Bilan d’écriture et pourquoi je ne participe plus au NaNoWriMo…

Bonjour à tous,

Cette semaine, je vous propose un rapide bilan écriture, notamment parce que novembre est le mois du NaNoWriMo et que cette année, j’ai décidé de ne pas tenter l’aventure.

Le NaNoWriMo, c’est quoi donc ?

J’ai découvert l’existence de ce challenge il y a deux ans, à l’époque où j’ai commencé la rédaction du deuxième volet du Cycle du Dieu Noir. Je cherchais un moyen de me motiver et de rencontrer d’autres plumes. J’ai ainsi découvert qu’à Strasbourg vivait une petite communauté d’auteurs. Je me suis préparée mentalement et en novembre 2014, je me suis lancée dans ce marathon d’écriture qui, je le rappelle, consiste à écrire une histoire de 50000 mots sur trente jours. Dès que je le pouvais, je me collais devant mon PC pour aligner mes 1667 mots quotidiens et j’étais heureuse de voir mon compteur de mots suivre une belle progression sur le site du NaNoWriMo.  Je participais à des Write-in (sessions d’écriture) au café avec les autres, j’étais plongée dans l’émulation du moment.

Et je l’ai fait ! Mon premier « NaNo » fut une victoire et une fierté… Un joli petit badge en cadeau et une bannière pour exposer mon exploit sur les réseaux sociaux. C’était génial… Jusqu’à ce que je relise ce que j’avais écrit, en me demandant si je n’avais pas tout simplement perdu mon temps.

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Pourquoi le NaNoWriMo ne me correspond pas ?

J’ai une approche de l’écriture peut-être un peu perfectionniste, c’est vrai, avec une forte propension à me relire, à avancer lentement, à corriger. Beaucoup corriger. Le NaNo, c’était un peu l’occasion de lâcher prise, de ne pas me bloquer sur tel ou tel passage, mais d’avancer coûte que coûte. Le problème, c’est que je détestais ce que j’avais écrit. Tout était brouillon, bordélique. Mes personnages n’avaient pas eu le temps d’acquérir de la substance. C’était affreux à relire.

En 2015, j’ai retenté l’expérience, pour voir si je pouvais faire mieux que ça, qualitativement parlant. Malheureusement, j’ai vite compris que ça repartait comme l’année précédente. Du coup, j’ai littéralement tout stoppé. J’ai abandonné le challenge et je n’ai plus touché mon fichier pendant des mois. Début 2016, je suis passée par une phase de remise en question sur les raisons pour lesquelles j’écrivais, je me suis demandé si j’avais vraiment envie de continuer. Après tout, qui me lirait de toute façon ? Même les éditeurs du speed-dating des Imaginales avaient soi refusé le manuscrit du tome 1, soit ne répondaient tout simplement pas à mes mails.

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Bref, un gros gros passage à vide, dont je dois la fin à mes formidables copines d’écriture, Siècle, Sunny, Florie, Ifuldrita, Citarienne, ma discrète Yria, ainsi qu’à toutes les « grenouilles » qui passent régulièrement m’encourager sur CoCyclics.

C’est pour ça que cette année, je ne participe pas au NaNoWriMo. Les objectifs rapidité et performance ne me correspondent pas. Ils n’ont jamais correspondu à ma personnalité d’ailleurs. Je suis lente, c’est comme ça et ce n’est pas grave, car je ne vis pas de l’écriture et je n’ai pas besoin de me mettre la pression pour le nombre de mots. Par contre, je me suis fixé un objectif : celui d’écrire tous les jours, même un peu. Je pars sur une base de 500 mots quotidiens, mais l’essentiel est d’acquérir ce réflexe d’ouvrir mon fichier Word chaque jour et d’écrire tranquillement, de réfléchir à mes phrases, de poser le récit comme je l’entends.

