Planning des publications d’octobre et novembre

Bonjour tout le monde,

le mois de septembre touchant à sa fin, je me suis dit qu’une réflexion s’imposait quant à la tenue de la Plume d’Aemarielle.

En effet, depuis le 1er août, je publie 3 articles par semaine et j’ai d’ailleurs la joie de vous voir les lire et les commenter. Merci beaucoup pour votre soutien fidèle. Il y a quelques jours, je parlais de la procrastination et  je vous disais vouloir lutter contre elle. C’est dans cette optique que j’ai redéfini le planning des publications pour les mois d’octobre et novembre.

Deux mois de challenges

Ce n’est pas que je n’aie plus matière à discuter avec vous, rassurez-vous ! c’est juste qu’à compter du 1er octobre commence un challenge auquel j’ai l’intention de participer: Inktober.

Chaque jour d’octobre, le défi consiste à réaliser un dessin à l’encre et, tant qu’à faire, à le publier sur les réseaux sociaux sous le hashtag inktober. Si je compte bien dessiner quotidiennement, je n’aurai pas l’outrecuidance de vous imposer un article par jour comme l’année dernière sur mon ancien blog. Toutefois, je pense publier des photos sur Instagram (@aemarielle) et je ferai un récapitulatif hebdomadaire le dimanche, que vous retrouverez dans mes gribouillis.

Et bien entendu, en novembre, le sacro-saint NaNoWriMo ! L’écriture sera au premier plan durant cette période, je vous tiendrai informés le lundi de mes avancées.

Savoir faire des choix:

J’ai envie de mettre l’écriture et le dessin au centre de mes préoccupations pendant ces deux mois, ce qui veut dire faire des choix et privilégier ces activités plutôt que d’autres. Ce sera aussi l’occasion de voir si j’arrive à réduire ma consommation de réseaux sociaux durant cette période !

Une dernière chose, je repartirai en décembre sur un nouveau rythme qui inclura une toute nouvelle catégorie de billets: mon organisation. En effet, ce sera l’occasion de tirer quelques conclusions sur ma façon de gérer mon temps en octobre et novembre. J’y ai déjà rangé quelques articles sur mes outils actuels, notamment le bullet journal, qui risque de beaucoup me servir ces prochains temps.

Voilà, c’est un avant-goût de ce qui vous attend prochainement sur la Plume d’Aemarielle. On se retrouve donc dimanche puisque, si tout va bien, j’aurai deux dessins à vous présenter dans le cadre d’Inktober.

Bonne semaine à vous!

Aemarielle

 

Gribouillis #8 Itti et Tata

Bonsoir tout le monde,

nous revoilà pour un nouveau gribouillis du dimanche. Cette fois, je vous présente le projet sur lequel Colcoriane et moi travaillons en commun: les aventure d’Itti, une petite extra-terrestre qui découvre la Terre. Il s’agit d’un projet d’histoires illustrées pour les tout petits, que nous comptons publier en ligne sur Whisperies. Colcoriane écrit les textes et je m’occupe de dessiner les illustrations.

Après quelques essais, croquis, réflexions, j’ai le plaisir de vous présenter Itti et son amie terrienne, Tata, qui l’accompagne dans ses découvertes.

ittitata
J’hésite encore pour la couleur, vais-je rester sur du tradi ou passer sur une colorisation numérique? On verra déjà quand les dessins seront faits ! 🙂

J’adore l’idée de dessiner pour des enfants, j’espère juste qu’ils aimeront ce que nous préparons pour eux. Je suis très reconnaissante à Colcoriane de m’avoir conviée à participer, parce que ça m’emmène sur des pistes que je n’avais jamais explorées, comme dessiner pour quelqu’un d’autre que moi.

Voilà, je suis toute contente de vous montrer cet essai, que pensez-vous de l’apparence générale d’Itti? Elle vous plait? Je ne suis pas habituée à créer des aliens, je voulais qu’elle ne soit pas trop humanoïde, sans pour autant empêcher les enfants de s’identifier à elle.

En attendant, je vous souhaite une excellente soirée.

