent pour nous juger, nous dévaloriser, ou perpétuer des croyances limitantes qu’on nous a inculquées depuis notre plus jeune âge. Notre propre parole nous instille la peur ou ce que l’auteur appelle notre poison émotionnel, au lieu de nous nourrir d’amour.

Être impeccable, d’après Don Miguel Ruiz, c’est commencer par ne rien faire contre soi-même. Et là, le travail commence. Bien sûr, cela commence par ne pas nous détruire intérieurement avec des mots cruels et des jugements, mais cela veut dire aussi ne pas utiliser la parole contre les autres, afin de ne pas retourner notre arme contre nous-même !

Si je m’aime, j’exprimerai cet amour dans mes interactions avec vous et ma parole sera impeccable, car cette manière d’agir produira une réaction similaire. Si je vous aime, vous m’aimerez. Si je vous insulte, vous m’insulterez. Si j’ai de la gratitude envers vous, vous en aurez envers moi. Si je suis égoïste avec vous, vous le serez avec moi. Si j’utilise ma parole pour vos jeter un sort, vous m’en jetterez aussi un.

L’idée est d’apprendre à utiliser la parole dans le sens de la vérité et de l’amour, de ne pas l’employer pour médire ou propager des idées fausses qui se propageront à leur tour. Et c’est dur, parce qu’on nous a appris qu’il fallait avoir le dessus sur les autres, avoir le dernier mot, quoi qu’il arrive. Pour avoir le dessus, on utilise le pouvoir de la parole pour souffler aux autres des idées négatives qu’ils porteront en eux des années durant. Parfois on le fait involontairement, sans réaliser à quel point la magie de la parole est puissante. Quand l’auteur parle de sort jeté à autrui, j’ai tendance à partager son avis. Si quelqu’un vous que vous aimez vous dit que vous êtes beau, vous aurez tendance à le croire, à vous sentir beau. Votre confiance en vous sera renforcée. Si vos proches vous rabâchent que vous n’êtes pas capable de réaliser votre projet, que c’est trop dur, eh bien vous risquez de les croire et de vous abstenir de le tenter. C’est là la puissance de la parole.

Oui, on peut refuser de prêter foi aux paroles d’autrui, ça marche aussi!

Pour ma part, je me suis souvent blessée avec ma parole. « Je ne serai jamais un écrivain légitime, qui en a quelque chose à cirer de ce que j’écris, de toute façon ? Et mes dessins ! Bah, tu ferais mieux de les cacher, ils ne valent pas ceux des vrais artistes ! » Ça vous parle, à vous aussi ?

Alors, voilà : à partir de maintenant, je vais travailler sur ma parole, essayer de la rendre la plus impeccable possible, la guider vers l’acte créateur plutôt que la pensée limitante et négative. Je sais que ce sera dur, que je serai souvent amenée à faiblir, mais tel sera mon objectif numéro 1 !

Qui veut en être ?


12 réflexions au sujet de « Premier accord toltèque : Que votre parole soit impeccable »

  1. Moi !!!! 🙂 Sérieusement, je l’ai bien aimé moi aussi, ce petit livre, même si j’ai une préférence pour les 7 Habitudes de Stephen Covey (4 accords, ça me paraît un peu insuffisant 😉 ).
    Moi aussi, j’essaie de mettre en pratique ces accords, mais je dirais que c’est celui que je trouve le plus facile à mettre en oeuvre.
    Les plus difficiles, pour moi sont le 2e et le 4e, mais j’en reparlerai lorsqu’on y sera ! 🙂
    Bon courage, en tout cas !
    (et comme ma parole est « impeccable », crois-moi quand je te dis que tu écris très, très bien. ♥ )

    1. héhé, je reconnais bien là ton exigence, ma chère Nathalie <3 Déjà, je trouve que 4, s'ils sont bien appliqué, c'est suffisant au début. Alors, je n'ai pas encore assez de recul pour dire lequel je trouve le plus difficile, mais je remarque à quel point il est difficile de maîtriser la parole. Ça va très vite, en fait, de l'utiliser comme arme.
      Et je ne doute pas un instant que ta parole soit impeccable, alors je ne peux que te remercier pour ta gentillesse et ton ressenti sur mon écriture! Ça fait partie des choses qui m'ont aidée, crois-le <3

  2. Chère Aemarielle, je me retrouve à cent pourcent dans cet article (très très bel article by the way) qui correspond totalement à la théorie des lunettes en forme de coeur : porter une attention/un regard sur le monde et les autres, en commençant par soi, une attention positive, bienveillante, de respect et d’amour. Et cette attention se transcrit bien souvent par la parole.