Jusqu’ici, je me tiens bien, même si certains jours, il m’est arrivé d’écrire seulement 2 phrases ! Muse est capricieuse, parfois. Heureusement, mon quota se rattrape les jours suivants. Pour me motiver, je me suis inscrite dans un petit groupe sur CoCyclics avec d’autres écrivains qui restent en marge du NaNo, mais qui veulent avancer ensemble. L’ambiance y est très sympathique, comme toujours !

Bref, le mode lièvre n’est pas pour moi, je préfère opter pour la stratégie tortue !

PS: Pour ceux qui ont envie de lire ce que donne le début du Cycle du Dieu Noir, je rappelle qu’il est en lecture libre sur Wattpad depuis quelques semaines. Jusqu’ici, je suis plutôt contente des retours qu’il obtient de la part des lecteurs. Si vous passez y jeter un œil, je vous souhaite une très bonne lecture !

Mes débuts dans le Miracle Morning

Bonjour à tous,

Comme le titre de ce billet l’indique, j’ai commencé la pratique du Miracle Morning début novembre et j’ai eu envie de vous raconter mon expérience.

Comment j’ai découvert le Miracle Morning ?

La première fois que j’en ai entendu parler, c’est par le biais du blog de Boho Berry, qui mêle beaucoup de développement personnel à son Bullet Journal. Intriguée, je me suis documentée pour en savoir plus, avant de passer à autre chose parce que, dans ma tête, je me levais déjà bien assez tôt comme ça, je n’allais pas encore avancer mon réveil pour faire des trucs bizarres comme aller courir ou méditer…

Comment définir le Miracle Morning ?

Il s’agit d’une méthode de développement personnel lancée par Hal Elrod, à la suite d’un très grave accident. Pour revenir à la vie, il a créé cette routine matinale, qui lui assure désormais une notoriété impressionnante. Son idée est que pour arriver à tirer le meilleur de notre vie, nous devrions en passer par des routines matinales qui nous permettent de nous concentrer sur nous et nos objectifs.

Il a donc écrit un livre sur le sujet, que beaucoup de gens s’arrachent, où il explique les différentes étapes du Miracle Morning, les S.A.V.E.R.S.

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En premier lieu, je dois dire que je n’ai pas acheté son livre. Je me base sur une version épurée, un cahier coach écrit par Laura Mabille, conférencière et pratiquante du Miracle Morning. Je suis tombée dessus avant un voyage et je me suis dit que ce serait un bon moyen pour découvrir la méthode sans forcément passer par la case « ma vie mon œuvre » de Hal Elrod, dont je respecte le parcours, mais dont certains aspects du discours me dérangent un peu. J’avais notamment vu une vidéo d’un séminaire Miracle Morning qui m’avait fait dresser les cheveux sur la tête, mais c’est une autre histoire !

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Bref, ce cahier est un résumé très clair et concis, qui explique bien chaque étape, c’est donc sur ce livre que je me base pour commencer. Peut-être à terme changerai-je d’avis, qui sait ?

Ensuite, je précise que je serai très franche dans mes bilans. Si je sens que quelque chose me gêne, je le dirai. J’ai choisi de faire un premier billet après une semaine, pour profiter de l’enthousiasme du début, mais les suivant se feront une fois par mois, ce qui me permettra d’avoir le recul nécessaire pour vous donner du contenu intéressant.

Pourquoi j’ai décidé de me lancer ?

En premier lieu, parce que je me suis rendue compte que le matin, j’étais toujours fatiguée, même quand je me couchais tôt. Quelque chose n’allait pas dans mon cycle de sommeil. Je n’étais motivée pour rien, il m’arrivait même de retourner me coucher jusqu’à l’heure de partir au travail. Et le soir, ce n’était pas mieux. Je me sentais lessivée, le cerveau vide.

J’ai commencé à réfléchir à la qualité de  mon sommeil et je me suis aperçue que quand je me levais à 5h pour partir en formation, j’étais souvent parfaitement réveillée, alors que me lever à 6h15 me laissait amorphe. Ça me paraissait aberrant, mais c’était un fait. D’ordinaire, je me couche tôt, vers 22h30, il faut donc croire que j’ai besoin de moins d’heures de sommeil que je ne l’imaginais.