La procrastination et moi

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, j’ai envie d’aborder un sujet qui m’intéresse beaucoup à titre personnel : la procrastination et surtout, les moyens de lutter contre elle.

Définition de la procrastination :

La procrastination (du latin pro, qui signifie « en avant » et crastinus qui signifie « du lendemain ») est une tendance à remettre systématiquement au lendemain des actions (qu’elles soient limitées à un domaine précis de la vie quotidienne ou non).

Source Wikipédia

Avec ça, nous voilà bien, n’est-ce pas ?

Je fais partie des personnes gravement atteintes par ce fléau, plus particulièrement dans la vie personnelle. Je peux reporter certaines tâches indéfiniment, et être prise d’une frénésie d’accomplissement un matin au réveil. Au travail, au contraire, j’ai tendance à gérer plein de choses en même temps, ce qui ne veut pas dire que ça me rende plus efficace, mais je n’ai pas beaucoup de choix.

Apparemment, la procrastination viendrait de plusieurs facteurs : des tâches rébarbatives à accomplir, l’ennui, l’anxiété, un manque d’estime de soi, mais aussi l’impulsivité. Enfin, d’après Wikipédia. Je dirais que moi, je suis un mélange de tout ça à la fois ! 🙂 (Je rajouterais les réseaux sociaux dans mes problèmes, mais bon…)

Pour autant, ça ne signifie pas que le procrastinateur ne fiche rien de ses journées, bien au contraire. C’est souvent quelqu’un qui va se trouver plein de choses à faire, du moment qu’elles n’ont aucun lien avec ce qui est réellement urgent/important.

Soyons clairs, dans certains aspects de ma vie quotidienne, je suis flemmarde et il y a plein de corvées que je déteste faire. Tout plutôt que le repassage, par exemple. D’ailleurs, j’ai une montagne de linge qui m’attend, mais je préfère écrire un article sur la procrastination, qui est bien plus essentiel, vous comprenez ?

Je peux aussi aller à reculons vers un sujet qui m’effraie, une confrontation, un rendez-vous pénible. Souvent, je ne me sens pas capable de gérer le problème ; j’aurai alors tendance à repousser l’échéance au maximum en m’inventant des choses plus importantes à faire. Alors que le plus souvent, je ressors soulagée de l’épreuve une fois que j’ai osé la traverser.

Personnellement, je dirais que la question de l’estime de soi est importante, notamment dans mon rapport à l’écriture. Je peux repousser des semaines durant la rédaction d’un chapitre, sous prétexte qu’il faut que je fasse plein de recherches. En réalité, c’est souvent une fausse barbe liée à mon perfectionnisme latent. Si je ne me sens pas à l’aise avec une scène, un chapitre, si j’ai l’impression que je cours au casse-pipe, eh bien, je n’y vais pas, c’est pas compliqué ! 🙂

Mes moyens pour lutter contre la procrastination :

1.Le questionnement :

Ça, je l’applique plutôt dans mes activités créatives. Pourquoi est-ce que je repousse ce fichu chapitre ? Qu’est-ce qui me dérange dans sa rédaction ? S’il est ennuyeux à écrire, c’est peut-être qu’il sera ennuyeux à lire aussi, dans ce cas, le problème est plus profond et nécessite de revoir le plan. Parfois, modifier quelques éléments de la trame permet de débloquer un nœud pénible qui retenait la plume. Ça m’est arrivé hier encore et la joie de rédiger plus d’un millier de mots après un silence de plusieurs semaines n’a pas de prix.

Attention toutefois à ne pas laisser le perfectionnisme biaiser votre questionnement. À un moment donné, il faut y aller ! La procrastination est une adversaire retorse qui se cache derrière les plus louables intentions.