    J’ai la conviction profonde depuis des années qu’à chaque parole que nous prononçons, écrite ou orale, nous semons quelque chose, en nous-même, en un autre. Ces paroles portent des fruits d’or (c’est incroyable à quel point une personne peut s’épanouir, fleurir, lorsqu’on lui donne une paillette de lumière, un reflet de miroir magnifiant) ou empoisonnent (et pour longtemps) la confiance en soi et la construction de cette personne. Je crois qu’on est tous responsables, au delà d’actions plus larges qu’on visualise souvent comme plus importantes, de chaque interaction (même minime) qu’on a avec les autres. Et que le vrai changement, le vrai impact, commence par là.

    Que chacune de nos paroles soit impeccable, c’est très difficile à tenir en permanence comme objectif, mais c’est en « s’entraînant » qu’on y arrive de mieux en mieux. C’est un merveilleux objectif à poursuivre le plus possible et à chaque instant. En commençant par la parole que nous nous adressons à nous-même et qui cristallisera toutes les autres… Encore un immense merci pour cet article vraiment d’une fabuleuse justesse. <3 <3 <3

    1. Bonjour mon opticienne préférée! Si tu savais à quel point tes paroles et tes mots ont eu de l’impact sur moi ! J’ai pu constater depuis ma reprise du travail qu’appliquer ce principe au quotidien m’a aidée à supporter bien plus facilement le monde, la charge de travail et le stress. En me focalisant sur une parole bienveillante à mon égard, je me suis sentie bien plus à l’aise, moins dans l’angoisse et l’énervement. Alors je continue, tranquillement, en essayant d’appliquer ce principe, ou cette paire de lunettes à tous les aspects de la vie. Immense merci à toi pour être là, être comme tu es, je pense que je ne suis pas la seule à aimer ta présence à nos côtés!

      1. Tout est dans la mise en application, et la volonté d’illuminer son chemin. Tu ne dois ces belles et bienveillantes avancées dans ton quotidien qu’à toi-même. Well done. Et aussi : tu es merveilleuse. <3 <3 <3

  3. Je suis bien en manque de mots après ce très beau commentaire de Siècle! Tout pareil… C’est vrai que le premier de ces accords est très difficile, parce que nous avons été forgés pendant toute notre vie à avoir des automatismes de parole (et on parle beaucoup dans une journée, surtout à soi-même!), et c’est très difficile d’avoir l’attention et l’intention, à chaque moment, de maintenir une parole impeccable… (c’est là que le quatrième accord intervient, c’est sur celui-là que je me focalise cette année). En tout cas, un grand merci pour cette belle série d’articles sur les accords toltèques 🙂

    1. Florie, tu as tout à fait raison! ce premier accord réclame beaucoup de travail sur nous-même et je crois que tu résumes bien l’important: toujours faire de notre mieux, c’est comme ça qu’on avance! Je suis vraiment contente de voir que nous sommes quelques unes à connaître ce livre et à tenter d’appliquer ses conseils à notre quotidien <3

  4. Je reviens sur cet article car je viens d’en lire un qui fait résonance, je te mets le lien, au cas où ça t’intéresserait.
    http://www.madmoizelle.com/mere-fille-transmission-complexes-735827?utm_source=PauseCulotte&utm_campaign=b8bb6c3b91-PAUSE_CULOTTE_2017_03_06&utm_medium=email&utm_term=0_f552142f1a-b8bb6c3b91-243486117
    (oui, cet article m’a beaucoup parlé, car il met bien en lumière une partie de l’origine des choses que je dénigre chez moi)

    1. C’est vrai que parfois, on se transmet un lourd bagage de génération en génération. Ce qui est curieux, c’est que je n’ai pas le souvenir de ce type de remarque venant de ma mère. Elle n’a jamais fait de régime, par exemple, ni ne m’a jamais soufflé d’idée négative sur mon corps. Je crois surtout que je tiens mon perfectionnisme de mon papa, à force de l’observer. Il a toujours été très exigeant envers lui-même et je crois qu’il m’a transmis ça ! Et c’était surtout lui qui surveillait mon poids, d’ailleurs ^^
      Je te remercie pour ce lien, Roanne ! C’est étonnant de voir à quel point nous sommes nombreux à réfléchir sur cette auto flagellation qu’on aime s’infliger !

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