Ensuite, le principe d’une routine matinale me parle pour la pratique de l’écriture. J’ai envie d’avancer dans mes projets personnels, mes romans. Pour cela, je dois me dégager le temps nécessaire et clairement, le soir n’est pas pour moi. Si j’ai la capacité de dessiner tranquillement en soirée, je ne peux pas me concentrer sur la rédaction de mon histoire après le travail.

Voilà, mes motivations sont donc la créativité et l’énergie !

Donc nous y voilà, dès le 2 novembre à 5h30…

Le réveil sonne, mais je suis réveillée depuis quelques minutes déjà. J’essaye de me préparer mentalement à mes SAVERS. Pour clarifier ce terme, il veut dire : silence, affirmation, visualisation, exercice, reading (lecture de non fiction) et scribing (écriture, en principe de non fiction). Le principe est d’accorder quelques minutes à chacun tous les matins.

Pour le silence, je profite de ces quelques minutes de répit avant que sonne le réveil pour m’essayer à la méditation. Ce n’est pas un exercice facile pour moi, je dois l’avouer. Mes pensées circulent en désordre, j’ai du mal à me concentrer sur ma respiration.

L’affirmation ne m’est pas naturelle non plus. J’ai consigné quelques phrases dans mon bullet journal, mais l’idée de me les répéter me parait un peu étrange. En gros, si vous souhaitez essayer, rédigez vos affirmations avec des termes qui vous engagent et qui fixent le pourquoi, le délai, les actions à mettre en place. Genre : « Je suis déterminée à écrire tous les jours afin de terminer mon roman d’ici 3 mois. » « Je m’engage à faire le nécessaire pour publier mon premier roman dès … 2017 »

Ce sera plus convaincant et constructif que d’affirmer : « Je vais devenir un auteur à succès et quitter mon boulot ! » devant le miroir.

La visualisation, pour le moment, j’avoue ne pas l’avoir tentée. L’exercice ne me parle absolument pas. Je n’arrive pas à mettre en image ce que je veux pour mon avenir.

La lecture, quant à elle, me pose moins de problème. J’ai toujours aimé lire des ouvrages de développement personnel et j’y consacre quelques minutes le matin en buvant mon café. C’est un moment agréable, dans le calme du petit matin, que j’apprécie.

Ensuite, vient l’écriture. Alors là, je triche un peu car il ne s’agit pas pour moi d’écrire quelques pages de mon journal, mais d’avancer dans mon roman. Bah oui, en plus en novembre, c’est le NaNoWriMo, je peux pas faire autrement ! Ceci dit, je dirais qu’écrire relève presque de la méditation pour moi, j’oublie très vite ce qui m’entoure, la perspective d’aller au travail, les soucis du moment. J’y consacre 45 minutes.

Pour finir, l’exercice. Le mien se résume à prendre mon vélo pour partir travailler. 25 minutes de trajet me réveillent et me motivent, surtout quand l’air est bien frais ! Évidemment, quand il pleut, c’est moins amusant, mais c’est comme ça.

On va dire que pour le moment, ma routine démarre lentement et sa mise en place est un peu laborieuse. Sans doute parce que certains exercices me semblent abstraits et j’ai du mal à en percevoir les bienfaits. Pour autant, je suis bluffée d’être capable de me lever à 5h30 pendant une semaine et d’être en mesure d’avancer sur des projets qui comptent réellement pour moi. C’est là, je pense, que réside la force du Miracle Morning : on se donne le temps et les moyens de penser à d’autres projets que le classique métro boulot dodo.

Mon objectif pour novembre : donner leur chance aux affirmations et à la visualisation, pour voir si je peux en retirer quelque chose de positif ou si je les laisse de côté. Je vous tiendrai au courant de l’évolution, bien entendu ! Si vous êtes adeptes, débutants ou pas, dans le Miracle Morning, je serais ravie d’échanger avec vous et de lire vos ressentis sur le sujet !