2.Le Bullet journal :

J’en ai déjà parlé dans cet article, ce système de planning souple et personnalisable me permet de gérer plus sereinement mon quotidien. Il me permet de répartir les tâches qui ne m’emballent pas dans la semaine ou le mois, de gérer mes listes et de noter mes progrès. Quel plaisir de cocher des croix quand on s’est débarrassé d’un truc à faire !

dailybujo
Bon ok, je décore toujours un peu, mais j’ai acheté tellement de bêtises qu’il faut bien que je les utilise! 🙂

Attention cependant à ne pas procrastiner en faisant joujou avec le BuJo. On peut planifier à l’infini, à un moment donné il faut se mettre à l’œuvre ! Voilà pourquoi j’ai arrêté de me préoccuper de la décoration de mon Bullet Journal. J’y consacrais beaucoup trop de temps, influencée en cela par nombre de Youtubeuses très très créatives dans le domaine, comme l’adorable Boho Berry. Jusqu’à lire cette phrase très sage d’un utilisateur du système :

A bullet journal is about getting crap done, not making your crap look good.  Austin Miller

Un bullet journal est là pour gérer tes conneries*, pas pour les rendre jolies. (*sous entendu, tes trucs à faire)

Que rajouter à ça ? Ça m’a fait réfléchir à la façon dont j’utilisais le bullet journal et je me suis rendue à l’évidence, je ne l’exploitais pas. Je le laissais me contrôler en y insérant des tas de choses inutiles pour ne pas avoir à faire ce qui devait être fait.

J'adore Boho Berry, mais ça pour moi, c'est épuisant et je n'y retrouve pas mes petits… :-)
J’adore Boho Berry, mais ça pour moi, c’est épuisant et je n’y retrouve pas mes petits… 🙂

Aujourd’hui, je progresse. J’essaye vraiment de faire ce que j’y inscris. Je considère ça comme un engagement. Par exemple, grâce à lui, je n’ai encore loupé aucun de nos rendez-vous hebdomadaires sur ce blog ! J’y écris mes idées, mes projets, dans le but de les concrétiser et pas juste de faire une belle liste inutile ! 🙂

3.L’engagement :

J’ai décidé de quelques axes que je considère comme non négociables, c’est-à-dire que je dois faire en dépit des contraintes extérieures, du stress ou autres :

  • Le sport. Pour quelqu’un comme moi, avec un job sédentaire et des loisirs tout aussi sédentaires, c’est essentiel. J’ai planifié 2 séances de 2 heures par semaine et je m’efforce de prendre le vélo tous les jours. C’est gravé dans le marbre de mon bullet journal.
  • Le blog. Il est possible que j’en vienne à modifier le rythme, mais en tous cas, je tiens à ma régularité sur le sujet.
  • Écrire un chapitre par semaine sur mon roman en cours. Ça veut dire qu’il va falloir que je travaille sur une routine qui me permette d’avancer un peu tous les jours. Voilà un sujet d’article intéressant !
  • Ma cape violette de modératrice sur CoCyclics
  • Le dessin, notamment pour avancer sur les aventures d’Itti, parce que c’est un projet concret et qu’en plus, je ne suis pas seule dessus !
  • Et surtout, du temps pour Monsieur et moi !

Ouf ! ça en fait un long article, j’espère que vous ne vous êtes pas endormis ! Et vous, comment gérez-vous la procrastination ? Peut-être n’êtes-vous pas confrontés à ce problème et ce serait intéressant d’avoir votre ressenti sur le sujet. Si comme moi, vous en souffrez, n’hésitez pas à partager votre expérience en commentaires !

En attendant, passez une bonne semaine, les amis !

Aemarielle

Gribouillis #7 Labyrinthe

Bonsoir à tous, j’espère qu’il n’a pas trop plu chez vous!

De mon côté, il a fait un temps pourri, du coup j’ai passé la matinée à écrire, l’après-midi à cogiter sur notre projet d’histoire illustrée, à Colcoriane et à moi et évidemment, j’ai complètement oublié de préparer un dessin inédit pour notre rendez-vous hebdomadaire! Désolée.

Pour me faire pardonner et ne pas vous laisser sans rien, je vous présente un dessin que j’ai réalisé en début d’année, mais qui, pour une raison qui m’échappe, ressort beaucoup sur les réseaux sociaux auxquels je suis inscrite. Enfin beaucoup, c’est façon de parler, hein! ^^ Il a juste beaucoup de succès sur DeviantArt et Tumblr, mais ça me touche, d’autant qu’il a été partagé récemment sur Facebook par un inconnu, ce qui ne m’était jamais arrivé.

Je vous présente Sa Majesté Jareth, le roi Gobelin et Sarah, les deux héros du film Labyrinthe, un film que les moins de vingt ans ne connaissent probablement pas, mais qui m’a enchantée durant le début de mon adolescence.

labyrinthe
David Bowie et Jennifer Connelly sont les interprètes principaux de ce film fantastique

Ce dessin m’est venu après le décès de David Bowie, dont j’aime beaucoup les talents d’acteur en plus de ses chansons. Je l’ai réalisé sur du kraft avec un feutre noir et un stylo gel blanc.

Voilà, je me suis dit que ça changerait un peu des illustrations tirées du Cycle du Dieu Noir ! 😉

J’espère qu’ils vous plaisent, tous les deux! Je serais curieuse de savoir qui a vu Labyrinthe, d’ailleurs! 🙂

Bon week-end à vous.

Aemarielle

Vendredi fantasy #7: le Cycle du Dieu Noir sur Wattpad

Hello tout le monde,

ça y est, le 7ème extrait du Cycle du Dieu Noir est posté sur Wattpad. Cette semaine, on entrevoit l’influence divine sur le récit.

J’ai toujours aimé les récits mythologiques où les dieux interviennent dans la vie des mortels. Pourtant je suis moi-même complètement athée, allez comprendre ! 🙂

Ceci dit, je préfère toujours que ça reste subtil, donc les miens ne se manifestent pas de façon aussi claire que dans le Choc des Titans, par exemple. NDLA: je parle du vieux film, hein, pas de son médiocre reboot !

Petit à petit, leur présence va se faire sentir de façon de plus en plus palpable, pour le bonheur des uns et le malheur des autres. Je ne vous en dis pas plus, je vous laisse découvrir ça dans le dernier chapitre :


Que lire de beau sur Wattpad ?

Cette semaine, je vous présente Salicorne, un roman mêlant Science-fiction et fantasy écrit de main de maître par KAKY31, qui se déroule dans un monde colonisé par d’étranges et belliqueuses créatures.

J’aime beaucoup la plume de cette auteure au vocabulaire particulièrement riche, mais qui ne nous assomme pas sous un style trop ampoulé. Les personnages sont creusés, l’atmosphère parfaitement décrite. Ça se savoure tranquillement.

Et voilà, ce sera tout pour ce soir, les amis. Ma semaine fut épuisante et j’ai grand besoin de me reposer !

Je vous retrouve dimanche pour de nouveaux gribouillis!

Écriture : La genèse du Cycle du Dieu Noir

Bonjour à vous !

Ces derniers temps, je vous ai beaucoup parlé des outils que j’utilise pour écrire, suivre mes projets, mais force est de constater que je suis assez discrète sur le contenu de mon roman lui-même. Non par peur d’un éventuel vol d’idées, mais plus par timidité et peur de déranger.

Aujourd’hui, j’ai donc décidé de vous parler un peu plus en détails des origines du Cycle du Dieu Noir.

Commençons par un résumé:

Le Dieu Noir s’est éteint depuis des siècles, assassiné de la main de son « frère » Set, qui a revendiqué le trône et la main de la Reine des Cieux. Cette dernière, dans l’ombre, ourdit patiemment sa vengeance contre l’usurpateur qui l’a spoliée de son pouvoir et de son époux.

Sur la terre de Kemet, Alaia, une orpheline élevée parmi une bande de voleurs, croise le chemin d’un guerrier inconnu. L’homme transporte une gemme mystérieuse, dont l’appel attire étrangement la fillette. Si Alaia est loin de mesurer le pouvoir qui vient de la frôler, elle se retrouve néanmoins emprisonnée dans la toile tissée par la puissante et retorse Astarté, qui rêve de restaurer sa grandeur perdue.

L’idée de poser cette histoire sur le papier m’est venue après une longue campagne de jeu de rôles dans un univers aux parfums d’Antiquité.

(Pour de plus amples explications sur le jeu de rôles, je vous invite à lire l’article très complet rédigé par Dorian Lake sur son blog.)

À ce moment là, il y a environ trois ans, je n’allais pas très bien moralement et j’avais besoin de me vider la tête. L’envie d’écrire s’est imposée d’elle-même. Jusque là, je n’avais rien écrit d’autres que des historiques pour mes différents personnages. Pas de nouvelles, pas de roman laissé dans un tiroir, rien. Et aucune expérience de la création littéraire non plus, en dehors d’une longue liste de lecture dont il a fallu que je tire l’essence pour savoir comment débuter mon récit.

Ce que je savais faire, en revanche, c’était créer des personnages et leur donner une famille, une vie, des objectifs et des projets. Je suppose que c’est grâce à cela que j’ai mené le tome 1 à son terme au lieu d’abandonner cette idée saugrenue ! (Ça et le soutien sans faille de Monsieur !)

J’avais envie de parler de mes personnages, de les voir évoluer, grandir, souffrir et aimer. C’était au moins un début.

Quand j’ai posé les bases du Cycle du Dieu Noir, je connaissais :

  • l’objectif du récit, puisque je l’avais longuement joué
  • le personnage principal
  • quelques antagonistes

Je savais que je voulais:

  • une femme comme personnage central et si possible, pas une femme sachant manier l’épée à deux mains comme personne et/ou animée d’une envie de vengeance, pouvoir, conquête, trouver le prince charmant, devenir le sidekick de l’élu de la prophétie etc. (Attention, certains romans impliquant ces caractéristiques sont très bien, c’est juste que le schéma ne me parlait pas pour le Cycle du Dieu Noir. ^^)
  • qu’elle ne soit pas la seule femme du récit
  • que les dieux interviennent dans l’histoire, mais de façon subtile.
  • revisiter le thème Isis Osiris.
  • que l’ambiance serait résolument sombre
  • Qu’on puisse reconnaître quelques aspects de notre monde, sans pour autant s’y trouver.

Je précise que ce n’était pas juste pour le plaisir de parler de sexe et de violence que j’évoque l’ambiance sombre, mais parce qu’ayant été nourrie depuis l’enfance avec des bouquins de mythologie Grecque et Égyptienne – les parents ne savent pas toujours ce qu’ils font ! ^^ –, certains récits impliquant meurtres, viols, enlèvements, inceste m’ont laissée imaginer que, non, je n’allais pas écrire la vie des Bisounours !

Ce que j’ignorais:

  • Comment mener Alaia, mon héroïne, du point de départ à l’arrivée, c’est-à-dire au terme de sa quête, tout en la faisant grandir et mûrir de sorte qu’on s’attache à elle malgré ses nombreuses fêlures et défauts.
  • Combien de tomes je voulais vraiment écrire. Je suis passée par des phases de 3 à 6 volets. Finalement, je me demande si le format série n’est pas plus adapté à ce que j’ai envie de développer.
  • Comment introduire les antagonistes de façon crédibles, sans rester dans le schéma classique : « Méchant sorcier noir convoiter puissant artefact-qui-menace-le-monde, tuer famille du brave et courageux héros (forcément en possession de ce maudit truc ) et le poursuivre sans relâche jusqu’à bataille finale !! »

Ces éléments ont heureusement eu le temps de décanter au fil de l’écriture et des réécritures ! En plus, j’ai acquis des connaissances à force de fréquenter les forums comme CoCyclics et tous les sites dédiés aux auteurs.

Quand j’ai commencé sa rédaction, j’ai naturellement pensé que Le Cycle du Dieu Noir se destinait aux adultes, au vu de son contenu explicite. Aujourd’hui, je me demande si en réalité, je n’ai pas écrit du Young Adult, étant donné qu’Alaia et ses camarades sont assez jeunes. mais bon, franchement, je ne m’embarrasse pas trop de ces considérations. Le plus important pour moi est le plaisir d’écrire cette histoire et de vous offrir un bon moment de lecture.

Et vous, d’où vous viennent vos idées pour vos projets ? N’hésitez pas à venir en discuter par ici !

Bonne semaine à vous! 🙂

Aemarielle

Gribouillis #6 : Alaia et Senon

Bonsoir tout le monde!

Nous revoilà pour un nouveau dessin dominical !

Ça faisait longtemps que je n’avais pas dessiné Alaia et en prime, je n’avais pas fait de portrait de son ami Senon. C’est à présent chose faite !

alaia senon

J’avais envie de les travailler en nuances de gris avec mes stylos à l’encre de Chine, même si cela ne rend pas justice à la chevelure rousse d’Alaia.

Quelques nouvelles du front :

Ces derniers temps, je dessine beaucoup. Parmi mes projets s’est glissée l’adorable proposition de Colcoriane : illustrer de courtes histoires pour les tout petits. Je travaille actuellement sur le design d’Itti, notre petite héroïne et j’ai vraiment envie qu’elle soit mimi !

C’est la première fois que je m’essaye à l’illustration pour quelqu’un d’autre que moi, et même si nous visons les enfants, la qualité doit être au rendez-vous. C’est à la fois effrayant et stimulant!

Il va quand même falloir que je m’organise mieux pour réserver de la place à l’écriture tout en consacrant du temps à m’améliorer en dessin. Mais ça va, il y a pire comme souci dans la vie, non ?

Sur ce, je vous souhaite une douce soirée, les amis !

Aemarielle

Vendredi fantasy #6 Le Cycle du Dieu Noir sur Wattpad

Bonsoir à tous,

j’espère que votre semaine s’est bien passée et que vous vous préparez un bon week-end!

C’est déjà ma sixième semaine de publication sur Wattpad et nous avons atteint une partie assez sombre, où j’aborde des thèmes violents (violence physique, mais aussi psychologique) qui peuvent rebuter certains lecteurs. Rassurez-vous, je ne suis pas une auteure cruelle au point de ne pas ménager d’échappatoire à mes personnages. Mais bon, je leur en fais baver, c’est vrai. En même temps, je garde en mémoire l’extase sur le visage d’un des éditeurs rencontrés aux Imaginales quand, tremblante, je lui explique que je suis peut-être un peu méchante avec mes personnages et mon héroïne en particulier. Et lui de me répondre, enthousiaste:

« Ah mais au contraire, c’est génial, ça! Il faut absolument faire souffrir ses héros, sinon, personne ne s’identifie à eux ! Non non, mettez leur en plein la gueule, c’est très bien! »

Donc voilà, je décline toute responsabilité pour les événements dépeints dans ce roman, c’est entièrement de la faute au lecteur qui a besoin que le personnage principal souffre un max pour s’attacher à lui! C’est pas moi qui le dis, en plus!

Je plaisante, bien entendu! En réalité, j’aime beaucoup m’attacher aux réactions des personnages, imaginer comment ils vont réussir à surmonter les drames, les étapes par lesquelles ils vont passer, s’ils vont se laisser avaler par la douleur ou la vaincre. Cela nécessite de laisser son empathie s’exprimer, de se mettre à la place des gens, ce qui est pour moi un exercice très intéressant.


Que lire de sympa sur Wattpad cette semaine ?

Et pourquoi pas un polar, pour changer ! Personnellement, je n’ai rien contre un peu de variété dans mes lectures. Si je lis le plus souvent de la fantasy, je me laisse facilement porter par les autres genres s’ils sont bien écrits. C’est exactement le cas cette petite perle offerte par Florie, du blog la Nife en l’air.


Cette histoire qui nous présente un jeune détective en herbe aussi talentueux qu’irritant est écrite avec raffinement et dans un style enlevé. Si vous appréciez les histoires d’Agatha Christie entre autres, vous devriez trouver votre bonheur en essayant d’élucider ce meurtre à l’ancienne bien mystérieux.

Allez, sur ces bons conseils, je vous souhaite un bon week-end!

 

Mes outils d’écrivain #2: gérer son univers

Bonjour tout le monde, j’espère que votre semaine commence bien !

Aujourd’hui, je continue dans ma série de la rentrée sur mes outils d’écrivain. Dans un article précédent, je vous parlais de mon carnet d’écriture, où je gère mes idées, mes notes, le squelette de certaines scènes, mon plan de correction, etc.

Cette fois, je vais vous expliquer ce que j’utilise pour gérer l’univers du Cycle du Dieu Noir. Et comme vous l’imaginez bien si vous me suivez régulièrement, on va parler papier.

Un cahier pour rassembler mes notes :

Cahier LCDN 1

Je vous présente ma bible, le Précieux qui renferme toutes mes notes sur le Cycle du Dieu Noir. Dans les faits, un simple cahier à la couverture en Kraft, que je me suis empressée de personnaliser en dessinant Alaia ! On ne se refait pas! 🙂

Parce qu’écrire, c’est de la recherche:

Une lectrice sur Wattpad me demandait récemment si je faisais beaucoup de recherches pour créer mon monde. La réponse est un grand oui. Même si comme moi, on écrit un roman de fantasy, située dans un univers imaginaire, il est essentiel que l’ensemble reste cohérent. Pour ma part, mon roman s’inspire de l’Égypte ancienne, entre autres. Je suis donc sans cesse amenée à me documenter pour créer l’ambiance, vérifier certains détails et éviter des anachronismes tout bêtes, genre servir de la dinde à table, alors qu’il n’y en avait pas en Égypte à l’époque. Oui, l’un de mes bêta lecteurs (très proche !) savait ça, moi pas ! 😀

C’est aussi mémoriser certains éléments essentiels:

Par exemple, j’avais collé une petite carte en première page, pour me souvenir de la géographie des lieux. Aujourd’hui, elle est obsolète, il faut que je la change. Mais elle m’a tout de même bien servi!

Cahier LCDN 2
Un sommaire, ça peut servir ! Merci le bullet journal pour ce réflexe 🙂

 

Vous voulez vous souvenir de votre organisation politique ou judiciaire ultra détaillé ? Mieux vaudrait la noter, alors !

Vos fiches de personnages y trouveront aussi leur place, si jamais vous en avez marre de vérifier dans votre texte que tel personnage a bien les yeux bleus ou que l’orthographe de son nom vous échappe !

Pour me faciliter la vie, je me suis fait quelques organigrammes, notamment pour mon panthéon, histoire de me rappeler qui fait quoi, qui a une liaison avec qui ou qui déteste qui.

 

Cahier LCDN 3
Oui, Set s’est envoyé en l’air avec pas mal de déesses et a même un amant ! C’est bon d’être le roi! ^^

 

Cahier LCDN 4
Un peu de politique et d’organisation, ça ne fait jamais de mal !

C’est là que je me rends compte que je ne suis plus si jardinière que cela, quelques réflexes d’architecte apparaissent chez moi.

Là par exemple, j’ai prévu un topo sur un ordre d’enchanteresses, histoire de me donner des bases sur leurs pouvoirs, leur cadre social, etc.

Cahier LCDN 5

Et bien sûr, c’est un outil qui me sert à développer mes personnages. J’y rédige une petite bio, quelques pistes sur leurs motivations et même des fois, je trouve le moyen de les dessiner tout nus! 😉

Désolée pour le texte caché, c'est pour préserver certains secrets !
Désolée pour le texte caché, c’est pour préserver certains secrets !

Bien évidemment, pour certains, les logiciels comme Excel, Scrivener ou One Note rempliront exactement le même rôle. Il faut utiliser ce qui fonctionne le mieux pour soi. Mais pour ceux qui, comme moi, sont habitués au papier, je ne peux que conseiller d’avoir un endroit où tout compiler. Ça peut être un classeur, un bloc-notes, mais à mon avis, il vaut mieux pouvoir tout retrouver facilement. J’éviterais les post-it répartis partout dans le bureau, par exemple ! C’est un bon moyen pour se perdre.

Voilà quelques explications sur mon aide-mémoire dédié à mon roman actuel. J’en utilise un autre pour L’héritier du Shogun, je trouve ça très pratique pour développer ses idées.

Et vous, comment gérez-vous la création de votre monde, de vos personnages ? Support numérique, papier ? Passez-vous beaucoup de temps à faire des recherches ? Comment conservez-vous tout ça?

Peut-être cet article vous a-t-il donné des idées, ou alors avez-vous envie de partager vos tuyaux? Soyez-les bienvenus en commentaires, n’hésitez pas à venir en parler !

Passez une très belle semaine!

Gribouillis #5 : mon carnet à dessins

Bonsoir à tous,

Ce week-end, j’étais invitée à un mariage et, bien évidemment, je n’ai pas eu l’occasion de préparer un dessin lié au Cycle du Dieu Noir pour ce gribouillis du dimanche.

J’ai donc eu l’idée de partager avec vous le contenu de mon carnet à dessins. Il s’agit d’un Sketchbook par Moleskine au format A5. Ses feuilles sont plutôt épaisses et me donnent l’occasion d’utiliser des outils qui, jusqu’à présent, végétaient dans mes tiroirs : des crayons aquarellables de chez Faber-Castell.

En tant qu’addict à la papèterie, j’ai pris une décision difficile : ne pas racheter de matériel avant d’avoir pleinement exploité ce que je possède déjà. En effet, il y a quelque chose de triste à acheter et acheter encore des affaires pour ne pas les exploiter. Je dispose de feutres noirs de toutes tailles, de crayons de papier, de marqueurs, de peinture et j’ai envie de leur donner une chance.

Mon carnet me sert aussi de cobaye pour des dessins d’imagination pure, sans aucun modèle de référence. C’est très stimulant de créer à partir de rien, de laisser le dessin se développer à partir d’une image générée par son cerveau et non depuis modèle trouvé sur le net. Pour le moment, c’est encore assez balbutiant en terme de réalisme et de proportions, mais je ressens un réel plaisir à dessiner sans savoir où je vais.

Je vous les présente ?

La nuit des loups

Night and wolves

Dessiné sur la page de garde du carnet durant un après-midi de jeu de rôles avec des copains. Je savais que je voulais y placer des loups, parce que j’avais été marquée par un des travaux d’Amaryan, une talentueuse illustratrice, ainsi que par Les Loups Chantants, excellent roman d’Aurélie Wellenstein, mais je n’avais aucune idée de ce qu’allait donner la scène. Et voilà que cet homme est apparu, puis le lac et les montagnes. Je suis ravie du rendu des couleurs, les bleus se marient très bien, je trouve.

Pink Lady

Pink Lady

La seule chose que je savais en débutant, c’est que je voulais utiliser mes teintes roses et violettes, car les crayons concernés étaient pratiquement neufs. Je n’ai pas pour habitude d’utiliser ces nuances, dois-je avouer en toute honnêteté. Par contre, mes gris et bruns, eux, sont bien entamés !

Pink Lady n’est pas une pomme, mais une jeune femme, une fée peut-être, ou une sorcière drapée dans les plis de sa robe et de son étole. J’ai utilisé un style gel couleur cuivre pour les pétales des fleurs de cerisier, parce que j’avais envie de contraste au milieu de tout ce rose.

J’espère remplir petit à petit ce carnet de créations variées et si possible, de plus en plus abouties. Si j’ai toujours dessiné, je ne suis jamais allée vraiment à fond dans la technique, je suis toujours restée amateur. Il n’y a qu’à force de travail que je pourrai m’améliorer, comme pour l’écriture, d’ailleurs.

Alors, est-ce que ces dessins vous plaisent ? Si c’est le cas, je pourrai poster quelques mises à jours entre deux gribouillis axés sur Le Cycle du Dieu Noir, selon mes avancées et la qualité des prochains essais.

Je vous remercie infiniment de votre présence à mes côtés depuis le lancement de la Plume d’Aemarielle et je vous souhaite une bonne fin de week-end.